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Attention aux faux gaullistes !


« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. »

– Le Général de Gaulle à Alain Peyrefitte

Construction-européenne-et-retrait-de-lOTAN

Cette année, beaucoup de candidats présidentiels à la droite se disent “gaullistes” et se réclament le manteau du Général de Gaulle, comme s’ils en étaient des élèves fidèles. Alain Juppé se dit “fidèle à l’héritage du gaullisme”. François Fillon se dit ouvertement “gaulliste” et fait des pélérinages fréquents au tombeau du Fondateur de la France Libre. Nicolas Sarkozy, lui aussi, invoque souvent le Général.

Hélas, force est de constater que ces trois candidants ont malheureusement très peu à voire avec le gaullisme.

Qu’est-ce qu’est le gaullisme ?

Pourquoi ? Parce que le gaullisme, c’est avant tout la défense de la souveraineté de la France contre toute atteinte à celle-ci, que cette atteinte provient de la part de la prétendue “construction européenne”, l’OTAN, le Fonds Monétaire International, la suprématie du dollar, des accords de libre-échange avec les Etats-Unis, ou au contraire de la part de l’Allemagne, la Russie ou quelqu’un d’autre.

Le gaullisme, c’est surtout la défense intraitable de la souveraineté de la France, coûte que coûte.

Ainsi le général de Gaulle fut-il un souverainiste et un eurosceptique farouche. Il rejettait absolument la supranationalité et l’idée de la dissolution de la France dans un super-état supranational européen. Il était absolument opposé à l’idée de cession de la souveraineté de la France en faveur des institutions bruxelloises non-élues (et de facto contrôlées par Washington). Rien ne lui était plus odieux que l’idée (défendu par MM. Juppé et Fillon et par presque tous les autres européistes) que la France est aujourd’hui trop pétite et trop faible pour peser sérieusement dans le monde. Par sa politique de grandeur de la France, il apportait la preuve vivante du contraire.

MM. Juppé, Fillon et Sarkozy : des faux-gaullistes

Par contre, MM. Juppé, Fillon et Sarkozy sont des européistes  farouches qui cherchent à dissoudre la France dans une construction dite “européenne” et de facto contrôlée, je l’ai dit, par Washington. Tous les trois ont soutenu les néfastes Traités de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice et enfin de Lisbonne qui ont transfert la plupart de la souveraineté nationale de la France aux bureaucraties non-élues (et donc complètement illégitimes) bruxelloises.

C’était, en fait, Nicolas Sarkozy qui avait signé et ratifié ce traité en bafouement du vote solennel des Français rejettant la Constitution européenne en 2005 (soutenue par tous ces trois personnages). François Fillon était alors Premier ministre.

Aujourd’hui, tous les trois veulent céder encore davantage de souveraineté de la France au profit de ces bureaucraties bruxelloises non-élues qui nous dictent notre politique et notre mode de vie, et qui tuent la croissance et la competitivité de l’économie française.

Ils veulent notamment créer :

  • un “gouvernement économique européen” qui dicterait l’ensemble de la politique économique, financière et monétaire aux pays-membres de la zone euro ;
  • une agence de renseignement européenne (ce qui serait une atteinte grave à la sécurité de la France et aux secréts de l’Etat et qui serait sans doute mise à la disposition des Américains) ;
  • un corps de garde-frontières européen, ce qui priverait la France à jamais du contrôle de ses frontières ; et
  • une armée européenne (dite “Europe de la Défense”), ce qui la priverait complètement de sa défense (y compris de sa force de dissuasion nucléaire) et du dernier vestige de son souveraineté.

Ils rejettent d’ailleurs fermement toute proposition de sortir de la France de la zone euro, bien que la monnaie commune européenne est l’une des causes principales de la malaise économique que subit la France (et le reste de la zone euro). Ce n’est pas par hazard que la zone euro est aujourd’hui la lanterne rouge de la croissance économique mondiale.

Odieux au Général et aux vrais gaullistes

Rien n’aurait été plus odieux au général de Gaulle que de tels idées de dissolution de la France qui s’appuient sur le mensonge également odieux que la France “ne peut plus peser dans le monde” et doit donc se dissoudre dans état fédéral européen.

Le général de Gaulle apportait la preuve vivante du contraire avec sa politique de grandeur qui a mené à la création de la force de dissuasion, à la reconnaissance diplomatique de la Chine populaire et une détente avec la Russie soviétique, le renouveau de l’amitié traditionelle de la France avec les pays latino-américains, et le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN.

Il prouvait ainsi, pendant les années 1960, que la France était toujours une puissance planétaire qui n’avait d’instructions politiques, diplomatiques, économiques ou militaires de recevoir de personne.

Partout où il allait, il était accueilli par des millions et des millions d’admirateurs, parce que ces derniers rendaient, en la personne de Charles de Gaulle, hommage à la France alors pleinement souveraine qui rejettait toute domination ou hégémonie et était libre de tout bloc.

L’UE, outil de vassalisation envers Washington

Enfin, soulignons ici que MM. Sarkozy, Fillon et Juppé sont aussi des atlanticistes… parce qu’être européiste, ça veut automatiquement dire “être atlanticiste”. Car la prétendue “construction européenne” est une invention américaine dont le but est – et a toujours été – d’assujettir les pays européens aux Etats-Unis.

Un fait dont le général de Gaulle nous avait avertis maintes fois, pour la première fois le 15 mai 1962 lors de sa conférence de presse celèbre. Notons ici que l’impact de cet évenement était tel que les ministres européistes MRP (prédecesseur de l’UDF et du MoDem actuel) quittèrent le gouvernement sur-le-champ.

Plus tard, le général de Gaulle nous a averti encore à plusieurs reprises de ce fait. Il a même dit explicitement à ses ministres à huis clos. Ainsi a-t-il expliqué le vrai but de la soi-disante “construction européenne” :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. »

(source: Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Fayard, 1997, tome 2, pages 229-230)

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. »

(source : C’était de Gaulle, tome 2, p. 217)

Les faits nous apportent, tous les jours, la preuve de la justesse des constats de l’Homme du 18 juin. L’UE est, un effet, “l’Europe sous le commandement américain.” Ses institutions et ses élites sont contrôlées étroitement par les Américains, dont l’exemple le plus fameux maintenant est Jose Manuel Barroso, embauché récemment par la banque américaine Goldman Sachs qui avait pillonné la Grèce tout en conseillant aux gouvernements de ce pays. Remarquons ici que c’est M. Barroso, en tant que Premier ministre du Portugal, qui avait privatisé la société pétrolière nationale portugaise en la vendant au Groupe Carlyle américain qui compte la famille Bush parmi ses actionnaires les plus importants. Et, bien sûr, M. Barroso, en tant que Premier ministre, soutenait fervemment l’agression américaine contre l’Irak en 2003. C’était, en fait, aux Azores (où les Américains détiennent toujours une vaste base aérienne) que MM. Barroso, Bush, Blair et Aznar avaient lancé, le 17 mars 2003, un ultimatum à Saddam Hussein qui servait de prétexte pour la guerre pour les Américains.

