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Macron et la relation franco-allemande : la réalite l’emporte sur les fantaisies


Depuis les années 1960, les médias et les partis européistes ne cessent de nous répeter, malgré les faits avérés, que la France est en “couple” avec l’Allemagne. Par conséquent, disent-ils, Paris devrait absolument toujours s’accorder avec Berlin, sinon, la construction européenne ne fonctionnera plus et le ciel s’effondrera!

Cette notion d’un “couple franco-allemand” a toujours été un mythe, et cela, un mythe exclusivement franco-français. Car nos voisins d’outre-Rhin ne se sont jamais crus être en un “couple” quelconque avec la France. Leur alliance la plus importante a toujours été, et reste, celle avec les Etats-Unis. Et cela malgré quelques désaccords occasionnels, comme sur l’Irak en 2003.

L’alignement aveugle de Paris sur Berlin

Néanmoins, nos élites européistes continuent à y croire. En septembre 2017, Le Point avait publié une édition parlant, sur la couverture, d’une “Françallemagne” supposée.

Aujourd’hui, il devrait être clair à tous que le soi-disant “couple franco-allemand” n’existe pas et que cette couverture du Point en septembre 2017 était une crétinerie.

Juste il y a 3 mois, Emmanuel Macron avait signé un nouveau traité (d’Aix-la-Chapelle) alignant des élements importants de la politique de la France sur l’avis de Berlin, notamment en matière d’exportation d’arméments. Il avait proposé à donner au gouvernement allemand le droit de co-décider sur l’emploi de l’arme nucléaire française. Il avait déclaré que le prétendu “couple” franco-allemand soit de plus en plus proche…

Or, il y a récemment eu un changement important : la triste vérité sur les relations Paris-Berlin l’a finalement rattrapé.

La déception profonde d’Emmanuel Macron

Malgré son attitude clairement pro-allemande et ses concessions, il n’a rien obtenu en retour de Berlin. Les Allemands ont catégoriquement rejeté les points clés de son projet européen :

  • la mutualisation des dettes ;
  • la création d’un budget et d’un parlement séparés pour la zone euro ;
  • l’organisation d’une coopération réelle et substantive des pays européens en matière de la défense (Europe de la Défense) ;
  • la taxation des géants américains du numérique…

Qui plus est, les Allemands ont récemment posé une demande complètement inacceptable pour tout gouvernement français : que la France cède son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU à l’UE. Ce qui permettrait à l’Allemagne de gagner par le biais de l’UE ce que Berlin ne pourra jamais obtenir seule.

Le coup final, néanmoins, était l’insistence de l’Allemagne pour octroyer un nouveau délai supplémentaire, et très long, à la Grande-Bretagne avant le Brexit. Ceci est nécessaire vu l’incapacité totale des politiciens britanniques de décider quand et comment (sur quelles conditions) sortir de l’UE.

Emmanuel Macron y est opposé. Et pour cause : vu tous les autres défis auxquels l’UE doit faire face (la crise de réfugiés, le changement climatique, l’agression russe, le défi posé par Donald Trump…), l’Europe ne peut pas se permettre de prolonger les interminables discussions sur le Brexit. C’est aux Britanniques de balayer la pagaille qu’ils ont eux-mêmes créée, raisonne-t-il.

Or, les Allemands ont insisté sur un nouveau délai très long à accorder à Londres.

Pire encore, Berlin a poussé (avec succès) pour l’ouverture des négociations avec les Etats-Unis d’un accord de libre-échange (le Transatlantic Trade and Investment Partnership), replacement de la TAFTA. Ce qui aura, pour effet, d’ouvrir le marché commun européen à la concurrence totalement déloyale des Etats-Unis.

(Rappellons qu’outre-Atlantique, les droits sociaux fondamentaux, tels que les soins médicaux pour tous, l’éducation gratuite pour tous, 5 semaines de congés payés, les congés-maternité, la protection environnementale, les limitations d’émissions de CO2, etc., n’existent pas du tout.

Signer un accord de libre-échange avec Washington, c’est donc ouvrir le marché européen au dumping social, salarial, et environnemental éhonté des USA. Autrement dit, voter pour la destruction totale de l’industrie européenne. Ce qui prouve, encore une fois, que l’Union européenne est un outil de vassalisation de l’Europe envers les Etats-Unis.)

Aujourd’hui, il est clair : la notion que l’UE puisse “faire contre-poids” aux USA est un mensonge éhonté. L’UE est, un fait, un outil clé de la vassalisation de l’Europe par les USA. Ci-dessus : une affiche référendale du PS avant le référendum sur le Traité de Maastricht le 20 septembre 1992.

Berlin soutient cette politique pour une raison simple : il ne veut pas voir Trump taxer ses exportations de voiture aux Etats-Unis. Mais pour justifier sa position, il se présente comme défenseur de l’intérêt supposé de l’Europe entière… et accuse la France d’y nuire. Il présente la France comme une obstructrice nuisant à l’intérêt commun de tous les Européens mais isolée en Europe.

(On disait d’ailleurs exactement la même chose au sujet de la France gaullienne.)

Le corpus diplomatique français est donc exaspéré, et, selon Libération, Emmanuel Macron “semble avoir fait son deuil de la relation franco-allemande après y avoir longtemps cru.” Ce journal de gauche, quoique pro-européen, admet que :

La fiction du «couple» franco-allemand a volé en éclats lors du sommet spécial Brexit, mercredi et jeudi. S’il y a souvent eu de profonds désaccords entre les deux rives du Rhin, c’est la première fois qu’Angela Merkel l’a affiché publiquement et sans précautions diplomatiques excessives.

C’est la première fois qu’un journal national français considéré appartenir au mainstream médiatique fait une telle constatation publiquement.

Macron ressent maintenant la douleur du Général de Gaulle

Comme j’ai déjà écrit plusieurs fois, Macron n’est guère le premier Président français ayant essayé de nouer une alliance très proche avec l’Allemagne. Le Général de Gaulle avait déjà essayé de faire le même en 1962-1963.

