Category Archives: Media lies

Attention aux faux gaullistes !


« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. »

– Le Général de Gaulle à Alain Peyrefitte

Construction-européenne-et-retrait-de-lOTAN

Cette année, beaucoup de candidats présidentiels à la droite se disent “gaullistes” et se réclament le manteau du Général de Gaulle, comme s’ils en étaient des élèves fidèles. Alain Juppé se dit “fidèle à l’héritage du gaullisme”. François Fillon se dit ouvertement “gaulliste” et fait des pélérinages fréquents au tombeau du Fondateur de la France Libre. Nicolas Sarkozy, lui aussi, invoque souvent le Général.

Hélas, force est de constater que ces trois candidants ont malheureusement très peu à voire avec le gaullisme.

Qu’est-ce qu’est le gaullisme ?

Pourquoi ? Parce que le gaullisme, c’est avant tout la défense de la souveraineté de la France contre toute atteinte à celle-ci, que cette atteinte provient de la part de la prétendue “construction européenne”, l’OTAN, le Fonds Monétaire International, la suprématie du dollar, des accords de libre-échange avec les Etats-Unis, ou au contraire de la part de l’Allemagne, la Russie ou quelqu’un d’autre.

Le gaullisme, c’est surtout la défense intraitable de la souveraineté de la France, coûte que coûte.

Ainsi le général de Gaulle fut-il un souverainiste et un eurosceptique farouche. Il rejettait absolument la supranationalité et l’idée de la dissolution de la France dans un super-état supranational européen. Il était absolument opposé à l’idée de cession de la souveraineté de la France en faveur des institutions bruxelloises non-élues (et de facto contrôlées par Washington). Rien ne lui était plus odieux que l’idée (défendu par MM. Juppé et Fillon et par presque tous les autres européistes) que la France est aujourd’hui trop pétite et trop faible pour peser sérieusement dans le monde. Par sa politique de grandeur de la France, il apportait la preuve vivante du contraire.

MM. Juppé, Fillon et Sarkozy : des faux-gaullistes

Par contre, MM. Juppé, Fillon et Sarkozy sont des européistes  farouches qui cherchent à dissoudre la France dans une construction dite “européenne” et de facto contrôlée, je l’ai dit, par Washington. Tous les trois ont soutenu les néfastes Traités de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice et enfin de Lisbonne qui ont transfert la plupart de la souveraineté nationale de la France aux bureaucraties non-élues (et donc complètement illégitimes) bruxelloises.

C’était, en fait, Nicolas Sarkozy qui avait signé et ratifié ce traité en bafouement du vote solennel des Français rejettant la Constitution européenne en 2005 (soutenue par tous ces trois personnages). François Fillon était alors Premier ministre.

Aujourd’hui, tous les trois veulent céder encore davantage de souveraineté de la France au profit de ces bureaucraties bruxelloises non-élues qui nous dictent notre politique et notre mode de vie, et qui tuent la croissance et la competitivité de l’économie française.

Ils veulent notamment créer :

  • un “gouvernement économique européen” qui dicterait l’ensemble de la politique économique, financière et monétaire aux pays-membres de la zone euro ;
  • une agence de renseignement européenne (ce qui serait une atteinte grave à la sécurité de la France et aux secréts de l’Etat et qui serait sans doute mise à la disposition des Américains) ;
  • un corps de garde-frontières européen, ce qui priverait la France à jamais du contrôle de ses frontières ; et
  • une armée européenne (dite “Europe de la Défense”), ce qui la priverait complètement de sa défense (y compris de sa force de dissuasion nucléaire) et du dernier vestige de son souveraineté.

Ils rejettent d’ailleurs fermement toute proposition de sortir de la France de la zone euro, bien que la monnaie commune européenne est l’une des causes principales de la malaise économique que subit la France (et le reste de la zone euro). Ce n’est pas par hazard que la zone euro est aujourd’hui la lanterne rouge de la croissance économique mondiale.

Odieux au Général et aux vrais gaullistes

Rien n’aurait été plus odieux au général de Gaulle que de tels idées de dissolution de la France qui s’appuient sur le mensonge également odieux que la France “ne peut plus peser dans le monde” et doit donc se dissoudre dans état fédéral européen.

Le général de Gaulle apportait la preuve vivante du contraire avec sa politique de grandeur qui a mené à la création de la force de dissuasion, à la reconnaissance diplomatique de la Chine populaire et une détente avec la Russie soviétique, le renouveau de l’amitié traditionelle de la France avec les pays latino-américains, et le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN.

Il prouvait ainsi, pendant les années 1960, que la France était toujours une puissance planétaire qui n’avait d’instructions politiques, diplomatiques, économiques ou militaires de recevoir de personne.

Partout où il allait, il était accueilli par des millions et des millions d’admirateurs, parce que ces derniers rendaient, en la personne de Charles de Gaulle, hommage à la France alors pleinement souveraine qui rejettait toute domination ou hégémonie et était libre de tout bloc.

L’UE, outil de vassalisation envers Washington

Enfin, soulignons ici que MM. Sarkozy, Fillon et Juppé sont aussi des atlanticistes… parce qu’être européiste, ça veut automatiquement dire “être atlanticiste”. Car la prétendue “construction européenne” est une invention américaine dont le but est – et a toujours été – d’assujettir les pays européens aux Etats-Unis.

Un fait dont le général de Gaulle nous avait avertis maintes fois, pour la première fois le 15 mai 1962 lors de sa conférence de presse celèbre. Notons ici que l’impact de cet évenement était tel que les ministres européistes MRP (prédecesseur de l’UDF et du MoDem actuel) quittèrent le gouvernement sur-le-champ.

Plus tard, le général de Gaulle nous a averti encore à plusieurs reprises de ce fait. Il a même dit explicitement à ses ministres à huis clos. Ainsi a-t-il expliqué le vrai but de la soi-disante “construction européenne” :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. »

(source: Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Fayard, 1997, tome 2, pages 229-230)

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. »

(source : C’était de Gaulle, tome 2, p. 217)

Les faits nous apportent, tous les jours, la preuve de la justesse des constats de l’Homme du 18 juin. L’UE est, un effet, “l’Europe sous le commandement américain.” Ses institutions et ses élites sont contrôlées étroitement par les Américains, dont l’exemple le plus fameux maintenant est Jose Manuel Barroso, embauché récemment par la banque américaine Goldman Sachs qui avait pillonné la Grèce tout en conseillant aux gouvernements de ce pays. Remarquons ici que c’est M. Barroso, en tant que Premier ministre du Portugal, qui avait privatisé la société pétrolière nationale portugaise en la vendant au Groupe Carlyle américain qui compte la famille Bush parmi ses actionnaires les plus importants. Et, bien sûr, M. Barroso, en tant que Premier ministre, soutenait fervemment l’agression américaine contre l’Irak en 2003. C’était, en fait, aux Azores (où les Américains détiennent toujours une vaste base aérienne) que MM. Barroso, Bush, Blair et Aznar avaient lancé, le 17 mars 2003, un ultimatum à Saddam Hussein qui servait de prétexte pour la guerre pour les Américains.

Quand à son succésseur, Jean-Claude Juncker, celui-ci avait dû démissionner en tant que Premier ministre du Luxembourg après la révelation de l’affaire Luxleaks. Il s’agit du fait que le gouvernement Juncker du Grand-Duché avait octroyé des privilégiés fiscaux très lucratifs aux sociétés américaines pour que celles-ci puissent éviter les impôts ailleurs en Europe.

