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La France a perdu son importance parce qu’elle s’est assujettie à Berlin et Bruxelles


La semaine dernière, le président américain Barack Obama a visité le Vieux Continent. Il a rendu une visite à Londres et à Berlin, mais pas à Paris. Il a eu une réunion avec David Cameron et Angela Merkel, mais pas avec François Hollande.

Quelques jours auparavant, la chancelière Merkel avait négocié un accord avec la Turquie sur l’abolition des visas pour les Turcs et l’adhésion plus rapide de la Turquie à l’UE contre l’accueil des vagues réfugiés syriens par ce pays. Cette décision a été prise sans aucun regard pour l’avis de la France.

Beaucoup de Français ont été étonnés par tout cela. En particulier, beaucoup de politiciens de la droite le déplorent. Ils nous avertissement que c’est un nouveau signe du “grand déclassement de la France dans le concert des nations”.

Mais ce n’est guère surprenant, parce que c’est une conséquence directe et inéluctable de l’alignement complet de la France sur, et son assujettisement total envers, l’Allemagne et Bruxelles – une politique menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement UMP-NC et continue par François Hollande.

Ce sont les mêmes politiciens de la droite europeiste et atlantiste française – et notamment M. Sarkozy – qui en sont responsables parce que ce sont eux qui ont assujetti la France envers Berlin et Bruxelles.

Et malheureusement, l’Allemagne, économiquement forte et sure d’elle-même, cherche de nouveau à dominer l’Europe occidentale, comme elle l’avait fait en 1914 et 1940. Ses méthodes ont changé, mais pas ses buts.

Ces politiciens europeistes prétendent que la France est ignorée tout simplement parce que “aujourd’hui l’Allemagne est seule car la France n’est pas capable de répondre présente” et que “il était inimaginable, jusqu’à aujourd’hui, que l’Allemagne puisse faire une telle démarche sans la France tant la France et l’Allemagne fonctionnaient toujours ensemble“.

Mais comme d’habitude, ils mentent. L’Allemagne est seule – et décide toute seule pour l’Europe – parce qu’elle cherche à dominer toute l’Unin europénne et lesdits politiciens de “droite” europeiste française, dont au premier rang MM. Sarkozy et Fillon, ont complètement assujetti la France envers Berlin et Bruxelles

En 2007, ils ont négocié, signé et fait voter au Parlement le soi-disant Traite de Lisbonne (c’est-à-dire, la Constitution européenne sous un autre nom) qui a assujetti toute l’UE à l’Allemagne. Cette dernière a gagne en puissance de vote aux conseils de l’Union, lorsque tous les autres pays ont perdu leur puissance de voix. La France et la Grande Bretagne ont concrètement perdu 30% de poids de voix ; les autres pays-membre (sauf l’Allemagne) en ont également perdu beaucoup.

Ce qui a de facto donné les rênes de l’UE a l’Allemagne – plus spécifiquement, a la seule Allemagne.

Qui plus est, sur question après question, affaire après affaire, les présidents Sarkozy et Hollande ont tout simplement aligné la France sur l’Allemagne en abandonnant les intérêts nationaux de la France dans un vain espoir de construire un “couple franco-allemand”. Que ce soit le dossier nucléaire iranien, le budget européen, la Turquie, les réfugiés syriens, l’OTAN, le traité de libre-échange transatlantique ou l’espionnage de la NSA américaine sur les gouvernements européens, Berlin est aligné sur Washington, et les présidents Sarkozy et Hollande ont complètement aligné la France sur Berlin.

Depuis les années 1960, tous les présidents français ont en vain espéré que la France pourrait former un “couple” avec la patrie de Goethe. Les présidents Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande esperaient qu’une politique d’alignement complet sur Berlin allait permettre d’y parvenir. Mais ils ont eu tort : l’alignement sur un autre pays conduit toujours à l’inféodation du nôtre, pas à une augmentation de son influence.

Depuis les années 1960, tous les présidents français ont rêvé d’un “couple” franco-allemand qui dirigerait ensemble l’Europe. Depuis l’augmentation massive de la puissance de la patrie de Goethe suite à sa réunification (Wiedervereinigung Deutschlands, 1990), les politiciens français ont espéré que cette première partage le pouvoir en Europe avec la France.

Mais cet espoir est complètement vain : l’Allemagne n’a pas la moindre intention de partager sa dominance exclusive sur l’Europe occidentale et centrale avec quel autre pays que ce soit, et particulièrement pas avec la France. (Et vraiment, quel pays qui domine telle ou telle region du monde partagerait sa domination avec un autre ? Aucun. L’histoire n’a connu aucun tel cas.)

C’est ce que l’Allemagne a voulu démontrer – et, en effet, a démontré – en décidant les choses les plus importants pour l’UE toute seule.

En alignant la France completement sur l’Allemagne dans le vain espoir de créer un “couple franco-allemand”, les politiciens de l’UMPS le lui ont complètement inféodée. Voila pourquoi la France a perdu tant d’importance, pourquoi Berlin et Washington lui imposent une politique nocive à ses intérêts vitaux, et pourquoi Barack Obama n’a pas visité la France lors de son voyage récent.

Malheureusement, les politiciens de l’UMPS, à la seule exception de Pierre Lellouche, n’ont (au moins pour le moment) RIEN appris de ces échecs, au grand contraire de Charles de Gaulle. (Par contre, le chroniqueur Eric Zemmour vient de publier un superbe article sur ce sujet dans Le Figaro.)

Il reste à esperer qu’un jour la France ait un president qui cassera cet engrenage fatal europeiste, lui redonnera sa souveraineté et menera une politique de grandeur, tout comme l’a fait Charles de Gaulle pendant 10 ans.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/04/29/31002-20160429ARTFIG00058-eric-zemmour-encore-et-toujours-l-axe-germano-americain.php

Comment stimuler des exportations d’armements français


Les exportations

Dans la matière d’exports d’armes, il faut les vendre à chacun qui peut payer. Il faut seduire le Canada, les pays arabes, la Pologne, la Malaysie, l’Inde et l’Indonesie à acheter des armes françaises.

Il faut aussi:

Pour gagner le contrât malaysien, il faut, inter alia, reconnaître les îles Spratly comme territoire malaysien et exiger a l’ONU un procès contre les dirigeants russes (y compris Vladimir Poutine) pour des crimes de guerre.

A l’Arabie Saoudite, le Qatar, les EAU, et le Bahrein, il faut promettre de:

  • Offrir au roi du Bahrein de l’equipement pour reprimer/etouffer toute rebellion contre lui ;
  • Reconnaître immediatement l’état palestinien et d’échanger les ambassadeurs avec lui ;
  • Proposer au Conseil de Securité de l’ONU, dans le forme d’un projet de resolution, un plan de paix pour l’Israel et la Palestine qui serait favorable à cette dernière (une modification des Paramètres Clinton) et qui exigerait de l’Israel des excuses et un dedommagement pour la massacre de Deir Yassin ainsi l’accuel des refugies (donc l’acceptation par l’Israel du “droit de retour” des Palestiniens et qui prevoira que Jerusalem sera la capitale de l’etat palestinien) ;
  • Soutenir au CdS de l’ONU toute resolution qui condamne l’Israel (http://freebeacon.com/national-security/obama-admin-open-u-n-measures-focused-israel/) ;
  • Conduire une campagne de boicott de l’Israel et instaurer des sanctions contre lui (y compris un embargo sur les importations israeliennes, une interdiction d’entrer l’espace aérien français pour El Al, et une interdiction d’achats des bonds du trésor israelien) ;
  • Leur vendre toutes munitions de precision dont ils ont besoin (http://www.defensenews.com/story/defense/show-daily/dubai-air-show/2015/11/10/deborah-james-gulf-nations-raise-red-flags-on-munition-levels-isil-yemen/75500906/) ;
  • Supprimer l’ODAS (l’organisation demi-inter-gouvernementale qui gere les ventes d’armements francais a l’Arabie Saoudite) et les faire gerer directement par la DGA; il faut les traiter d’une maniere directe Gouvernement-Gouvernement ;
  • Leur vendre tous les aéroports français, ainsi que Air France, et leur donner plus de droits d’atterisage à ces aéroports ;
  • Faire à l’UE ajouter tout le Hezbollah et le Corps des Gardiens de la Révolution iranien à sa liste des organisations terroristes ;
  • Proposer, et voter pour, l’ajout de la Palestine au conseil executif d’UNESCO et pour le plan soumis par les EAU visant à donner le contrôle sur le Mur de l’Ouest de l’ancien Temple de Solomon aux Palestiniens ;
  • Proposer a l’ONU de donner aux Palestiniens la souverainete sur la Colline du Temple a Jerusalem;
  • Soutenir le mouvement “Boycott, Divestment, Sanctions” contre l’Israel. Faire en sorte que l’UE impose des sanctions contre l’Israel si celui-ci ne se retire de la Cisjordanie.
  • Soutenir les Saoudis et les Emiratis contre les rebelles houthis avec des armes, des drones, des frappes aériennes et missilieres, de l’artillerie navale et de l’information de renseignement si besoin ;
  • Proposer une operation conjointe (avec ou sans la participation de l’Israel) pour completement eliminer le Hezbollah (qui fournit des missiles et d’autres armes aux rebelles houthis) ;
  • Ajouter l’organisation entiere de Hezbollah (pas seulement sa branche militaire) a la liste des organisations terroristes de l’UE et encourager le Royaume-Uni, l’Australie, l’Inde et la Russie a faire pareillement ;
  • Ne jamais cesser d’exiger que l’Iran applique scrupuleusement l’accord de Vienne et toutes les resolutions pertinentes du Conseil de Securite de l’ONU, ne jamais cesser d’exiger des nouvelles concessions du côté de Téhéran, et s’il réfuse, le sanctionner ou même l’attaquer ;
  • Exiger a l’UE et au Conseil de Securite de l’ONU d’imposer les sanctions les plus dures possibles sur l’Iran ;
  • Attaquer l’Iran en justice devant la Cour Internationale de Justice et permettre a toute personne ayant ete victime des attaques terroristes soutenues par l’Iran de faire un proces contre le gouvernement iranien devant une cour francaise ;
  • Renegocier l’Accord de Vienne pour que l’Iran ouvre toutes ses installations nucleaires aux inspections de l’AIEA ;
  • Severement sanctionner l’Iran pour tout essai d’un missile ballistique ou de croisiere et l’avertir que tout tel essai serait une violation de la resolution 2231 du CdS de l’ONU et de l’Accord de Vienne (http://freebeacon.com/national-security/iranian-ballistic-missile-tests-could-violate-nuke-deal/) ;
  • Proposer a l’Union de 1) maintenir l’embargo sur le petrole iranien; 2) ajouter le Corps de Gardiens de la Revolution Islamique (CGRI) iranien et toute l’organisation Hezbollah a la liste europeenne des organisations terroristes; 3) ajouter tous les membres (y compris notamment l’ancien CEMA iranien Hassan Firouzabadile general de brigade Yadollah Javani, le general Mohammed Reza Naqdi, l’ex-ministre de la defense iranien et membre du CGRI Ahmad Vahidi, le contre-amiral Ali Shamkani, le contre-amiral Ali Fadavi, le general Mohammad Hejazi, le general Amir Ali Hajizadeh, le general Mohammad Ali Jafari (le commandant actuel du CGRI), et le general Mohamed Reza Naqdi), et surtout tous les dirigeants de ces organisations, ainsi que Yahya Rahim Safavi, Mohzen Rezaee, Ali Younesi,  Ali Fallahian, le ministre de la defense iranien Hossein Dehghani et ses prédecesseurs (qui sont tous veterans du CGRI) et le Guide Suprème iranien Ali Khamenei à sa liste des terroristes; 4) geler tous les actifs iraniens en Europe; 5) faire en sorte que le gel des actifs des terroristes sur ladite liste et des actifs iraniens soit obligatoire pour tous les membres de l’UE; 6) introduire des sanctions contre la Banque Centrale Iranienne ;
  • Encourager le Congres américain à voter une loi qui designera la CGRI une organisation terroriste et le président américain (l’actuel ou son successeur) à la signer,  a imposer sur Teheran toutes les sanctions jadis imposees sur lui pour son programme nucleaire, et de ne pas supprimer les sanctions americaines actuelles contre l’Iran jusqu’a ce que l’Iran n’arrete d’effectuer des tirs d’essai des missiles balistiques et ne commence a les demanteler. (http://www.timesofisrael.com/us-lawmakers-push-to-designate-iranian-guards-a-terror-group/) ;
  • Encourager le Conseil de Securite de l’ONU a adopter des sanctions tres dures (notamment contre l’economie iranienne, la banque centrale iranienne, l’armee iranienne, le CGRI et Hezbollah et toutes les sanctions jadis imposees sur l’Iran pour son programme nucleaire) en reponse aux tirs d’essai des missiles balistiques ;
  • Faire pression sur le Congres americain pour qu’il vote, et sur le President americain pour qu’il ne utilise pas son veto contre, l’Iran Ballistic Missile Sanctions Act of 2016 (https://www.congress.gov/bill/114th-congress/house-bill/4815). Encourager le Congres a y ajouter une prohibition sur toute activite economique aux Etats-Unis aux societes dont le CGRI ou le gouvernement iranien detient au moins 25% d’actions.
  • Encourager le Congres a voter, et avertir le President americain de ne pas bloquer par veto, le Commission to Verify Iranian Nuclear Compliance Act (https://www.congress.gov/bill/114th-congress/house-bill/3741/cosponsors; http://www.nationalinterest.org/blog/the-buzz/why-congress-should-pass-the-%E2%80%9Ccommission-verify-iranian-15804).
  • Faire en sorte que l’UE sanctionne la Banque Centrale Iranienne et bloque a l’Iran l’acces a l’euro;
  • Soutenir et participer activement au renversement du régime baathiste de Bachar al-Assad (avec des frappes aériennes contre lui) et l’assassiner ; et
  • Proposer aux partenaires arabes de la France une opération militaire jointe contre les installations missilières et nucléaires iraniennes.

