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Why North Korea has agreed to denuclearize


Yesterday (Washington time), on March 8th, a stunned world learned that North Korea’s leader Kim Jong-un has agreed to stop any further missile and nuclear tests, to denuclearize his regime in the long term, and that he’ll meet US President Donald Trump to discuss this. As luck would have it, this happened on the 35th anniversary of President Reagan’s “Evil Empire” speech.

Of course, the North Koreans have already made promises of denuclearization several times before, notably in the early 1990s and in the late 2000s, and never kept them. And, when Kim’s father Kim Jong-il promised, in 2000, to stop his missile tests and Russian President Vladimir Putin relayed that to the G8 group, the now-deceased Kim Jong-il said he was only kidding. So guarded optimism is in order. There is no guarantee that North Korea will live up to its promise this time.

Nonetheless, there is a small chance that this objective will be achieved. The fact that Kim has agreed to denuclearize and to meet Trump is already a moderate success.

This being the case, it is necessary to underline how it was achieved.

The pacifist Left will, without doubt, claim that this was due to patient diplomacy and to appeasement policies on the part of South Korean President Kim Jong-un.

Others, especially members of President Trump’s Republican Party, claim this was due to the new, tough sanctions imposed on Pyongyang by Trump.

Both of these camps are wrong, however. While diplomacy and sanctions did contribute, in a minor way, to this success, it is due primarily to President Trump’s unrelenting military pressure on North Korea.

Since coming into office, despite facing provocations (including repeat nuclear and missile tests) by North Korea, President Trump has applied unrelenting military (as well as economic and diplomatic) pressure on Pyongyang, notably by :

  • Accelerating the (previously slow) modernization of the US nuclear deterrent ;
  • Openly declaring that this deterrent must be “in tip-top shape” and the biggest and most modern nuclear arsenal in the world ;
  • Openly threating to wipe North Korea off the map if it attacked anyone ;
  • Openly declaring to the world, including to the UN, that the US will respond with full military force to any North Korean provocation or aggression.
  • Sending three carrier battle groups (CBGs) towards the Korean Peninsula, including the appropriately named USS Ronald Reagan (CVN-76).
  • Holding new military exercises with South Korea.
  • And last, but not least, increasing the number and the reliability of the missile defense interceptors protecting the US, especially Hawaii and Alaska, from North Korean missiles.

This enormous and unrelenting military pressure gave North Korea no choice but to stop its nuclear and missile tests and to agree to long-term denuclearization.

This is in stark contrast to the Obama Administration’s utterly failed “strategic patience” policy, which was essentially about ignoring and downplaying the North Korean threat – pretending that it didn’t exist or that it was greatly exaggerated by the Republican Party.

And what were the results ? Accelerated North Korean development of nuclear weapons and ICBMs capable of reaching as far as Chicago. This was the state of affairs Obama bequeathed to Trump in 2017.

The lesson the whole world – especially the Western world – must learn from this is that appeasement and unilateral disarmament ALWAYS result in utter failure. The only way to deal with potential aggressors is by amassing superior military strength and demonstrating clear willingness to use it if and when necessary.

This is the right lesson to learn from this episode – a lesson the West should’ve already learned in March 1983, when President Reagan delivered his landmark “Evil Empire” and “Peace Through Strength” speeches.

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Que faut-il faire pour contrer efficacement la menace terroriste ?


La France a de nouveau été frappée, probablement par le terrorisme islamique, avec 84 morts et plusieurs blessés. Cela fait partie d’une série des attentants survenus sur le territoire depuis 2012.

Aujourd’hui, il est temps de faire une analyse lucide des évenements survenus et d’en tirer des conclusions – je le souligne, lentement et lucidement, sans hâte. C’est pourquoi que j’ai attendu jusqu’aujourd’hui.

Alors, qu’est-ce qui s’est exactement passe ?

En mars 2012, puis en janvier et novembre 2015, des musulmans issus des millieux d’immigres en France et en Belgique (agglomeration parisienne, Molenbeek), tous connus aux services de renseignement français et a la police française, ont utilisé des armes à feu pour tuer des dizaines de civils innocents. On ignore encore si l’immigré tunisien qui a tué 84 personnes à Nice était lui aussi un terroriste islamiste ou tout simplement un homme fol.

Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attentats étaient soit des immigrés, soit des fils des immigrés d’origine maghrébine et de confession musulmane, inspirés par de nombreuses mosquées et écoles coraniques à s’engager dans une guerre contre l’Occident.

Bien qu’ils aient été très bien connus aux services de renseignement et la police français, ils n’ont pas nullement été empêchés de commettre leurs atrocités.

Il faut mentionner ici que avant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, des mesures très libérticides, et notamment des lois de renseignement modélés sur le Patriot Act américain, ont été adoptés par une large majorité du Parlement. Ces mesures ont donné des pouvoirs d’espionnage sans précédent, presque illimités, hors tout contrôle judiciaire, aux services de renseignement. Qui plus est, depuis novembre 2015, la France est en état d’urgence.

Tout cela a pourtant complètement échoué de déjouer les attentats survenus en 2015 et 2016.

Force est donc de constater que :

  • Pour le moment, nous ne savons pas encore, et nous n’avons aucune preuve, que l’auteur de la tragédie du 14 juillet ait été un terroriste islamique. (Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dit qu’il ne s’agit pas d’un attentat terroriste ici.) Il n’aurait pas été un homme réligieux et n’aurait pas partagé de vues islamo-terroristes de l’EI. Il parait qu’il était tout simplement fou.
  • L’auteur de la tuerie survenue a Nice était, dans ce cas-là, un immigré d’origine tunesienne, âgé de 31 ans, donc il n’avait vraiment pas grande-chose, ou peut-être meme rien, avec l’Etat Islamique et la guerre en Syrie.
  • Toutes les mesures libérticides adoptées depuis 2012, et surtout depuis janvier 2015, ont complètement et spectaculairement échoué d’empêcher de pires attentants de survenir. A peine quelques mois après que la loi renseignement, dite “loi Patriot a la francaise”, avait été voteée, des terroristes islamistes ont commis les attentants du 13 novembre 2015, faisant plus de 130 morts. On dénombre donc plus de 210 morts depuis la mise en oeuvre de cette loi néfaste. Toutes les promesses des politiciens UMPS que ces lois de surenchère aillent empêcher des attaques pires que ceux du janvier 2015 se sont révélées mensongères. Ces mesures libérticides n’ont absolument rien fait pour améliorer notre sécurité.
  • Par conséquent, tout peuple qui cédera ses libértés dans le vain espoir de gagner plus de sécurité sera tristement deçu. Il perdra ses libértés sans rien gagner en matière de sécurité. Tout comme l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin, nous a avertis il y a deux siècles.
  • Ces mesures libérticides, et les nouvelles réactions de surenchère sécuritaire folle des politiciens fran_ais, notamment ceux des Républicains, démontrent a quel point la classe politique française, et surtout celle issue de l’ “establishment” (UMPS), est stupide et incapable d’une analyse lucide des faits avérés. Eric Ciotti et François Fillon se sont notamment “distingués” dans leur aveuglement aux faits et dans leur surenchère sécuritaire.
  • Il est aussi complètement inexplicable pourquoi l’un des sites touristiques les plus populaires de Nice, sa promenade la plus prominente, n’avait pas été suffisament sécurisée pour la soiree du 14 juillet. Mais je ne vais pas automatiquement blâmer le gouvernement actuel. Il faut des enquêters impartiels pour tout analyser et d’éventuellement monter de doigt des coupables.
  • Neuf jours avant la Fête Nationale, la commission d’enquête sur les attentats du 13 novembre avait préconisé des reformes importantes de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement. Elle n’a reçu aucune reaction de la part du gouvernement. (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/05/01016-20160705ARTFIG00028-terrorisme-les-propositions-chocs-de-la-commission-fenech.php)