Et maintenant, la Commission Juncker est en train de négocier avec les Etats-Unis le traité de libre-échange TAFTA qui ouvrira le marché commun européen à la concurrence totalement déloyale des Américains qui ne respectent aucune des normes sociales ou environmentales qui sont actuellement en vigeur en Europe et qui exigent, en même temps, que l’Europe respecte rigoreusement des sanctions et des interdictions décidées unilatéralement par Washington.

Pire encore, cet accord néfaste créera des tribunaux privés contrôlés par des grandes entreprises américaines où ces dernières pourront traîner les pays européens et leur imposer leur politique.

Mais Jean-Claude Juncker et Cécilia Maelstrom, la commissaire européenne du commerce, n’ont aucune intention d’arrêter les négociations de TAFTA, malgré l’opposition forte des peuples européens à cet accord et malgré la demande explicite du gouvernement français et du Vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel.

Parce qu’ils sont déterminés à inféoder l’Europe complètement aux Etats-Unis auxquels ils sont dévoués, toute comme tous les autres européistes, dont MM. Juppé, Sarkozy (Sarko l’Américain), et Fillon.

Et une fois l’accord TAFTA signé et ratifié, le processus de la vassalisation de l’Europe envers Washington – entamé en 1957 – sera achévé. L’Europe sera alors complètement “sous le commmandent américain”, comme l’avait prophésié le général de Gaulle.

Parce que c’est exactement ça à quoi a mené la politique de cession de la souveraineté de la France : à l’inféodation de la France, et du reste de l’Europe, aux Etats-Unis.

Parce que, comme d’habitude, le général de Gaulle avait 100% raison : l’Europe supranationale, c’est l’Europe sous la commandement américain.

Les européistes sont tous des atlantistes

Remarquons ici que les prétendus “anti-américains” de la prétendue “droite” française sont, et ont toujours été, des atlanticistes et des américanophiles ardents :

  • Alain Juppé est ancien élève du programme “Young Leaders” de la French-American Foundation, un ami d’Hillary Clinton, et est aligné complètement sur la politique internationale des Etats-Unis, que cela concerne la Russie, la Syrie, la lutte contre le terrorisme, ou quelconque autre matière ; et il était jadis favorable au désarmement nucléaire unilatéral de la France.
  • Nicolas Sarkozy, c’est “Sarko l’Américain”, proche de la famille Bush mais aussi un ami d’Hillary Clinton et admirateur des forces de police américaines ; lors de son quinquennat, il a ramené la France au commandement militaire intégré de l’OTAN et affaibli l’armée française (notamment la force de dissuasion) ; son démi-frère Olivier est d’ailleurs l’un des dirigeants du Groupe Carlyle détenue partiellement, rappelons-le, par la famille Bush ;
  • François Fillon, enfin, était alors Premier ministre de Sarkozy, son soutien le plus fidèle, et soutenait alors enthousiastiquement la politique de “Sarko l’Américain”.

En effet, tous les européistes ont toujours aussi été des atlantistes farouches, lorsque les vraies gaullistes ont toujours été des souverainistes ardents et des critiques de la politique américaine (mais aussi russe).

Parce que, contraire à leurs prétensions, faire le contrepoids à Washington n’a jamais été le but des européistes français. Au contraire, ce qu’ils souhaitent est tout le contraire : dissoudre la France et l’assujettir à Washington ou, franchement, à qui que ce soit. Parce qu’ils ont rénoncé à la France il y a longtemps. Le général de Gaulle les dénonçait ainsi :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux  qui ont renoncé à la France depuis longtemps, cherchent une situation  qui noie la France dans des systèmes politiques où la France  n’existerait pas. 

« C’est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de « l’intégration européenne ». (…) Ça leur est égal. Leur instinct est que  la France disparaisse. »

Soulignons ici encore une fois qu’Alain Juppé, en particulier, était jadis favorable au désarmement nucléaire de la France et avait signé un article d’opinion plaidant en ce sens avec des anciens ministres de la gauche. Qui plus est, il s’entoure des gens qui souhaitent que la France cède son siège permament au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Rien ne plairait plus aux Américains que le désarmement nucléaire de la France et sa disparition du Conseil de Sécurité de l’ONU !

Ainsi ne devraient-ils plus écouter des discours défavorables à leurs projets et leurs guerres impérialistes qu’ils mènent partout au monde. Ainsi la France serait-elle aussi complètement dépendante de leur protection militaire, comme elle le fut avant 1960.

Les masques tombent

Voilà, les masques des européistes sont tombées. Loin d’être des gaullistes, ils soutiennent la ligne politique directement inverse à celle défendue par le Général. Et loin de souhaiter contrer la superpuissance américaine, ils tâchent, avec leurs collègues de Bruxelles, de dissoudre la France complètement dans l’Union européenne au profit de Washington qui contrôle cette dernière.

Le seul candidat gaulliste dans la primaire des Républicains est M. Jean-Frédéric Poisson.

 

Commentaire sur le réferendum sur le Brexit


Jeudi, le peuple britannique a solennellement voté en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Au grand contraire de la plupart des autres obsérvateurs, je ne suis guère surpris par ce résultat.

Depuis plusieurs décennies, les élites européennes ont construit – contre la volonté profonde des peuples européens – un super-état fédéral européen, profondement anti-démocratique, géré par des bureaucrates et des politiciens non-élus qui ne sont responsables devant les peuples gouvernés. Un super-état dans lequel les pays-membres ont perdu la plupart de leur souveraineté et dans lequel les élites en veulent leur confisquer les derniers vestiges.

A chaque occasion où les électeurs ont voté contre leurs projets – comme la Constitution européenne – ils ont bafoué la volonté des électeurs au lieu de l’obéir.

Les peuples européens leur avaient envoyé assez d’avertissements au fil des années : le “non” à la Constitution européenne en 2005, le non irlandais au traité de Lisbonne en 2008, la victoire de plusieurs partis eurosceptiques (notamment en Royaume-Uni et en France) dans les élections au Parlement européen en 2014, le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par le peuple néerlandais en 2016… Il y avait assez d’avertissements que les peuples européens n’approuvaient PAS la centralisation de l’UE et la suppression des derniers vestiges de leur souveraineté.

Mais les élites européistes n’ont guère écouté. Au contraire, ils ont continué comme si rien n’en était. Ils ont resuscité et fait voter, par voie parlementaire*, la Constitution europeenne sous le nom du Traité de Lisbonne. Quand l’Irlande l’a rejeté, ils l’ont fait voter de nouveau pour qu’elle donne le résultat désiré.  Après la crise financière de 2008-2009, ils ont mis en oeuvre une “union fiscale” et ont imposé une politique d’austerité qui n’a rien fait pour améliorer la situation des pays méditerranéens.

En 2014, après des élections au Parlement européen gagnées dans plusieurs pays (notamment la France et la GB) par des partis eurosceptiques, ils ont nommé Jean-Claude Juncker, un archi-eurofédéraliste et politicien rejeté dans son propre pays, au poste du Président de la Commission européenne. En 2015, en réponse a la crise de réfugiés, ils ont exigé à tous les pays européens d’accepter de réfugiés sous peine de sanction ; le président du Parlement européen, M. Martin Schultz, a même averti a cette occasion que cette solution serait imposée aux pays-membres “par force” (“mit Macht”)  si nécessaire.

Enfin, en 2016, Angela Merkel, ayant illégalement usurpé le rôle de réprésentatrice de toute l’UE, a accordé la supprimation du régime de visas pour des Turcs souhaitant entrer dans le territoire de l’UE et a acceléré le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

Les peuples européens ont donc envoye beaucoup d’avertissements aux bureaucrates bruxellois et aux dirigeants des pays européens qu’ils ne voulaient plus de l’Europe ; qu’ils ne souhaitaient guère qu’une politique uniformiste européenne leur soit imposée par Bruxelles.