si l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahrein et les EAU achètent des Rafale au lieu des chasseurs Typhoon, ainsi que des sous-marins, des navires de surface (corvettes, fregates, petroliers…), des avions de transport, des satellites, et des systèmes de défense antiaérienne/antimissiles courte et longue portée français (Crotale NG, SAMP/T, etc.) et s’engagent à acheter exclusivement des armements et des avions de ligne français (http://www.defensenews.com/story/defense/show-daily/paris-air-show/2015/06/16/paris-typhoon-saudi-arabia-delayed-export-kuwait-qatar-rafale-hornet/28800547/; http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/defense-les-neuf-dossiers-en-suspens-entre-la-france-et-l-arabie-saoudite-512784.html; http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20120919trib000720348/missiles-thales-sort-vainqueur-de-la-guerre-franco-francaise-dans-les-sables-saoudiens.html; http://www.latribune.fr/economie/france/la-france-conclut-10-milliards-d-euros-d-accords-avec-l-arabie-saoudite-513153.html; http://www.opex360.com/2015/12/29/en-2016-larabie-saoudite-depensera-pres-de-52-milliards-deuros-pour-sa-defense-sa-securite/), et donc rejettra les propositions britanniques, espagnoles, et russes. Pour le contrat de systemes de defense anti-missiles/anti-roquettes courte portee, il faut que l’Etat francais soutienne Thales et son systeme Crotale NG, pas le consortium Airbus-MBDA. L’Arabie Saoudite entend d’acheter bientot des corvettes, des fregates, des satellites, et des systemes de defense anti-aerienne et pourrait aussi acheter (selon L’Obs) des A380 Neo, des reacteurs nuclaires, et des helicopteres militaires. Si elle achete tout cela et des chasseurs Rafale au lieu d’une deuxieme tranche de 72 Typhoon, il faut faire tout ce qui est propose ci-dessus. Il faut aussi demontrer aux monarchies arabes du Golfe arabo-persique que les USA ne sont guere un allie fiable et qu’ils entendent a apaiser l’Iran a tout prix. Dans ce but, il faut souligner non seulement la capitulation des Americains devant les Iraniens a Vienne lors des negociations sur le nucleaire, mais aussi leur acharnement a abolir au plus vite toutes leurs sanctions et a leur donner acces au dollar americain.

Pour que tout cela soit possible, il faudra nouer des rélations très étroites avec les pays-clients potentiels, ce qui a ete le sujet de l’un de mes articles recents sur ce site. Il faut aussi faire comprendre les pays arabes que les USA ne sont pas du tout un allie fiable et qu’ils cherchent desesperament a faire plaisir a l’Iran.

Comment battre le Daech et les terroristes islamiques en général ?


Vendredi, le 13 novembre, des terroristes islamiques appartenant à, ou commandités par, l’Etat Islamique (Daech) ont frappé la France et tue plus de 120 personnes.

Cela malgré toutes les restrictions des libertés publiques mises en oeuvre après les attentats du janvier.

La question se pose : que faut-il faire maintenant ? Mais avant d’y répondre, il faut d’abord expliquer une autre chose : pourquoi l’EI a-t-il frappé l’Occident et comment l’EI est-il né ? D’ou vient le terrorisme islamique ?

Il faut faire la diagnose correcte avant de faire des prescriptions.

Les causes du terrorisme islamique

Il y a plusieurs causes du terrorisme islamique, plusieurs motivations qui poussent des musulmans à faire du djihad, qui malheureusement renforcent l’une l’autre, notamment:

  • L’idéologie djihadiste – une idéologie de haine envers non-musulmans qui appelle les musulmans à conquêter le monde non-islamique;
  • Le soutien historique (et actuel) de l’Occident pour des dictateurs tyranniques dans plusieurs pays musulmans (notamment en Iran, Irak et Egypte, ainsi qu’aujourd’hui pour les monarchies absolues du Golfe arabe et au gouvernement pakistanien);
  • L’occupation répressive des territoires palestiniens par l’Israel et ses attaques périodiques contre les Palestiniens (et le soutien continu et inconditionnel de Washington pour Tel Aviv);
  • Les interventions des USA au Moyen-Orient et les tortures utilisées par les Americains à Abou Ghraib et à Guantanamo; et
  • Plus généralement, la pauvreté et la tyrannie sous laquelle vivent les résidents de la plupart des pays musulmans.

Dans le cas spécifique de l’Etat Islamique (EI), né en 2006 en Irak en conséquence de l’invasion américaine de ce pays trois ans plus tôt, sa montée en puissance est due d’un grand part au président syrien Bachar el-Assad:

  • D’abord, parce que M. Assad mène, depuis 2011, une guerre génocidaire contre son propre peuple et a déjà tué 250 000 de ses concitoyens, pour la plupart des femmes et des enfants, souvent avec des armes chimiques;
  • D’un autre cote, parce que M. Assad a relâché en 2011 des centaines de terroristes islamiques de ses prisons ; ces terroristes ont ensuite rejoint l’EI ;
  • Enfin, parce que depuis le début de la guerre civile en Syrie (en 2011) M. Assad a attaqué exclusivement les positions de l’opposition syrienne moderée, pas celles de l’EI.

Bien évidemment, l’invasion américaine de l’Irak en 2003 a aussi nettement contribué à cette conflagaration qui est actuellement en train de détruire la région. Les Américains ont déposé le dictateur irakien sounnite Saddam Hussein et ont ensuite organisé des élections remportées par la majorité chiite irakienne (répressée par Saddam) ménée par le politicien chiite revanchiste Nouri al-Maliki. Celui-ci a ensuite commencé une chasse aux sorcières contre les sounnites – une campagne de répression systematique contre la minorité sounnite. Il a aussi expulsé presque tous les sounnites du gouvernement irakien et de ses services secrètes.

Cette répression a provoqué une grande rebelle sounnite contre le gouvernement al-Maliki que l’interessé a essayé d’etouffer par force militaire avec l’aide des Américains. Cette politique a echoué et a méné, en 2006, à la naissance de l’Etat Islamique.

La situation a été un peu calmee en 2007-2008 quand l’extremité de la violence des islamistes a bouleversé les sounnites eux-mêmes, ce qui a permis à l’armée américaine à stabiliser un peu la situation. Mais au lieu de chercher la réconciliation avec les sounnites, al-Maliki a renforcé la répression contre eu, ainsi destabilisant l’Irak a nouveau, ce qui a aidé énormement à la montée en puissance de l’EI. Encore pire, les troupes américaines ont quitté l’Irak en 2011 et en 2014, en face de l’Etat Islamique, l’armée irakienne – bien que dotée de l’équipement américain le plus moderne – a abandonné ses armes et pris la fuite. Ce qui a permis à l’EI de s’emparer d’une bonne partie de l’Irak.

Que ne faut-il pas faire ?

Dans l’Occident, il y a ceux qui prônent une alliance avec la Russie de Vladimir Poutine, l’Iran des mollahs et le régime de Bachar el-Assad pour combattre l’EI. Parmi les partisans d’une telle solution sont des politiciens de la droite et de la gauche française, notamment Nicolas Sarkozy, François Fillon, Christian Estrosi, Pierre Lellouche (considéré le meilleur “expert” des Républicains sur les affaires étrangères) et Marine Le Pen.

Toutefois, ils ont complètement tort. Une alliance avec le régime d’Assad et avec ses mecènes russe et iranien serait la pire faute que l’Occident puisse commettre, pour des raisons déjà expliquées ci-dessus. D’abord parce que le dictateur génocidaire syrien, ayant tué avec prémeditation un quart d’un million de ses compatriots, est la meilleure affiche de récrutement pour l’EI – il est une énorme obstacle, pas une aide, à la victoire sur Daech. Ensuite parce que il est un pantin de la Russie et de l’Iran. En le sauvant, nous aiderons donc Moscou et Téhéran à faire du Moyen Orient leur zone d’influence exclusive.

N’oublions pas que – comme indiqué ci-dessus – l’une des causes principales du terrorisme au monde est le soutien historique aux dictateurs de certains pays du Moyen Orient, notamment Saddam Hussein et le dernier Shah de l’Iran. (En fait, l’Occident soutient toujours les monarchies absolues de la Péninsule Arabe.) Il ne faut pas commettre la même faute encore, dans ce cas avec Assad. Particulièrement pas maintenant, apres que Assad a déjà exterminé 250 000 de ses compatriotes et s’est donc fait valoir la haine de la grande plupart de ses compatriotes.

