Category Archives: Affaires européennes

Commentaire sur le 51ème anniversaire du lancement du sous-marin Le Redoutable


Hier était un anniversaire historique. Il y a 51 ans, le 29 mars 1967, le premier Sous-Marine Nucléaire Lanceur d’engins (SNLE) français, Le Redoutable, a été mis sur l’eau à Cherbourg en présence du Général de Gaulle. (Vous pouvez visiter vous-mêmes ce sous-marin, qui fait aujourd’hui partie de la Cité de la Mer à Cherbourg 🙂 )
 
C’était une avance d’une importance capitale pour la Marine nationale, pour la défense de la France, et par conséquent pour son indépendance. A partir de ce moment, la France disposait du type le plus discret et plus sûr de vecteurs d’armes nucléaires, ce qui a fortifié son outil de dissuasion nucléaire, la clef de voûte de son souveraineté.
 
Hélàs, force est de constater que ce héritage du Général de Gaulle a été dilapidé par les derniers en date des chefs de l’Etat français. En 2015, Alstom (avec le plein aval de l’Etat et notamment d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie), a vendu son activité de turbines (notamment pour des sous-marins) à la société américaine General Electric.
 
A l’avenir, la France ne pourra donc construire aucun sous-marin nucléaire sans l’aval de Washington, au moins que cette activité industrielle ne soit pas rénationalisée ou reconstituée (comme je préconise).
 
Il est d’ailleurs marrant que les mêmes politiciens européistes (euroatlantistes vraiment) qui vantent la prétendue “construction européenne” comme un antidote à la domination de Washington ont bradé les clefs de l’independance de la France et son patrimoine industriel… aux Américains !
Parce que, comme je l’ai déjà dit, et comme le Général de Gaulle a averti les Français il y a plus de 50 ans, le but même de la soi-disante “construction européenne” est, et a toujours été, d’assujettir l’Europe à la domination des Etats-Unis et non point de les en affranchir.
Comme le GdG a correctement dit :
Vous savez qu’est-ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous le commandement américain.
Cela étant le cas, il n’est pas du tout surprenant que les politiciens européistes, y compris Emmanuel Macron, sont aussi des archi-atlantistes et philo-américains, alors que les souverainistes européens (notamment français) sont fort critiques des Etats-Unis et cherchent de libérer leurs pays respectifs de l’hégémonie de Washington.
Autrement dit, la prétendue “construction européenne” est une grosse arnaque. L’affirmation qu’elle soit une réponse ou un contre-poids à l’hégémonie américaine est le plus gros mensonge qu’il soit.
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The EU at 60 : What Is The Way Forward ?


Today is the 60th anniversary of the signing of the Treaty of Rome creating the European Economic Community, the antecendent of today’s European Union. Today, it is more clear than ever that the EU is not working and needs radical change.

It is evidently incapable of resolving its own problems, not to mention helping solve the world’s. And it is increasingly divided and facing rising euroscepticism, most notably in its founding states, especially in France and the Netherlands.

The root causes of the problem

This is hardly surprising to lucid analysts such as this writer. The reason why is because the EU is founded on a completely flawed foundation. It is governed, for the most part, by unelected, unaccountable Commissioners and bureaucrats, and not by its member states’ elected governments. Worse still, its bureaucrats and commissars have the nerve to lecture some of the EU’s member states, most recently the UK and Poland, on democracy and the rule of law.

 

And whenever European citizens vote against the European project – as French and Dutch voters did in 2005, and as the Irish people did in 2008 – European elites declare those democratic decisions to be utterly null and void.

The European Commission’s current President, Jean-Claude Juncker, personifies this unbrindled arrogance and utter contempt of democracy and of voters. Shortly before the French referendum on the EU’s Constitution in 2005, he arrogantly declared :

If it’s a Yes, we will say ‘on we go’, and if it’s a ‘No’, we will say, ‘we continue’.

On issue after issue, the EU has made law by decree (‘directive’ in Eurospeak) and has tried to force uniform one-size-fits-all solutions on all of its member states (especially those unfortunate enough to be in the Eurozone). The predictable result, of course, has been that these “solutions” have failed to solve any problem. ‘One size fits all’ has become ‘no size fits any’.