Quand à son succésseur, Jean-Claude Juncker, celui-ci avait dû démissionner en tant que Premier ministre du Luxembourg après la révelation de l’affaire Luxleaks. Il s’agit du fait que le gouvernement Juncker du Grand-Duché avait octroyé des privilégiés fiscaux très lucratifs aux sociétés américaines pour que celles-ci puissent éviter les impôts ailleurs en Europe.

Et maintenant, la Commission Juncker est en train de négocier avec les Etats-Unis le traité de libre-échange TAFTA qui ouvrira le marché commun européen à la concurrence totalement déloyale des Américains qui ne respectent aucune des normes sociales ou environmentales qui sont actuellement en vigeur en Europe et qui exigent, en même temps, que l’Europe respecte rigoreusement des sanctions et des interdictions décidées unilatéralement par Washington.

Pire encore, cet accord néfaste créera des tribunaux privés contrôlés par des grandes entreprises américaines où ces dernières pourront traîner les pays européens et leur imposer leur politique.

Mais Jean-Claude Juncker et Cécilia Maelstrom, la commissaire européenne du commerce, n’ont aucune intention d’arrêter les négociations de TAFTA, malgré l’opposition forte des peuples européens à cet accord et malgré la demande explicite du gouvernement français et du Vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel.

Parce qu’ils sont déterminés à inféoder l’Europe complètement aux Etats-Unis auxquels ils sont dévoués, toute comme tous les autres européistes, dont MM. Juppé, Sarkozy (Sarko l’Américain), et Fillon.

Et une fois l’accord TAFTA signé et ratifié, le processus de la vassalisation de l’Europe envers Washington – entamé en 1957 – sera achévé. L’Europe sera alors complètement “sous le commmandent américain”, comme l’avait prophésié le général de Gaulle.

Parce que c’est exactement ça à quoi a mené la politique de cession de la souveraineté de la France : à l’inféodation de la France, et du reste de l’Europe, aux Etats-Unis.

Parce que, comme d’habitude, le général de Gaulle avait 100% raison : l’Europe supranationale, c’est l’Europe sous la commandement américain.

Les européistes sont tous des atlantistes

Remarquons ici que les prétendus “anti-américains” de la prétendue “droite” française sont, et ont toujours été, des atlanticistes et des américanophiles ardents :

  • Alain Juppé est ancien élève du programme “Young Leaders” de la French-American Foundation, un ami d’Hillary Clinton, et est aligné complètement sur la politique internationale des Etats-Unis, que cela concerne la Russie, la Syrie, la lutte contre le terrorisme, ou quelconque autre matière ; et il était jadis favorable au désarmement nucléaire unilatéral de la France.
  • Nicolas Sarkozy, c’est “Sarko l’Américain”, proche de la famille Bush mais aussi un ami d’Hillary Clinton et admirateur des forces de police américaines ; lors de son quinquennat, il a ramené la France au commandement militaire intégré de l’OTAN et affaibli l’armée française (notamment la force de dissuasion) ; son démi-frère Olivier est d’ailleurs l’un des dirigeants du Groupe Carlyle détenue partiellement, rappelons-le, par la famille Bush ;
  • François Fillon, enfin, était alors Premier ministre de Sarkozy, son soutien le plus fidèle, et soutenait alors enthousiastiquement la politique de “Sarko l’Américain”.

En effet, tous les européistes ont toujours aussi été des atlantistes farouches, lorsque les vraies gaullistes ont toujours été des souverainistes ardents et des critiques de la politique américaine (mais aussi russe).

Parce que, contraire à leurs prétensions, faire le contrepoids à Washington n’a jamais été le but des européistes français. Au contraire, ce qu’ils souhaitent est tout le contraire : dissoudre la France et l’assujettir à Washington ou, franchement, à qui que ce soit. Parce qu’ils ont rénoncé à la France il y a longtemps. Le général de Gaulle les dénonçait ainsi :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux  qui ont renoncé à la France depuis longtemps, cherchent une situation  qui noie la France dans des systèmes politiques où la France  n’existerait pas. 

« C’est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de « l’intégration européenne ». (…) Ça leur est égal. Leur instinct est que  la France disparaisse. »

Soulignons ici encore une fois qu’Alain Juppé, en particulier, était jadis favorable au désarmement nucléaire de la France et avait signé un article d’opinion plaidant en ce sens avec des anciens ministres de la gauche. Qui plus est, il s’entoure des gens qui souhaitent que la France cède son siège permament au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Rien ne plairait plus aux Américains que le désarmement nucléaire de la France et sa disparition du Conseil de Sécurité de l’ONU !

Ainsi ne devraient-ils plus écouter des discours défavorables à leurs projets et leurs guerres impérialistes qu’ils mènent partout au monde. Ainsi la France serait-elle aussi complètement dépendante de leur protection militaire, comme elle le fut avant 1960.

Les masques tombent

Voilà, les masques des européistes sont tombées. Loin d’être des gaullistes, ils soutiennent la ligne politique directement inverse à celle défendue par le Général. Et loin de souhaiter contrer la superpuissance américaine, ils tâchent, avec leurs collègues de Bruxelles, de dissoudre la France complètement dans l’Union européenne au profit de Washington qui contrôle cette dernière.

Le seul candidat gaulliste dans la primaire des Républicains est M. Jean-Frédéric Poisson.

 

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Commentaire sur le réferendum sur le Brexit


Jeudi, le peuple britannique a solennellement voté en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Au grand contraire de la plupart des autres obsérvateurs, je ne suis guère surpris par ce résultat.