Vu ce constat de faits, je préconise les mesures suivantes :

A l’interieur :

  1. Il faut impérativement mettre en oeuvre les recommandations de la commission Fenech du 5 juillet. Pour mettre fin aux guerres de budget et de fiefs entre les différents services de renseignement, il faut en joindre la plupart pourqu’il n’y ait qu’un seul service de renseignement intérieur au sein du ministère de l’Interieur et un seul dans les structures du ministère de la Défense.
  2. Il faut doter tous les policiers municipaux et agents de sécurité privé en France de gilets pare-balles et d’armes à feu.
  3. Il faut dégeler tous les crédits budgetaires du Ministère de la Defense actuellement gélés.
  4. Pendant des évenements où des nombres importants de personnes (piétons) sont concentrées dans le même endroit, la circulation routière doit être très restreinte.
  5. Toutes les mosquées et écoles musulmanes pronant de la haîne doivent étre fermées et toute personne en culpable doit être déportée à vie de la France.
  6. La construction de mosquées et la prière dans la rue doivent être complètement interdites.
  7. Toute immigration de personnes d’origine de pays musulmans doit être complètement arrêtée.
  8. Les peines pour tout type d’activite terroriste doivent être nettement durcies et tous prisonniers terroristes doivent être condamnés à reclusion criminelle solitaire.
  9. La peine de mort devrait être rétablie, quitte à sortir de l’Union européenne (ce que la France devrait d’ailleurs faire en tout cas). (http://www.leparisien.fr/politique/le-depute-olivier-dassault-lr-favorable-a-la-peine-de-mort-pour-les-terroristes-25-03-2016-5659917.php)

A l’exterieur, la France devrait :

  1. Invoquer l’article 5 du Traite de l’Atlantique du Nord.
  2. Exiger la participation active de TOUS les pays membres de l’OTAN et de l’UE, même des pays dites “neutraux” comme l’Autriche et la Finlande, dans les opérations de combat contre des terroristes islamiques au Moyen-Orient, en Libye et ailleurs.
  3. Exiger, dans les termes les plus sévères, à l’Arabie Saoudite et les autres pétromonarchies du Golfe persique, de cesser immédiatement leur financement de madrassas et de mosquées propagant des messages de haîne anti-occidentale et de groupes terroristes comme l’EI et le Front al-Nosra.
  4. Soutenir les Kurdes et les démocrates syriens dans leur lutte contre l’EI et pour la libération de la Syrie des mains de cette organisation terroriste.

 

Commentaire sur le réferendum sur le Brexit


Jeudi, le peuple britannique a solennellement voté en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Au grand contraire de la plupart des autres obsérvateurs, je ne suis guère surpris par ce résultat.

Depuis plusieurs décennies, les élites européennes ont construit – contre la volonté profonde des peuples européens – un super-état fédéral européen, profondement anti-démocratique, géré par des bureaucrates et des politiciens non-élus qui ne sont responsables devant les peuples gouvernés. Un super-état dans lequel les pays-membres ont perdu la plupart de leur souveraineté et dans lequel les élites en veulent leur confisquer les derniers vestiges.

A chaque occasion où les électeurs ont voté contre leurs projets – comme la Constitution européenne – ils ont bafoué la volonté des électeurs au lieu de l’obéir.

Les peuples européens leur avaient envoyé assez d’avertissements au fil des années : le “non” à la Constitution européenne en 2005, le non irlandais au traité de Lisbonne en 2008, la victoire de plusieurs partis eurosceptiques (notamment en Royaume-Uni et en France) dans les élections au Parlement européen en 2014, le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par le peuple néerlandais en 2016… Il y avait assez d’avertissements que les peuples européens n’approuvaient PAS la centralisation de l’UE et la suppression des derniers vestiges de leur souveraineté.

Mais les élites européistes n’ont guère écouté. Au contraire, ils ont continué comme si rien n’en était. Ils ont resuscité et fait voter, par voie parlementaire*, la Constitution europeenne sous le nom du Traité de Lisbonne. Quand l’Irlande l’a rejeté, ils l’ont fait voter de nouveau pour qu’elle donne le résultat désiré.  Après la crise financière de 2008-2009, ils ont mis en oeuvre une “union fiscale” et ont imposé une politique d’austerité qui n’a rien fait pour améliorer la situation des pays méditerranéens.

En 2014, après des élections au Parlement européen gagnées dans plusieurs pays (notamment la France et la GB) par des partis eurosceptiques, ils ont nommé Jean-Claude Juncker, un archi-eurofédéraliste et politicien rejeté dans son propre pays, au poste du Président de la Commission européenne. En 2015, en réponse a la crise de réfugiés, ils ont exigé à tous les pays européens d’accepter de réfugiés sous peine de sanction ; le président du Parlement européen, M. Martin Schultz, a même averti a cette occasion que cette solution serait imposée aux pays-membres “par force” (“mit Macht”)  si nécessaire.

Enfin, en 2016, Angela Merkel, ayant illégalement usurpé le rôle de réprésentatrice de toute l’UE, a accordé la supprimation du régime de visas pour des Turcs souhaitant entrer dans le territoire de l’UE et a acceléré le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

Les peuples européens ont donc envoye beaucoup d’avertissements aux bureaucrates bruxellois et aux dirigeants des pays européens qu’ils ne voulaient plus de l’Europe ; qu’ils ne souhaitaient guère qu’une politique uniformiste européenne leur soit imposée par Bruxelles.

Mais les elites européistes ont été aveugles et sourdes. Elles n’écoutaient guère les peuples européens. Ils continuaient (et souhaitent toujours continuer) a avancer la construction du super-état fédéral europeen contre le gré des citoyens européens. Il suffit d’ecouter ce que dit M. Juncker ou lire ce que proposent maintenant pour l’Europe Nicolas Sarkozy, Alain Juppe et François Fillon : même plus de cessions de souveraineté par les pays-membres au profit des bureaucrates non-élus bruxellois et pas de référendum sur cette question ; ils jugent les simples Européens trop stupides pour décider la question.

Il n’est donc guère surprenant que les Britanniques ont décidé qu’ils ne souhaitent plus appartenir a (et être gouvernés par) une telle Union européenne.

Et desormais, le divorce entre les peuples européens et les élites européistes est consommé et irrémédiable.

Au moment de la ratification du traité de Lisbonne par les parlements européens, le soi-disant “projet européen” a perdu toute légimité démocratique.

Parce que les elites européistes ont bafoué la volonté des électeurs européens, ces derniers se sentent complètement exclus du processus de prise de décisions. Ils sont gouvernés par une bureaucracie bruxelloise qui ne prend guère en compte leur opinion.

Comme l’explique Ambrose Evans-Pritchard, l’un des journalistes britanniques les plus respectes :

Angry reproaches are flying in all directions, but let us not forget that the root cause of this unhappy divorce is the conduct of the EU elites themselves. It is they who have pushed Utopian ventures, and mismanaged the consequences disastrously. It is they who have laid siege to the historic nation states, and who fatally crossed the line of democratic legitimacy with the Lisbon Treaty. This was bound to come to a head, and now it has.

Traduction française :

Des accusations furieuses volent dans toutes les directions, mais n’oublions pas que la cause fondamentale de ce divorce triste est le comportement des elites européennes elles-mêmes. Ce sont elles qui ont fait avancer des projets utopiques et en ont traité les conséquences d’une façon désastreuse. C’est elles qui ont assiégé les états-nations historiques et qui ont fatalement franchi la ligne de légitimité démocratique avec le Traité de Lisbonne. Cela devait inéluctablement finir, et maintenant, c’est le cas.

