This Blog Is Not Going Anywhere


Faithful Readers,

My less-than-frequent posting pattern may have worried some of you that I’ve abandoned, or intend to abandon, this blog. Rest assured that I have no intention of ever doing that. Let me explain why I’ve been posting less often than I used to.

I am currently devoting lots of time to studying French and German, because I need to certify my skills in those languages. France is Europe’s only major military power besides the UK and Germany is Europe’s biggest economic powerhouse, so I need to reach a broader audience and, in the future, do business in both countries. In order for that to be possible, though, I need to certify my French and German skills.

On January 26th, I will take the DALF certificate examination at a very high level, which requires me to use virtually all of my free time to either attend French lessons or to study at home.  In addition, I am also taking German lessons and studying that language at home as well.

Once I have obtained the DALF C1 certificate, I will be able to post most frequently. And with a new administration coming into office next January, there will be no shortage of topics to write about!

In early 2017, I will :

  • Explain why the DOD needs to restart F-22 Raptor production.
  • Compare America’s legacy fighters to the Sukhoi Su-30 Flanker family as well as the PAK FA, the J-20 and the J-31.
  • Explain why the F-35 program is utterly useless.
  • And write on other defense issues as well.

See you soon on this website !

Best regards,

Zbigniew Mazurak

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Les conséquences de la victoire de Trump pour la France et l’Europe


Les éléctions américaines portent aussi des conséquences très importantes pour la France et toute l’Europe. Car M. Trump va rétirer au Vieux Continent la protection militaire dont ce dernier jouit dans le cadre de l’OTAN. Même la dissolution de l’Alliance elle-même ne peut pas être exclue.

Cela veut dire que l’Europe ne peut plus compter sur les Etats-Unis pour sa protection militaire. Par conséquent, elle doit savoir assurer sa propre sécurité. Et pour cela, trois mesures sont s’imposent :
1) Une augmentation des budgets militaires de TOUS les pays européens, quitte à diminuer nettement les dépenses sociales ;
2) Un réinvestissement, par les pays européens, dans les équipements et capacités militaires modernes – terrestres, aériennes et navales – et, dans le cas de la France et du Royaume-Uni, le renouvèlement de leurs forces de dissuasion nucléaire, car l’Europe ne jouira plus du parapluie atomique américain.
3) Enfin, les pays européens doivent devenir plus solidaires en matière de la défense. Cela veut dire qu’ils doivent créer un marche commun européen d’armements et cesser d’acheter américain ; mutualiser, à mesure où c’est pratiquable, leurs moyens ; et créer un Schengen militaire en Europe pour que les troupes d’un pays européen puissent passer librement à travers le territoire d’un autre.

Les Etats-Unis vont bientôt revenir à l’isolationnisme ou, au mieux, abandonner leurs alliés faibles. On ne peut plus compter sur eux. Dès maintenant, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devrons donc faire un effort important en matière de la défense – coûte que coûte.

Why Donald Trump Won


The world has woken up to shocking news : Donald Trump, a complete outsider, has won the US Presidential election, thus becoming America’s 45th President and Commander-in-Chief.

He did this despite being savagely attacked not just by the Democrats, but also by a large party of his own party, the mainstream media, and the leaders of many foreign nations. He did this in face of accusations of lying, ignorance, sexism, sexual harassment of women, and every other personal attack imaginable.

How did he pull that off ?

Of course, in large part, this is because of the low moral quality (to put it mildly) of his Democratic rival, Hillary Clinton, and the many scandals she’s been involved in. The fact that she used a private email service while being Secretary of State, which recklessly endangered national security, and the FBI’s investigation of the matter, did certainly play a part.

But it was not enough to sway the public opinion against her and in Mr Trump’s favor.