A cette époque-là, l’Homme du 18 juin recherchait en Europe des partenaires pour contrer l’hégémonie américaine. Les pays de Benelux et l’Italie étant toujours fidèles à Washington, le chef de l’Etat français a donc mis tous ses espoirs en l’Allemagne occidentale (1), avec laquelle il a négocié et signé le fameux Traité de l’Elysée le 22 janvier 1963.

Le but de cet accord était de séparer l’Allemagne occidentale de son protecteur américain et de créer avec elle “l’embryo d’une Europe indépendante” des Etats-Unis. Tel était l’objectif fixé par le Général.

Hélàs, les Allemands lui ont fait une infidélité incroyable. Comment ? En réintroduisant, à leur résolution de ratification du Traité, TOUS les éléments d’assujettissement envers Washington que le Général avait opiniâtrement exclus du texte originel :

  • “une étroite association entre l’Europe et les Etats-Unis” ;
  • “la défense commune dans le cadre de l’OTAN” ;
  • l’admission de la Grande-Bretagne (considérée comme le Cheval de Troie des Américains) dans la construction européenne ;
  • l’ouverture du marché commun européen aux importations américaines (et autres) dans le cadre de l’accord d’échange libre appellé GATT. (2)

Le texte intégral de ce soi-disant “préambule interprétatif” allemand au Traité de l’Elysée peut être consulté ici. Il faut savoir qu’en droit international, ce préambule fait partie intégrante du Traité en version allemande.

La déception du Général de Gaulle suite à ce coup bas des Allemands était profonde et douleureuse. Voilà que son rêve d’une Europe indépendante des Etats-Unis (et menée par la France) volait en éclats !

Emmanuel Macron vient d’éprouver une déception similaire.

Conclusion : finissons-en avec la fiction du “couple franco-allemand”

La réalite finit toujours par l’emporter sur les rêves, les fantasies et les mythes. Emmanuel Macron vient de l’éprouver lui-même.

Il doit maintenant abandonner la fiction du “couple franco-allemand” et celle de “l’Europe comme contre-poids aux Etats-Unis” et récalibrer sa politique étrangère sur la dure réalité. Car la vérité, aussi douleureuse qu’elle soit, est toujours préférable aux mensonges.

Il importe également à toute la classe politique française, et surtout les européistes, d’abandonner ces mythes et d’accepter le monde tel qu’il est, pas tel qu’elle souhaite qu’il soit.

 

Souverainistes ou européistes ? Les Républicains doivent trancher clairement


Les élections au Parlement européen auront lieu dans environ une année, au printemps 2019. Les partis politiques partout en Europe, y compris en France, commencent donc à préparer leurs projets politiques.

Mais chez les Républicains (français), parti politique issue en 2016 de l’ancien UMP, et affaibli par sa défaite à la présidentielle et les legislatives l’année prochaine,  ça s’annonce plus compliqué. Pourquoi ? Parce que, depuis au moins cette défaite, ce parti est désorienté et ne sait plus que devrait-il proposer aux Français.

Plus grave encore, ils doivent trancher sur une question capitale sur laquelle ils ont été profondement divisés depuis au moins 25 ans, à savoir : quelle position prendre sur la construction européenne ? Faut-il la soutenir ou défendre la souveraineté de la France ?

Le présent blog post a pour objectif d’aider les LR à prendre la bonne décision sur cette question grave. Il est cependant à noter que je ne suis personnellement ni adhérent, ni électeur, ni même sympathisant de ce parti. Je suis juste un observateur qui aime surtout la France et qui veut la défendre et garder pour les générations futures. Ce qui m’importe, c’est le sort de la France, pas celui d’un parti politique.

Quelle est la position des Républicains ?

Début 2017, une politicienne prominente des LR, Virginie Calmels, proche d’Alain Juppé, avait affirmé que sur la “construction européenne”, son parti n’est ni souverainiste, ni eurofédéraliste. Elle dit que le parti est “au juste milieu”. Autrement dit, Les Républicains manquent de position claire et essaient de plaire à tout le monde, y compris ses deux ailes (eurofédéraliste et eurosceptique).  C’est donc de l’ambiguïté et un manque total de cohérence qui regnait jusqu’à récemment à la rue de Vaugirard.

Le virage pro-européen de Laurent Wauquiez

Ces derniers mois, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a fait un virage totalement pro-européen (après un début hésitant en 2017). Il s’est clairement exprimé en faveur de l’UE telle qu’est aujourd’hui et d’un Etat supranational européen. Il n’a guère été inquiet par le départ de l’ex-député Thierry Mariani, parti pour rejoindre le RN de Marine Le Pen.

Les Républicains ont proclamé sur leur site web, fin 2018, que “la ligne pro-européenne a été totalement clarifiée par Laurent Wauquiez”, que personne ne pourra leur faire un procès en “anti-européisme”, et que “Macron ne sera pas le seul ami de l’Europe en France.”

A quoi s’attendent les Français ?

 

Cependant, ce n’est pas du tout ce que les Français attendent de leur classe politique.

Les Français s’attendent à ce que leurs partis politiques, y compris les LR, prennent une position parfaitement claire, inambigue, sur la grave question européenne. Une position “au milieu de la scène” (comme celle prise par Mme Camels) ne répond guère aux attentes des électeurs.

Ceux qui soutiennent le projet fédéral européen, et donc la dissolution de la France dans l’UE,  ont déjà au moins deux partis qu’ils peuvent soutenir : LREM (les macronistes) et les Verts. Si les Républicains, soutiennent davantage d’intégration européenne, même en doses “modérées”, les européistes ont déjà deux autres partis (les susvisés) qui peuvent leur promettre davantage.

La majorité des Français sont pourtant souverainistes et eurosceptiques, et ceux-ci ont malheureusement un choix limité aux extrêmes de la scène politique : le Rassemblement National de Marine Le Pen et la France Insoumise de J.-L. Mélenchon.

Mais ces deux partis-là proposent d’adopter des mesures politiques totalement irréalistes une fois la France libérée du carcan européen : davantage d’impôts et de dépenses publiques ! Autrement dit, du socialisme. Le contraire de ce dont la France a actuellement besoin. D’ailleurs, Mme Le Pen et M. Mélenchon sont évidemment incompétents (pour ne pas dire illettrés) sur les questions économiques.