En ce qui concerne l’Iran et la Russie, ces pays constituent eux-mêmes des menaces très serieuses à la sécurité de l’Europe entiere en raison de leurs programmes nucléaires et missiliers. En particulier, la Russie, avec son vaste arsenal atomique (7 500 tetes) et ses menaces fréquentes d’utilisation de l’arme ultime contre des pays européens, menace la sécurité et la paix de tout le monde occidental. Or, les russophiles comme MM. Sarkozy, Fillon, Estrosi et Lellouche vont permettre a la Russie de creer du Moyen-Orient sa zone d’influence exclusive.

Que fait-il faire ?

Pour vaincre l’EI et résoudre – plus ou moins – la crise syrienne, il faut tirer des leçons de la diagnose ci-dessus et donc:

  • Continuer de bombarder l’EI de l’air.
  • Augmenter nettement l’approvisionnement en armes de l’opposition syrienne moderée et des Kourdes (ceux derniers se sont révélés comme une force militaire très efficace contre l’EI).
  • Contraindre Bachar el-Assad à quitter le pouvoir ou le renverser et convaincre l’opinion publique syrienne qu’il y a une alternative anti-Assad à l’EI.
  • Aider à trouver une réconciliation parmi les groupes divers de la societé syrienne pour faciliter la transition de la Syrie vers un avenir démocratique post-Assad.

Il y a 2 500 ans, le stratège chinois Sun Tzu a écrit que “en guerre, la façon de gagner est d’éviter ce qui est fort et attaquer ce qui est faible.” La force militaire de l’EI – ses armes et le fanatisme de ses militants – sont leur point le plus fort. La plus grande faiblesse de Daech est sa brutalité, voire sa barbarité, envers les populations conquises. C’est sa terreur utilisée contre les populations assujeties.

Il faut donc “attaquer” cette faiblesse de l’EI en montrant aux Syriens – et à tous les peuples actuellement gouvernés par la dictature de l’EI – qu’ils ont une chance d’un avenir de sécurité, de liberté et de paix. Mais l’Occident aura la capabilité à le faire – dans ce cas, la crédibilité morale – seulement s’il se distance complètement du régime d’Assad et exigera son départ ou le renversera.

Une alliance avec Assad discréditerait l’Occident complètement – en le démontrant comme hypocritique – et détruirait toute chance de victoire sur l’EI. Une alliance de l’Occident avec Assad ne laisserait au peuple syrien aucune possibilité de renverser ce dictateur sauf le soutien pour l’EI – et c’est ce que les Syriens choisiront si la seule alternative est le régime d’Assad.

Globalement, dans la lutte contre le terrorisme islamique, il ne suffit pas de le frapper la ou les djihadistes ont des bases. Il faut d’abord eliminer les causes premieres du terrorisme islamique. C’est-a-dire, tous les pays du Moyen Orient devraient commencer une transition democratique, vers un avenir sans dictatures, vers une forme du gouvernement qui conviendra le plus a ces pays mais qui respectera aussi les droits d’homme – pour tous leurs citoyens. Le Moyen Orient ne peut plus être gouverné par des dictateurs ou par des fanatiques religieux. C’est un récipe pour produire plus d’extremisme islamique et donc plus de terrorisme. Une telle transition sera sans doute très difficile, mais elle est nécessaire.

Il faudra donc progressivement abandonner les alliances/amitiés que l’Occident entretient actuellement avec les monarchies petrolières de la Péninsule Arabe. Il faut les contraindre (ainsi que contraindre la Turquie) à cesser leur double jeu et couper tous leurs liens avec tout groupe islamique. Il faut qu’ils cessent de soutenir la propagation de toute idéologie islamiste/djihadiste dans l’Occident.

Il faut aussi renforcer certains dispositifs de sécurité à l’Occident. Par exemple, il faut priver les djihadistes (au moins les binationaux) de leur nationalité occidentale, déporter ce qui ne l’ont pas, arrêter l’accueil des “réfugiés” syriens, fermer tous les sites et chaines YouTube djihadistes, armer les polices municipales et les services de sûreté de la RATP et la SNCF et équiper tous les transports en commun de vidéoprotection. Il est aussi possible d’installer des détecteurs de métaille/d’explosifs aux portes du métro, du RER et des certains quais ferroviaires.

Mais ce sont des mesures qui peuvent seulement adoucir le problème, pas le résoudre.

Surtout, il ne faut absolument pas rendre les libertés qui ont fait de l’Occident la meilleure civilisation au monde. Il faut, en fait, abroger les dispositifs et lois répressifs qui ont été adoptées depuis le 11 septembre 2011 et particulièrement depuis les attentats du janvier 2015. Ces dispositifs n’ont fait et ne feront RIEN pour nous protéger contre le terrorisme. En fait, ils ont déjà complètement et incontestablement échoué, comme les attentants du 13 novembre 2015 démontrent.

Rendre nos libertés et créer un état policier, cela donnerait aux terroristes islamiques la victoire même qu’ils cherchent.

 

28 sites, monuments remarquables, et biens culturels qui devraient être ajoutés à la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO


Je pense que les 26 sites, monuments remarquables, et biens culturels suivants meritent d’être ajoutés à la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO:

  1. Le monastère royal de Brou
  2. La Cathedrale Saint-Pierre de Beauvais
  3. La Cathedrale d’Aix-en-Provence
  4. Les vignobles de la France
  5. La basilique Sacre-Coeur
  6. La Cathedrale Notre-Dame de Paris
  7. Le château de Maisons-Laffitte
  8. Le château de Champs-sur-Marne
  9. Le Château-Gaillard
  10. Le château de Caen
  11. La basilique Notre-Dame de Fourvière a Lyon
  12. Les fresques de Lyon
  13. La Tour Eiffel
  14. Le château de Vincennes
  15. Le Château de Vaux-le-Vicomte
  16. La basilique Saint-Denis
  17. Les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale
  18. Les sites mégalithiques de Carnac (Bretagne)
  19. Le château de Tareau (Bretagne)
  20. Le château de Beynac (Dordogne)
  21. Le château de Igé (Bourgogne)
  22. Fort la Latte (Bretagne)
  23. La Petite Venise de Colmar (Alsace)
  24. Espalion dans l’Aveyron
  25. Le Château de Brissac
  26. Le château de Chissay
  27. La cathédrale de Notre Dame de Rouen
  28. L’eglise gothique de Fécamp

Bien évidemment, la plupart de ces bien culturels sont des châteaux, des palais, et des édifices religieux – parce que, pendant les dix derniers siècles, le peuple français en a construit un nombre très important, et ils merveillent les touristes du monde entier à nos jours.

Obama’s Appeasement of Iran: Idiocy or Treason?


As everyone knows, Barack Obama has been pushing to get a nuclear deal signed between the P5+1 group (US, Russia, China, France, Britain, Germany) and Iran by June 30th, ostensibly in order to regulate that country’s nuclear program. Obama claims that the agreement will “forever foreclose” Iran’s path to a nuclear weapon and that, if Iran cheats, the US will have at least a year to stop the Iranian nuclear program by military means. He has also claimed that Iran had “frozen” its nuclear enrichment activity for the duration of the negotiations.

Evidence has now emerged that Obama was, as always, dead wrong.

During the last 18 months of negotiations, Iran has actually INCREASED its enriched uranium stockpile by 20%. The preliminary agreement signed in Lausanne, Switzerland, in March, obligates the Iranians – as will the final agreement expected to be signed on June 30th in Vienna – to dismantle 96% of their existing enriched uranium stockpile. But rather than dismantle it, or at least freeze their enrichment program, the Iranians have dramatically INCREASED their enriched uranium stockpile – by as much as 20%!