Bref, les elites européistes – à Bruxelles et dans les partis politiques européens de “mainstream”, dont l’UMPS français – doivent enfin comprendre que les électeurs européens ne veulent PLUS d’Europe; qu’ils ne souhaitent PAS davantage d’intégration et de pertes de souveraineté; qu’ils ne veulent point être gouvernés par un super-état fédéral européen.

Par conséquence, il faut une décentralisation profonde de l’UE, dont les compétences doivent être strictement limitées au fonctionnement du Marché Commun, l’assurance des quatres libertés fondamentales, le commerce exterieur, l’énergie, les relations avec le reste du monde et les transports pan-européens. Tout le reste doit être le domain exclusif des pays-membres, de leurs régions et de leurs collectivités locales.

Si les elites européennes choisissent cette fois-ci, comme d’habitude, d’ignorer l’opinion publique, la Grande Bretagne ne sera guère le dernier pays à quitter l’UE – et toute la “construction européenne” s’effondra dans quelques années.

 

 

 

Stop fantasymongering about a world without nuclear weapons


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President Obama has just visited the Hiroshima Memorial and has made another impassioned plea for “a world without nuclear weapons.” On this occassion, pacifist organizations all across the Western world have made similar, and equally impassioned, calls for nuclear weapons to be “banished” from this planet. As usual, they claim that such a world would be more peaceful, more secure, and is realistically achievable.

But on all three counts, they are dead wrong.

A utopian fantasy

First and foremost, a world without nuclear weapons is nothing but a childish fantasy. Ever since 1945, the world has been going in exactly the opposite direction : more atomic weapons and more nuclear-armed states in it.

And although the three Western nuclear powers: the US, the UK and France – have significantly cut their arsenals since the end of the Cold War, that example has not been followed by anyone.

Russia did reduce its own stockpile markedly after the Cold War’s end, but only because it couldn’t afford to maintain the vast arsenal she had inherited from the USSR. Thus, the US succeeded convicing Mikhail Gorbachev, the last Soviet leader, to agree to deep cuts in the two superpowers’ arsenals. Gorbachev needed arms control agreements even more so than the US did. He needed them to quickly end the arms race so that he could focus on badly needed reforms at home. For the same reasons, Russia’s first democratically-elected president, Boris Yeltsin, continued that policy. Yeltsin’s Russia simply could not afford to maintain the USSR’s vast arsenal or to start a new arms race with the US.

But since Vladimir Putin has come to power and revived Russia’s might, Moscow has begun steadily rebuilding its nuclear muscle. Since 2013, Russia’s nuclear stockpile has been growing non-stop and is poised to grow even further, to as many as 3,000 deployed strategic warheads (on top of Russia’s thousands of tactical warheads) by 2020.

Russia’s Nuclear Increases Are No “Temporary Fluctuations”

The recent increases in Russia’s deployed strategic arsenal are not “temporary fluctuations” as pacifist groups (such as the Arms Control Association and the FAS) falsely claim. These are consecutive steps of a large-scale buildup that has been ongoing ever since the New START arms control treaty between the US and Russia was signed in 2010. And since September 2013, i.e. for almost three years now, Russia has been adding warheads at a rapid pace.

Over the last 3 years, since September 2013, Russia has increased her deployed strategic nuclear arsenal from 1,400 to 1,735 warheads – an increase of 335 warheads in less than 3 years! (See the graph below based on State Department data).

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Number of deployed strategic warheads possessed by Russia from September 2013 to September 2015. Data provided by Russia to the US State Department and published on the said Department’s website. In just two years, from September 2013 to September 2015, Russia has increased the number of strategic warheads deployed on intercontinental delivery systems (bombers, ICBMs, ballistic missile subs) by 248, from 1,400 to 1,648. By April 2016, she had increased this deployed arsenal even further, to 1,735 warheads.

 

The New START treaty was supposed (and was advertised as an accord that would) prevent a new nuclear buildup by the Kremlin. But, as I warned when it was signed, it has spectacularly failed to do so.

Many Countries Are Growing Their Arsenals

Outside the West and Russia, all other nuclear powers are steadily growing, not shrinking, their arsenals: China, North Korea, India, Pakistan, and Israel. China, in particular, has increased its nuclear arsenal from just 250-300 warheads in the 1980s to at least 1,600, and perhaps as 3,000, today.

And now, Iran and, reportedly, also Turkey are developing atomic weapons. Given Iran’s desire to build them and the 2015 VP5+1 agreement’s failure to put meaningful brakes on Iran’s nuclear and missile programme, it is virtually certain that Iran and, concurrently, its longtime rival Saudi Arabia will acquire nuclear weapons at some point.

No amount of  “international pressure”, not even the harshest sanctions, will deter these countries from developing nuclear arms or Russia, China, North Korea, India, Pakistan and Israel. These countries, having acquired these weapons, will not renounce them under any circumstances – Israel hasn’t even admitted to having them and has conducted its nuclear programme in absolute opacity.

North Korea is a case in profile. That regime is subject to the most stringest sanctions regime ever devised, one that was reinforced with fresh sanctions just several months ago after its fourth nuclear test. Yet, none of that has stopped Pyongyang from continuing to build up its atomic arsenal (Chinese analysts predict it will number 100 warheads by 2020) and developing ever more effective ballistic missiles – ground- and sea-launched.

In short, while the West continues to daydream about “a world without nuclear weapons”, the rest of the world is steadily building up their arsenals.

We, Westerners, will ignore this reality at our lonely peril. If we continue to indulge in the “world without nuclear weapons” fantasy, it will be the source of our own undoing.

A Non-Nuclear World Would Be More Belligerent

Secondly, there is zero evidence that a world without atomic weapons would be more peaceful and secure than the present one – even assuming for a moment that such a world is even possible, which it isn’t.

Let us not forget that all the deadliest, most destructive wars in history occurred before nuclear weapons were invented : the 100 Years War, the 30 Years War, the Napoleonic Wars, the U.S. Civil War, colonial wars, and the two World Wars.

These conflicts occurred even though, in most cases, there were already established mechanisms for resolving international disputes. What’s more, in the run-up to World War II, the West also indulged in “global disarmament” fantasies, disarmed itself unilaterally, and tried to simply appease evil, imperialist dictators sch as Hitler and Mussolini.

What’s more, before WW2, left- and right-wing parties alike supported unilateral disarmament in the naive hope that “leading by example” would somehow induce Germany, Italy, Japan and the Soviet Union to follow that “moral example.”

The result was World War 2, by far the deadliest, most destructive, bloodiest conflict humanity has ever seen, with a death toll of at least 60 million people – the equivalent of nuking a large part of China, the US, or most major Russian cities – or of nuking all of France, all of Italy, or the entire United Kingdom.

Nuclear Weapons Have Kept The Peace

But since the advent of nuclear weapons, humanity has been much more prudent about war. There have been no more wars between the great powers. Instead, wars have been fought between:

  • A major power and a weaker state;
  • Multiple weaker states;
  • Nation-states against insurgents or terrorist groups;
  • Various factions in civil wars.

As deadly, destructive, and brutal as these wars have been, they do not even approach the death, destruction and human suffering that was the result of wars between major powers and especially of the two World Wars.

And it is exclusively nuclear weapons that have spared us from this dastardly fate. Precisely because of their unmatched destructive power, they have taught even the most seemingly irrational actors, such as North Korea, to refrain from making war (as opposed to merely threatening it). They have taught mankind, in a manner no other weapons have or could have done, that there is a red line it should not cross.

Without nuclear weapons, the consequences of war, even between major powers, would not be as terrifying, and therefore, the risk of such a  conflagaration would be much greater.

A world without nuclear weapons would therefore be much less secure and peaceful than it currently is.

But that is an academic discussion, because, as stated at the beginning, there is zero chance of such a world ever existing again. The nuclear genie has been unleashed from the bottle – and he will never return there. It is time for the West – and especially for President Obama and all candidates vying to succeed him – to come to terms with this reality.