Mais les elites européistes ont été aveugles et sourdes. Elles n’écoutaient guère les peuples européens. Ils continuaient (et souhaitent toujours continuer) a avancer la construction du super-état fédéral europeen contre le gré des citoyens européens. Il suffit d’ecouter ce que dit M. Juncker ou lire ce que proposent maintenant pour l’Europe Nicolas Sarkozy, Alain Juppe et François Fillon : même plus de cessions de souveraineté par les pays-membres au profit des bureaucrates non-élus bruxellois et pas de référendum sur cette question ; ils jugent les simples Européens trop stupides pour décider la question.

Il n’est donc guère surprenant que les Britanniques ont décidé qu’ils ne souhaitent plus appartenir a (et être gouvernés par) une telle Union européenne.

Et desormais, le divorce entre les peuples européens et les élites européistes est consommé et irrémédiable.

Au moment de la ratification du traité de Lisbonne par les parlements européens, le soi-disant “projet européen” a perdu toute légimité démocratique.

Parce que les elites européistes ont bafoué la volonté des électeurs européens, ces derniers se sentent complètement exclus du processus de prise de décisions. Ils sont gouvernés par une bureaucracie bruxelloise qui ne prend guère en compte leur opinion.

Comme l’explique Ambrose Evans-Pritchard, l’un des journalistes britanniques les plus respectes :

Angry reproaches are flying in all directions, but let us not forget that the root cause of this unhappy divorce is the conduct of the EU elites themselves. It is they who have pushed Utopian ventures, and mismanaged the consequences disastrously. It is they who have laid siege to the historic nation states, and who fatally crossed the line of democratic legitimacy with the Lisbon Treaty. This was bound to come to a head, and now it has.

Traduction française :

Des accusations furieuses volent dans toutes les directions, mais n’oublions pas que la cause fondamentale de ce divorce triste est le comportement des elites européennes elles-mêmes. Ce sont elles qui ont fait avancer des projets utopiques et en ont traité les conséquences d’une façon désastreuse. C’est elles qui ont assiégé les états-nations historiques et qui ont fatalement franchi la ligne de légitimité démocratique avec le Traité de Lisbonne. Cela devait inéluctablement finir, et maintenant, c’est le cas.

Bref, les elites européistes – à Bruxelles et dans les partis politiques européens de “mainstream”, dont l’UMPS français – doivent enfin comprendre que les électeurs européens ne veulent PLUS d’Europe; qu’ils ne souhaitent PAS davantage d’intégration et de pertes de souveraineté; qu’ils ne veulent point être gouvernés par un super-état fédéral européen.

Par conséquence, il faut une décentralisation profonde de l’UE, dont les compétences doivent être strictement limitées au fonctionnement du Marché Commun, l’assurance des quatres libertés fondamentales, le commerce exterieur, l’énergie, les relations avec le reste du monde et les transports pan-européens. Tout le reste doit être le domain exclusif des pays-membres, de leurs régions et de leurs collectivités locales.

Si les elites européennes choisissent cette fois-ci, comme d’habitude, d’ignorer l’opinion publique, la Grande Bretagne ne sera guère le dernier pays à quitter l’UE – et toute la “construction européenne” s’effondra dans quelques années.

 

 

 

Réponse aux mensonges des députés russophiles


http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/03/31001-20150803ARTFIG00227-mistral-8-raisons-de-lever-les-sanctions-contre-la-russie.php

Il y a quelques jours, des députés russophiles (notamment Thierry Mariani, Nicolas Dupont-Aignan, et Patrick Balkany, le maire de la commune la plus endettée en France) ont publié dans Le Figaro un article mensongère qui prétend de donner 8 raisons pour supprimer les sanctions de l’UE contre la Russie et livrer deux navires Mistral à ce pays. Ici, je repondrai à leurs mensonges:

  1. “Pour l’industrie française. Ne pas livrer les Mistral serait une aberration commerciale. Des centaines d’ouvriers, d’ingénieurs, de commerciaux, nos diplomates, le ministère de la Défense ont travaillé pendant plusieurs années pour que ce contrat soit réalisé. Ce contrat doit être honoré, si la France ne livrait pas les Mistral elle devrait rembourser la Russie. Sommes-nous prêts à perdre 1,2 milliard d’euro? Les navires sont équipés de telle façon que seule la Marine russe peut utiliser les systèmes de navigation et d’armes, vendre à un autre pays serait insoutenable. “

Mais la non-livraison des Mistral ne menace pas du tout les emplois à DCNS et STX, pour deux raisons: d’abord, ces bâtiments ont déjà été construits, donc il n’y a plus de travail à faire sur eux; et deuxièmement, ces deux societés ont déjà un carnet de commandes plein. En plus, il y a déjà plusieurs pays – surtout l’Egypte et l’Arabie Saoudite – qui sont très, très interesses par ces navires.

En fait, la decision de ne pas livrer les Mistrals sera très bénéfique pour l’industrie française, parce qu’elle donnera a la France la credibilité nécessaire pour gagner des contrâts de la marine australienne, canadienne, polonaise, et des autres. En seule Australie, DCNS est en lice pour le contrât de siècle (qui vaudra jusqu’à 30 Mds d’Euros) pour 12 sous-marins pour la marine royale australienne. Pour la marine polonaise, la DCNS est aussi en lice pour la construction des sous-marins (le contrât vaudra 1.8 Mds d’Euros) et des corvettes. Enfin, pour le Canada, la DCNS et STX pourrait vendre une licence de construction des Mistral pour la marine royale canadienne.

Hors du sector navale, la France est en lice pour des commandes pour ses chasseurs Rafale, notamment au Canada, en Belgique, en Finlande, en Danemark, et en Pologne. Sauf la Finlande, tous ces pays sont membres de l’OTAN, et sont tous – comme la Finlande – menacés par la Russie. Si la France avait livré les Mistral a la Russie, elle n’aurait eu aucune crédibilité dans les yeux de ces pays.

Ces contrâts vaudront plusieurs fois plus que le maigre contrât pour 2 Mistral pour la Russie, dont la valeur est seulement 1,2 Mds d’Euros. En comparaison, la valeur de la seule commande des 50 helicoptères Caracal par la Pologne est 2,5 Mds d’Euros. Faites donc les maths.

2) “Pour la réputation de la France. La France doit sauvegarder sa crédibilité en tant que fournisseur d’armement.”

Quant a la reputation de la France, c’est la livraison des Mistrals a la Russie – un pays aggresseur – qui serait vraiment nuisible a la reputation de l’Hexagone. Tout le monde civilise (y compris tous les allies et amis de la France) avait pressure la France a ne pas livrer ces batiments. Si la France avait livre les Mistral à la Russie, elle aurait livré des navires de guerre à un pays aggresseur qui a illégalement envahi un autre pays et annexé une partie de son territoire – en violation de la Charte des Nations Unies et du Protocole de Budapest. Paris aurait donc reçu une condamnation universelle (et bien meritée). Tout le monde civilisé aurait reproché à la France : “Comment pouvez-vous fournir d’armes àun aggresseur ?”

La non-livraison des Mistral ne nuit pas à la réputation et la crédibilité de la France dans les yeux d’aucun pays… à l’exception de la Russie elle-même.

Ce n’est guère le premier cas où la France a annulé la livraison des armes (ou même des navires de guerre) à un pays qui a envahi un de ses voisins. En 1967, la France avait mis un embargo sur les livraisons d’armes à l’Israel suite à son attaque contre ses voisins dans la Guerre des Six Jours. En consequence, elle a refusé la livraison de corvettes a l’Israel. Cette décision du Général de Gaulle n’a guère nuit à la crédibilité de la France.