Not only that, but the Iranian Supreme Leader, Ali Khamenei, has categorically ruled out any Western inspections of any Iranian military installations!

Not only that, but the accord’s few restrictions on the Iranian nuclear program would expire after 15 years, and it contains NO restrictions whatsoever on the Islamic Republic’s ballistic missiles, nor would it obligate Tehran to stop supporting terrorist organizations.

Still worse, the Obama administration has dropped its previous demand that Iran reveal the entire scope of its past nuclear weapons work, which means the West will not know how far the Iranians have advanced already.

With Iran rejecting those inspections, and with such blatant Iranian cheating, how can one trust any agreement signed by Iran? One cannot. An agreement with Iran would not be worth the paper it would be printed on.

Yet, the NY Slimes and Obama administration officials are still deluding themselves – and the NYT’s readers – that Iran is a trustworthy partner and that the increased enriched uranium stockpile is a “problem” for Iranians which they will have to “solve.” They don’t realize at all that the Iranians consider their enriched uranium stockpile to be a great asset (for future nuclear weapon production), not a problem.

Iran is not negotiating in good faith. It is does not want to end its international isolation. It wants to develop nuclear weapons – and is apparently ready to do so at any cost, including crippling economic sanctions and international isolation.

It should be underlined that the only Western country to have taken a firm stance on the Iranian nuclear program (although that stance is not firm enough) is France, which has bravely and steadfastly resisted American pressure to agree to a Munich-style accord that would legalize Iran’s nuclear program without providing for any meaningful inspections or any strict limitations on that program.

That being the case, it is no wonder that the Arab monarchies of the Persian Gulf are increasingly looking towards France, rather than the US, as their primary military partner and arms vendor. Qatar has already ordered 24 Rafale jets, and the UAE are expected to follow suit later this year. Paris is also negotiating arms sales with Riyadh. Already, $12 bn worth of military and civilian sales have been concluded recently by French FM Laurent Fabius and the Saudi Defense Minister.

This confirms what I’ve recently said: being a poodle of Washington does not pay off. It’s far better to rely on France.

Further reading:

How France Became an Iran Hawk

http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/25/01003-20150325ARTFIG00431-tensions-franco-americaines-sur-le-nucleaire-iranien.php

Comment debarrasser la France de la domination américaine et renforcer la position de la France au monde


Sous la présidence de François Hollande, la France est devenue un larbin de Washington, tout comme elle l’était sous la IVème République. En effet, Washington continue à reserrer sa domination sur le continent européen (en utilisant tous les moyens possibles, surtout la soi-disante “construction européenne” dont laquelle il est le “fédérateur non-européen”) et d’autres régions du monde. Cette domination des USA nuit gravement à la securité et les interêts nationaux de la France.

Comment debarrasser la France de cette hégémonie américaine?

Il faut utiliser la même stratégie que celle utilisée Francois Ier pour libérer la France de l’étau habsburgien dans le XVIème siècle et celle mise en oeuvre par le général de Gaulle pour deserrer la domination américaine sur l’Europe occidentale dans le XXème siècle : une politique d’alliances alternatives. Il faut augmenter la puissance économique et militaire de la France et a la fois chercher des allies alternatives qui pourraient faire les contrepoids contre l’hegemonie américaine.

Ce deuxieme enjeu strategique est le focus de ce dossier.

Pour contrer la superpuissance américaine, il faut nouer des alliances avec les pays (ou blocs des pays) qui pourraient faire les contrepoids contre les USA, notamment avec la Chine, l’Inde, la Turquie, les pays arabes du Golfe arabo-persique (qui sont devenus tres méfiants de Washington), et les pays de l’Amerique Latine (surtout le Méxique et le Brésil).

francechinecommerce

Infographie par LCI/TF1, 2014.

Pour nouer une alliance stratégique avec la Chine et ouvrir le gigantesque marché chinois :

  • La France devrait reconnaitre publiquement les Iles Diaoyu/Senkaku, Spratly, et Paracelsus comme territoire chinois et partie intégrale de la Chine, soutenir diplomatiquement (notamment en Conseil de Sécurité de l’ONU) les efforts de la Chine de s’en emparer, interdir le Dalai Lama de venir en France, soutenir la Chine contre les manifestants hongkongais, offrir des visas Schengen valables pour 10 ans aux citoyens chinois, et ordonner aux avions civils français d’obeir au contrôle aérien chinois dans la zone d’identification aérienne chinoise autour des Iles Diaoyu, et reconnaitre toute la Mer de Chine meridionale comme des eaux territoriales de la Chine, si la RPC ouvre son marché, sans limitations et sans aucun tarif, à TOUS les produits français dans TOUS les secteurs de l’économie, si les compagnies aériennes chinoises achètent EXCLUSIVEMENT d’avions d’Airbus, si la Chine achète EXCLUSIVEMENT des reacteurs nucléaires d’Areva (et pas d’autres), si elle permettra aux investisseurs étrangers d’acheter des participations dans des aéroports chinois, et si les elites chinoises achètent des voitures françaises et pas d’autres. Il faut que la Chine ouvre son marché à TOUS les produits francais, pas seulement le porc et le vin. (http://www.wantchinatimes.com/news-subclass-cnt.aspx?cid=1101&MainCatID=11&id=20150309000110)
  • La France devrait vendre à la Chine la mine d’uran à Fanay pour exploitation, et de la terre cultivable actuellement non utilisée pour la cultivation du vin aux vignards et milliardaires chinois. Il faut aussi reduire la Foret des Landes et utiliser sa terre pour la cultivation des vins de vin rouge, qui est tres plebiscite par les Chinois.
  • La France devrait commencer l’exploitation de ses réserves de manganium sous-maritimes (sous la mer) autour de Tahiti et de la Reunion et exporter le manganium à la Chine (mais aussi aux autres marchés émergents, comme l’Inde et la Corée du Sud).
  • L’Etat français devrait negocier la vente de ses actifs en PSA Peugeot Citroen et Renault au constructeur chinois Dongfeng pour le prix le plus haut possible, et la vente de ses nombreux châteaux et hôteaux particuliers aux millionnaires chinois.
  • La Chine devrait créer beaucoup plus des Zones Economiques Franco-Chinoises partout en France, surtout en régions les plus touchées par le chômage (la Languedoc-Roussillon, la région PACA, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Champagne-Ardennes, les départements de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne etc.).
  • La France devrait augmenter, de manière significative, sa production agroalimentaire, afin d’exporter plus de nourriture au marché chinois.
  • La France devrait faire signer un accord de voyage sans visa à l’Union Européenne et la Chine.
  • La France devrait augmenter le tempo de l’exploitation des ressources de nickel à la Nouvelle Caledonie si les marchés émergents en ont besoin.
  • Quand le budget français est met en équilibre, la France devrait vendre toutes ses ressources minérales sous-maritimes à la Chine afin de se désendetter.
  • Il faut créer un agence qui fera une promotion constante des produits français dans le monde, particulierement en Chine. Il faut notamment promouvoir les voitures, boissons alcooliques, et les autres produits de luxe français.
  • Garantir que les touristes chinois pourront recevoir une visa francaise en 24 heures, afin d’attirer plus de touristes chinois en France et afin qu’ils achete plus en France. (http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/20130830trib000782407/le-voyageur-chinois-nouvelle-vache-a-lait-d-aeroports-de-paris.html)
  • Coopérer avec la Chine et les autres pays du groupe BRICS dans le sens de dédollarisation du monde; cesser immédiatement d’utiliser le dollar dans les transactions internationales, sauf celles conduités avec les USA eux-mêmes.
  • Acceder à l’accord d’échange libre proposé par la Chine pour l’Asie orientale.
  • Signer avec la Chine un accord de non-espionage (no spy agreement) et de défense mutuelle en espace cyber.
  • Garantir mutuellement l’utilisation des constellations de satellites de navigation Galileo et Beidou par les forces de missiles des deux nations.
  • Signer avec la Chine un accord qui permettrait au CEA des achats d’uran de haut et de bas enrichement, et de pluton, à la Chine, si besoin.
  • Mettre en ouvre des exercises annuelles jointes des armées aériennes française et chinoise, notamment dans le domaine du combat aérien, afin que l’AdlA puisse pratiquer des maneuvres du combat aérien avec des pilotes chinois des J-7, J-10, J-11/15/16, Su-27/30, et J-31.
  • Signer un accord qui permettra à l’AdlA française d’utiliser le vaste espace aérien chinois pour l’entrainement de ses pilotes et pour des exercises.
  • Acheter des avions discrets J-20 ou J-31 à la Chine dans l’avenir, ou même mieux, les developper ensemble avec la Chine.
  • Proposer a la Chine de fournir des engins spatiaux Ariane pour la base lunaire planifiée par la Chine si Pékin donne à la France l’accès à cette base, une fois construite.
  • Faire abroger l’embargo sur la vente d’armes à la Chine par l’UE.
  • Faire entrer la France dans le groupe BRICS et dans l’Organisation de Cooperation de Shanghai (Shanghai Cooperation Organization).
  • Condamner les USA de la maniere la plus severe quand leurs navires de guerre voilent pres des iles Diaoyu, Spratly, ou Paracelsus et le deploiement propose des systemes de defense antimissiles americains THAAD en Coree du Sud.
  • Condamner de la maniere la plus severe les vols d’espionage des avions americains pres de l’espace aerien chinois.
  • Decerner la Legion d’Honneur aux presidents chinois Jiang Zemin, Hu Jintao et Xi Jinping et au Premiers ministres Zhu Rongji, Wen Jiabao et Li Keqiang.
  • Decerner la Medaille de l’Aeronautique aux generaux d’armee aerienne (chinoise) XU Qiliang and MA Xiaotian.
  • Creer une commission permanente franco-chinois au plus haut niveau qui devrait etre presidee par les presidents des deux pays, coordinnee par leurs ministres des affaires etrangeres, et avoir des groupes de travail specifiques aux domaines concrets (p.e. l’agriculture, l’exploration de l’Espace, la sante, la lutte contre les drogues, la defense…)
  • S’opposer le jugement défavorable des tribunaux internationaux contre la Chine sur la question de la Mer de la Chine du Sud et au “pivot” américain en Asie orientale.
  • Offrir de vendre des BPC Mistral et des hélicopteres pour ces batiments (et pour les navires du Type 071 chinois) à la Chine.
  • Demander à la Chine que Marseille, et non Barcelone ou Valence, soit la porte maritime en Europe pour des produits chinois.