Depuis plusieurs décennies, les élites européennes ont construit – contre la volonté profonde des peuples européens – un super-état fédéral européen, profondement anti-démocratique, géré par des bureaucrates et des politiciens non-élus qui ne sont responsables devant les peuples gouvernés. Un super-état dans lequel les pays-membres ont perdu la plupart de leur souveraineté et dans lequel les élites en veulent leur confisquer les derniers vestiges.

A chaque occasion où les électeurs ont voté contre leurs projets – comme la Constitution européenne – ils ont bafoué la volonté des électeurs au lieu de l’obéir.

Les peuples européens leur avaient envoyé assez d’avertissements au fil des années : le “non” à la Constitution européenne en 2005, le non irlandais au traité de Lisbonne en 2008, la victoire de plusieurs partis eurosceptiques (notamment en Royaume-Uni et en France) dans les élections au Parlement européen en 2014, le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par le peuple néerlandais en 2016… Il y avait assez d’avertissements que les peuples européens n’approuvaient PAS la centralisation de l’UE et la suppression des derniers vestiges de leur souveraineté.

Mais les élites européistes n’ont guère écouté. Au contraire, ils ont continué comme si rien n’en était. Ils ont resuscité et fait voter, par voie parlementaire*, la Constitution europeenne sous le nom du Traité de Lisbonne. Quand l’Irlande l’a rejeté, ils l’ont fait voter de nouveau pour qu’elle donne le résultat désiré.  Après la crise financière de 2008-2009, ils ont mis en oeuvre une “union fiscale” et ont imposé une politique d’austerité qui n’a rien fait pour améliorer la situation des pays méditerranéens.

En 2014, après des élections au Parlement européen gagnées dans plusieurs pays (notamment la France et la GB) par des partis eurosceptiques, ils ont nommé Jean-Claude Juncker, un archi-eurofédéraliste et politicien rejeté dans son propre pays, au poste du Président de la Commission européenne. En 2015, en réponse a la crise de réfugiés, ils ont exigé à tous les pays européens d’accepter de réfugiés sous peine de sanction ; le président du Parlement européen, M. Martin Schultz, a même averti a cette occasion que cette solution serait imposée aux pays-membres “par force” (“mit Macht”)  si nécessaire.

Enfin, en 2016, Angela Merkel, ayant illégalement usurpé le rôle de réprésentatrice de toute l’UE, a accordé la supprimation du régime de visas pour des Turcs souhaitant entrer dans le territoire de l’UE et a acceléré le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

Les peuples européens ont donc envoye beaucoup d’avertissements aux bureaucrates bruxellois et aux dirigeants des pays européens qu’ils ne voulaient plus de l’Europe ; qu’ils ne souhaitaient guère qu’une politique uniformiste européenne leur soit imposée par Bruxelles.

Mais les elites européistes ont été aveugles et sourdes. Elles n’écoutaient guère les peuples européens. Ils continuaient (et souhaitent toujours continuer) a avancer la construction du super-état fédéral europeen contre le gré des citoyens européens. Il suffit d’ecouter ce que dit M. Juncker ou lire ce que proposent maintenant pour l’Europe Nicolas Sarkozy, Alain Juppe et François Fillon : même plus de cessions de souveraineté par les pays-membres au profit des bureaucrates non-élus bruxellois et pas de référendum sur cette question ; ils jugent les simples Européens trop stupides pour décider la question.

Il n’est donc guère surprenant que les Britanniques ont décidé qu’ils ne souhaitent plus appartenir a (et être gouvernés par) une telle Union européenne.

Et desormais, le divorce entre les peuples européens et les élites européistes est consommé et irrémédiable.

Au moment de la ratification du traité de Lisbonne par les parlements européens, le soi-disant “projet européen” a perdu toute légimité démocratique.

Parce que les elites européistes ont bafoué la volonté des électeurs européens, ces derniers se sentent complètement exclus du processus de prise de décisions. Ils sont gouvernés par une bureaucracie bruxelloise qui ne prend guère en compte leur opinion.

Comme l’explique Ambrose Evans-Pritchard, l’un des journalistes britanniques les plus respectes :

Angry reproaches are flying in all directions, but let us not forget that the root cause of this unhappy divorce is the conduct of the EU elites themselves. It is they who have pushed Utopian ventures, and mismanaged the consequences disastrously. It is they who have laid siege to the historic nation states, and who fatally crossed the line of democratic legitimacy with the Lisbon Treaty. This was bound to come to a head, and now it has.

Traduction française :

Des accusations furieuses volent dans toutes les directions, mais n’oublions pas que la cause fondamentale de ce divorce triste est le comportement des elites européennes elles-mêmes. Ce sont elles qui ont fait avancer des projets utopiques et en ont traité les conséquences d’une façon désastreuse. C’est elles qui ont assiégé les états-nations historiques et qui ont fatalement franchi la ligne de légitimité démocratique avec le Traité de Lisbonne. Cela devait inéluctablement finir, et maintenant, c’est le cas.

Bref, les elites européistes – à Bruxelles et dans les partis politiques européens de “mainstream”, dont l’UMPS français – doivent enfin comprendre que les électeurs européens ne veulent PLUS d’Europe; qu’ils ne souhaitent PAS davantage d’intégration et de pertes de souveraineté; qu’ils ne veulent point être gouvernés par un super-état fédéral européen.

Par conséquence, il faut une décentralisation profonde de l’UE, dont les compétences doivent être strictement limitées au fonctionnement du Marché Commun, l’assurance des quatres libertés fondamentales, le commerce exterieur, l’énergie, les relations avec le reste du monde et les transports pan-européens. Tout le reste doit être le domain exclusif des pays-membres, de leurs régions et de leurs collectivités locales.

Si les elites européennes choisissent cette fois-ci, comme d’habitude, d’ignorer l’opinion publique, la Grande Bretagne ne sera guère le dernier pays à quitter l’UE – et toute la “construction européenne” s’effondra dans quelques années.

 

 

 

Pourquoi le FN a gagné le premier tour des régionales


Il y a une semaine, le 6 décembre, la France a été choquée par la victoire dans le premier tour des régionales du Front National. Même maintenant, avec le “front républicain” supposé de la droite et de la gauche contre le FN, le parti de Marine Le Pen est arrive dangereusement pres de gagner la présidence de plusieurs régions françaises. (Propos ecrits a 13h01: Les Républicains étaient en tête du péloton seulement en 4 régions et leurs perspectives de victoire dans toutes les régions metropolitaines sont incertains, même en Ile-de-France.)