C’est pas la peine de libérer la France de la dictature des commissaires à Bruxelles seulement pour lui imposer une dictature socialiste à Paris.

La majorité des Français veut une France souveraine, libérée des diktats de commissaires non-élus et irresponsables… Mais ils veulent également moins d’impôts et d’ingérence de l’Etat en leurs affaires.

Il y a donc un “vide” politique, un besoin d’un parti qui soit à la fois souverainiste ET libéral. Les Républicains pourraient remplir ce besoin… à condition de choisir une ligne clairement souverainiste.

Répétons-le : les Français sont majoritairement souverainistes, comme l’a démontré le référendum sur la Constitution européenne de 2005. Emmanuel Macron a d’ailleurs dit la même chose aux médias britanniques : il a admis que les Français voteraient pour un Frexit (la sortie de la France de l’Union européenne) si une telle possibilité leur avait été proposée dans un référendum. Et c’est pourqui qu’il ne leur donnera jamais une telle occasion…

En choississant la construction européenne contre la souveraineté de la France, les Républicains agissent donc non seulement contre l’intérêt national, mais aussi contre la volonté d’une majorité nette des Français !

Autrement dit, les Républicains, Laurent Wauquiez en tête, ne comprennent guère les attentes des Français !

Mais les Républicains ne deviendraient-ils pas extrêmistes ?

Certains disent qu’assumer une ligne politique souverainiste (donc eurosceptique) reviendrait à devenir “extrêmiste” et “populiste”, voire s’assimiler au Rassemblement National et FI.

Mais ils ont complètement tort : le souveranisme est devenu un domaine des extrêmes PARCE QUE les partis “modérés”, dont au premier rang la droite, ont abandonné cette cause noble de défense de souveraineté de la France.

Vous voyez, quand il y a une cause que beaucoup de gens (dans ce cas, la MAJORITE des Français) soutiennent, elle ne disparaîtra pas, même si les partis du mainstream politique l’abandonnent. Dans ce cas-là, elle sera tout simplement reprise par les extrêmes.

C’est exactement ce qui s’est passé avec la cause du souverainisme, ou encore celle de la lutte contre la fiscalité confiscatoire (cf. le mouvement des “Gilets Jaunes”).

 

Donc les Républicains devraient faire quoi ?

Laurent Wauquiez devrait déclarer au cours d’une conférence de presse, ou dans une interview avec un grand journal national, qu’il a écouté le sentiment du peuple français et décidé de changer le fusil d’épaule.

Il devrait déclarer solennellement que :

  • désormais, les Républicains réclament une décentralisation profonde de l’UE sans pour autant soutenir l’idée d’un Frexit ; l’UE doit donc être transformée en une confédération d’Etats souverains, et ce sont les gouvernements de ces derniers qui devraient la gouverner et non point des commissaires non-élus et irresponsables ;
  • son parti demande la suppression (ou au moins une limitation stricte des pouvoirs) de la Commission européenne ;
  • réclamer la sortie de la France de la zone euro, qui est, et a toujours été, un non-sens économique total.
  • les Républicains s’opposeraient catégoriquement à tout transfert de souveraineté de la France à Bruxelles.

Le choix devant les Républicains est simple. Soit ils deviendront les meilleurs défenseurs de la souveraineté de la France, comme le fut jadis le Général de Gaulle, soit ils disparaîtront progressivement de la scène politique, leur aile eurosceptique étant absorbée par le RN de Mme Le Pen et l’aile européiste dissolue dans le mouvement hétéroclite macroniste.

L’heure de choix est là, et l’heure est grave, M. Wauquiez.

Les conséquences de la victoire de Trump pour la France et l’Europe


Les éléctions américaines portent aussi des conséquences très importantes pour la France et toute l’Europe. Car M. Trump va rétirer au Vieux Continent la protection militaire dont ce dernier jouit dans le cadre de l’OTAN. Même la dissolution de l’Alliance elle-même ne peut pas être exclue.

Cela veut dire que l’Europe ne peut plus compter sur les Etats-Unis pour sa protection militaire. Par conséquent, elle doit savoir assurer sa propre sécurité. Et pour cela, trois mesures sont s’imposent :
1) Une augmentation des budgets militaires de TOUS les pays européens, quitte à diminuer nettement les dépenses sociales ;
2) Un réinvestissement, par les pays européens, dans les équipements et capacités militaires modernes – terrestres, aériennes et navales – et, dans le cas de la France et du Royaume-Uni, le renouvèlement de leurs forces de dissuasion nucléaire, car l’Europe ne jouira plus du parapluie atomique américain.
3) Enfin, les pays européens doivent devenir plus solidaires en matière de la défense. Cela veut dire qu’ils doivent créer un marche commun européen d’armements et cesser d’acheter américain ; mutualiser, à mesure où c’est pratiquable, leurs moyens ; et créer un Schengen militaire en Europe pour que les troupes d’un pays européen puissent passer librement à travers le territoire d’un autre.

Les Etats-Unis vont bientôt revenir à l’isolationnisme ou, au mieux, abandonner leurs alliés faibles. On ne peut plus compter sur eux. Dès maintenant, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devrons donc faire un effort important en matière de la défense – coûte que coûte.

Why Donald Trump Won


The world has woken up to shocking news : Donald Trump, a complete outsider, has won the US Presidential election, thus becoming America’s 45th President and Commander-in-Chief.

He did this despite being savagely attacked not just by the Democrats, but also by a large party of his own party, the mainstream media, and the leaders of many foreign nations. He did this in face of accusations of lying, ignorance, sexism, sexual harassment of women, and every other personal attack imaginable.

How did he pull that off ?

Of course, in large part, this is because of the low moral quality (to put it mildly) of his Democratic rival, Hillary Clinton, and the many scandals she’s been involved in. The fact that she used a private email service while being Secretary of State, which recklessly endangered national security, and the FBI’s investigation of the matter, did certainly play a part.

But it was not enough to sway the public opinion against her and in Mr Trump’s favor.