Originally published at ConservativeDailyNews.

Il y a 54 ans jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que l’UE est une arnaque


Aujourd’hui est un anniversaire historique. Il y a exactement 54 ans, jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que la construction européenne – appelée aujourd’hui « l’Union européenne » – est une arnaque.

Il y a exactement 54 ans, il nous a avertis que la « Communauté européenne » est une construction américaine, conceptualisé et mise en oeuvre par les Etats-Unis dont le vrai but est d’assujettir les pays du Vieux Continent à Washington.

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L’UE et l’OTAN sont deux faces de la même médaille : la domination américaine sur l’Europe. Crédit photo : l’Union populaire républicaine.

Il a lancé ces propos lors de sa conférence de presse à l’Elysée. La vidéo de cette partie de ladite conférence de presse peut être visionne ici :

Voici en la transcription fournie par l’Union Populaire Républicaine sur son site de réseau mondial :

« Je voudrais parler plus spécialement de l’objection de l’intégration.

On nous l’oppose en nous disant : « Fondons ensemble les six États dans quelque chose de supranational, dans une entité supranationale. Et ainsi tout sera très simple et très pratique. »

Cette entité supranationale, on ne la propose pas parce qu’elle n’existe pas. Il n’y a pas de fédérateur, aujourd’hui – en Europe ! -, qui ait la force le, le crédit et l’attrait suffisants.

Alors on se rabat sur une espèce hybride et on dit : « eh bien tout au moins que les sixÉtats acceptent, s’engagent, à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité. »

En même temps, on dit : Il y a déjà six parlements européens, – six parlements nationaux plus exactement -, une assemblée parlementaire européenne, il y a même une assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt aux bords où elle fut laissée.

Eh bien, malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d’« européen » et qui fera la loi aux six États !

Ce sont des idées qui peuvent peut-être charmer quelques esprits mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement, quand bien même on aurait six signatures au bas d’un papier.

Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d’autres ?

Est-ce que le peuple français, le peuple allemand le peuple italien, le peuple hollandais, , le peuple belge, le peuple luxembourgeois, sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, des lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ?

Mais, ce n’est pas vrai. Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité puisse contraindre – une majorité étrangère ! -, puisse contraindre des nations récalcitrantes.

Il est vrai que dans cette « Europe intégrée » comme on dit, ben il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Ça simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui auraient une politique, faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.

Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors, et qui – lui – en aurait une.

Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Et ça ne serait pas « l’Europe intégrée », ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu, avec je le répète un fédérateur. »

Remarquons que l’impact de cette déclaration a été tel que les ministres européistes (MRP) du gouvernement Pompidou ont démissionné sur le champ, ainsi laissant le général de Gaulle sans majorité dans l’Assemblée nationale.

Dans un entretien privé avec Alain Peyrefitte – l’un de ses plus proches collaborateurs qui avait participé à la négociations des traités de Rome créant les Communautés européennes – Charles de Gaulle a confirmé explicitement son avertissement :

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. »

Source : Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Fayard,  Paris 1997, tome 2, p. 217.

Plus tard, au conseil des ministres le 19 juin 1963, Charles de Gaulle a ainsi résumé le but et la mécanique de la construction européenne et de l’OTAN :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux  qui ont renoncé à la France depuis longtemps, cherchent une situation  qui noie la France dans des systèmes politiques où la France  n’existerait pas.

C’est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de « l’intégration européenne ». Ils se ruent pour faire entrer la  Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu’il n’y aura pas d’intégration si  l’Angleterre est dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct est que  la France disparaisse.

– Ibid., p. 229-230.

Ce que le général de Gaulle a dit a plus récemment été prouvé par des documents rendus publiques depuis 2000 par le gouvernement américain. Le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard (qui travaille pour le quotidien sérieux britannique The Daily Telegraph) les a analysés pour ses lecteurs et a confirmé ce que nous avait revelé en 1962 le général de Gaulle : l’Union européenne a toujours été un projet américain, pas européen.

En effet, dans ces documents – accessibles aujourd’hui par tout le monde des les archives du gouvernement américain – ce dernier admet que c’est lui qui a créé la soi-disante « construction européenne » et le mouvement politique qui l’anime.

Au lieu d’une stratégie de « divise et gère » (divide et impera), les USA ont décidé de fondre ensemble les pays ouest-européens (puis, apres la chute de l’empire soviétique, également les pays de l’est européen) dans une construction supranationale contrôlée par eux et gerée par des politiciens et des institutions qui se mettent à la botte des Américains : Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, Wolfgang Schauble (qui soutenait l’agression américaine contre l’Irak en 2003), Sarko l’Américain…

Cette stratégie a marché parfaitement jusqu’ici parce que l’Union européenne est aujourd’hui inféodée aux Etats-Unis. Voici quelques preuves exemplaires :

  • L’UE et ses pays membres n’ont fait rien d’efficace pour contrer l’espionnage massif américain contre les pays et institutions européens. Bien au contraire, cet espionnage américain est toléré.
  • L’UE est au point d’ouvrir le marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA dans le cadre du traité TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement).
  • L’UE n’avait non plus pris d’action contre les sanctions américains contre l’Iran lorsque celles-ci étaient en vigueur. Ces sanctions  – illégales dans le cadre du droit international – prétendaient de dicter aux sociétés européennes (p. e. dans l’industrie automobile) les règles de commerce – ou de refus de commerce – avec l’Iran. En raison de ces sanctions, les compagnies automobiles européennes avaient dû cesser de vendre des voitures en Iran. “Le président Obama a donné l’ordre de cesser l’activité en Iran.” Cette “ordre” illégal du président Obama a coûté cher à l’industrie automobile française, mais l’UE n’a rien fait pour contrer ce régime illégal de sanctions américain – qui était en vigueur jusqu’au janvier 2016, c’est-à-dire l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.
  • L’UE n’a non plus fait rien contre les sanctions injustes imposées récemment par les USA contre des banques françaises, notamment BNP Paribas.
  • L’UE vient d’abolir l’exigence des visas pour les citoyens turcs et a accélére le processus de l’admission de la Turquie dans les rangs de l’Union – un objectif stratégique clé des Américains – lorsque la Turquie est une démocratie répressive et néo-islamique et lorsqu’elle soutient sécrètement l’Etat islamique.
  • Sous la pression des USA, la France a dû spolier des pièces importants de son patrimoine – notamment la section d’énergie d’Alstom – aux sociétés américaines.
  • L’UE a aussi abouti à la dominance culturelle et linguistique américaine en Europe. Une grande majorité des documents internes de l’UE sont originellement rédigés en anglais, pas en français ou en allemand, et la grande majorité de nouvelles chansons des artistes européens sont aujourd’hui rédigées et chantées en anglais et pas dans leur langue maternelle. Nous descendons dans l’abîme de la sous-culture vulgaire américaine.
  • La langue française devient une langue de moins en moins populaire, lorsque les autres langues européennes deviennent des langues rares en France… au grand profit de l’anglais, bien sûr. Tous les jeunes Européens apprennent ce dernier mais peu d’eux apprennent également le français. En effet, l’enseignement du français est en chute libre dans le Vieux Continent… et en forte croissance dans tous les autres continents du monde.
  • Sous la pression des USA et de leurs pantins à Bruxelles, la France a aussi dû voter la loi Fioraso qui autorise l’utilisation de la langue anglaise, au lieu du français, pour les cours et la soutenance des thèses aux universités françaises.
  • L’UE est maintenant en train d’imposer du libéralisme économique à l’américaine à la France contre le gré de son propre peuple.
  • Depuis l’introduction de l’Euro, la competitivité de l’économie française et le pouvoir d’achat des Français ont souffert et la proportion des reserves de devise mondiales qui est dénominée en dollars américains a crû. Affaiblie légèrement par la crise financière mondiale, elle a retabli sa préeminence. Actuellement, 87% de reserves de devises mondiales sont dénominées en dollars. En revanche, part de l’Euro a diminué depuis 2009 à 23%. Comme l’a observé Jeffrey Frankel, le statut de dollar n’est guère menacé par l’Euro. En effet, celui-ci est aujourd’hui moins utilisé comme la monnaie de devises que les monnaies européennes nationales (notamment la Deutsche Mark) qu’il a remplacées. (Cf. le graphe ci-dessous.)
  • Enfin, il n’est pas par hasard que tous les politiciens européistes sont également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont également des critiques fierces du comportement des USA. Il n’est pas non plus par hasard que les USA ont toujours soutenu le processus d’intégration europénne et l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.