Pourquoi une telle situation s’est-elle produite ? Pourquoi le Front National est-il devenu le premier parti de la France ? (Les abstenus ne sont pas un parti ; il n’y a pas d’option comme “aucun de ces candidats” dans les élections, toute comme dans la vie réelle; et en réfusant de voter, les abstenus ont cédé leur droit de voter aux autres électeurs.)

Parce que le FN a réussi à attirer tous ceux qui sont inquièts, voire effrayés, par la crise grave dans laquelle se trouve la France et souhaitent rétablir la puissance et la grandeur de l’Hexagone. Mais surtout parce que le FN a réussi à attirer les anciens électeurs gaullistes des Républicans (ex-UMP, ex-RPR) qui se sentent trahis par le parti de Nicolas Sarkozy.

Parce que les Républicans ne sont pas du tout un parti gaulliste, non plus que ne l’était l’UMP. Et ils ne le redeviendront jamais tant que Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, ou un autre atlanto-europeiste ardent tient les rênes du parti.

Rappelons brievèment ce que l’UMP de Nicolas Sarkozy et de François Fillon a fait quand ils étaient au pouvoir:

  • Ils ont signé et fait ratifier par le Parlement la Constitution européenne (dans le déguisement du Traité de Lisbonne) contre la volonte du peuple français (en effet, cette constitution a été adoptée contre la volonte de tous les peuples européens). Ils ont ainsi bafoué completement la décision democratique et souveraine du peuple français de rejeter la Constitution européenne. Ce document, ratifié dans le déguisement du Traite de Lisbonne, a cédé la grande plupart de la souveraineté de la France au profit des institutions ultra-bureaucratiques bruxelloises controlées de facto par les interêts américains et allemands. (Il n’est pas hasard que les Américains ont, dès le début, soutenu l’integration européenne; ils souhaiteraient effacer la France de la carte du monde pour qu’elle ne puisse plus les contrer.) La majorite socialiste arrivée au pouvoir en 2012 était et est toujours d’accord avec cette decision.
  • Ils ont fait rentrer la France dans les structures militaires de l’OTAN et donc ont assujetti l’armée française (hors de la force de dissuasion) au commandement americain, ce que le général de Gaulle n’aurait jamais fait.
  • Ils ont vendu une bonne partie des reserves d’or de la Banque de France contre des dollars (Charles de Gaulle avait fait l’inverse).
  • Ils ont accepté le déploiement du bouclier anti-missiles américain en Europe, ce qui est un outil de suprematie militaire américaine et une provocation envers la Russie.
  • Depuis le début de la crise financiere, ils ont préconise même plus de transfert de souveraineté de la France au profit des institutions bruxelloises.
  • Ils ont complètement negligé la Francophonie ; en 2008, Nicolas Sarkozy a même raccourci dramatiquement sa participation à un de ses sommets pour se rendre à son maître de l’époque, le président américain d’alors George W. Bush.
  • A nos jours, les tenors des Républicains – y compris MM. Sarkozy, Fillon, Juppé, Estrosi, Le Maire et les autres – prônent plus d’integration européenne, plus de pertes de souveraineté par la France au profit des institutions non-démocratiques a Bruxelles, et préconisent même la creation d’un gouvernement économique européen !

Bref, tous les tenors des Républicains sont des europeistes incorrigibles, tout comme les socialistes. Il n’y pas de vraie difference entre eux. Les Republicains n’ont absolument RIEN à voir avec le gaullisme. Au contraire, LR est un parti sarkozyste où le gaullisme est consideré comme obsolète.

Les Républicains (l’ex-UMP) ont, tout simplement, complètement trahi le gaullisme et le legs de l’Homme du 18 juin.

Alors, millions des électeurs traditionellement gaullistes et conservateurs, attachés passionnement à la souveraineté de la France et à la notion d’état-nation, ont voté FN. Voila pourquoi le Front est devenu le premier parti de la France.

C’est aussi la raison pourquoi des partis nationalistes et eurosceptiques gagnent des elections, ou montent en puissance, partout en Europe, de la Grande Bretagne à la Pologne. Les peuples européens rejettent complètement la dictature européenne qui a été imposée sur eux contre leur volonté par leurs politiciens. Ils veulent que les affaires de leurs pays – la politique économique, fiscale, sociale, environnementale et étrangère parmi autres – soit decidée par leurs gouvernements élus (par des gouvernements qui écoutent leurs électeurs !) et non par des bureaucrates bruxellois non-élus comme M. Jean-Claude Juncker.

Les Républicains se demandent :  Comment pouvons-nous gagner des élections dans l’avenir ?

La réponse est simple : Cessez d’ignorer et de bafouer la volonte du peuple français. Cessez de le mépriser. Ecoutez-le. Décentralisez, avec vos partenaires européens, profondement l’UE pour que la bureaucratie bruxelloise s’occupe seulement des affaires où il faut vraiement une politique commune – ce qui devrait être l’exception, pas la règle.

Sinon, vous allez continuer à perdre des élections au profit du FN, ce qui finira dans cette décennie ou au plus tard dans la prochaine par l’implosion et l’éclat total de l’UE. Et de votre parti aussi.

Réponse aux mensonges des députés russophiles


http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/03/31001-20150803ARTFIG00227-mistral-8-raisons-de-lever-les-sanctions-contre-la-russie.php

Il y a quelques jours, des députés russophiles (notamment Thierry Mariani, Nicolas Dupont-Aignan, et Patrick Balkany, le maire de la commune la plus endettée en France) ont publié dans Le Figaro un article mensongère qui prétend de donner 8 raisons pour supprimer les sanctions de l’UE contre la Russie et livrer deux navires Mistral à ce pays. Ici, je repondrai à leurs mensonges:

  1. “Pour l’industrie française. Ne pas livrer les Mistral serait une aberration commerciale. Des centaines d’ouvriers, d’ingénieurs, de commerciaux, nos diplomates, le ministère de la Défense ont travaillé pendant plusieurs années pour que ce contrat soit réalisé. Ce contrat doit être honoré, si la France ne livrait pas les Mistral elle devrait rembourser la Russie. Sommes-nous prêts à perdre 1,2 milliard d’euro? Les navires sont équipés de telle façon que seule la Marine russe peut utiliser les systèmes de navigation et d’armes, vendre à un autre pays serait insoutenable. “

Mais la non-livraison des Mistral ne menace pas du tout les emplois à DCNS et STX, pour deux raisons: d’abord, ces bâtiments ont déjà été construits, donc il n’y a plus de travail à faire sur eux; et deuxièmement, ces deux societés ont déjà un carnet de commandes plein. En plus, il y a déjà plusieurs pays – surtout l’Egypte et l’Arabie Saoudite – qui sont très, très interesses par ces navires.