The main reason why the real estate mogul won is because he represents the forgotten America – the tens of millions of average Americans whom the US Federal Government, both major parties, the media, the banks, and indeed, the entire Washington establishment abandoned long ago. People who feel betrayed by the fact that:

  • In economic policy, Washington subsidizes the “locusts” – people who do not work and live at taxpayers’ expense and who are now almost 50 million in number – while suffocating those who do work with taxes and, despite these punitive taxes, driving America deep into debt ($19.8 trillion as of the time of this writing, according to this debt block). Ordinary Americans are also outraged at one-sided “free trade deals” which have brought the manufacturing industry to its knees while allowing multinational companies to outsource untold millions of jobs out of the US and to Third World countries where they can employ people at slave wages.
  • On immigration, Washington has opened America’s borders widely to over 14 million illegal immigrants (20 mn by some counts) and to chain immigration while doing nothing noteworthy to secure the border. (Hillary Clinton had promised an amnesty to all illegal aliens.)
  • On foreign policy, Washington has kept America in conflict with one nation or another for over 70 years now, involved America in several useless wars that cost thousands of lives and trillions of dollars for no benefit whatsoever, and, at the same time, allowed dozens of America’s weak allies and protectorates to free-ride on the backs of the US troops who protect them while cutting their own defense budgets. Who pays the bill for protecting these countries ? American taxpayers, of course. And they, not those allies, will pay the bill – in money and in blood – if those “allies” bog America down in some irrelevant dispute over some uninhabited rocks or islands, or over whether Ukraine or Russia has the rightful title to the Crimea.

THIS is the real reason why Mr Trump won against all odds, despite 95% of bets being on Hillary Clinton winning the election. THIS is the source of ordinary Americans’ discontent in which Mr Trump tapped skillfully in key swing states such as Florida, Pennsylvania, Ohio, North Carolina, and New Hampshire.

As CNN has belatedly acknowledged after the fact, this is “a historic victory for outsiders that represents a stunning repudiation of Washington’s political establishment.”

 

Que faut-il faire pour contrer efficacement la menace terroriste ?


La France a de nouveau été frappée, probablement par le terrorisme islamique, avec 84 morts et plusieurs blessés. Cela fait partie d’une série des attentants survenus sur le territoire depuis 2012.

Aujourd’hui, il est temps de faire une analyse lucide des évenements survenus et d’en tirer des conclusions – je le souligne, lentement et lucidement, sans hâte. C’est pourquoi que j’ai attendu jusqu’aujourd’hui.

Alors, qu’est-ce qui s’est exactement passe ?

En mars 2012, puis en janvier et novembre 2015, des musulmans issus des millieux d’immigres en France et en Belgique (agglomeration parisienne, Molenbeek), tous connus aux services de renseignement français et a la police française, ont utilisé des armes à feu pour tuer des dizaines de civils innocents. On ignore encore si l’immigré tunisien qui a tué 84 personnes à Nice était lui aussi un terroriste islamiste ou tout simplement un homme fol.

Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attentats étaient soit des immigrés, soit des fils des immigrés d’origine maghrébine et de confession musulmane, inspirés par de nombreuses mosquées et écoles coraniques à s’engager dans une guerre contre l’Occident.

Bien qu’ils aient été très bien connus aux services de renseignement et la police français, ils n’ont pas nullement été empêchés de commettre leurs atrocités.

Il faut mentionner ici que avant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, des mesures très libérticides, et notamment des lois de renseignement modélés sur le Patriot Act américain, ont été adoptés par une large majorité du Parlement. Ces mesures ont donné des pouvoirs d’espionnage sans précédent, presque illimités, hors tout contrôle judiciaire, aux services de renseignement. Qui plus est, depuis novembre 2015, la France est en état d’urgence.

Tout cela a pourtant complètement échoué de déjouer les attentats survenus en 2015 et 2016.

Force est donc de constater que :

  • Pour le moment, nous ne savons pas encore, et nous n’avons aucune preuve, que l’auteur de la tragédie du 14 juillet ait été un terroriste islamique. (Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dit qu’il ne s’agit pas d’un attentat terroriste ici.) Il n’aurait pas été un homme réligieux et n’aurait pas partagé de vues islamo-terroristes de l’EI. Il parait qu’il était tout simplement fou.
  • L’auteur de la tuerie survenue a Nice était, dans ce cas-là, un immigré d’origine tunesienne, âgé de 31 ans, donc il n’avait vraiment pas grande-chose, ou peut-être meme rien, avec l’Etat Islamique et la guerre en Syrie.
  • Toutes les mesures libérticides adoptées depuis 2012, et surtout depuis janvier 2015, ont complètement et spectaculairement échoué d’empêcher de pires attentants de survenir. A peine quelques mois après que la loi renseignement, dite “loi Patriot a la francaise”, avait été voteée, des terroristes islamistes ont commis les attentants du 13 novembre 2015, faisant plus de 130 morts. On dénombre donc plus de 210 morts depuis la mise en oeuvre de cette loi néfaste. Toutes les promesses des politiciens UMPS que ces lois de surenchère aillent empêcher des attaques pires que ceux du janvier 2015 se sont révélées mensongères. Ces mesures libérticides n’ont absolument rien fait pour améliorer notre sécurité.
  • Par conséquent, tout peuple qui cédera ses libértés dans le vain espoir de gagner plus de sécurité sera tristement deçu. Il perdra ses libértés sans rien gagner en matière de sécurité. Tout comme l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin, nous a avertis il y a deux siècles.
  • Ces mesures libérticides, et les nouvelles réactions de surenchère sécuritaire folle des politiciens fran_ais, notamment ceux des Républicains, démontrent a quel point la classe politique française, et surtout celle issue de l’ “establishment” (UMPS), est stupide et incapable d’une analyse lucide des faits avérés. Eric Ciotti et François Fillon se sont notamment “distingués” dans leur aveuglement aux faits et dans leur surenchère sécuritaire.
  • Il est aussi complètement inexplicable pourquoi l’un des sites touristiques les plus populaires de Nice, sa promenade la plus prominente, n’avait pas été suffisament sécurisée pour la soiree du 14 juillet. Mais je ne vais pas automatiquement blâmer le gouvernement actuel. Il faut des enquêters impartiels pour tout analyser et d’éventuellement monter de doigt des coupables.
  • Neuf jours avant la Fête Nationale, la commission d’enquête sur les attentats du 13 novembre avait préconisé des reformes importantes de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement. Elle n’a reçu aucune reaction de la part du gouvernement. (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/05/01016-20160705ARTFIG00028-terrorisme-les-propositions-chocs-de-la-commission-fenech.php)