3) “Pour la grandeur de la France. La France doit, conformément à son héritage diplomatique, être une puissance d’équilibre. La France doit permettre et garantir le dialogue entre les Etats-Unis, l’Allemagne, la Pologne et la Russie. La France ne doit subir les diktats de ses voisins mais défendre ses intérêts et la paix en Europe.”

Armer un aggresseur, ca ne sert pas du tout à augmenter la grandeur de la France. Une telle politique serait, en fait, très NOCIVE aux interêts et à la grandeur de la France – et à la cause de la paix en Europe, qui est aujourd’hui menacée par la Russie. En refusant la livraison des Mistral, la France n’a pas subi des diktats, elle a decidé en faveur de sa crédibilité dans les yeux de tous ses vrais partenaires et alliés européens et occidentaux.

4) “Pour sauver nos emplois. Les sanctions sanctionnent d’abord la France et l’Europe, en janvier dernier les Etats-Unis ont signé un contrat d’1 milliard en janvier pour importer des moteurs de fusée RD 181 et la société Bell américaine assemblera, cette année, des hélicoptères Bell en Russie. Une récente étude publiée par le Figaro indique que l’Europe pourrait perdre 2 millions d’emplois en raison des sanctions et 100 milliards d’euros de richesses produites. Les exportations françaises ont diminué de 35% au premier trimestre 2015, par rapport au premier trimestre 2014.”

Cette “étude” est une complète mensonge produite par des russophiles qui souhaitent une politique d’apaisement envers l’aggresseur russe. Quant à l’importation des moteurs de fusée RD-181 par les Etats-Unis, c’est une conséquence (n.b. très nuisible a l’independance stratégique des USA) sur la technologie russe – dont les USA veulent se débarrasser.

5) “Pour défendre nos intérêts. Les intérêts français en Russie sont considérables. Nous sommes le deuxième partenaire commercial européen de la Russie, nous exportons des biens à forte valeur ajoutée et avons noué des coopérations industrielles stratégiques avec la partie russe, dans le domaine aéronautique, du nucléaire et du spatial.”

Les intérêts français en Russie sont marginaux. Les exportations annuelles de la France avant les sanctions n’excedaient jamais 2 Mds d’Euros. La Russie n’est pas interessée aux biens français; elle importe presque tout dont elle a besoin de l’Allemagne, de très loin son premier partenaire commercial européen. La coopération industrielle avec Moscou  dans le domaine aéronautique, du nucléaire et du spatial est aussi marginale – et n’est en aucun cas comparable avec celle avec les pays européens ou même les USA (quelles composantes la Russie contribue-t-elle aux avions Airbus, par exemple?).

6) “Pour l’amitié franco-russe. Sans la Russie l’Europe serait mutilée, tourner le dos à la Russie est une erreur historique et stratégique majeure. La crise ukrainienne risque d’affaiblir durablement les relations entre la France et la Russie, nous devons l’éviter. La France et la Russie s’inspirent l’une, l’autre depuis au moins trois siècles. (…) Au plus fort de la guerre, le général de Gaulle qui affirmait que «pour la France et la Russie, être unies, c’est être fortes, être désunies, c’est être en danger», avait constitué l’escadrille Normandie-Niemen.”

Ce sont aussi des mensonges. La France et la Russie ne se sont jamais inspirés l’une de l’autre. Il y a trois siècles, dans les années 1700, lorsque toutes les autres cours européennes s’exprimaient en français et imitaient Versailles, la Russie fut un pays isolé, toujours très tardif à se reformer. Pendant les guerres de Revolution et les guerres napoleoniennes, la Russie fût un ennemi de la France (c’est elle qui a reinstauré la monarchie des Bourbon). Elle le fût aussi pendant la Guerre de la Crimée. Ce n’est qu’en 1892 qu’elle est devenue un allié de la France – mais après la révolution bolchevique, le Kremlin a confisqué les biens industriels français en Russie.

La Russie a toujours été un pays fermé aux idées occidentales et aux réformes à la occidentale. C’est un pays asiatique, bien que une partie de son territoire se trouve géographiquement en Europe.

La France et la Russie soviétique ont combattu le nazisme ensemble, c’est vrai – mais ce n’était qu’une alliance temporaire, une alliance tactique, dictée par la Seconde Guerre Mondiale.

Pendant les crises de la Guerre Froide, comme la crise de missiles au Cuba, le général de Gaulle avait soutenu les USA, non la Russie soviétique, bien qu’il ait cherché a débarrasser la France de la domination américaine. Parce que, quoi qu’il en soit, les USA sont (et ont toujours été) un allié de la France, au contraire de la Russie.

7) “Pour la paix en Europe. Pour mettre un terme aux tensions actuelles et à ce jeu inutile de sanctions et de contre-sanctions, choisissons une sortie de crise ambitieuse sans attendre. L’unique solution est de relancer la coopération entre l’Ukraine, la Russie et les autres pays européens. L’erreur du partenariat européen établi avec la Géorgie et la Moldavie, l’Union européenne l’a répétée avec l’Ukraine. Plutôt que de prévoir un partenariat européen unique et inconditionnel avec ces pays, il fallait prévoir un partenariat européen et russe. Le continent européen ne doit pas être un champ de bataille ou chacun des pays dispose de son pré carré. Nous devons construire une grande Europe: la France et la Russie doivent être les initiateurs et les porteurs de ce projet positif pour l’Europe.”

C’est totalement irréaliste. Une grande Europe? Un partenariat avec la Russie? Moscou n’est pas interessée à un “partenariat” avec l’Europe mais à une domination sur le continent (et surtout sur l’Europe de l’est).

Les dix députés disent que “le continent européen ne doit pas être un champ de bataille ou chacun des pays dispose de son pré carré”, mais ils veulent en realité le contraire exact : une division de l’Europe a la Yalta en zones d’influence! Et bien evidemment, dans un tel projet, les pays de l’Est européen se trouveraient sous la domination de la Russie. Ils disent que le partenariat de l’UE avec la Georgie, la Moldavie, et l’Ukraine etait une “erreur” mais qu’il faut nouer un tel partenariat avec la Russie !

En ce qui concerne la paix, c’est la Russie qui la menace – pas l’UE ou les USA. C’est la Russie qui a illégalement envahi deux de ses voisins (la Géorgie et l’Ukraine) et annexé des parts de leurs territoires. C’est la Russie qui a illégalement developpé et deployé des missiles sol-sol de moyenne portée en violation du Traité INF. C’est Moscou qui est en train d’augmenter, d’une manière importante, son arsenal atomique, et c’est Moscou qui a menacé de le cibler ou même l’utiliser contre les pays de l’est européen, la Suède, et la Danemark. Ce n’est pas l’Ukraine, la France, ou les USA. C’est donc la Russie qui menace la paix d’Europe – et du monde entier.

“8) Pour le développement de l’Ukraine.”

Mais il est impossible pour un pays de redresser son economie lors qu’il subit une invasion d’un aggresseur et lorsqu’une part importante de son territoire est occupee. Les deputes russophiles disent en plus dans ce paragraphe:

“Deux exigences doivent être respectées: la fédéralisation de l’Ukraine et sa neutralité.”

Ce sont des exigences russes. Si ces députés sont vraiment des “Français Libres”, pourquoi est-ce qu’ils exigent le respect des exigences d’un autre pays – et en plus, un aggresseur?

Ils ne demandent pas que la souveraineté, l’indépendence, et l’intégralité territoriale de l’Ukraine – violées par la Russie – soient respectées.

Ces mensonges demontrent que ces deputes ne sont pas de “Français Libres” mais des traîtres et des propagandistes pro-russes.

Enfin, il faut répondre à la suggestion implicite de leur propos que le Général de Gaulle aurait livré les Mistrals à la Russie.