En fait, la decision de ne pas livrer les Mistrals sera très bénéfique pour l’industrie française, parce qu’elle donnera a la France la credibilité nécessaire pour gagner des contrâts de la marine australienne, canadienne, polonaise, et des autres. En seule Australie, DCNS est en lice pour le contrât de siècle (qui vaudra jusqu’à 30 Mds d’Euros) pour 12 sous-marins pour la marine royale australienne. Pour la marine polonaise, la DCNS est aussi en lice pour la construction des sous-marins (le contrât vaudra 1.8 Mds d’Euros) et des corvettes. Enfin, pour le Canada, la DCNS et STX pourrait vendre une licence de construction des Mistral pour la marine royale canadienne.

Hors du sector navale, la France est en lice pour des commandes pour ses chasseurs Rafale, notamment au Canada, en Belgique, en Finlande, en Danemark, et en Pologne. Sauf la Finlande, tous ces pays sont membres de l’OTAN, et sont tous – comme la Finlande – menacés par la Russie. Si la France avait livré les Mistral a la Russie, elle n’aurait eu aucune crédibilité dans les yeux de ces pays.

Ces contrâts vaudront plusieurs fois plus que le maigre contrât pour 2 Mistral pour la Russie, dont la valeur est seulement 1,2 Mds d’Euros. En comparaison, la valeur de la seule commande des 50 helicoptères Caracal par la Pologne est 2,5 Mds d’Euros. Faites donc les maths.

2) “Pour la réputation de la France. La France doit sauvegarder sa crédibilité en tant que fournisseur d’armement.”

Quant a la reputation de la France, c’est la livraison des Mistrals a la Russie – un pays aggresseur – qui serait vraiment nuisible a la reputation de l’Hexagone. Tout le monde civilise (y compris tous les allies et amis de la France) avait pressure la France a ne pas livrer ces batiments. Si la France avait livre les Mistral à la Russie, elle aurait livré des navires de guerre à un pays aggresseur qui a illégalement envahi un autre pays et annexé une partie de son territoire – en violation de la Charte des Nations Unies et du Protocole de Budapest. Paris aurait donc reçu une condamnation universelle (et bien meritée). Tout le monde civilisé aurait reproché à la France : “Comment pouvez-vous fournir d’armes àun aggresseur ?”

La non-livraison des Mistral ne nuit pas à la réputation et la crédibilité de la France dans les yeux d’aucun pays… à l’exception de la Russie elle-même.

Ce n’est guère le premier cas où la France a annulé la livraison des armes (ou même des navires de guerre) à un pays qui a envahi un de ses voisins. En 1967, la France avait mis un embargo sur les livraisons d’armes à l’Israel suite à son attaque contre ses voisins dans la Guerre des Six Jours. En consequence, elle a refusé la livraison de corvettes a l’Israel. Cette décision du Général de Gaulle n’a guère nuit à la crédibilité de la France.

3) “Pour la grandeur de la France. La France doit, conformément à son héritage diplomatique, être une puissance d’équilibre. La France doit permettre et garantir le dialogue entre les Etats-Unis, l’Allemagne, la Pologne et la Russie. La France ne doit subir les diktats de ses voisins mais défendre ses intérêts et la paix en Europe.”

Armer un aggresseur, ca ne sert pas du tout à augmenter la grandeur de la France. Une telle politique serait, en fait, très NOCIVE aux interêts et à la grandeur de la France – et à la cause de la paix en Europe, qui est aujourd’hui menacée par la Russie. En refusant la livraison des Mistral, la France n’a pas subi des diktats, elle a decidé en faveur de sa crédibilité dans les yeux de tous ses vrais partenaires et alliés européens et occidentaux.

4) “Pour sauver nos emplois. Les sanctions sanctionnent d’abord la France et l’Europe, en janvier dernier les Etats-Unis ont signé un contrat d’1 milliard en janvier pour importer des moteurs de fusée RD 181 et la société Bell américaine assemblera, cette année, des hélicoptères Bell en Russie. Une récente étude publiée par le Figaro indique que l’Europe pourrait perdre 2 millions d’emplois en raison des sanctions et 100 milliards d’euros de richesses produites. Les exportations françaises ont diminué de 35% au premier trimestre 2015, par rapport au premier trimestre 2014.”

Cette “étude” est une complète mensonge produite par des russophiles qui souhaitent une politique d’apaisement envers l’aggresseur russe. Quant à l’importation des moteurs de fusée RD-181 par les Etats-Unis, c’est une conséquence (n.b. très nuisible a l’independance stratégique des USA) sur la technologie russe – dont les USA veulent se débarrasser.

5) “Pour défendre nos intérêts. Les intérêts français en Russie sont considérables. Nous sommes le deuxième partenaire commercial européen de la Russie, nous exportons des biens à forte valeur ajoutée et avons noué des coopérations industrielles stratégiques avec la partie russe, dans le domaine aéronautique, du nucléaire et du spatial.”

Les intérêts français en Russie sont marginaux. Les exportations annuelles de la France avant les sanctions n’excedaient jamais 2 Mds d’Euros. La Russie n’est pas interessée aux biens français; elle importe presque tout dont elle a besoin de l’Allemagne, de très loin son premier partenaire commercial européen. La coopération industrielle avec Moscou  dans le domaine aéronautique, du nucléaire et du spatial est aussi marginale – et n’est en aucun cas comparable avec celle avec les pays européens ou même les USA (quelles composantes la Russie contribue-t-elle aux avions Airbus, par exemple?).

6) “Pour l’amitié franco-russe. Sans la Russie l’Europe serait mutilée, tourner le dos à la Russie est une erreur historique et stratégique majeure. La crise ukrainienne risque d’affaiblir durablement les relations entre la France et la Russie, nous devons l’éviter. La France et la Russie s’inspirent l’une, l’autre depuis au moins trois siècles. (…) Au plus fort de la guerre, le général de Gaulle qui affirmait que «pour la France et la Russie, être unies, c’est être fortes, être désunies, c’est être en danger», avait constitué l’escadrille Normandie-Niemen.”