Let us be clear: any structure built on a faulty foundation is doomed to collapse.

The same will happen to the EU – unless it is profoundly reformed.

The right path forward

GDGconfdepresse

General de Gaulle at a press conference in the Elysee Palace. Photo credit : l’Union Populaire Republicaine.

And today, more than ever, it is clear that this reform means studying and carefully following General de Gaulle’s wise advice. In other words, the EU needs to be reformed in line with Gaullist principles. To wit:

1) It needs to be democratic and decentralised, that is, it should be governed by the duly elected governments and parliaments of its Member States, not by unelected, unaccountable commissioners and bureaucrats. The vast majority of the EU’s powers must be returned to the member states; the EU’s competences should be restricted to a handful of topics of strategic, pan-European importance : defence, security, foreign trade, pan-European transport and energy networks, space exploration, scientific cooperation, and the Common Agricultural Policy. All other issues should be the exclusive concern of the Member States and their regional and local governments.

2) It needs to be fully independent from the United States and from any other external power in all domains : political, military, economic, monetary, commercial, and technological. It should be an independent bloc in its own right which will counterweight, at the same time, both the US and Russia (as well as China). To that end, its member states should strive to coordinate their foreign policy closely and to speak with one voice to the extent possible, although no uniformity should be imposed.

By rebuilding the EU along these lines, we can ensure its long-term survival, prosperity, and security and finally give it democratic legitimacy.

On the other hand, if European elites try to continue to force European “integration” down the throats of skeptical electorates, at the expense of EU member states’ sovereignty, this will only lead, in the long term, to the EU’s collapse. The peoples of Europe are already fed up with forced “integration” and have already begun to fight back against their elites’ attempt to deprive them of their sovereignty.

European elites would be wise to keep these facts in mind.

Les conséquences de la victoire de Trump pour la France et l’Europe


Les éléctions américaines portent aussi des conséquences très importantes pour la France et toute l’Europe. Car M. Trump va rétirer au Vieux Continent la protection militaire dont ce dernier jouit dans le cadre de l’OTAN. Même la dissolution de l’Alliance elle-même ne peut pas être exclue.

Cela veut dire que l’Europe ne peut plus compter sur les Etats-Unis pour sa protection militaire. Par conséquent, elle doit savoir assurer sa propre sécurité. Et pour cela, trois mesures sont s’imposent :
1) Une augmentation des budgets militaires de TOUS les pays européens, quitte à diminuer nettement les dépenses sociales ;
2) Un réinvestissement, par les pays européens, dans les équipements et capacités militaires modernes – terrestres, aériennes et navales – et, dans le cas de la France et du Royaume-Uni, le renouvèlement de leurs forces de dissuasion nucléaire, car l’Europe ne jouira plus du parapluie atomique américain.
3) Enfin, les pays européens doivent devenir plus solidaires en matière de la défense. Cela veut dire qu’ils doivent créer un marche commun européen d’armements et cesser d’acheter américain ; mutualiser, à mesure où c’est pratiquable, leurs moyens ; et créer un Schengen militaire en Europe pour que les troupes d’un pays européen puissent passer librement à travers le territoire d’un autre.

Les Etats-Unis vont bientôt revenir à l’isolationnisme ou, au mieux, abandonner leurs alliés faibles. On ne peut plus compter sur eux. Dès maintenant, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devrons donc faire un effort important en matière de la défense – coûte que coûte.

Que faut-il faire pour contrer efficacement la menace terroriste ?


La France a de nouveau été frappée, probablement par le terrorisme islamique, avec 84 morts et plusieurs blessés. Cela fait partie d’une série des attentants survenus sur le territoire depuis 2012.

Aujourd’hui, il est temps de faire une analyse lucide des évenements survenus et d’en tirer des conclusions – je le souligne, lentement et lucidement, sans hâte. C’est pourquoi que j’ai attendu jusqu’aujourd’hui.

Alors, qu’est-ce qui s’est exactement passe ?

En mars 2012, puis en janvier et novembre 2015, des musulmans issus des millieux d’immigres en France et en Belgique (agglomeration parisienne, Molenbeek), tous connus aux services de renseignement français et a la police française, ont utilisé des armes à feu pour tuer des dizaines de civils innocents. On ignore encore si l’immigré tunisien qui a tué 84 personnes à Nice était lui aussi un terroriste islamiste ou tout simplement un homme fol.

Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attentats étaient soit des immigrés, soit des fils des immigrés d’origine maghrébine et de confession musulmane, inspirés par de nombreuses mosquées et écoles coraniques à s’engager dans une guerre contre l’Occident.

Bien qu’ils aient été très bien connus aux services de renseignement et la police français, ils n’ont pas nullement été empêchés de commettre leurs atrocités.

Il faut mentionner ici que avant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, des mesures très libérticides, et notamment des lois de renseignement modélés sur le Patriot Act américain, ont été adoptés par une large majorité du Parlement. Ces mesures ont donné des pouvoirs d’espionnage sans précédent, presque illimités, hors tout contrôle judiciaire, aux services de renseignement. Qui plus est, depuis novembre 2015, la France est en état d’urgence.

Tout cela a pourtant complètement échoué de déjouer les attentats survenus en 2015 et 2016.

Force est donc de constater que :

  • Pour le moment, nous ne savons pas encore, et nous n’avons aucune preuve, que l’auteur de la tragédie du 14 juillet ait été un terroriste islamique. (Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dit qu’il ne s’agit pas d’un attentat terroriste ici.) Il n’aurait pas été un homme réligieux et n’aurait pas partagé de vues islamo-terroristes de l’EI. Il parait qu’il était tout simplement fou.
  • L’auteur de la tuerie survenue a Nice était, dans ce cas-là, un immigré d’origine tunesienne, âgé de 31 ans, donc il n’avait vraiment pas grande-chose, ou peut-être meme rien, avec l’Etat Islamique et la guerre en Syrie.
  • Toutes les mesures libérticides adoptées depuis 2012, et surtout depuis janvier 2015, ont complètement et spectaculairement échoué d’empêcher de pires attentants de survenir. A peine quelques mois après que la loi renseignement, dite “loi Patriot a la francaise”, avait été voteée, des terroristes islamistes ont commis les attentants du 13 novembre 2015, faisant plus de 130 morts. On dénombre donc plus de 210 morts depuis la mise en oeuvre de cette loi néfaste. Toutes les promesses des politiciens UMPS que ces lois de surenchère aillent empêcher des attaques pires que ceux du janvier 2015 se sont révélées mensongères. Ces mesures libérticides n’ont absolument rien fait pour améliorer notre sécurité.
  • Par conséquent, tout peuple qui cédera ses libértés dans le vain espoir de gagner plus de sécurité sera tristement deçu. Il perdra ses libértés sans rien gagner en matière de sécurité. Tout comme l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin, nous a avertis il y a deux siècles.
  • Ces mesures libérticides, et les nouvelles réactions de surenchère sécuritaire folle des politiciens fran_ais, notamment ceux des Républicains, démontrent a quel point la classe politique française, et surtout celle issue de l’ “establishment” (UMPS), est stupide et incapable d’une analyse lucide des faits avérés. Eric Ciotti et François Fillon se sont notamment “distingués” dans leur aveuglement aux faits et dans leur surenchère sécuritaire.
  • Il est aussi complètement inexplicable pourquoi l’un des sites touristiques les plus populaires de Nice, sa promenade la plus prominente, n’avait pas été suffisament sécurisée pour la soiree du 14 juillet. Mais je ne vais pas automatiquement blâmer le gouvernement actuel. Il faut des enquêters impartiels pour tout analyser et d’éventuellement monter de doigt des coupables.
  • Neuf jours avant la Fête Nationale, la commission d’enquête sur les attentats du 13 novembre avait préconisé des reformes importantes de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement. Elle n’a reçu aucune reaction de la part du gouvernement. (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/05/01016-20160705ARTFIG00028-terrorisme-les-propositions-chocs-de-la-commission-fenech.php)

Vu ce constat de faits, je préconise les mesures suivantes :

A l’interieur :