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Comme le démontre ce graphe, la position du dollar comme la monnaie de réserve préférée du monde n’a guère été menacé par l’Euro. Ayant légèrement augmenté lors de la guerre en Iran et au début de la crise mondiale, elle a diminué depuis lors. Sa part est maintenant moindre que celle des monnaies nationales européennes dans les années 1990. Photo crédit : Wikimedia Commons.

On nous ment souvent que l’UE est un “multiplicateur” de l’influence mondiale de la France ou encore qu’elle est la seule force européenne qui peut efficacement contrer les USA. Mais en réalité, l’UE ne peut aucunement contrer l’hégémonie américaine ou accroître le rayonnement mondial de la France tout simplement parce que elle est – et a toujours été – une construction conçue et contrôlée par les USA, tout comme nous l’a réveillé il y a 54 ans le général de Gaulle et comme vient de le confirmer M. Evans-Pritchard.

Qui plus est, comme nous avons observé au fil des 25-30 dernières années, plus étroite devient l’intégration européenne, plus s’effondre l’influence de la France – en Europe et dans le monde entier.

D’ailleurs, demandons-nous : si l’UE est vraiment une force qui puisse s’opposer aux USA et multiplier l’influence française dans le monde, pourquoi les USA ont-ils toujours soutenu la construction européenne, son élargissement, et l’appartenance du Royaume-Uni à celle-ci ? Pourquoi le président Obama, le sécretaire d’Etat américain John Kerry, et plusieurs anciens sécretaires à la défense, sécretaires de l’Etat, et chefs de renseignement américains ont appelé le Royaume-Uni à rester dans l’UE ? Pourquoi cinq anciens sécretaires généraux de l’OTAN ont fait le même appel ? Et pourquoi tous les politiciens européistes sont – et ont toujours été également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont aussi parmi les critiques les plus durs de la politique étrangère et militaire des USA ?

Parce que les prétensions des européistes que l’UE peut servir de contrepoids aux USA est un mensonge éhonté.

Conclusions

S’il avait toujours veçu et avait toujours été au pouvoir, le général de Gaulle aurait immédiatement été accusé d’ « anti-américanisme primaire » par les Léa Salamé de ce monde.

Or, le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard – qui est plutôt sympathique aux USA – vient de confirmer l’analyse de Charles de Gaulle, comme le soutiennent des documents déclassifiées du gouvernement américain lui-même : la construction européenne a toujours été un projet américain. Elle constitue, en effet, des griffes dans lesquelles les USA souhaitent etouffer la France et les autres pays européens pour les assujettir.

En conséquence, au lieu de servir de “contrepoids” aux USA et freiner leur puissance et arrogance, elle a servi d’outil pour étendre leur domination sur l’Europe, jusqu’aux portes de la Russie. Et maintenant cet outil d’influence américaine qui est l’UE, est au point d’ouvrir les portes du marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA.

Force est donc de constater que les européistes ont menti – comme toujours.

Réponse aux propos d’Alain Juppé dans Le Monde


Le Monde vient de publier une tribune d’Alain Juppé, candidat à l’investiture des Républicains à la présidence de la République. C’est malheureusement une tribune européiste qui préconise publiquement l’inféodation totale de la France à Bruxelles et le démantèlement total des derniers vestiges de sa souveraineté.

Voici ma réponse :

Votre article, M. le Maire, est plein de mensonges. Je n’en citerai ici que cinq :

  1. Croissance nouvelle.  Elle doit être sobre, économe, circulaire, c’est-à-dire alimentée par le réemploi et non par le gaspillage.  Cela commence par une politique commune de l’énergie et par l’exploitation des possibilités sans limites de la révolution numérique. Et là, nous avons complètement besoin du cadre européen : allons-nous couper les ailes de nos nombreuses start-ups en les enfermant dans vingt-huit cadres réglementaires et fiscaux différents, alors que les pionniers californiens naissent américains et grandissent mondiaux ?”

Vous avez complètement tort et vous démontrez ici votre ignorance totale. Un cadre unique réglementaire européen est le contraire de ce dont nous avons besoin. Il serait un nouveau corset réglementaire qui etoufferait les entreprises sous la montagne des réglementations oneureuses et de la paperasse. Pire encore, sous un regime reglementaire unique europeen, les entrepreneurs ne supportant pas le poids reglementaire de l’UE n’auraient aucun choix autre que de quitter complètement l’UE.

En ce qui concerne les entreprises américaines, merci d’avoir démontré votre ignorance totale, M. le Maire ! Les Etats-Unis sont une confédération de 50 états dont CHACUN a son propre régime réglementaire et fiscal différent des 49 autres.  Chacun trouve et met en oeuvre ses propres solutions. Certains réussissent mieux, d’autres états pire. Les hommes d’affaires ont, en tout cas, toujours un choix du régimé fiscal et réglementaire qui leur convient le plus.

Ainsi, les entrepreneurs qui ne supportent pas les poids du régime fiscal et réglementaire excessif californien peuvent tout simplement, à tout moment, quitter le Golden State et s’installer outre part, par exemple au Texas. Et en effet, de nombreuses entreprises l’ont fait.

Vous citez plusieurs crises que traverse actuellement l’Europe. Mais elle les subit – et ne peux pas les résoudre – précisement parce qu’elle est enfermée dans un corset bureaucratique lui impose, contre la volonté des peuples européens, par les bureaucrates et les politiciens europeistes comme vous-meme. Les pays europeens ne pourront JAMAIS resoudre leurs problemes si une seule bureaucratie a Bruxelles leur impose la meme solution (one size fits all, comme le disent les Anglais). La crise de réfugiées, la crise économique et la crise de la dette souveraine sont des exemples les plus notables des conséquences de la politique désastreuse et de l’incompétence de Bruxelles.

2) Votre prétension que “aucun de nos pays ne peut plus espérer peser par ses seuls moyens” est un mensonge éhonté. La France n’a pas du tout besoin de l’UE pour peser dans le monde. Elle est une puissance militaire (et notamment nucléaire), la 6ème économie mondiale et un membre permanent du Conseil de Securite de l’ONU. Sa langue est la 5ème la plus répandue au monde et la SEULE, avec l’anglais, qui est parlée sur TOUS les continents du monde. On ne peut pas dire la même chose même de l’espagnol, du chinois ou du russe. Pendant ses deux mandats, le Général de Gaulle faisait la preuve vivante du contraire de ce que vous dites. Il a demontre qu’un pays qui agrandit ses propres moyens et rejète fermement toute hégemonie étrangere ou supranationale peut peser tres lourd dans le monde et jouir d’une approbation planetaire.

3) Votre prétension que l’UE et la France seront en mesure de dire non à Washigton et Ankara quand il le faut, et de concurrencer les USA si l’UE est renforcée selon vos propositions, est aussi un mensonge. Non, l’UE ne peut en aucun cas faire contrepoids aux USA. Pourquoi ?