Ce sont aussi des mensonges. La France et la Russie ne se sont jamais inspirés l’une de l’autre. Il y a trois siècles, dans les années 1700, lorsque toutes les autres cours européennes s’exprimaient en français et imitaient Versailles, la Russie fut un pays isolé, toujours très tardif à se reformer. Pendant les guerres de Revolution et les guerres napoleoniennes, la Russie fût un ennemi de la France (c’est elle qui a reinstauré la monarchie des Bourbon). Elle le fût aussi pendant la Guerre de la Crimée. Ce n’est qu’en 1892 qu’elle est devenue un allié de la France – mais après la révolution bolchevique, le Kremlin a confisqué les biens industriels français en Russie.

La Russie a toujours été un pays fermé aux idées occidentales et aux réformes à la occidentale. C’est un pays asiatique, bien que une partie de son territoire se trouve géographiquement en Europe.

La France et la Russie soviétique ont combattu le nazisme ensemble, c’est vrai – mais ce n’était qu’une alliance temporaire, une alliance tactique, dictée par la Seconde Guerre Mondiale.

Pendant les crises de la Guerre Froide, comme la crise de missiles au Cuba, le général de Gaulle avait soutenu les USA, non la Russie soviétique, bien qu’il ait cherché a débarrasser la France de la domination américaine. Parce que, quoi qu’il en soit, les USA sont (et ont toujours été) un allié de la France, au contraire de la Russie.

7) “Pour la paix en Europe. Pour mettre un terme aux tensions actuelles et à ce jeu inutile de sanctions et de contre-sanctions, choisissons une sortie de crise ambitieuse sans attendre. L’unique solution est de relancer la coopération entre l’Ukraine, la Russie et les autres pays européens. L’erreur du partenariat européen établi avec la Géorgie et la Moldavie, l’Union européenne l’a répétée avec l’Ukraine. Plutôt que de prévoir un partenariat européen unique et inconditionnel avec ces pays, il fallait prévoir un partenariat européen et russe. Le continent européen ne doit pas être un champ de bataille ou chacun des pays dispose de son pré carré. Nous devons construire une grande Europe: la France et la Russie doivent être les initiateurs et les porteurs de ce projet positif pour l’Europe.”

C’est totalement irréaliste. Une grande Europe? Un partenariat avec la Russie? Moscou n’est pas interessée à un “partenariat” avec l’Europe mais à une domination sur le continent (et surtout sur l’Europe de l’est).

Les dix députés disent que “le continent européen ne doit pas être un champ de bataille ou chacun des pays dispose de son pré carré”, mais ils veulent en realité le contraire exact : une division de l’Europe a la Yalta en zones d’influence! Et bien evidemment, dans un tel projet, les pays de l’Est européen se trouveraient sous la domination de la Russie. Ils disent que le partenariat de l’UE avec la Georgie, la Moldavie, et l’Ukraine etait une “erreur” mais qu’il faut nouer un tel partenariat avec la Russie !

En ce qui concerne la paix, c’est la Russie qui la menace – pas l’UE ou les USA. C’est la Russie qui a illégalement envahi deux de ses voisins (la Géorgie et l’Ukraine) et annexé des parts de leurs territoires. C’est la Russie qui a illégalement developpé et deployé des missiles sol-sol de moyenne portée en violation du Traité INF. C’est Moscou qui est en train d’augmenter, d’une manière importante, son arsenal atomique, et c’est Moscou qui a menacé de le cibler ou même l’utiliser contre les pays de l’est européen, la Suède, et la Danemark. Ce n’est pas l’Ukraine, la France, ou les USA. C’est donc la Russie qui menace la paix d’Europe – et du monde entier.

“8) Pour le développement de l’Ukraine.”

Mais il est impossible pour un pays de redresser son economie lors qu’il subit une invasion d’un aggresseur et lorsqu’une part importante de son territoire est occupee. Les deputes russophiles disent en plus dans ce paragraphe:

“Deux exigences doivent être respectées: la fédéralisation de l’Ukraine et sa neutralité.”

Ce sont des exigences russes. Si ces députés sont vraiment des “Français Libres”, pourquoi est-ce qu’ils exigent le respect des exigences d’un autre pays – et en plus, un aggresseur?

Ils ne demandent pas que la souveraineté, l’indépendence, et l’intégralité territoriale de l’Ukraine – violées par la Russie – soient respectées.

Ces mensonges demontrent que ces deputes ne sont pas de “Français Libres” mais des traîtres et des propagandistes pro-russes.

Enfin, il faut répondre à la suggestion implicite de leur propos que le Général de Gaulle aurait livré les Mistrals à la Russie.

C’est faux. L’Homme du 18 juin voulait la coopération de la Russie (alors soviétique) pour contrer la domination des USA sur l’Europe occidentale dans les années 60. Mais il comprenait parfaitement (et même mieux que certains présidents et sécretaires d’Etat des USA) que la Russie soviétique était une menace à l’Occident.

Le Fondateur de la France libre n’hesitait pas à lancer un pied-de-nez aux Soviétiques en septembre 1967, à Varsovie, en parlant d’une “Europe de l’Atlantique à l’Oural” pour réclamer la liberté des peuples de l’est européen et la dissolution des deux grands blocs.

Parce que le Fondateur de la Cinquième République était, avant tout, un défenseur ardent de la liberté des peuples et des pays de disposer d’eux-mêmes. Il réclamait cette liberté pour la France (bien evidemment) et pour les autres pays du monde. Et il a fait de la France un modèle pour tous les pays du monde à imiter.

Non, le général de Gaulle n’aurait jamais livré des navires de la classe Mistral à une Russie aggressive, tout comme il n’avait pas soutenu la Russie soviétique dans la crise de Cuba.

 

Two China threat deniers leave the Obama administration


Two highly-ranking officials responsible for handling East Asian affairs left the Obama administration a few days ago. These two officials were reputed to be China threat deniers – blind about the Chinese government’s intentions towards the US and its allies, desperate to please Beijing, and determined to hide from the public the scale of the Chinese military buildup. The officials in question are Paul Heer, former national intelligence officer for East Asia, and Evan Medeiros, a “senior China specialist for the White House.”

For many years, China realists – including this author – have been working hard to reveal the true nature of China’s military buildup and its bellicose intentions towards the US and its allies. We have been toiling hard for several years now to obtain, and share with the public, the facts about Chinese military capabilities and intentions, rather than China threat deniers’ spin and wishful thinking.