C’est faux. L’Homme du 18 juin voulait la coopération de la Russie (alors soviétique) pour contrer la domination des USA sur l’Europe occidentale dans les années 60. Mais il comprenait parfaitement (et même mieux que certains présidents et sécretaires d’Etat des USA) que la Russie soviétique était une menace à l’Occident.

Le Fondateur de la France libre n’hesitait pas à lancer un pied-de-nez aux Soviétiques en septembre 1967, à Varsovie, en parlant d’une “Europe de l’Atlantique à l’Oural” pour réclamer la liberté des peuples de l’est européen et la dissolution des deux grands blocs.

Parce que le Fondateur de la Cinquième République était, avant tout, un défenseur ardent de la liberté des peuples et des pays de disposer d’eux-mêmes. Il réclamait cette liberté pour la France (bien evidemment) et pour les autres pays du monde. Et il a fait de la France un modèle pour tous les pays du monde à imiter.

Non, le général de Gaulle n’aurait jamais livré des navires de la classe Mistral à une Russie aggressive, tout comme il n’avait pas soutenu la Russie soviétique dans la crise de Cuba.

 

Contre les mensonges de Christophe-Alexandre Paillard


Je suis maintenant en train de lire le livre Les nouvelles guerres économiques par Christophe-Alexandre Paillard. Ce livre traite de beaucoup de sujets divers, y compris la question si la France est encore une puissance mondiale.

La réponse de cet auteur, qui est evidemment un fataliste, est non : selon lui, la France ne fait pas et ne peut pas faire le poids sur la scène internationale:

“La France se trouve donc dans l’obligation la encore de fonder les bases de sa puissance au sein d’une intégration européenne renforcée (euro, marché unique) et a du mal a justifier ses specifités aupres de ses partenaires.” (Les nouvelles guerres économiques, Editions Ophrys, Paris 2011, p. 152)

Selon M. Paillard, la seule façon de laquelle la France peut peser sur la scène mondiale et contrer (s’opposer effectivement à) la puissance des Etats-Unis est de se fondre (s’autodissoudre) dans un état supranational européen. C’est-à-dire, seulement un France complétement fondée, dissoute, et disparue dans un état fédéral européen peut influencer le monde et contrer l’hyperpuissance américaine crainté par l’ex-ministre des affaires étrangères Hubert Vedrine. En plus, selon M. Paillard, l’Union Européenne est un instrument très utile de parer la puissance des USA:

“L’Union européenne est un moyen d’accroître sa puissance pour la France, bien que cette position montre aussi qu’elle a reduit ses ambitions en tant que Etat-nation souverain. Pour la France, l’Europe est aussi un moyen d’équilibrer la puissance américaine apres avoir été l’instrument de lutte contre l’expansionisme sovietique et de faire face à la concurrence des puissances emergentes.”

D’ailleurs, M. Paillard pretend que le general de Gaulle avait mis en oeuvre la construction europeenne et en était en faveur:

“Depuis 1951 et la signature du traite CECA, la France s’est engagee sur la voie de la construction européenne, d’abord dans un but de reconciliation avec l’Allemagne, puis, dans un objectif d’unification politique du continent europeen, comme le suggerait l’expression du general de Gaulle <<L’Europe de l’Atlantique a l’Oural>>.”

Ce sont tout simplement des mensonges, et je vous démontrerai pourquoi.

1.    Dire que la France ne fait pas et ne peut pas faire le poids sur la scène internationale est mensongère

Malgre toutes ses problèmes – et la politique des majorités récentes UMP et PS qui les a aggravés et qui affaiblit la France chaque jour – la France reste une puissance disposant des capabilités mondiales. Comme même M. Paillard a admis dans son livre, la France est une puissance nucléaire, l’un de seulement 5 membres permanents du Conseil de Securite de l’ONU, et dispose d’un réseau diplomatique vaste, comparable à celui des USA, la Russie, et la Chine. Il faut y ajouter le fait que :

•    La France est, parmi les 190 pays du monde, la 6ème puissance économique, juste derrière le Royaume-Uni (la cinquième, que la France pourrait facilement dépasser avec des réformes économomiques simples) ;
•    Au contraire de la vaste majorité des pays du monde, elle dispose des compagnies dans tous les secteurs de l’économie moderne, y compris l’aéronautique, le nucléaire, le naval, l’automobile, le missilier, le spatial, etc.) et ne depend des autres pays pour rien ;
•    Elle est le seul pays du monde dont la langue est parlée sur tous les continents du monde sauf l’Australie et est à la tête de la deuxieme plus grande organisation mondiale après l’ONU – la Francophonie, qui comprend 57 pays membres et observateurs de tous les continents du monde sauf l’Australie ;
•    Son arsenal nucléaire est le 4eme plus grand au monde et au contraire de la Chine (qui détient le troisième arsenal le plus grand), ses sous-marins lanceurs d’engins ont fait des patrouilles d’une manière constante depuis 1972 ;
•    Elle est aussi l’un des pays du monde les plus forts militairement, avec une armée qui, malgré tous les coups et affaiblissements lui faits par présidents Sarkozy et Hollande, reste l’une des plus puissantes et capables, d’une manière globale, au monde (sur un envergure globale, ses capabilités sont comparables à celles de la Russie et dépassent celles de tout autre pays sauf les USA – parce qu’être capable de conquêter ses voisins, c’est une chose, mais projeter de la force militaire aux continents et régions distants, c’est une autre chose – la France est aujourd’hui le seul serieux partenaire militaire des USA, le Royaume-Uni s’étant retrenché et effectivement retiré de la scène mondiale) ;
•    Elle possede aussi une culture admirée partout au monde et est l’une des destinations preferées des étudiants étrangers, européens et non-européens ; en effet, il en attire le troisième plus grand nombre au monde, depassée seulement par les USA et le Royaume-Uni.

Pensons donc ca quel point la France serait puissante si ses dirigeants étaient capables de mettre en œuvre des réformes économiques serieuses qui redémarraient enfin son économie et permettraient plus d’investissements dans son armée !

2.    Loin d’etre un moyen d’accroitre sa puissance, l’Union europenne est un instrument qui sert les USA a renforcer leur domination sur l’Europe, contraindre la France, et l’effacer de la carte du monde

L’Union européenne n’accroit la puissance de la France en rien, elle la diminue. Elle limite dramatiquement la liberté d’action de la France et la fait obeir aux diktats de Washington (comme par exemple sur la question de sanctions contre la Chine et la Russie, les OGM, l’accord de libre-échange entre l’UE et les USA, etc). En effet, l’UE est, de très loin, la plus grande menace à l’indépendendance, la securité, la puissance, et le bien-être de la France.

Ce n’est pas par hasard. L’Union européenne marche toujours comme ça. Son principe d’opération – son modus operandi – n’est pas la « subsidiarité «  prétendue, mais au contraire, l’imposition des diktats sur les états-membres de l’Union par des bureaucrates non-elus à Bruxelles.

Ces diktakts sont souvent transmis à Bruxelles par Washington… et ce n’est pas par hasard. Toute la « construction européenne » est, en effet, une invention américaine concue exactement dans le but de contraindre la liberté d’action des états européens, de les fondre dans une construction supranationale, et donc de les assujettir complement à Washington. Voila les vrais buts de la construction européenne. Voila pourquoi la France ne peut plus, par exemple, vendre des navires de guerre aux acheteurs qui sont prêts à les payer – parce que Washington y est opposé, et l’Union européenne execute les diktats de Washington. Voila aussi pourquoi l’Union européenne est sur le point de signer un traité de « libre-échange » qui ouvrira complètement les portes du Marché Unique Européen aux compagnies américaines, généreusement soutenues par son gouvernement fédéral.