Afin de nouer une veritable amitie avec les pays de l’Amerique Latine, il faut :

  • Offrir un asile et une transportation securisée à Julian Assange et Edward Snowden;
  • Présenter des excuses au président bolivien Evo Morales pour le refus injustifié de l’entrée a l’espace aérien francais à son avion en 2013;
  • Pénaliser severement toute compagnie qui collabore avec les services sécrets américains ou britanniques ou qui espionne sur les Francais;
  • Offrir aux armées latinoaméricaines de l’équipement francais moderne, notamment au Brésil qui aura besoin de remplacer son porte-avions Sao Paulo et les avions de son groupe aeronaval;
  • Faire enseigner l’espagnol et le portugais à beaucoup plus des éleves français ; creer des classes bilingues avec les gouvernements des pays de l’Amerique Latine;
  • Décerner la Légion d’Honneur à l’ex-président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, a l’entraineur franco-bresilien Cláudio Roberto da Silva, au president argentin Mauricio Macri et aux joeurs de foot Ronaldinho, Edinson Cavani, Thiago Silva, Maxwell Scherrer, Lucas Moura et David Luiz;
  • Acheter quelques avions d’entrainement et d’attaque brésiliens Super Tucano et des avions de ravitaillement bresiliens KC-390 sous licence si le Bresil achete des avions Rafale et des helicopteres francais pour son porte-avions Sao Paulo. Les Super Tucano seraient tres utiles contre les terroristes en Afrique et on Moyen Orient, beaucoup plus efficaces que tout drone;
  • Ouvrir plus de consulats au Brésil et au Méxique; et
  • Faciliter l’obtention des visas touristiques et visas d’étudiant par les touristes et les étudiants latinoaméricains; ou mieux encore, faire signer un accord permettant des voyages touristiques sans visa entre l’UE et le Brésil, ainsi qu’entre l’UE et le Mexique, et entre l’UE et la Colombie.
  • Continuer à soutenir la candidature de Brasilia au siege permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.
  • Faire integrer la banque internationale des BRICS et le groupe BRICS lui-meme par la France.
  • Faire integrer le groupe ALBA (en tant qu’etat-observeur) et le groupe Mercosur par la France.
  • Encourager les pays latino-americains a integrer la Francophonie en tant que membres-observateurs.
  • Condamner la construction d’une palisade à la frontiere mexicano-americaine et les propos des candidats republicains à la presidentielle sur les immigres.
  • Signer avec les pays de l’Amerique latine des accords de non-espionage (no spy agreement) et de défense mutuelle en espace cyber.

Pour nouer une alliance stratégique avec l’Inde et ouvrir le gigantesque marche indien, il faut:

  • Reconnaitre publiquement toutes les pretensions territoriales de l’Inde, notamment en Cachemire;
  • Offrir a New Delhi la construction des sous-marins nucleaires, des fregates FREDA et FREMM, et des BPC de la classe Mistral, in situ en Inde dans le cadre du programme Make in India;
  • Donner des cadeaux personnels au Premier Ministre Narendra Modi (y compris une kurta tres chic);
  • Decerner la Legion d’Honneur au President et Premier Ministre indien ainsi qu’a l’ancien Premier ministre indien Manmohan Singh;
  • Offrir a l’Inde des systemes de defense anti-aerienne et anti-missiles de courte, moyenne, et longue portee, y compris Aster-15 et Aster-30;
  • Signer une alliance de defense formelle avec l’Inde;
  • Signer un accord de non-espionage (no spy agreement) et de défense mutuelle en espace cyber.
  • Developper des armes hypersoniques et des lasers anti-missiles avec l’Inde; et
  • Soutenir la candidature de l’Inde au siege permanent au Conseil de Securite de l’ONU.

Enfin, pour approfondir l’amitie et la cooperation avec tous ces pays, il faut aussi:

Contre les mensonges de Christophe-Alexandre Paillard


Je suis maintenant en train de lire le livre Les nouvelles guerres économiques par Christophe-Alexandre Paillard. Ce livre traite de beaucoup de sujets divers, y compris la question si la France est encore une puissance mondiale.