Have you ever wondered, Dear Readers, why the Pentagon, the State Department, and the intelligence community have been dramatically downplaying the Chinese military threat for the last decade, especially under the Obama administration?

It was because many highly-ranking administration officials – up to and including then-SECDEF Robert M. Gates, then-SECSTATE Hillary R. Clinton, and these two officials – Paul Heer and Evan Medeiros – blinded by their naivete towards China – were determined to play down and hide China’s military capabilities and aggressive designs from the public.

That is why the US military and the State Department have been very late and very slow to respond to China’s huge military buildup. This is why key weapon platforms, including the F-22 Raptor, that would’ve effectively countered China’s military capabilities, were killed. This is why report after report from US government agencies – as well as administration officials’ rhetoric – was dramatically downplaying China’s military capabilities and offensive designs. This is why the US federal government was completely surprised – time after time – by China’s new weapon platforms, tests, and military capabilities.

But now that these officials have left the administration, the policy is slowly changing, as is the rhetoric. As Bill Gertz reports:

“The Obama administration appears to be in the early phase of a policy shift on China. Tougher rhetoric and policies, most recently demonstrated by remarks in Asia from Defense Secretary Ashton Carter, coincide with the departures of two key officials long known for advocating more conciliatory policies toward Beijing.

Paul Heer, who for years held the influential post of national intelligence officer for East Asia, retired recently, a spokesman for the Office of the Director of National Intelligence said. From his position as the most senior intelligence official on China, Mr. Heer was known for a steadfast bias that sought to play down the various threats posed by China in favor of more conciliatory views. His influence also is said to have extended to personnel appointments within the CIA’s analytical section, which critics say resulted in “groupthink” on China.

A second major personnel change was the departure last week of the White House’s senior China specialist, Evan Medeiros, who left after a reported dispute with White House National Security Adviser Susan E. Rice. Ms. Rice has a reputation as a prickly manager known for swearing profusely at subordinates. Mr. Medeiros was regarded by critics as among the most pro-China policymakers in the White House’s highly centralized foreign policy and national security power structure.

Congressional Republicans have said Mr. Medeiros was behind the White House decision several years ago to deny sales of advanced U.S. F-16 jet fighters to Taiwan to bolster its flagging air forces.

Mr. Medeiros, in academic writings before his White House posting, has asserted that the Chinese military posed little or no threat and that Beijing’s policies are generally benign.”

One should not celebrate too jubilantly yet, but this may be the first step in the right direction.

Also in the last few days, following China’s test of its WU-14 hypersonic strike weapon, some commentators have repeated the usual ballyhoo that the missile designed to carry it – the DF-41 ICBM – is only “in development” and not deployed yet, whereas it has already been deployed; and that the Chinese would have a heck of a time sinking an American aircraft carrier, even with anti-ship missiles, because the Chinese would need to detect the carrier, keep tracking it, guide the missiles towards it, correct the guidance midcourse because the carrier is moving, and then, overwhelm the carrier group’s defenses.

But detecting American aircraft carriers – the largest ships in the world – is extremely easy, especially with the Over-the-Horizon radars China has, and guiding missiles towards it won’t be difficult, either, using those radars, as well as satellites… not to mention Sunburn or Sizzler hypersonic anti-ship cruise missiles, which can be carried by Chinese surface ships, submarines, aircraft, and coastal platforms.

Visit this site regularly, Dear Readers, for more updates on China’s military buildup.

Jeffrey Lewis drops his mask, shows his true face – that of a traitor


The leftist Foreign Policy magazine has recently published a ridiculous screed by the ultra-leftist pro-disarmament agitator and pseudo-expert Jeffrey Lewis of the Monterey Institute for International Studies.

In that screed, Lewis – who some have called an “expert” on nuclear weapons and who has testified before Congress on more a few occassions – drops his mask of an “expert” and shows the whole world his true face – that of a traitor, a hyperpartisan liberal Democrat, and a campaigner for America’s unilateral disarmament and for an appeasement policy of allowing hostile regimes to build up their nuclear arsenals.

The title and introducing sentence of that diatribe alone reveal Lewis’s true face:

“Why A Bad Deal With Iran Is Better Than No Deal At All”

“Look here, you hypocritical Republicans”

But Lewis doesn’t stop there, of course. In his diatribe, he lectures Republicans that obtaining an agreement that limits the number of Iranian centrifuges to just 164 or some other low number is impossible. But – says Lewis – if Barack Obama and John Kerry are just given a free hand to conclude a “bad deal” with Iran, Tehran’s nuclear program would be frozen – allowing the West to somehow stop the Iranians from acquiring nuclear weapons before they’re able to do so but after they decide to resume their nuclear weapons program.

Furthermore, Lewis believes any military strike on iran would be “half-assed” and would only unravel the sanctions regime by depriving the US of the support of its allies, and that the Bush Administration was wrong to withdraw the US from the Agreed Framework with North Korea in 2002. And, as a hyperpartisan Democrat, Lewis strongly condemns the letter 47 Republican senators have sent to Iran’s supreme leader, Ali Khamenei.

Lewis is dead wrong on all counts.

To start with, the kind of deal that Obama and Kerry are prepared to accept – allowing Iran to keep thousands of centrifuges and continue enriching uranium on a massive scale, as well as continue developing ballistic missiles of ever-increasing range – would only facilitate Iran’s nuclear weapons program. Republican Senators are thus right to oppose any such proposed deal, and to warn Iran’s supreme leader that such a deal would not be legally binding without the Senate’s advice and consent. (More on that later.)

Such a deal would not only be a foolishness, it would actually undermine any effort to stop the Iranian nuclear weapons program. That’s because Iran would keep thousands of centrifuges while the US – and the West at large – would have to abolish sanctions against Iran – thus relieving Tehran of economic pain.

That would only greatly facilitate Iran’s path to nuclear weapon state status: thousands of centrifuges producing weapons-grade uranium and sanctions relief. And, of course, no limitation of its ballistic and cruise missile programs.

And that is assuming Iran would actually keep its end of the bargain. If it cheated – and it would certainly do – such an accord would be even more detrimental to US and allied security.