Le général de Gaulle – le sujet du troisième mensonge de M. Paillard – l’avait compris avant tout le monde. Lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962, le général de Gaulle a averti contre la construction européenne, le plan de fondre les états souverains de l’Europe dans une telle construction supranationale, et le « fédérateur non-européen » qui était le moteur de cette construction et qui ne pouvait être autre que les USA.

Il faut répéter : le général de Gaulle avait compris avant tout le monde que l’UE était une arnaque, un schème conçu pour assujettir la France et les autres pays des Six aux USA, et que son origine était a Washington – et il nous en a averti en mai 1962, il y a 53 ans.

Passons donc enfin à la troisième mensonge de M. Paillard : que l’Homme du 18 juin était en faveur de la construction européenne.

3.    Le général de Gaulle n’était jamais en faveur de la construction européenne

Les eurofanatiques qui cherchent à dissoudre la France dans un état supranational européen font beaucoup de bruit autour des propos du Fondateur de la Vème République, comme « L’Europe de l’Atlantique à l’Oural », du traite de l’Elysée, et des autres propos et actions du président de Gaulle tirés de leur contexte historique. Pour contrer ces mensonges, rappelons donc quelques faits.

S’il est vrai que l’Homme du 18 juin n’avait initialement denoncé les traites CECA-CEE-EUROATOM, c’est simplement parce que, jusqu’à la ratification des Accords d’Evian, le Fondateur de la Cinquième République était trop occupé avec les problèmes graves lui laissés par les gouvernements incompétents de la Quatrième République : une économie stagnante, une inflation rapide, la nécessité de réformer profondement les institutions de l’Etat, et surtout, la guerre d’Algérie qui menait la France tout droit à guerre civile en métropole. Régler ces questions, et surtout celle de la guerre algérienne, était la priorité numéro un du général de Gaulle. Et pour y réussir, il avait besoin d’une majorité parlementaire, ce qui necessitait la participation des centristes pro-européens et atlantistes du MRP (le soutient du PS et des communistes étant exclu). Donc jusqu’à la fin de la guerre algérienne, le Fondateur de la Cinquième République gardait un profil bas sur ce sujet.

Mais une fois la question algérienne, la réforme économique et monetaire, et la mise en œuvre des institutions républicaines reformées reglées, l’Homme du 18 juin s’est heurté frontalement à la prétendue construction européenne. Lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962, l’Homme du 18 juin avait averti contre

  • la construction européenne,
  • le plan de fondre les états souverains de l’Europe dans une telle construction supranationale, et
  • le « fédérateur non-europeen » qui était le moteur de cette construction et qui ne pouvait être autre que les USA. Le général de Gaulle avait compris et averti que le but de la construction européenne était d’effacer la France et les autres pays du Six afin de les subjuger et subordonner envers les Etats-Unis.

Les ministres du MRP étaient si agacés par cette révélation qu’ils ont quitté le gouvernement sur-le-champ.

Au début de 1963, lors d’un entretien avec son ministre et confidant Alain Peyrefitte, le général de Gaulle a dit :

« Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. »

Pour la période de deux années suivantes, 1962-1964, le général de Gaulle essayait d’utiliser la construction européenne contre son inventeur – Washington – afin de libérer la France de la domination américaine. Le but de l’Homme du 18 juin était d’établir un bloc des états européens souverains – mené bien sûr par la France, qui était de très loin le pays le plus puissant des Six – qui serait un contrebloc, un contrepoids d’une sorte, pour les USA et le bloc sovietique – et serait inseré entre les deux. Dans le projet de l’Homme du 18 juin, si les autres pays du Six avaient coupé leurs liens de subordination envers les USA, ils auraient recherché un autre protecteur contre la menace sovietique, et ce ne pouvait autre que la France, le seul pays occidental disposant d’une force de dissuasion nucleaire indépendante des USA. Comme l’a dit le général de Gaulle lui-même :

« Dans cette Europe, en réalité, nous tiendrons les rênes parce que nous aurons la bombe. »

Cette stratégie – que l’Homme du 18 juin cachait sous des slogans comme « une Europe européenne » ou « une Europe indépendante » – aurait eu une chance de réussir… mais seulement si les autres membres de la CEE – l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, et les pays du Benelux – avaient consenti a joindre les forces avec la France, devenir ses partenaires dans ce projet, accepter la protection militaire française, et se libérer des diktats de Washington.

C’était une tâche très difficile, et le Fondateur de la France Libre le comprenait parfaitement. Il s’est même plaint en 1963 que « la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper [des Américains.] » Les Italiens, les Néerlandais, et les Belges avaient vite deçu l’Homme du 18 juin, donc il a dû se tourner vers l’Allemagne de l’Ouest, la plus grande puissance économique des Six. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour tirer la RFA vers la France et la séparer des USA. Il croyait que son projet était près de fruition au moment de la signature du fameux Traité de l’Elysée par lui-même et le chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer le 22 janvier 1963.

Les Americains étaient, en effet, très inquiets par ce traité qui, dans sa forme originale, ne mentionnait nulle part ni les USA, ni l’OTAN, ni la Grande Bretagne, ni le GATT. Ils ont donc pressionné fortement (et avec succès) le gouvernement Adenauer pour rédiger ce traite. Juste avant sa ratification, le Bundestag y a introduit des mentions explicitées :

•    Des USA et d’une integration militaire étroite dans le cadre de l’OTAN ;
•    De la Grande Bretagne et la certitude du Bundestag qu’elle deviendrait, un jour, un membre de la CEE ; et
•    De l’échange-libre entre l’Europe et les USA dans le cadre du GATT.

Le général de Gaulle était agacé par tout cela. Les Allemands viennent de vider le Traité de l’Elysée de toute sa substance ! L’exclusion totale de toute mention des USA, de la Grande-Bretagne, de l’OTAN, et du GATT, et le coupage de tous les liens de subordination de l’Europe envers les USA, en était l’essence et le but primordial ! Or, les Allemands viennent de réintroduire tout cela dans le Traite de l’Elysee !

Le général de Gaulle se sentait (justement) trahi par les Allemands : « les Allemands se conduisent mal. Ils se mettent complètement à la botte des Américains. Ils trahissent l’esprit du traité franco-allemand. Et ils trahissent l’Europe », a-t-il dit. Tout comme il avait précédemment observé, « la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. »

Donc, la stratégie entière du Fondateur de la Cinquième République concernant la construction européenne a donc totalement echoué. Les autres pays de la CEE ne voulaient pas s’emanciper des USA.

Il a donc dû changer complétement sa strategie. Au lieu de perdre plus de temps avec les « partenaires » européens de la France, il a commencé une grandiose stratégie mondiale d’alliances alternatives dont le but était de noyer des liens avec toute puissance non-ouest-européenne qui pourrait servire à un contrepoids aux USA. Cette stratégie etait modelée sur les alliances du roi François Ier avec Soleiman le Grand (le sultan turc dans la plupart du XVIème siecle) et les princes protéstants de l’Allemagne pour contrer l’empereur saint-romain germanique Charles Quint.

La première étape dans ce sens était la reconnaissance diplomatique, le 27 janvier 1964, de la République Populaire de Chine, qui stupéfia tout le monde. La France a donc desobéit aux USA, qui exigaient que tout le monde reconnaisse le régime nationaliste de Chiang kai-shek. En reconnaissant la Chine de Mao, le général de Gaulle a envoyé un message clair aux USA, aux “partenaires” européens de la France, et à tous les pays du monde que la France était suffisament puissante et determinée de conduire une politique étrangère indépendante et chercher des alliances alternatives – même si les autres pays de la CEE étaient contents de rester des larbins de Washington.