  1. Il faut impérativement mettre en oeuvre les recommandations de la commission Fenech du 5 juillet. Pour mettre fin aux guerres de budget et de fiefs entre les différents services de renseignement, il faut en joindre la plupart pourqu’il n’y ait qu’un seul service de renseignement intérieur au sein du ministère de l’Interieur et un seul dans les structures du ministère de la Défense.
  2. Il faut doter tous les policiers municipaux et agents de sécurité privé en France de gilets pare-balles et d’armes à feu.
  3. Il faut dégeler tous les crédits budgetaires du Ministère de la Defense actuellement gélés.
  4. Pendant des évenements où des nombres importants de personnes (piétons) sont concentrées dans le même endroit, la circulation routière doit être très restreinte.
  5. Toutes les mosquées et écoles musulmanes pronant de la haîne doivent étre fermées et toute personne en culpable doit être déportée à vie de la France.
  6. La construction de mosquées et la prière dans la rue doivent être complètement interdites.
  7. Toute immigration de personnes d’origine de pays musulmans doit être complètement arrêtée.
  8. Les peines pour tout type d’activite terroriste doivent être nettement durcies et tous prisonniers terroristes doivent être condamnés à reclusion criminelle solitaire.
  9. La peine de mort devrait être rétablie, quitte à sortir de l’Union européenne (ce que la France devrait d’ailleurs faire en tout cas). (http://www.leparisien.fr/politique/le-depute-olivier-dassault-lr-favorable-a-la-peine-de-mort-pour-les-terroristes-25-03-2016-5659917.php)

A l’exterieur, la France devrait :

  1. Invoquer l’article 5 du Traite de l’Atlantique du Nord.
  2. Exiger la participation active de TOUS les pays membres de l’OTAN et de l’UE, même des pays dites “neutraux” comme l’Autriche et la Finlande, dans les opérations de combat contre des terroristes islamiques au Moyen-Orient, en Libye et ailleurs.
  3. Exiger, dans les termes les plus sévères, à l’Arabie Saoudite et les autres pétromonarchies du Golfe persique, de cesser immédiatement leur financement de madrassas et de mosquées propagant des messages de haîne anti-occidentale et de groupes terroristes comme l’EI et le Front al-Nosra.
  4. Soutenir les Kurdes et les démocrates syriens dans leur lutte contre l’EI et pour la libération de la Syrie des mains de cette organisation terroriste.

 

Commentaire sur le réferendum sur le Brexit


Jeudi, le peuple britannique a solennellement voté en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Au grand contraire de la plupart des autres obsérvateurs, je ne suis guère surpris par ce résultat.

Depuis plusieurs décennies, les élites européennes ont construit – contre la volonté profonde des peuples européens – un super-état fédéral européen, profondement anti-démocratique, géré par des bureaucrates et des politiciens non-élus qui ne sont responsables devant les peuples gouvernés. Un super-état dans lequel les pays-membres ont perdu la plupart de leur souveraineté et dans lequel les élites en veulent leur confisquer les derniers vestiges.

A chaque occasion où les électeurs ont voté contre leurs projets – comme la Constitution européenne – ils ont bafoué la volonté des électeurs au lieu de l’obéir.

Les peuples européens leur avaient envoyé assez d’avertissements au fil des années : le “non” à la Constitution européenne en 2005, le non irlandais au traité de Lisbonne en 2008, la victoire de plusieurs partis eurosceptiques (notamment en Royaume-Uni et en France) dans les élections au Parlement européen en 2014, le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par le peuple néerlandais en 2016… Il y avait assez d’avertissements que les peuples européens n’approuvaient PAS la centralisation de l’UE et la suppression des derniers vestiges de leur souveraineté.

Mais les élites européistes n’ont guère écouté. Au contraire, ils ont continué comme si rien n’en était. Ils ont resuscité et fait voter, par voie parlementaire*, la Constitution europeenne sous le nom du Traité de Lisbonne. Quand l’Irlande l’a rejeté, ils l’ont fait voter de nouveau pour qu’elle donne le résultat désiré.  Après la crise financière de 2008-2009, ils ont mis en oeuvre une “union fiscale” et ont imposé une politique d’austerité qui n’a rien fait pour améliorer la situation des pays méditerranéens.