La réponse de cet auteur, qui est evidemment un fataliste, est non : selon lui, la France ne fait pas et ne peut pas faire le poids sur la scène internationale:

“La France se trouve donc dans l’obligation la encore de fonder les bases de sa puissance au sein d’une intégration européenne renforcée (euro, marché unique) et a du mal a justifier ses specifités aupres de ses partenaires.” (Les nouvelles guerres économiques, Editions Ophrys, Paris 2011, p. 152)

Selon M. Paillard, la seule façon de laquelle la France peut peser sur la scène mondiale et contrer (s’opposer effectivement à) la puissance des Etats-Unis est de se fondre (s’autodissoudre) dans un état supranational européen. C’est-à-dire, seulement un France complétement fondée, dissoute, et disparue dans un état fédéral européen peut influencer le monde et contrer l’hyperpuissance américaine crainté par l’ex-ministre des affaires étrangères Hubert Vedrine. En plus, selon M. Paillard, l’Union Européenne est un instrument très utile de parer la puissance des USA:

“L’Union européenne est un moyen d’accroître sa puissance pour la France, bien que cette position montre aussi qu’elle a reduit ses ambitions en tant que Etat-nation souverain. Pour la France, l’Europe est aussi un moyen d’équilibrer la puissance américaine apres avoir été l’instrument de lutte contre l’expansionisme sovietique et de faire face à la concurrence des puissances emergentes.”

D’ailleurs, M. Paillard pretend que le general de Gaulle avait mis en oeuvre la construction europeenne et en était en faveur:

“Depuis 1951 et la signature du traite CECA, la France s’est engagee sur la voie de la construction européenne, d’abord dans un but de reconciliation avec l’Allemagne, puis, dans un objectif d’unification politique du continent europeen, comme le suggerait l’expression du general de Gaulle <<L’Europe de l’Atlantique a l’Oural>>.”

Ce sont tout simplement des mensonges, et je vous démontrerai pourquoi.

1.    Dire que la France ne fait pas et ne peut pas faire le poids sur la scène internationale est mensongère

Malgre toutes ses problèmes – et la politique des majorités récentes UMP et PS qui les a aggravés et qui affaiblit la France chaque jour – la France reste une puissance disposant des capabilités mondiales. Comme même M. Paillard a admis dans son livre, la France est une puissance nucléaire, l’un de seulement 5 membres permanents du Conseil de Securite de l’ONU, et dispose d’un réseau diplomatique vaste, comparable à celui des USA, la Russie, et la Chine. Il faut y ajouter le fait que :

•    La France est, parmi les 190 pays du monde, la 6ème puissance économique, juste derrière le Royaume-Uni (la cinquième, que la France pourrait facilement dépasser avec des réformes économomiques simples) ;
•    Au contraire de la vaste majorité des pays du monde, elle dispose des compagnies dans tous les secteurs de l’économie moderne, y compris l’aéronautique, le nucléaire, le naval, l’automobile, le missilier, le spatial, etc.) et ne depend des autres pays pour rien ;
•    Elle est le seul pays du monde dont la langue est parlée sur tous les continents du monde sauf l’Australie et est à la tête de la deuxieme plus grande organisation mondiale après l’ONU – la Francophonie, qui comprend 57 pays membres et observateurs de tous les continents du monde sauf l’Australie ;
•    Son arsenal nucléaire est le 4eme plus grand au monde et au contraire de la Chine (qui détient le troisième arsenal le plus grand), ses sous-marins lanceurs d’engins ont fait des patrouilles d’une manière constante depuis 1972 ;
•    Elle est aussi l’un des pays du monde les plus forts militairement, avec une armée qui, malgré tous les coups et affaiblissements lui faits par présidents Sarkozy et Hollande, reste l’une des plus puissantes et capables, d’une manière globale, au monde (sur un envergure globale, ses capabilités sont comparables à celles de la Russie et dépassent celles de tout autre pays sauf les USA – parce qu’être capable de conquêter ses voisins, c’est une chose, mais projeter de la force militaire aux continents et régions distants, c’est une autre chose – la France est aujourd’hui le seul serieux partenaire militaire des USA, le Royaume-Uni s’étant retrenché et effectivement retiré de la scène mondiale) ;
•    Elle possede aussi une culture admirée partout au monde et est l’une des destinations preferées des étudiants étrangers, européens et non-européens ; en effet, il en attire le troisième plus grand nombre au monde, depassée seulement par les USA et le Royaume-Uni.

Pensons donc ca quel point la France serait puissante si ses dirigeants étaient capables de mettre en œuvre des réformes économiques serieuses qui redémarraient enfin son économie et permettraient plus d’investissements dans son armée !

2.    Loin d’etre un moyen d’accroitre sa puissance, l’Union europenne est un instrument qui sert les USA a renforcer leur domination sur l’Europe, contraindre la France, et l’effacer de la carte du monde

L’Union européenne n’accroit la puissance de la France en rien, elle la diminue. Elle limite dramatiquement la liberté d’action de la France et la fait obeir aux diktats de Washington (comme par exemple sur la question de sanctions contre la Chine et la Russie, les OGM, l’accord de libre-échange entre l’UE et les USA, etc). En effet, l’UE est, de très loin, la plus grande menace à l’indépendendance, la securité, la puissance, et le bien-être de la France.

Ce n’est pas par hasard. L’Union européenne marche toujours comme ça. Son principe d’opération – son modus operandi – n’est pas la « subsidiarité «  prétendue, mais au contraire, l’imposition des diktats sur les états-membres de l’Union par des bureaucrates non-elus à Bruxelles.

Ces diktakts sont souvent transmis à Bruxelles par Washington… et ce n’est pas par hasard. Toute la « construction européenne » est, en effet, une invention américaine concue exactement dans le but de contraindre la liberté d’action des états européens, de les fondre dans une construction supranationale, et donc de les assujettir complement à Washington. Voila les vrais buts de la construction européenne. Voila pourquoi la France ne peut plus, par exemple, vendre des navires de guerre aux acheteurs qui sont prêts à les payer – parce que Washington y est opposé, et l’Union européenne execute les diktats de Washington. Voila aussi pourquoi l’Union européenne est sur le point de signer un traité de « libre-échange » qui ouvrira complètement les portes du Marché Unique Européen aux compagnies américaines, généreusement soutenues par son gouvernement fédéral.

Le général de Gaulle – le sujet du troisième mensonge de M. Paillard – l’avait compris avant tout le monde. Lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962, le général de Gaulle a averti contre la construction européenne, le plan de fondre les états souverains de l’Europe dans une telle construction supranationale, et le « fédérateur non-européen » qui était le moteur de cette construction et qui ne pouvait être autre que les USA.

Il faut répéter : le général de Gaulle avait compris avant tout le monde que l’UE était une arnaque, un schème conçu pour assujettir la France et les autres pays des Six aux USA, et que son origine était a Washington – et il nous en a averti en mai 1962, il y a 53 ans.

Passons donc enfin à la troisième mensonge de M. Paillard : que l’Homme du 18 juin était en faveur de la construction européenne.

3.    Le général de Gaulle n’était jamais en faveur de la construction européenne

Les eurofanatiques qui cherchent à dissoudre la France dans un état supranational européen font beaucoup de bruit autour des propos du Fondateur de la Vème République, comme « L’Europe de l’Atlantique à l’Oural », du traite de l’Elysée, et des autres propos et actions du président de Gaulle tirés de leur contexte historique. Pour contrer ces mensonges, rappelons donc quelques faits.

S’il est vrai que l’Homme du 18 juin n’avait initialement denoncé les traites CECA-CEE-EUROATOM, c’est simplement parce que, jusqu’à la ratification des Accords d’Evian, le Fondateur de la Cinquième République était trop occupé avec les problèmes graves lui laissés par les gouvernements incompétents de la Quatrième République : une économie stagnante, une inflation rapide, la nécessité de réformer profondement les institutions de l’Etat, et surtout, la guerre d’Algérie qui menait la France tout droit à guerre civile en métropole. Régler ces questions, et surtout celle de la guerre algérienne, était la priorité numéro un du général de Gaulle. Et pour y réussir, il avait besoin d’une majorité parlementaire, ce qui necessitait la participation des centristes pro-européens et atlantistes du MRP (le soutient du PS et des communistes étant exclu). Donc jusqu’à la fin de la guerre algérienne, le Fondateur de la Cinquième République gardait un profil bas sur ce sujet.