As for the Agreed Framework with North Korea, that accord – agreed by the Clinton administration in 1994 – was an utter foolishness which allowed North Korea to develop nuclear weapons. Under that utterly failed deal, North Korea was allowed to keep enriching uranium and maintaining a reactor producing plutonium – and, of course, to continue developing ballistic missiles. The US, in return, unilaterally withdrew its tactical nukes from South Korea. The Bush Administration rightly withdrew the US from that agreement when North Korea was caught CHEATING in the early 2000s – proving that the Agreed Framework was never worth the paper it was printed on.

As for the Republican senators letter – in which they reminded Iran’s supreme leader Ali Khamenei that no US-Iran agreement would be legally binding without Senate consent – they are absolutely right.

Under the US Constitution, the President may conclude legally binding agreements on behalf of the United States ONLY with the advice and consent of AT LEAST two thirds of Senators present in the Senate’s place of meeting. The Constitution mentions the President’s agreement-making power only once – when it provides the above rule for concluding legally binding agreements on America’s behalf.

The Founding Fathers knew very well that it would be VERY dangerous to give the power to conclude such legally binding agreements (then called “treaties”) to the President alone. Had they done so, there would’ve been no limit to the commitments a President could undertake on America’s behalf. Thus, they put in place a system of checks and balances to ensure the President could never, by himself, make such commitments to foreign countries on the country’s behalf, and put in place a very high (2/3 of the Senate) requirement for any such agreement to be law.

Alexander Hamilton explained it nicely in Federalist #69:

“The President is to have power, with the advice and consent of the Senate, to make treaties, provided two thirds of the senators present concur. The king of Great Britain is the sole and absolute representative of the nation in all foreign transactions. He can of his own accord make treaties of peace, commerce, alliance, and of every other description.

It has been insinuated, that his authority in this respect is not conclusive, and that his conventions with foreign powers are subject to the revision, and stand in need of the ratification, of Parliament. But I believe this doctrine was never heard of, until it was broached upon the present occasion. Every jurist2 of that kingdom, and every other man acquainted with its Constitution, knows, as an established fact, that the prerogative of making treaties exists in the crown in its utomst plentitude; and that the compacts entered into by the royal authority have the most complete legal validity and perfection, independent of any other sanction.”

As Alexander Hamilton narrates above, the President of the United States cannot, by himself, conclude legally binding agreements on behalf of the US – he needs the advice and consent of two thirds of Senators present for that. By contrast, the British king of the time, King George III, against whom the former American colonies had previously rebelled, had the power to conclude any agreement of any kind on Britain’s behalf alone – as was the unanimous opinion of every British lawyer, and every other man acquainted with British constitutional law.

Thus, for example, when Britain’s then-Foreign Secretary the Lord Grenville concluded the so-called Jay’s Treaty with US Chief Justice John Jay, the treaty only needed King George III’s sanction to be ratified by Britain. But for the treaty to become legally binding on the US, two thirds of the Senators of the time (all of whom arrived in Philadelphia upon President Washington’s request to debate the treaty) had to vote for it – and the Senate resolution of advice and consent significantly modified the treaty (notably by striking its Article XII).

So the Senate Republicans are absolutely right – and Jeffrey Lewis, as always, is dead wrong. The Obama administration is desperately trying to conclude a deal with Iran at any cost – even if that means allowing Iran to freely develop and, one day, obtain a nuclear weapon one day. Republicans are right to oppose this – and to remind Iran’s supreme leader that ANY agreement between him and Obama won’t be legally binding unless it receives the Senate’s advice and consent.

How many nukes does China have? Who’s telling the truth?


How many nuclear weapons China possesses has been the subject of a fierce dispute since Professor Philip A. Karber and his students published a report in 2011 which concluded – based on China’s 3,000 mile long network of tunnels and bunkers – that China probably has thousands of warheads, possible up to 3,000.

Analysts such as Professor Karber (the DOD’s former chief nuclear strategist) and General Viktor Yesin (former Chief of Staff of Russia’s Strategic Missile Forces) don’t claim to have an exact number. Professor Karber and his students estimate it’s likely in the thousands, but don’t claim to be able to give an exact number, only a range. Professor Karber says it’s “up to 3,000 warheads”, while General Yesin says it’s between approximately 1,600 and 1,800 warheads, based on China’s fissile material stocks.

In addition, they have no agenda, other than to disseminate their findings. Contrary to the accusations lobbed at them, they do not oppose arms control or accords of such kind between the US and Russia – they merely want China to be a party to such accords, so that China’s nuclear arsenal will not be unlimited and will be subject to American and Russian inspections (which, of course, Communist China will never agree to).

OTOH, those who deny that China has a larger nuclear arsenal or poses a significant nuclear threat to the US – those who claim China still has a paltry few hundred warheads –claim to know with exact precision how many nuclear warheads China possesses: 250. Even though they are mere amateur civilians who have not served a day in the US (let alone Chinese) military and have never had access to any classified information (like Professor Karber did when he was the Pentagon’s chief nuke strategist), these people claim they know for sure that China has only a few hundred warheads, and accuse anyone who says otherwise of grossly “exaggerating” and “overhyping” the Chinese nuclear threat (which they don’t even call or consider a threat at all).

Those amateurs, with no access whatsoever to classified information and no military experience in the US or Chinese armed forces, claim that what they say are “facts”, accurate calculations, and quality research papers, even though they have no credible sources to back their claims. Virtually all the “sources” and references they point to as the basis for their claims are… their other claims, written elsewhere (mostly on Hans Kristensen’s “Strategic Security” blog).

Yes, you read that correctly: according to China threat deniers, the sources for their claims are… their other claims!

And unlike Professor Karber and others who warn of a large Chinese nuclear threat arsenal, the denier camp does have an agenda and an incentive to lie: its desire to unilaterally strip the US of its nuclear weapons. Members of this camp, including Hans M. Kristensen, Robert Norris, Joseph Cirincione, and others have openly stated that they want the US to UNILATERALLY cut its nuclear arsenal down to the low hundreds… as a transitional step towards unilaterally scrapping its nuclear arsenal COMPLETELY. That is their openly-avowed agenda.

Thus, they have a vast incentive to lie, and specifically, to downplay both the Russian and the Chinese nuclear threat – in order to lull the public and policymakers into a false sense of security.

And when Professor Karber and General Yesin released their reports, they reacted with angry vitriol, showing their true colors, launching direct, personal attacks against Professor Karber.

Moreover, Kristensen and Norris have shown that not only can’t they get the size of China’s missile and nuclear warhead right, they can’t even get spelling right!

So, whom do you believe, folks? Those who don’t have an agenda or an incentive to lie, or those who do?