En 2014, après des élections au Parlement européen gagnées dans plusieurs pays (notamment la France et la GB) par des partis eurosceptiques, ils ont nommé Jean-Claude Juncker, un archi-eurofédéraliste et politicien rejeté dans son propre pays, au poste du Président de la Commission européenne. En 2015, en réponse a la crise de réfugiés, ils ont exigé à tous les pays européens d’accepter de réfugiés sous peine de sanction ; le président du Parlement européen, M. Martin Schultz, a même averti a cette occasion que cette solution serait imposée aux pays-membres “par force” (“mit Macht”)  si nécessaire.

Enfin, en 2016, Angela Merkel, ayant illégalement usurpé le rôle de réprésentatrice de toute l’UE, a accordé la supprimation du régime de visas pour des Turcs souhaitant entrer dans le territoire de l’UE et a acceléré le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

Les peuples européens ont donc envoye beaucoup d’avertissements aux bureaucrates bruxellois et aux dirigeants des pays européens qu’ils ne voulaient plus de l’Europe ; qu’ils ne souhaitaient guère qu’une politique uniformiste européenne leur soit imposée par Bruxelles.

Mais les elites européistes ont été aveugles et sourdes. Elles n’écoutaient guère les peuples européens. Ils continuaient (et souhaitent toujours continuer) a avancer la construction du super-état fédéral europeen contre le gré des citoyens européens. Il suffit d’ecouter ce que dit M. Juncker ou lire ce que proposent maintenant pour l’Europe Nicolas Sarkozy, Alain Juppe et François Fillon : même plus de cessions de souveraineté par les pays-membres au profit des bureaucrates non-élus bruxellois et pas de référendum sur cette question ; ils jugent les simples Européens trop stupides pour décider la question.

Il n’est donc guère surprenant que les Britanniques ont décidé qu’ils ne souhaitent plus appartenir a (et être gouvernés par) une telle Union européenne.

Et desormais, le divorce entre les peuples européens et les élites européistes est consommé et irrémédiable.

Au moment de la ratification du traité de Lisbonne par les parlements européens, le soi-disant “projet européen” a perdu toute légimité démocratique.

Parce que les elites européistes ont bafoué la volonté des électeurs européens, ces derniers se sentent complètement exclus du processus de prise de décisions. Ils sont gouvernés par une bureaucracie bruxelloise qui ne prend guère en compte leur opinion.

Comme l’explique Ambrose Evans-Pritchard, l’un des journalistes britanniques les plus respectes :

Angry reproaches are flying in all directions, but let us not forget that the root cause of this unhappy divorce is the conduct of the EU elites themselves. It is they who have pushed Utopian ventures, and mismanaged the consequences disastrously. It is they who have laid siege to the historic nation states, and who fatally crossed the line of democratic legitimacy with the Lisbon Treaty. This was bound to come to a head, and now it has.

Traduction française :

Des accusations furieuses volent dans toutes les directions, mais n’oublions pas que la cause fondamentale de ce divorce triste est le comportement des elites européennes elles-mêmes. Ce sont elles qui ont fait avancer des projets utopiques et en ont traité les conséquences d’une façon désastreuse. C’est elles qui ont assiégé les états-nations historiques et qui ont fatalement franchi la ligne de légitimité démocratique avec le Traité de Lisbonne. Cela devait inéluctablement finir, et maintenant, c’est le cas.

Bref, les elites européistes – à Bruxelles et dans les partis politiques européens de “mainstream”, dont l’UMPS français – doivent enfin comprendre que les électeurs européens ne veulent PLUS d’Europe; qu’ils ne souhaitent PAS davantage d’intégration et de pertes de souveraineté; qu’ils ne veulent point être gouvernés par un super-état fédéral européen.

Par conséquence, il faut une décentralisation profonde de l’UE, dont les compétences doivent être strictement limitées au fonctionnement du Marché Commun, l’assurance des quatres libertés fondamentales, le commerce exterieur, l’énergie, les relations avec le reste du monde et les transports pan-européens. Tout le reste doit être le domain exclusif des pays-membres, de leurs régions et de leurs collectivités locales.

Si les elites européennes choisissent cette fois-ci, comme d’habitude, d’ignorer l’opinion publique, la Grande Bretagne ne sera guère le dernier pays à quitter l’UE – et toute la “construction européenne” s’effondra dans quelques années.