Vu ce constat de faits, je préconise les mesures suivantes :

A l’interieur :

  1. Il faut impérativement mettre en oeuvre les recommandations de la commission Fenech du 5 juillet. Pour mettre fin aux guerres de budget et de fiefs entre les différents services de renseignement, il faut en joindre la plupart pourqu’il n’y ait qu’un seul service de renseignement intérieur au sein du ministère de l’Interieur et un seul dans les structures du ministère de la Défense.
  2. Il faut doter tous les policiers municipaux et agents de sécurité privé en France de gilets pare-balles et d’armes à feu.
  3. Il faut dégeler tous les crédits budgetaires du Ministère de la Defense actuellement gélés.
  4. Pendant des évenements où des nombres importants de personnes (piétons) sont concentrées dans le même endroit, la circulation routière doit être très restreinte.
  5. Toutes les mosquées et écoles musulmanes pronant de la haîne doivent étre fermées et toute personne en culpable doit être déportée à vie de la France.
  6. La construction de mosquées et la prière dans la rue doivent être complètement interdites.
  7. Toute immigration de personnes d’origine de pays musulmans doit être complètement arrêtée.
  8. Les peines pour tout type d’activite terroriste doivent être nettement durcies et tous prisonniers terroristes doivent être condamnés à reclusion criminelle solitaire.
  9. La peine de mort devrait être rétablie, quitte à sortir de l’Union européenne (ce que la France devrait d’ailleurs faire en tout cas). (http://www.leparisien.fr/politique/le-depute-olivier-dassault-lr-favorable-a-la-peine-de-mort-pour-les-terroristes-25-03-2016-5659917.php)

A l’exterieur, la France devrait :

  1. Invoquer l’article 5 du Traite de l’Atlantique du Nord.
  2. Exiger la participation active de TOUS les pays membres de l’OTAN et de l’UE, même des pays dites “neutraux” comme l’Autriche et la Finlande, dans les opérations de combat contre des terroristes islamiques au Moyen-Orient, en Libye et ailleurs.
  3. Exiger, dans les termes les plus sévères, à l’Arabie Saoudite et les autres pétromonarchies du Golfe persique, de cesser immédiatement leur financement de madrassas et de mosquées propagant des messages de haîne anti-occidentale et de groupes terroristes comme l’EI et le Front al-Nosra.
  4. Soutenir les Kurdes et les démocrates syriens dans leur lutte contre l’EI et pour la libération de la Syrie des mains de cette organisation terroriste.

 

Il y a 54 ans jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que l’UE est une arnaque


Aujourd’hui est un anniversaire historique. Il y a exactement 54 ans, jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que la construction européenne – appelée aujourd’hui « l’Union européenne » – est une arnaque.

Il y a exactement 54 ans, il nous a avertis que la « Communauté européenne » est une construction américaine, conceptualisé et mise en oeuvre par les Etats-Unis dont le vrai but est d’assujettir les pays du Vieux Continent à Washington.

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L’UE et l’OTAN sont deux faces de la même médaille : la domination américaine sur l’Europe. Crédit photo : l’Union populaire républicaine.

Il a lancé ces propos lors de sa conférence de presse à l’Elysée. La vidéo de cette partie de ladite conférence de presse peut être visionne ici :

Voici en la transcription fournie par l’Union Populaire Républicaine sur son site de réseau mondial :

« Je voudrais parler plus spécialement de l’objection de l’intégration.

On nous l’oppose en nous disant : « Fondons ensemble les six États dans quelque chose de supranational, dans une entité supranationale. Et ainsi tout sera très simple et très pratique. »

Cette entité supranationale, on ne la propose pas parce qu’elle n’existe pas. Il n’y a pas de fédérateur, aujourd’hui – en Europe ! -, qui ait la force le, le crédit et l’attrait suffisants.

Alors on se rabat sur une espèce hybride et on dit : « eh bien tout au moins que les sixÉtats acceptent, s’engagent, à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité. »

En même temps, on dit : Il y a déjà six parlements européens, – six parlements nationaux plus exactement -, une assemblée parlementaire européenne, il y a même une assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt aux bords où elle fut laissée.

Eh bien, malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d’« européen » et qui fera la loi aux six États !

Ce sont des idées qui peuvent peut-être charmer quelques esprits mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement, quand bien même on aurait six signatures au bas d’un papier.

Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d’autres ?

Est-ce que le peuple français, le peuple allemand le peuple italien, le peuple hollandais, , le peuple belge, le peuple luxembourgeois, sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, des lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ?

Mais, ce n’est pas vrai. Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité puisse contraindre – une majorité étrangère ! -, puisse contraindre des nations récalcitrantes.

Il est vrai que dans cette « Europe intégrée » comme on dit, ben il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Ça simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui auraient une politique, faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.

Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors, et qui – lui – en aurait une.

Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Et ça ne serait pas « l’Europe intégrée », ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu, avec je le répète un fédérateur. »

Remarquons que l’impact de cette déclaration a été tel que les ministres européistes (MRP) du gouvernement Pompidou ont démissionné sur le champ, ainsi laissant le général de Gaulle sans majorité dans l’Assemblée nationale.

Dans un entretien privé avec Alain Peyrefitte – l’un de ses plus proches collaborateurs qui avait participé à la négociations des traités de Rome créant les Communautés européennes – Charles de Gaulle a confirmé explicitement son avertissement :

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. »

Source : Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Fayard,  Paris 1997, tome 2, p. 217.

Plus tard, au conseil des ministres le 19 juin 1963, Charles de Gaulle a ainsi résumé le but et la mécanique de la construction européenne et de l’OTAN :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux  qui ont renoncé à la France depuis longtemps, cherchent une situation  qui noie la France dans des systèmes politiques où la France  n’existerait pas.