C’était suivi par un voyage du général de Gaulle en Mexique en mars 1964 et à l’Amerique du Sud en octobre 1964; par le boycott des réunions des institutions et conseils européens par les répresentants français jusqu’au Compromis de Luxembourg pour arreter les atteintes de la CEE contre la souveraineté de la France; la vente des stocks français du dollar et l’achat d’or; le retrait total de la France du commandement integré de l’OTAN en 1966; les voyages de l’Homme du 18 juin en URSS et Pologne; son fameux discours a Phnom Penh (Cambodge) lors duquel il a averti les Américains contre leur enlisement vietnamien; et son aussi fameux discours à Montréal où il a exclamé “Vive le Quebec libre!”

Certains déclarent que l’Homme du 18 juin était en faveur de l’intégration européenne parce qu’il a parlé de “l’Europe de l’Atlantique à l’Oural.” Mais ils ont tort. Ce n’était pas du tout une déclaration de foi dans la construction européenne, mais – comme l’explique l’Union Populaire Républicaine – un pied-de-nez aux Sovietiques pour réclamer la liberte des nations de l’est-européen et la dissolution des deux grands blocs.

Parce que l’Homme du 18 juin était aussi mefiant des Sovietiques que des Américains. Il était absolument contre la domination des USA et de l’URSS sur le monde et leur division de la planète entre eux-même dans deux grands blocs. En plus, il se souvenait toujours que les Russes, comme les Américains et les Britanniques, ne l’avaient jamais invité aux conférences de Téhéran, Yalta, et Potsdam.

Conclusions

Il est totalement mensongère de dire – comme l’a écrit M. Paillard – que l’Union européenne est un moyen d’accroître l’influence mondiale de la France et que notre pays n’a aucun choix que se fondre dans un état supranational européen. Il est de même mensongère de dire que le général de Gaulle en était en faveur. Il faut completement rejeter les mensonges de M. Paillard.

The “weapons and technology is unimportant; doctrine and tactics matter far more” myth


One of the myths currently being spread by people ignorant of defense issues – such as Pierre Sprey and Winslow Wheeler – is that the quality of weapons and weapon technology is unimportant, and that troop training, military doctrine, and tactics are far more important to determining victory or defeat on the battlefield.

Some people even quote Israeli General Mordechai Hod as supposedly saying (though I have not found any such quote anywhere on the Internet, except the claimant’s blog) that the Israelis would’ve defeated the Arabs in the Six Day War even if the two sides had swapped weapons.

This myth is completely false, both in general and specifically regarding the Six Day War.

The truth is that the quality of weaponry and other military equipment is of PRIMORDIAL importance to winning battles and wars. A moderately competent military advanced with superior weapons will trounce a better trained, better-led, but inferior-equipped force everytime, unless the inferior-equipped force has virtually infinite resources and can either swarm the enemy with sheer numbers or keep losing on the battlefield and keep fighting until the better equipped military tires of the war and gives up.

History proves this rule without exceptions. Throughout history, the only occassions when the better-equipped force lost was when the enemy either overwhelmed it with sheer numbers or had virtually infinite resources, patience, and public support despite losing on the battlefield.

Such has been the case with Israelis during the War of Independence, the Six Day War, and the Yom Kippur War, as well as the 1982 air war with Syria. During each of these conflicts, the Israeli Defense Force (IDF) had far better equipment (not to mention leadership), and was better trained, than the enemy. But even if the Arabs had been better trained and led, they would’ve still lost because of Israel’s technological edge. Until the Six Day War, Israel had access to top-notch Czechoslovakian and French weaponry – and since 1967, the US has supplied it with the latest US weapons. The Arabs, OTOH, had only been able to procure obsolete Soviet weaponry.

How important technology is was proven beyond any doubt by the tank battle at the Golan Heights in 1973: just TWO Israeli-manned Centurion tanks were able to defeat an onslaught by 150 (!) Arab-used T-62 tanks and destroyed 60 of them. Just TWO Centurion tanks did this!

In another example, a small fleet of fewer than 400 F-15s has been able to achieve 102 confirmed air-to-air combat kills for NO own losses.

Some people will claim: “but the barefoot Taleban have beaten NATO troops in Afghanistan, the mujahedeen previously beat the Soviets there, the North Vietnamese beat the Americans in Vietnam, and the Israelis have been frustrated by Hezbollah and other Arab irregulars in Lebanon!”

True – but as I said recently, there is one exception to the above rule: it doesn’t apply if the technologically inferior force has far greater, virtually unlimited resources (human, material, financial) and/or popular support.

This is what happened in all these cases: NATO members, Israel, and even the Soviet Union could not tolerate unlimited casualties or costs or wage wars infinitely. Casualties and costs mounted, public opinion demanded withdrawal, and thus, policymakers – even those in Moscow – had to end these wars.

By contrast, the North Vietnamese, the Taleban (a loose movement of militias fighting against NATO), the mujahedeed (a loose alliance of Afghans resisting Soviet occupation), and Hezbollah and other movements resisting Israeli neo-colonialism had unlimited human resources and patience – not to mention huge popular support in their countries and – in the North Vietnamese’s case – around the world (recall the worldwide protests against the Vietnam War during the 1960s and 1970s?).

All of this brings us to Carl von Clausewitz’s summation of what war really is and how it is won. According to Clausewitz, war is the continuation of policy by other means. Its objective is to force the opponent to bend to our will (i.e. our political demands). We succeed if – and only if – he does.

To compel him to do so, Clausewitz says we must entirely crush his physical or his moral strength, i.e. he must lose either the physical ability or the willingness to fight.

Put another way, to wage war, the enemy – like us – most have both the physical capacity (the manpower, the weapons, the supplies) and the willingness to fight. If we deprive him of one (or both of these factors), the war will be over in short order.

But in those wars, the North Vietnamese, the mujahedeen, the Taleban, and Hezbollah lost neither their willingness nor the ability to fight: they still had virtually inexhaustible manpower resources, they were (except the Taleban) still supplied with very effective weapons by their foreign sponsors (the Soviet Union, the US, and Iran and Syria, respectively), and their will to fight was never broken.

To sum up, we can discern the following rule of warfare:

In war, the better-equipped (technologically superior) side wins unless a) it is very poorly trained or led or b) its opponent has far more immense resources (human, material, or financial) and/or immense and unshaken public support.

Jeffrey Lewis drops his mask, shows his true face – that of a traitor


The leftist Foreign Policy magazine has recently published a ridiculous screed by the ultra-leftist pro-disarmament agitator and pseudo-expert Jeffrey Lewis of the Monterey Institute for International Studies.

In that screed, Lewis – who some have called an “expert” on nuclear weapons and who has testified before Congress on more a few occassions – drops his mask of an “expert” and shows the whole world his true face – that of a traitor, a hyperpartisan liberal Democrat, and a campaigner for America’s unilateral disarmament and for an appeasement policy of allowing hostile regimes to build up their nuclear arsenals.

The title and introducing sentence of that diatribe alone reveal Lewis’s true face:

“Why A Bad Deal With Iran Is Better Than No Deal At All”

“Look here, you hypocritical Republicans”

But Lewis doesn’t stop there, of course. In his diatribe, he lectures Republicans that obtaining an agreement that limits the number of Iranian centrifuges to just 164 or some other low number is impossible. But – says Lewis – if Barack Obama and John Kerry are just given a free hand to conclude a “bad deal” with Iran, Tehran’s nuclear program would be frozen – allowing the West to somehow stop the Iranians from acquiring nuclear weapons before they’re able to do so but after they decide to resume their nuclear weapons program.