Parce que la construction européenne est – et a toujours été, depuis sa naissance – un outil d’assujettissement des pays ouest-européens envers Washington sur le plan politique et économique (tout comme l’OTAN dans le domaine militaire).

Le but-même de la construction européenne n’a jamais été de concurrencer les USA mais le tout contraire : inféoder l’Europe occidental envers Washington.

Et le Général de Gaulle le savait parfaitement. Il nous en avait averti en 1962 lors de sa conférence de presse celèbre dans laquelle il nous avait averti d’un “fédérateur non-européen” qui controllait cette construction :

“Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui auraient une politique, faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.
Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors, et qui – lui – en aurait une.
Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Et ça ne serait pas « l’Europe intégrée », ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu, avec je le répète un fédérateur.”

Source : https://www.youtube.com/watch?v=pzRdmS_WyTk

Presque des ans plus tard, dans un entretien privé à l’Elysée, Charles de Gaulle a dit la même chose à son ministre d’information Alain Peyrefitte :

“Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain.
Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille.
Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington.”

– Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Editions de Fallois, Fayard, 1997, tome 2, p. 217.

Les vraies racines et le vrai but de la construction europénne – celui d’inféoder l’Europe envers les USA – viennet d’être confirmées par le celèbre journaliste britannique Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph :

http://www.telegraph.co.uk/business/2016/04/27/the-european-union-always-was-a-cia-project-as-brexiteers-discov/

D’ailleurs, il n’est pas par hasard que les européistes les plus ardents ont à la fois éte les atlantistes et américanophiles les plus farouches – parmi eux, vous, M. le Maire, ainsi que Jean Monnet (un agent américain), Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer, Paul-Henri Spaak (qui a dit au général le Gaulle qu’il préférait la domination américaine en Europe à la domination française), et aujourd’hui, Sarko l’Américain et Angela Merkel, la meilleure amie de Barack Obama qui vient d’admettre à la presse allemande que “il n’y a pas d’autre dirigeant mondial avec lequel je travaille aussi étroitement qu’avec elle”.

Il n’est non plus par hasard que les euroscéptiques les plus fervents sont également parmi les critiques les plus farouches du comportement des USA : l’UKIP, le FN, l’UPR, le Fidesz, le Jobbik…

Par ailleurs, il n’est pas par hasard que l’UE est maintenant en train d’ouvrir les portes du marché européen à la concurrence déloyale américaine, aux mêmes grandes boîtes américain qui évitent de payer des impôts, et qu’elle vient aussi d’abolir des visas pour des Turcs et d’accélerer l’accession d’Ankara à l’UE (un objectif stratégique des USA).

Ah, voilà la capacité de l’UE de dire “non” à Washington et Ankara !

Non, l’UE ne pourra jamais faire le contrepoids aux USA, même si elle devient un super-état fédéral et se dote d’une armée très puissante – parce que l’UE est, tout simplement, et a toujours été, un instrument d’inféodation de l’Europe envers les USA. C’est pourquoi elle se met complètement à la botte des USA et de la Turquie.

Fédéraliser l’UE davantage encore, cela n’aurait pour effet que priver la France et les autres pays européens de leur souveraineté au profit des USA – et ainsi, les assujettir complètement envers Washington. Ce qui a été le but des USA depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

4) En ce qui concerne votre mensonge éhonté que :

“Et, chez nous, non aux tentations délétères du populisme et du protectionnisme, non au retour de la haine de l’Autre, qui menacent de remettre en cause le miracle européen lui-même : une famille unie de nations guéries du nationalisme, fières de partager les mêmes valeurs de civilisation.”

Nous, les euroscéptiques ne propagueons pas de “haine de l’autre” et encore moins de guerres entre les peuples européens. Nous voulons seulement une chose : que chaque pays et chaque peuple en Europe puisse se gouverner librement, indépendamment des autres, selon son propre intérêt national comme il le comprend. Que chaque pays européen puisse gérer ses propres affaires en fonction de ses capacités et son bon sens. Que chaque pays européen puisse déterminer sa propre politique et son propre destin. Ce qui est, d’ailleurs, absolument nécessaire et inéluctable si les pays européens sont censés surmonter les crises actuelles.

Nous sommes tout à fait en faveur de coopération volontaire parmi les pays européens dans des domaines diverses – mais à une coopération volontaire, là où les pays concernés la jugent dans leurs intérêts nationaux, pas d’uniformisme imposé par force par la dictature européenne.

Parce que les crises que nous confrontons aujourd’hui exigent que les pays européens aient le plus de flexibilité et de liberté dans la résolution de leurs problèmes.

En revanche, ce que vous proposez, M. le Maire, est l’inverse exact : le modèle soviétique. Un centralisme bureaucratique absolu. Priver les peuples et les pays européens des dernières vestiges de leur souveraineté, de leur indépendance, et leur imposé un règne bureaucratique, centraliste, absolu dans tous les domaines, sans prendre en compte leurs intérêts nationaux ou la volonté des peuples européens. Autrement dit, une nouvelle Union Soviétique. Un centre tout-puissant et des républiques privées complètement du tout pouvoir réel.

Et tout cela – malgré vos mensonges éhontés – serait fait au profit des USA.

5) Enfin, quant à votre mensonge que :

“les sondages le montrent : le bon sens populaire sait bien que l’unité d’action des Européens est la condition préalable à tout espoir d’efficacité.”

C’est aussi complètement faux. Tous les sondages montrent que les peuples européens ne veulent davantage de l’Europe. Ils en veulent moins. Il veulent récuperer la souveraineté dont ils ont été privés. Ils veulent gérer leurs propres affaires. Ils ne veulent pas être gouvernés par Bruxelles. Ils ne veulent pas plus de centralisme. Ils ne voulaient pas de Constitution européenne ni de Traité de Lisbonne. Ils ne veulent pas de pacte de commerce transatlantique.

Toute cette construction europénne a été mise en place CONTRE la volonté des peuples européens, notamment celle exprimée solennellement en 2005 par les peuples français et néerlandais.

Mais je ne m’inquiète trop, parce que vous avez beau mentir, M. le Maire, tout système construit sur le mépris des gouvernés finit par s’effondre. Votre “Union européenne” néo-soviétique disparaîtra inéluctablement un jour, tout comme l’empire romain, l’empire de Charlemagne, l’empire monghol ou l’URSS.

The “Deal With the Devil” Delusion : A WW2-style Alliance with Assad and Russia?


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Photo credit: CNS News

Since the bloody terrorist attacks that occurred in Paris in January and November 2015, many Western politicians, journalists, bloggers and foreign policy gurus have called for an alliance between the West, Russia and Bashar el-Assad’s regime in order to defeat the Islamic State in Iraq and Syria (ISIS), which has claimed responsibility for these attacks.

When confronted with the genocidal record of both of these regimes, especially Assad’s, and Russia’s aggressive behavior towards the West itself, they claim that a “deal with the devil” is nonetheless necessary to save the world from the dastardly ISIS threat. Proponents of such a policy compare it to the alliance forged by Western democracies with the Soviet Union against Nazi Germany during World War 2.

This argument, however, doesn’t hold any water. It doesn’t stand up to scrutiny at all. And we will debunk it here and today, on the 71st anniversary of Germany’s surrender.

Why? For several reasons.

Assad and al-Maliki created this monster

First and foremost, Assad’s regime and Russia are, quite simply, of no use whatsoever against the Islamic State; in fact, they are only making the problems worse. Worst of all, though, it is Assad’s regime (along with the Shia government of then-Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki) who created the ISIS threat in the first place.

How? By persecuting – through imprisonment, torture, and murder – the Sunni Muslim population of these two countries and responding to any dissent and resistance with even bloodier persecution – a full-scale war on the Syrian people, in Assad’s case. When an uprising against him erupted in 2011, his response was – and has continued to be – to use all the military force at his disposal to murder anyone opposing him; indeed, to drown the opposition in its own blood – with the Kremlin’s full military backing.