C’est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de « l’intégration européenne ». Ils se ruent pour faire entrer la  Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu’il n’y aura pas d’intégration si  l’Angleterre est dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct est que  la France disparaisse.

– Ibid., p. 229-230.

Ce que le général de Gaulle a dit a plus récemment été prouvé par des documents rendus publiques depuis 2000 par le gouvernement américain. Le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard (qui travaille pour le quotidien sérieux britannique The Daily Telegraph) les a analysés pour ses lecteurs et a confirmé ce que nous avait revelé en 1962 le général de Gaulle : l’Union européenne a toujours été un projet américain, pas européen.

En effet, dans ces documents – accessibles aujourd’hui par tout le monde des les archives du gouvernement américain – ce dernier admet que c’est lui qui a créé la soi-disante « construction européenne » et le mouvement politique qui l’anime.

Au lieu d’une stratégie de « divise et gère » (divide et impera), les USA ont décidé de fondre ensemble les pays ouest-européens (puis, apres la chute de l’empire soviétique, également les pays de l’est européen) dans une construction supranationale contrôlée par eux et gerée par des politiciens et des institutions qui se mettent à la botte des Américains : Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, Wolfgang Schauble (qui soutenait l’agression américaine contre l’Irak en 2003), Sarko l’Américain…

Cette stratégie a marché parfaitement jusqu’ici parce que l’Union européenne est aujourd’hui inféodée aux Etats-Unis. Voici quelques preuves exemplaires :

  • L’UE et ses pays membres n’ont fait rien d’efficace pour contrer l’espionnage massif américain contre les pays et institutions européens. Bien au contraire, cet espionnage américain est toléré.
  • L’UE est au point d’ouvrir le marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA dans le cadre du traité TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement).
  • L’UE n’avait non plus pris d’action contre les sanctions américains contre l’Iran lorsque celles-ci étaient en vigueur. Ces sanctions  – illégales dans le cadre du droit international – prétendaient de dicter aux sociétés européennes (p. e. dans l’industrie automobile) les règles de commerce – ou de refus de commerce – avec l’Iran. En raison de ces sanctions, les compagnies automobiles européennes avaient dû cesser de vendre des voitures en Iran. “Le président Obama a donné l’ordre de cesser l’activité en Iran.” Cette “ordre” illégal du président Obama a coûté cher à l’industrie automobile française, mais l’UE n’a rien fait pour contrer ce régime illégal de sanctions américain – qui était en vigueur jusqu’au janvier 2016, c’est-à-dire l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.
  • L’UE n’a non plus fait rien contre les sanctions injustes imposées récemment par les USA contre des banques françaises, notamment BNP Paribas.
  • L’UE vient d’abolir l’exigence des visas pour les citoyens turcs et a accélére le processus de l’admission de la Turquie dans les rangs de l’Union – un objectif stratégique clé des Américains – lorsque la Turquie est une démocratie répressive et néo-islamique et lorsqu’elle soutient sécrètement l’Etat islamique.
  • Sous la pression des USA, la France a dû spolier des pièces importants de son patrimoine – notamment la section d’énergie d’Alstom – aux sociétés américaines.
  • L’UE a aussi abouti à la dominance culturelle et linguistique américaine en Europe. Une grande majorité des documents internes de l’UE sont originellement rédigés en anglais, pas en français ou en allemand, et la grande majorité de nouvelles chansons des artistes européens sont aujourd’hui rédigées et chantées en anglais et pas dans leur langue maternelle. Nous descendons dans l’abîme de la sous-culture vulgaire américaine.
  • La langue française devient une langue de moins en moins populaire, lorsque les autres langues européennes deviennent des langues rares en France… au grand profit de l’anglais, bien sûr. Tous les jeunes Européens apprennent ce dernier mais peu d’eux apprennent également le français. En effet, l’enseignement du français est en chute libre dans le Vieux Continent… et en forte croissance dans tous les autres continents du monde.
  • Sous la pression des USA et de leurs pantins à Bruxelles, la France a aussi dû voter la loi Fioraso qui autorise l’utilisation de la langue anglaise, au lieu du français, pour les cours et la soutenance des thèses aux universités françaises.
  • L’UE est maintenant en train d’imposer du libéralisme économique à l’américaine à la France contre le gré de son propre peuple.
  • Depuis l’introduction de l’Euro, la competitivité de l’économie française et le pouvoir d’achat des Français ont souffert et la proportion des reserves de devise mondiales qui est dénominée en dollars américains a crû. Affaiblie légèrement par la crise financière mondiale, elle a retabli sa préeminence. Actuellement, 87% de reserves de devises mondiales sont dénominées en dollars. En revanche, part de l’Euro a diminué depuis 2009 à 23%. Comme l’a observé Jeffrey Frankel, le statut de dollar n’est guère menacé par l’Euro. En effet, celui-ci est aujourd’hui moins utilisé comme la monnaie de devises que les monnaies européennes nationales (notamment la Deutsche Mark) qu’il a remplacées. (Cf. le graphe ci-dessous.)
  • Enfin, il n’est pas par hasard que tous les politiciens européistes sont également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont également des critiques fierces du comportement des USA. Il n’est pas non plus par hasard que les USA ont toujours soutenu le processus d’intégration europénne et l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.

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Comme le démontre ce graphe, la position du dollar comme la monnaie de réserve préférée du monde n’a guère été menacé par l’Euro. Ayant légèrement augmenté lors de la guerre en Iran et au début de la crise mondiale, elle a diminué depuis lors. Sa part est maintenant moindre que celle des monnaies nationales européennes dans les années 1990. Photo crédit : Wikimedia Commons.

On nous ment souvent que l’UE est un “multiplicateur” de l’influence mondiale de la France ou encore qu’elle est la seule force européenne qui peut efficacement contrer les USA. Mais en réalité, l’UE ne peut aucunement contrer l’hégémonie américaine ou accroître le rayonnement mondial de la France tout simplement parce que elle est – et a toujours été – une construction conçue et contrôlée par les USA, tout comme nous l’a réveillé il y a 54 ans le général de Gaulle et comme vient de le confirmer M. Evans-Pritchard.