Furthermore, Lewis believes any military strike on iran would be “half-assed” and would only unravel the sanctions regime by depriving the US of the support of its allies, and that the Bush Administration was wrong to withdraw the US from the Agreed Framework with North Korea in 2002. And, as a hyperpartisan Democrat, Lewis strongly condemns the letter 47 Republican senators have sent to Iran’s supreme leader, Ali Khamenei.

Lewis is dead wrong on all counts.

To start with, the kind of deal that Obama and Kerry are prepared to accept – allowing Iran to keep thousands of centrifuges and continue enriching uranium on a massive scale, as well as continue developing ballistic missiles of ever-increasing range – would only facilitate Iran’s nuclear weapons program. Republican Senators are thus right to oppose any such proposed deal, and to warn Iran’s supreme leader that such a deal would not be legally binding without the Senate’s advice and consent. (More on that later.)

Such a deal would not only be a foolishness, it would actually undermine any effort to stop the Iranian nuclear weapons program. That’s because Iran would keep thousands of centrifuges while the US – and the West at large – would have to abolish sanctions against Iran – thus relieving Tehran of economic pain.

That would only greatly facilitate Iran’s path to nuclear weapon state status: thousands of centrifuges producing weapons-grade uranium and sanctions relief. And, of course, no limitation of its ballistic and cruise missile programs.

And that is assuming Iran would actually keep its end of the bargain. If it cheated – and it would certainly do – such an accord would be even more detrimental to US and allied security.

As for the Agreed Framework with North Korea, that accord – agreed by the Clinton administration in 1994 – was an utter foolishness which allowed North Korea to develop nuclear weapons. Under that utterly failed deal, North Korea was allowed to keep enriching uranium and maintaining a reactor producing plutonium – and, of course, to continue developing ballistic missiles. The US, in return, unilaterally withdrew its tactical nukes from South Korea. The Bush Administration rightly withdrew the US from that agreement when North Korea was caught CHEATING in the early 2000s – proving that the Agreed Framework was never worth the paper it was printed on.

As for the Republican senators letter – in which they reminded Iran’s supreme leader Ali Khamenei that no US-Iran agreement would be legally binding without Senate consent – they are absolutely right.

Under the US Constitution, the President may conclude legally binding agreements on behalf of the United States ONLY with the advice and consent of AT LEAST two thirds of Senators present in the Senate’s place of meeting. The Constitution mentions the President’s agreement-making power only once – when it provides the above rule for concluding legally binding agreements on America’s behalf.

The Founding Fathers knew very well that it would be VERY dangerous to give the power to conclude such legally binding agreements (then called “treaties”) to the President alone. Had they done so, there would’ve been no limit to the commitments a President could undertake on America’s behalf. Thus, they put in place a system of checks and balances to ensure the President could never, by himself, make such commitments to foreign countries on the country’s behalf, and put in place a very high (2/3 of the Senate) requirement for any such agreement to be law.

Alexander Hamilton explained it nicely in Federalist #69:

“The President is to have power, with the advice and consent of the Senate, to make treaties, provided two thirds of the senators present concur. The king of Great Britain is the sole and absolute representative of the nation in all foreign transactions. He can of his own accord make treaties of peace, commerce, alliance, and of every other description.

It has been insinuated, that his authority in this respect is not conclusive, and that his conventions with foreign powers are subject to the revision, and stand in need of the ratification, of Parliament. But I believe this doctrine was never heard of, until it was broached upon the present occasion. Every jurist2 of that kingdom, and every other man acquainted with its Constitution, knows, as an established fact, that the prerogative of making treaties exists in the crown in its utomst plentitude; and that the compacts entered into by the royal authority have the most complete legal validity and perfection, independent of any other sanction.”

As Alexander Hamilton narrates above, the President of the United States cannot, by himself, conclude legally binding agreements on behalf of the US – he needs the advice and consent of two thirds of Senators present for that. By contrast, the British king of the time, King George III, against whom the former American colonies had previously rebelled, had the power to conclude any agreement of any kind on Britain’s behalf alone – as was the unanimous opinion of every British lawyer, and every other man acquainted with British constitutional law.

Thus, for example, when Britain’s then-Foreign Secretary the Lord Grenville concluded the so-called Jay’s Treaty with US Chief Justice John Jay, the treaty only needed King George III’s sanction to be ratified by Britain. But for the treaty to become legally binding on the US, two thirds of the Senators of the time (all of whom arrived in Philadelphia upon President Washington’s request to debate the treaty) had to vote for it – and the Senate resolution of advice and consent significantly modified the treaty (notably by striking its Article XII).

So the Senate Republicans are absolutely right – and Jeffrey Lewis, as always, is dead wrong. The Obama administration is desperately trying to conclude a deal with Iran at any cost – even if that means allowing Iran to freely develop and, one day, obtain a nuclear weapon one day. Republicans are right to oppose this – and to remind Iran’s supreme leader that ANY agreement between him and Obama won’t be legally binding unless it receives the Senate’s advice and consent.

Russian, Chinese, North Korean nuclear threats growing rapidly


The developments of the past few weeks prove unequivocally that the nuclear threat posed by Russia, China, and North Korea – and thus the need for a large, multi-legged US nuclear deterrent – is growing.

The year 2014 hasn’t ended, but NATO fighters have already been scrambled 400 times this year alone to intercept Russian nuclear-armed Tu-95, Tu-160, and Tu-22M bombers flying close to NATO members’ airspace and probing NATO fighters’ response times. Russia is also quickly developing hypersonic strike weapons – which will be able to carry nuclear warheads – and will deploy them in 2020.

Russia is also militarizing the illegally-conquered-and-annexed Crimean Peninsula fast, at a rate alarming to NATO’s top commander in Europe. Among other things, Russia has now stationed nuclear-armed Iskander SRBMs/GCLMs and Tu-22M strategic bombers there.

The Chinese nuclear threat is also growing fast. Last week, the congressionally-sponsored US-China Economic and Security Review Commission released a report which warns that the size of China’s arsenal, and the scope of its modernization and expansion, is greater than the DOD recognizes.  Among other things, it warns of China’s ICBMs and SLBMs’ capability to strike the Continental US and recognizes the likelihood that China may very well have far more than just a few hundred warheads – which is what it had in the early 1980s. Yet, the DOD STILL refuses to recognize the real size of China’s arsenal and still clings to its three-decades-old, utterly obsolete estimate.

Meanwhile, North Korea conducted the first ejection test of a ballistic missile out of a missile tube, the first serious step towards developing and building a ballistic missile submarine – a program the Washington Free Beacon was the first to write about in August. Which means that, in several years, North Korea will have a ballistic missile submarine – like the US, Russia, China, France, the UK, and Israel do.

On October 26th, Gen. Curtis Scaparotti, the top US commander in South Korea, confirmed that North Korea – contrary to the denials of American arms control afficionados – has mastered the art of miniaturizing nuclear warheads for them to fit atop ballistic missiles.

All of which proves that the Russian, Chinese, and North Korean nuclear threat to US, allied, and global security is growing, not shrinking as the advocates of Western unilateral disarmament would have us believe.

Accordingly, this proves that the need for a large, modern, and multi-legged US nuclear arsenal is growing, not vanishing as Western unilateral disarmament advocates falsely claim.

Thus, WaPo’s Walter Pincus’ claims that relying on nuclear weapons for national security is “old thinking”; that 500 nuclear warheads would suffice to protect the US; and that the fear of a preemptive nuclear first strike by Russia is “insane” are blatant lies.

These are the gravest threats to US, allied, and global security which will have to be addressed by whoever succeeds Chuck Hagel as Secretary of Defense. More broadly, the nation-state threat posed by Russia, China, North Korea, and Iran will have to be countered. Fortunately, if Deputy Defense Secretary Bob Work is to be believed, the Pentagon is working right now to do just that.