It is against this background – as well as Maliki’s persecution of Sunni Iraqis – that the Islamic State was created and has grown in strength, gaining thousands of new recruits every year.

(Recall that already before Maliki had come to power, the US had completely “de-baathified” the Iraqi government and disbanded Saddam’s military (which was led by Sunni officers). Maliki went even further and orchestrated full-scale purges, witchhunts, and systematic persecution of Sunni Arabs in Iraq, leading them to join Al-Qaeda in Iraq and to rebel against the Baghdad government and the US military forces in Iraq.)

Together, it was Bashar el-Assad and Nouri al-Maliki who led to the creation of ISIS – the very monster we are now seeking to slay.

Even worse, in 2011, at the start of the rebellion, Assad released hundreds of Sunni jihadists from his prisons, and these men soon joined ISIS and some of them made it to the organization’s top leadership.

So Assad (and his Russian benefactor) cannot be of any help whatsoever against ISIS; in fact, he’s the greatest hindrace in our struggle against this terrorist group, for the simple reason that he is the primary reason why ISIS exists and thrives. He’s the jihadist group’s best recruitment poster, and by continuing to slaughter those who oppose him, he’s only creating thousands of new recruits for ISIS.

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This Time magazine cover quite rightly called for ending Assad’s genocidal rule on humanitarian grounds. What few people realize, however, is that Assad needs to be driven out of power primarily because his genocidal crimes are driving Syrian Sunni Muslims en masse into the Islamic State’s arms – and army. And without Sunni Muslims turning against ISIS, we will never be able to defeat the caliphate.

It bears repeating: the ISIS was created by Sunni Muslims not out of some random zeal to wage jihad on someone, but out of a fervent desire to topple the repressive Shia regimes of Syria and Iraq run at the time by Assad (who’s still in power, of course) and Nouri al-Maliki (widely seen in Iraq as an American puppet).

The very reason why ISIS exists is because the Shia regimes of Syria and Iraq have used (and continue to use) bloody repression to crush the dissent of the Sunni populations of these countries (which, in Syria, constitutes a majority of the entire populace of that country).

And of course, since it is a Sunni jihadi group aiming to topple Shia regimes, it has enjoyed generous backing from Sunni countries such as Saudi Arabia, Qatar, and Turkey.

Allying ourselves with the very Shia regime whose repression of Sunni Arabs has led to the creation of Abu Bakr al-Baghdadi’s caliphate is the worst, most foolish, most catastrophic mistake we can make. Far from enabling us to defeat ISIS (as Assad’s and Putin’s sycophants in the West falsely claim), it would seal our defeat and ISIS’s victory.

Because, as soon as such an alliance were forged – formally or informally – ISIS would be able to correctly claim that the West has allied itself with Assad’s regime, the Iraqi government, and Russia to wage all-out war against Sunni Muslims. It would then be able to correctly claim that Sunni Muslims have no choice but to join the ranks of ISIS if they want to rid themselves of the thuggish, repressive regimes in Damascus and Baghdad – especially the former.

As soon as that happens, the entire non-jihadist Syrian opposition, and the Kurds, will have been totally discredited in the eyes of Sunni Arabs, and the Islamic State’s ranks will swell with fresh recruits who will not hesitate to risk death to topple the hated, genocidal monster currently in power in Syria.

And then, ISIS will inevitably topple Assad, overrun most of Syria and Iraq, and reach the Med.

Far from saving our Western civilization, we will be sowing the seeds of its destruction by allying ourselves with the regimes responsible for creating the very monster we are now attempting to slay.

We will never be able to defeat ISIS without Sunni Muslims turning against it and joining our cause.

Wars Are Not Won Through Body Counts

My critics will inevitably say, “But you don’t understand. War is about killing the enemy before he can kill you. War is about making the poor bastards die for their cause. It’s about conquering land in Attilla-the-Hun style. It’s about physically destroying enemy armies, like Clausewitz taught.”

But they are dead wrong (and so were Attilla and Clausewitz). No, war is not just about killing the enemy. Wars are not won by killing your way out of them and amassing huge enemy body counts. Wars are not even won by occupying the opponent’s land.

Wars are also waged over human hearts and minds. Remember, it is people, not weapons, who wage war.

Wars are waged for many purposes: to conquer such and such land (or sea), or some natural resources, or to right perceived past wrongs; or to liberate yourself from someone else’s rule; or to impose your domination (and possibly your ideology or religion) on others.

The war currently ongoing in Syria and Iraq is hardly a mere war for control of those two countries; it is also waged for control over the people who live there; for the hearts and minds of Sunni Muslims (and Muslims more generally) around the world; for ISIS, it’s also a war to impose their domination on those two countries and then, the rest of the Middle East; for the regimes in Damascus and Baghdad, it’s a war to reassert, by brutal force, their rule over Sunni Arabs; and for the latter group, it is, above all, a war for liberation from these two repressive regimes.

In short, this is a war waged not only over territories, but most importantly, over the hearts and minds of the populations of the war zones – which are predominantly Sunni Muslim.

What matters is not just the physical terrain, but also, and most importantly, the human terrain – the hearts and minds of Sunni Muslims in Iraq and Syria.

And the Sunni inhabitants of the latter will never, ever, accept Bashar el-Assad as their president. They are willing to do everything to overthrow him.

If we – the West – strike a “deal with the devil” – an alliance with Assad and his Russian benefactor – we will only play into the hands of ISIS by surrendering a huge swath of “human terrain” – Syria’s and Iraq’s Sunni Muslim inhabitants – to that Islamic terrorist group.

And that will be our kiss of death. Far from opening the road to victory, it will seal our defeat and, over the long term, our civilization’s very demise. It will be a far greater boost to ISIS than any support Sunni Muslim countries have offered it.

 

Let’s Listen to Sun Tzu’s Advice

Let us also not forget that while ISIS is a powerful, well-armed, well-trained, and wealthy terrorist group whose fanaticism causes many people to tremble in fear, ISIS’s own genocidal behavior and its iron-fisted rule of the territories it has conquered are its greatest, yet so far unexploited weakness.

And, as the greatest military strategist in history, Sun Tzu, taught, the best way to defeat an enemy is to exploit his weaknesses:

“You may advance and be absolutely irresistible, if you make for the enemy’s weak points; you may retire and be safe from pursuit if your movements are more rapid than those of the enemy.”

(Sun Tzu, Art of War, Chapter III, verse 10)

“Military tactics are like unto water; for water in its natural course runs away from high places and hastens downwards. So in war, the way is to avoid what is strong and to strike at what is weak.”

(Ibidem, verses 29-30)

Let’s not forget that ISIS’s predecessor, Al-Qaeda in Iraq, was defeated in a similar manner in 2007-2008. Before 2007, AQI’s ranks were also swelling with new recruits and the group was steadily gaining control of more and more territories populated mostly by Sunni Arabs. The repressive, but incompetent Shia government of Nouri al-Maliki was completely unable to stop AQI’s advance.

This is because, instead of trying to make peace with Sunni Arabs, al-Maliki responded to their resistance with ever-harsher persecution, thus driving them right into AQI’s arms. Even the mightiest military on the planet – the US military – was utterly unable to stop AQI’s spread.

But eventually, by 2007, Sunni Arabs themselves became disgusted with Al-Qaeda’s extreme, indiscriminate violence (which often produced casualties among them and not just among Shias and Americans), as well as AQI’s theft of contraband revenues and forced marriages in the territories it held sway. Thus began the so-called “Sunni Awakening” – Sunni Iraqis’ turning against AQI – which enabled the US military to start stabilizing Iraq and eliminating AQI (though not completely pacify it).