Qui plus est, comme nous avons observé au fil des 25-30 dernières années, plus étroite devient l’intégration européenne, plus s’effondre l’influence de la France – en Europe et dans le monde entier.

D’ailleurs, demandons-nous : si l’UE est vraiment une force qui puisse s’opposer aux USA et multiplier l’influence française dans le monde, pourquoi les USA ont-ils toujours soutenu la construction européenne, son élargissement, et l’appartenance du Royaume-Uni à celle-ci ? Pourquoi le président Obama, le sécretaire d’Etat américain John Kerry, et plusieurs anciens sécretaires à la défense, sécretaires de l’Etat, et chefs de renseignement américains ont appelé le Royaume-Uni à rester dans l’UE ? Pourquoi cinq anciens sécretaires généraux de l’OTAN ont fait le même appel ? Et pourquoi tous les politiciens européistes sont – et ont toujours été également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont aussi parmi les critiques les plus durs de la politique étrangère et militaire des USA ?

Parce que les prétensions des européistes que l’UE peut servir de contrepoids aux USA est un mensonge éhonté.

Conclusions

S’il avait toujours veçu et avait toujours été au pouvoir, le général de Gaulle aurait immédiatement été accusé d’ « anti-américanisme primaire » par les Léa Salamé de ce monde.

Or, le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard – qui est plutôt sympathique aux USA – vient de confirmer l’analyse de Charles de Gaulle, comme le soutiennent des documents déclassifiées du gouvernement américain lui-même : la construction européenne a toujours été un projet américain. Elle constitue, en effet, des griffes dans lesquelles les USA souhaitent etouffer la France et les autres pays européens pour les assujettir.

En conséquence, au lieu de servir de “contrepoids” aux USA et freiner leur puissance et arrogance, elle a servi d’outil pour étendre leur domination sur l’Europe, jusqu’aux portes de la Russie. Et maintenant cet outil d’influence américaine qui est l’UE, est au point d’ouvrir les portes du marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA.

Force est donc de constater que les européistes ont menti – comme toujours.

Réponse aux propos d’Alain Juppé dans Le Monde


Le Monde vient de publier une tribune d’Alain Juppé, candidat à l’investiture des Républicains à la présidence de la République. C’est malheureusement une tribune européiste qui préconise publiquement l’inféodation totale de la France à Bruxelles et le démantèlement total des derniers vestiges de sa souveraineté.

Voici ma réponse :

Votre article, M. le Maire, est plein de mensonges. Je n’en citerai ici que cinq :

  1. Croissance nouvelle.  Elle doit être sobre, économe, circulaire, c’est-à-dire alimentée par le réemploi et non par le gaspillage.  Cela commence par une politique commune de l’énergie et par l’exploitation des possibilités sans limites de la révolution numérique. Et là, nous avons complètement besoin du cadre européen : allons-nous couper les ailes de nos nombreuses start-ups en les enfermant dans vingt-huit cadres réglementaires et fiscaux différents, alors que les pionniers californiens naissent américains et grandissent mondiaux ?”

Vous avez complètement tort et vous démontrez ici votre ignorance totale. Un cadre unique réglementaire européen est le contraire de ce dont nous avons besoin. Il serait un nouveau corset réglementaire qui etoufferait les entreprises sous la montagne des réglementations oneureuses et de la paperasse. Pire encore, sous un regime reglementaire unique europeen, les entrepreneurs ne supportant pas le poids reglementaire de l’UE n’auraient aucun choix autre que de quitter complètement l’UE.

En ce qui concerne les entreprises américaines, merci d’avoir démontré votre ignorance totale, M. le Maire ! Les Etats-Unis sont une confédération de 50 états dont CHACUN a son propre régime réglementaire et fiscal différent des 49 autres.  Chacun trouve et met en oeuvre ses propres solutions. Certains réussissent mieux, d’autres états pire. Les hommes d’affaires ont, en tout cas, toujours un choix du régimé fiscal et réglementaire qui leur convient le plus.

Ainsi, les entrepreneurs qui ne supportent pas les poids du régime fiscal et réglementaire excessif californien peuvent tout simplement, à tout moment, quitter le Golden State et s’installer outre part, par exemple au Texas. Et en effet, de nombreuses entreprises l’ont fait.

Vous citez plusieurs crises que traverse actuellement l’Europe. Mais elle les subit – et ne peux pas les résoudre – précisement parce qu’elle est enfermée dans un corset bureaucratique lui impose, contre la volonté des peuples européens, par les bureaucrates et les politiciens europeistes comme vous-meme. Les pays europeens ne pourront JAMAIS resoudre leurs problemes si une seule bureaucratie a Bruxelles leur impose la meme solution (one size fits all, comme le disent les Anglais). La crise de réfugiées, la crise économique et la crise de la dette souveraine sont des exemples les plus notables des conséquences de la politique désastreuse et de l’incompétence de Bruxelles.

2) Votre prétension que “aucun de nos pays ne peut plus espérer peser par ses seuls moyens” est un mensonge éhonté. La France n’a pas du tout besoin de l’UE pour peser dans le monde. Elle est une puissance militaire (et notamment nucléaire), la 6ème économie mondiale et un membre permanent du Conseil de Securite de l’ONU. Sa langue est la 5ème la plus répandue au monde et la SEULE, avec l’anglais, qui est parlée sur TOUS les continents du monde. On ne peut pas dire la même chose même de l’espagnol, du chinois ou du russe. Pendant ses deux mandats, le Général de Gaulle faisait la preuve vivante du contraire de ce que vous dites. Il a demontre qu’un pays qui agrandit ses propres moyens et rejète fermement toute hégemonie étrangere ou supranationale peut peser tres lourd dans le monde et jouir d’une approbation planetaire.

3) Votre prétension que l’UE et la France seront en mesure de dire non à Washigton et Ankara quand il le faut, et de concurrencer les USA si l’UE est renforcée selon vos propositions, est aussi un mensonge. Non, l’UE ne peut en aucun cas faire contrepoids aux USA. Pourquoi ?

Parce que la construction européenne est – et a toujours été, depuis sa naissance – un outil d’assujettissement des pays ouest-européens envers Washington sur le plan politique et économique (tout comme l’OTAN dans le domaine militaire).