Mais une fois la question algérienne, la réforme économique et monetaire, et la mise en œuvre des institutions républicaines reformées reglées, l’Homme du 18 juin s’est heurté frontalement à la prétendue construction européenne. Lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962, l’Homme du 18 juin avait averti contre

  • la construction européenne,
  • le plan de fondre les états souverains de l’Europe dans une telle construction supranationale, et
  • le « fédérateur non-europeen » qui était le moteur de cette construction et qui ne pouvait être autre que les USA. Le général de Gaulle avait compris et averti que le but de la construction européenne était d’effacer la France et les autres pays du Six afin de les subjuger et subordonner envers les Etats-Unis.

Les ministres du MRP étaient si agacés par cette révélation qu’ils ont quitté le gouvernement sur-le-champ.

Au début de 1963, lors d’un entretien avec son ministre et confidant Alain Peyrefitte, le général de Gaulle a dit :

« Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. »

Pour la période de deux années suivantes, 1962-1964, le général de Gaulle essayait d’utiliser la construction européenne contre son inventeur – Washington – afin de libérer la France de la domination américaine. Le but de l’Homme du 18 juin était d’établir un bloc des états européens souverains – mené bien sûr par la France, qui était de très loin le pays le plus puissant des Six – qui serait un contrebloc, un contrepoids d’une sorte, pour les USA et le bloc sovietique – et serait inseré entre les deux. Dans le projet de l’Homme du 18 juin, si les autres pays du Six avaient coupé leurs liens de subordination envers les USA, ils auraient recherché un autre protecteur contre la menace sovietique, et ce ne pouvait autre que la France, le seul pays occidental disposant d’une force de dissuasion nucleaire indépendante des USA. Comme l’a dit le général de Gaulle lui-même :

« Dans cette Europe, en réalité, nous tiendrons les rênes parce que nous aurons la bombe. »

Cette stratégie – que l’Homme du 18 juin cachait sous des slogans comme « une Europe européenne » ou « une Europe indépendante » – aurait eu une chance de réussir… mais seulement si les autres membres de la CEE – l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, et les pays du Benelux – avaient consenti a joindre les forces avec la France, devenir ses partenaires dans ce projet, accepter la protection militaire française, et se libérer des diktats de Washington.

C’était une tâche très difficile, et le Fondateur de la France Libre le comprenait parfaitement. Il s’est même plaint en 1963 que « la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper [des Américains.] » Les Italiens, les Néerlandais, et les Belges avaient vite deçu l’Homme du 18 juin, donc il a dû se tourner vers l’Allemagne de l’Ouest, la plus grande puissance économique des Six. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour tirer la RFA vers la France et la séparer des USA. Il croyait que son projet était près de fruition au moment de la signature du fameux Traité de l’Elysée par lui-même et le chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer le 22 janvier 1963.

Les Americains étaient, en effet, très inquiets par ce traité qui, dans sa forme originale, ne mentionnait nulle part ni les USA, ni l’OTAN, ni la Grande Bretagne, ni le GATT. Ils ont donc pressionné fortement (et avec succès) le gouvernement Adenauer pour rédiger ce traite. Juste avant sa ratification, le Bundestag y a introduit des mentions explicitées :

•    Des USA et d’une integration militaire étroite dans le cadre de l’OTAN ;
•    De la Grande Bretagne et la certitude du Bundestag qu’elle deviendrait, un jour, un membre de la CEE ; et
•    De l’échange-libre entre l’Europe et les USA dans le cadre du GATT.

Le général de Gaulle était agacé par tout cela. Les Allemands viennent de vider le Traité de l’Elysée de toute sa substance ! L’exclusion totale de toute mention des USA, de la Grande-Bretagne, de l’OTAN, et du GATT, et le coupage de tous les liens de subordination de l’Europe envers les USA, en était l’essence et le but primordial ! Or, les Allemands viennent de réintroduire tout cela dans le Traite de l’Elysee !

Le général de Gaulle se sentait (justement) trahi par les Allemands : « les Allemands se conduisent mal. Ils se mettent complètement à la botte des Américains. Ils trahissent l’esprit du traité franco-allemand. Et ils trahissent l’Europe », a-t-il dit. Tout comme il avait précédemment observé, « la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. »

Donc, la stratégie entière du Fondateur de la Cinquième République concernant la construction européenne a donc totalement echoué. Les autres pays de la CEE ne voulaient pas s’emanciper des USA.

Il a donc dû changer complétement sa strategie. Au lieu de perdre plus de temps avec les « partenaires » européens de la France, il a commencé une grandiose stratégie mondiale d’alliances alternatives dont le but était de noyer des liens avec toute puissance non-ouest-européenne qui pourrait servire à un contrepoids aux USA. Cette stratégie etait modelée sur les alliances du roi François Ier avec Soleiman le Grand (le sultan turc dans la plupart du XVIème siecle) et les princes protéstants de l’Allemagne pour contrer l’empereur saint-romain germanique Charles Quint.

La première étape dans ce sens était la reconnaissance diplomatique, le 27 janvier 1964, de la République Populaire de Chine, qui stupéfia tout le monde. La France a donc desobéit aux USA, qui exigaient que tout le monde reconnaisse le régime nationaliste de Chiang kai-shek. En reconnaissant la Chine de Mao, le général de Gaulle a envoyé un message clair aux USA, aux “partenaires” européens de la France, et à tous les pays du monde que la France était suffisament puissante et determinée de conduire une politique étrangère indépendante et chercher des alliances alternatives – même si les autres pays de la CEE étaient contents de rester des larbins de Washington.

C’était suivi par un voyage du général de Gaulle en Mexique en mars 1964 et à l’Amerique du Sud en octobre 1964; par le boycott des réunions des institutions et conseils européens par les répresentants français jusqu’au Compromis de Luxembourg pour arreter les atteintes de la CEE contre la souveraineté de la France; la vente des stocks français du dollar et l’achat d’or; le retrait total de la France du commandement integré de l’OTAN en 1966; les voyages de l’Homme du 18 juin en URSS et Pologne; son fameux discours a Phnom Penh (Cambodge) lors duquel il a averti les Américains contre leur enlisement vietnamien; et son aussi fameux discours à Montréal où il a exclamé “Vive le Quebec libre!”

Certains déclarent que l’Homme du 18 juin était en faveur de l’intégration européenne parce qu’il a parlé de “l’Europe de l’Atlantique à l’Oural.” Mais ils ont tort. Ce n’était pas du tout une déclaration de foi dans la construction européenne, mais – comme l’explique l’Union Populaire Républicaine – un pied-de-nez aux Sovietiques pour réclamer la liberte des nations de l’est-européen et la dissolution des deux grands blocs.

Parce que l’Homme du 18 juin était aussi mefiant des Sovietiques que des Américains. Il était absolument contre la domination des USA et de l’URSS sur le monde et leur division de la planète entre eux-même dans deux grands blocs. En plus, il se souvenait toujours que les Russes, comme les Américains et les Britanniques, ne l’avaient jamais invité aux conférences de Téhéran, Yalta, et Potsdam.

Conclusions

Il est totalement mensongère de dire – comme l’a écrit M. Paillard – que l’Union européenne est un moyen d’accroître l’influence mondiale de la France et que notre pays n’a aucun choix que se fondre dans un état supranational européen. Il est de même mensongère de dire que le général de Gaulle en était en faveur. Il faut completement rejeter les mensonges de M. Paillard.