It was the Sunni Arabs themselves, not the US military, who dealt the decisive blow to AQI, and it was dealt to that terrorist group in Sunni Arabs’ hearts and minds, not on the physical battlefield. What happened on the battlefield was merely an inevitable consequence of the former. For, as they say, the body follows where the mind wants it to go.

Likewise, today we can defeat ISIS only if we completely disassociate ourselves from the Assad regime and its Russian benefactor and engineer, one way or another, its end – be it through overthrow or Assad’s own resignation in favor of a transition government.

 

It’s the Hearts And Minds That Matter

Sun Tzu also underlined the importance of a ruler enjoying the support of his own people if he is to win his wars:

“The art of war, then, is governed by five constant factors, to be taken into account in one’s deliberations, when seeking to determinethe conditions obtaining in the field. These are: (1) The Moral Law; (2) Heaven; (3) Earth; (4) The Commander; (5) Method and discipline. The Moral Law causes the people to be in complete accord with their ruler, so that they will follow him regardless of their lives, undismayed by any danger. (…) These five heads should be familiar to every general: he who knows them will be victorious; he who knows them not will fail.

Therefore, in your deliberations, when seeking to determine the military conditions, let them be made the basis of a comparison, in this wise: (1) Which of the two sovereigns is imbued with the Moral law? (2) Which of the two generals has most ability? (3) With whom lie the advantages derived from Heaven and Earth? (4) On which side is discipline most rigorously enforced? (5) Which army is stronger? (6) On which side are officers and men more highly trained? (7) In which army is there the greater constancy both in reward and punishment? By means of these seven considerations I can forecast victory or defeat.”

(Sun Tzu, Art of War, Chapter I, verses 3-6 and 11-14)

Assad can never defeat the Islamic State or other rebel groups in Syria for the plain and simple reason that, through his genocidal actions, he has turned the vast majority of the Syrian people against him.

In short, Assad’s regime and his Russian ally are of no help whatsoever in our struggle against ISIS; in fact, they are a huge hindrance.

 

Immoral Alliances Are Not Acceptable

The second reason to reject any calls for a deal with them is that making alliances with such regimes is just plainly unacceptable – both practically and morally.

It has, unfortunately, become a standard Western policy to forge alliances with whatever dictatorial regime the West thinks fit to serve its temporary interests and objectives, no matter how thuggish the regime in question is. This, however, is a totally mistaken policy which should be abandoned.

Alliances with dictatorships should be a very rare exception, not the rule. They are a sound policy only if a country’s own survival, independence, territorial integrity, or liberty is gravely threatened and the potential ally would be of great help against the menace we are trying to defeat. Even if all three of these conditions are met, the alliance should be terminated as soon as the menace is removed.

This is what the US and Britain did during World War II by forging an alliance with Joseph Stalin’s Soviet Union against Nazi Germany. The Third Reich was a grave threat to all of Europe, including Britain (and its Empire). Not only that, but it was the Soviet Union who bore the brunt of the war effort against the Nazi war machine. It was the Soviet Union who dealt crushing defeats to the Germans and eventually overran their own capital, Berlin, thus forcing Nazi Germany’s unconditional surrender.

But as soon as WW2 was over, the Western Allies terminated their alliance with the Soviet Union, which, by that time, had itself become a menace to the West. President Truman and Prime Ministers Churchill and Attlee did not delude themselves that Moscow could be a “strategic partner” beyond WW2. They didn’t lapse into fantasies of friendship with Joseph Stalin. They simply needed the Red Army to defeat Nazi Germany and Imperial Japan – and for nothing else.

 

This Is Not WW2 and ISIS is not Nazi Germany

But ISIS is not Nazi Germany. As murderous as it is, it is not even close to posing as grave a menace to Europe (let alone the US) as Nazi Germany did.

It could actually be argued that ISIS is not even a direct threat to Europe at all. There is so far zero solid evidence that it was actually involved in last year’s terrorist attacks in Paris or those that occurred in Belgium earlier this year. All the evidence available so far points to the same, relatively small group of homegrown French and Belgian Muslims operating from the Molenbeek quarter of Brussels.

If Western intel services have any evidence of direct ISIS involvement, they haven’t presented it yet.

More broadly, Europe’s problem with Islamic terrorism seems entirely homegrown, so far, originating from large Muslim immigrant communities in Europe that have utterly failed to integrate themselves with local societies and from these societies’ failure to require integration. In other words, Europe has been way too tolerant towards those immigrants who do not wish to integrate themselves with European societies and instead live in ghettos.

Be it as it may, ISIS (or even Islamic terrorism) is not even comparable to the threat posed by Nazi Germany or the Soviet Union (or by Putin’s Russia these days).

The Islamic terrorist threat is not even nearly as lethal as the everyday dangers which, sadly, we no longer really care about. Let’s put things into perspective. For example, a combined 150 people died in last year’s terrorist attacks in France (20 in January and 130 in the November attacks). But at the same time, throughout the year 2015, 3464 people died in traffic accidents in France – that is, 23 times more people than those who perished in those two jihadist attacks.

What, therefore, is a greater threat to the life, well-being, and security of French and European citizens?

But most importantly, as demonstrated above, not only isn’t Assad of any help against the Islamic State, he’s actually the greatest hindrance to our victory over that jihadist group. And, because of backing him to the hilt and defending his regime at any cost, so is Russia.

More broadly, let us not forget that the West has a problem with Islamic terrorism partially because the US and Britain (and, on a lesser scale, other Western countries) have historically supported a plethora of brutal regimes throughout the Middle East and the Muslim world, the most notable examples being those of Hosni Mubarak, the former Shah of Iran, the Pakistani military, and the Saudi and Bahraini royal families. This policy, as the CIA now admits, has resulted in blowback from angry populations whom these regimes have ruled throughout decades.

In the same manner, the West has also historically supported dozens of thuggish dictatorships all around the world, in Asia, Africa, and Latin America, including those of Mobutu Sese Seko, Ferdinand Marcos, Park Chung-hee, and the former military juntas of Latin America (Chile, Argentina, Brazil, Bolivia, etc.). Likewise, in those cases, this has resulted (with the notable exception of South Korea) in deep distrust and resentment of the West – especially of the US.

Crawling into bed with the likes of Bashar al-Assad will only attract the anger of the Sunni majority of the Syrian people – and of Muslims all around the world – and create millions of new volunteers for ISIS. By allying ourselves with him and his Russian protector, we will only provide massive fodder for the very jihadist movement we are seeking to neutralize.

But even beyond the practical considerations, it is simply morally unacceptable to make common cause with the likes of Assad under any but the most extreme circumstances – which have not transpired now and are unlikely to occur. Crawling into bed with the likes of him completely rots our own political classes and our very societies. It is not simply impractical or immoral, it is utterly destructive to the Western civilization’s own identity, values and sense of self-worth to compromise those values and the undergirding fundamental principles for anything less than desperately needed aid against a grave menace to our own existence.

ISIS is not such a menace. And even if it were, it would be a moot question, since Assad and Russia are a huge obstacle, not asset, to our victory against this self-proclaimed caliphate.

 

Conclusion

 

The West needs to continue demanding that Assad resign from office and pave the way for a post-Assad transition in Syria – preferrably with Russian involvement, but without it if necessary. If preserving Russia’s bases in Syria is all that the Kremlin truly wants, this can be guaranteed.

But we should not harbor any illusions about Assad. He’s the greatest fodder the Islamic State could ask for, and without his removal, Syrian Sunni Arabs will not dump ISIS and join our cause. And without Sunni Arabs on our side, we are doomed to defeat.

Let Sun Tzu have the last word here, across 2,500 years of time:

The general that hearkens to my counsel and acts upon it, will conquer: let such a one be retained in command! The general that hearkens not to my counsel nor acts upon it, will suffer defeat: let such a one be dismissed!