Le but-même de la construction européenne n’a jamais été de concurrencer les USA mais le tout contraire : inféoder l’Europe occidental envers Washington.

Et le Général de Gaulle le savait parfaitement. Il nous en avait averti en 1962 lors de sa conférence de presse celèbre dans laquelle il nous avait averti d’un “fédérateur non-européen” qui controllait cette construction :

“Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui auraient une politique, faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.
Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors, et qui – lui – en aurait une.
Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Et ça ne serait pas « l’Europe intégrée », ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu, avec je le répète un fédérateur.”

Source : https://www.youtube.com/watch?v=pzRdmS_WyTk

Presque des ans plus tard, dans un entretien privé à l’Elysée, Charles de Gaulle a dit la même chose à son ministre d’information Alain Peyrefitte :

“Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain.
Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille.
Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington.”

– Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Editions de Fallois, Fayard, 1997, tome 2, p. 217.

Les vraies racines et le vrai but de la construction europénne – celui d’inféoder l’Europe envers les USA – viennet d’être confirmées par le celèbre journaliste britannique Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph :

http://www.telegraph.co.uk/business/2016/04/27/the-european-union-always-was-a-cia-project-as-brexiteers-discov/

D’ailleurs, il n’est pas par hasard que les européistes les plus ardents ont à la fois éte les atlantistes et américanophiles les plus farouches – parmi eux, vous, M. le Maire, ainsi que Jean Monnet (un agent américain), Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer, Paul-Henri Spaak (qui a dit au général le Gaulle qu’il préférait la domination américaine en Europe à la domination française), et aujourd’hui, Sarko l’Américain et Angela Merkel, la meilleure amie de Barack Obama qui vient d’admettre à la presse allemande que “il n’y a pas d’autre dirigeant mondial avec lequel je travaille aussi étroitement qu’avec elle”.

Il n’est non plus par hasard que les euroscéptiques les plus fervents sont également parmi les critiques les plus farouches du comportement des USA : l’UKIP, le FN, l’UPR, le Fidesz, le Jobbik…

Par ailleurs, il n’est pas par hasard que l’UE est maintenant en train d’ouvrir les portes du marché européen à la concurrence déloyale américaine, aux mêmes grandes boîtes américain qui évitent de payer des impôts, et qu’elle vient aussi d’abolir des visas pour des Turcs et d’accélerer l’accession d’Ankara à l’UE (un objectif stratégique des USA).

Ah, voilà la capacité de l’UE de dire “non” à Washington et Ankara !

Non, l’UE ne pourra jamais faire le contrepoids aux USA, même si elle devient un super-état fédéral et se dote d’une armée très puissante – parce que l’UE est, tout simplement, et a toujours été, un instrument d’inféodation de l’Europe envers les USA. C’est pourquoi elle se met complètement à la botte des USA et de la Turquie.

Fédéraliser l’UE davantage encore, cela n’aurait pour effet que priver la France et les autres pays européens de leur souveraineté au profit des USA – et ainsi, les assujettir complètement envers Washington. Ce qui a été le but des USA depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

4) En ce qui concerne votre mensonge éhonté que :

“Et, chez nous, non aux tentations délétères du populisme et du protectionnisme, non au retour de la haine de l’Autre, qui menacent de remettre en cause le miracle européen lui-même : une famille unie de nations guéries du nationalisme, fières de partager les mêmes valeurs de civilisation.”

Nous, les euroscéptiques ne propagueons pas de “haine de l’autre” et encore moins de guerres entre les peuples européens. Nous voulons seulement une chose : que chaque pays et chaque peuple en Europe puisse se gouverner librement, indépendamment des autres, selon son propre intérêt national comme il le comprend. Que chaque pays européen puisse gérer ses propres affaires en fonction de ses capacités et son bon sens. Que chaque pays européen puisse déterminer sa propre politique et son propre destin. Ce qui est, d’ailleurs, absolument nécessaire et inéluctable si les pays européens sont censés surmonter les crises actuelles.

Nous sommes tout à fait en faveur de coopération volontaire parmi les pays européens dans des domaines diverses – mais à une coopération volontaire, là où les pays concernés la jugent dans leurs intérêts nationaux, pas d’uniformisme imposé par force par la dictature européenne.

Parce que les crises que nous confrontons aujourd’hui exigent que les pays européens aient le plus de flexibilité et de liberté dans la résolution de leurs problèmes.

En revanche, ce que vous proposez, M. le Maire, est l’inverse exact : le modèle soviétique. Un centralisme bureaucratique absolu. Priver les peuples et les pays européens des dernières vestiges de leur souveraineté, de leur indépendance, et leur imposé un règne bureaucratique, centraliste, absolu dans tous les domaines, sans prendre en compte leurs intérêts nationaux ou la volonté des peuples européens. Autrement dit, une nouvelle Union Soviétique. Un centre tout-puissant et des républiques privées complètement du tout pouvoir réel.

Et tout cela – malgré vos mensonges éhontés – serait fait au profit des USA.

5) Enfin, quant à votre mensonge que :

“les sondages le montrent : le bon sens populaire sait bien que l’unité d’action des Européens est la condition préalable à tout espoir d’efficacité.”

C’est aussi complètement faux. Tous les sondages montrent que les peuples européens ne veulent davantage de l’Europe. Ils en veulent moins. Il veulent récuperer la souveraineté dont ils ont été privés. Ils veulent gérer leurs propres affaires. Ils ne veulent pas être gouvernés par Bruxelles. Ils ne veulent pas plus de centralisme. Ils ne voulaient pas de Constitution européenne ni de Traité de Lisbonne. Ils ne veulent pas de pacte de commerce transatlantique.

Toute cette construction europénne a été mise en place CONTRE la volonté des peuples européens, notamment celle exprimée solennellement en 2005 par les peuples français et néerlandais.

Mais je ne m’inquiète trop, parce que vous avez beau mentir, M. le Maire, tout système construit sur le mépris des gouvernés finit par s’effondre. Votre “Union européenne” néo-soviétique disparaîtra inéluctablement un jour, tout comme l’empire romain, l’empire de Charlemagne, l’empire monghol ou l’URSS.