The main reason why the real estate mogul won is because he represents the forgotten America – the tens of millions of average Americans whom the US Federal Government, both major parties, the media, the banks, and indeed, the entire Washington establishment abandoned long ago. People who feel betrayed by the fact that:

  • In economic policy, Washington subsidizes the “locusts” – people who do not work and live at taxpayers’ expense and who are now almost 50 million in number – while suffocating those who do work with taxes and, despite these punitive taxes, driving America deep into debt ($19.8 trillion as of the time of this writing, according to this debt block). Ordinary Americans are also outraged at one-sided “free trade deals” which have brought the manufacturing industry to its knees while allowing multinational companies to outsource untold millions of jobs out of the US and to Third World countries where they can employ people at slave wages.
  • On immigration, Washington has opened America’s borders widely to over 14 million illegal immigrants (20 mn by some counts) and to chain immigration while doing nothing noteworthy to secure the border. (Hillary Clinton had promised an amnesty to all illegal aliens.)
  • On foreign policy, Washington has kept America in conflict with one nation or another for over 70 years now, involved America in several useless wars that cost thousands of lives and trillions of dollars for no benefit whatsoever, and, at the same time, allowed dozens of America’s weak allies and protectorates to free-ride on the backs of the US troops who protect them while cutting their own defense budgets. Who pays the bill for protecting these countries ? American taxpayers, of course. And they, not those allies, will pay the bill – in money and in blood – if those “allies” bog America down in some irrelevant dispute over some uninhabited rocks or islands, or over whether Ukraine or Russia has the rightful title to the Crimea.

THIS is the real reason why Mr Trump won against all odds, despite 95% of bets being on Hillary Clinton winning the election. THIS is the source of ordinary Americans’ discontent in which Mr Trump tapped skillfully in key swing states such as Florida, Pennsylvania, Ohio, North Carolina, and New Hampshire.

As CNN has belatedly acknowledged after the fact, this is “a historic victory for outsiders that represents a stunning repudiation of Washington’s political establishment.”

 

Que faut-il faire pour contrer efficacement la menace terroriste ?


La France a de nouveau été frappée, probablement par le terrorisme islamique, avec 84 morts et plusieurs blessés. Cela fait partie d’une série des attentants survenus sur le territoire depuis 2012.

Aujourd’hui, il est temps de faire une analyse lucide des évenements survenus et d’en tirer des conclusions – je le souligne, lentement et lucidement, sans hâte. C’est pourquoi que j’ai attendu jusqu’aujourd’hui.

Alors, qu’est-ce qui s’est exactement passe ?

En mars 2012, puis en janvier et novembre 2015, des musulmans issus des millieux d’immigres en France et en Belgique (agglomeration parisienne, Molenbeek), tous connus aux services de renseignement français et a la police française, ont utilisé des armes à feu pour tuer des dizaines de civils innocents. On ignore encore si l’immigré tunisien qui a tué 84 personnes à Nice était lui aussi un terroriste islamiste ou tout simplement un homme fol.

Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attentats étaient soit des immigrés, soit des fils des immigrés d’origine maghrébine et de confession musulmane, inspirés par de nombreuses mosquées et écoles coraniques à s’engager dans une guerre contre l’Occident.

Bien qu’ils aient été très bien connus aux services de renseignement et la police français, ils n’ont pas nullement été empêchés de commettre leurs atrocités.

Il faut mentionner ici que avant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, des mesures très libérticides, et notamment des lois de renseignement modélés sur le Patriot Act américain, ont été adoptés par une large majorité du Parlement. Ces mesures ont donné des pouvoirs d’espionnage sans précédent, presque illimités, hors tout contrôle judiciaire, aux services de renseignement. Qui plus est, depuis novembre 2015, la France est en état d’urgence.

Tout cela a pourtant complètement échoué de déjouer les attentats survenus en 2015 et 2016.

Force est donc de constater que :

  • Pour le moment, nous ne savons pas encore, et nous n’avons aucune preuve, que l’auteur de la tragédie du 14 juillet ait été un terroriste islamique. (Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dit qu’il ne s’agit pas d’un attentat terroriste ici.) Il n’aurait pas été un homme réligieux et n’aurait pas partagé de vues islamo-terroristes de l’EI. Il parait qu’il était tout simplement fou.
  • L’auteur de la tuerie survenue a Nice était, dans ce cas-là, un immigré d’origine tunesienne, âgé de 31 ans, donc il n’avait vraiment pas grande-chose, ou peut-être meme rien, avec l’Etat Islamique et la guerre en Syrie.
  • Toutes les mesures libérticides adoptées depuis 2012, et surtout depuis janvier 2015, ont complètement et spectaculairement échoué d’empêcher de pires attentants de survenir. A peine quelques mois après que la loi renseignement, dite “loi Patriot a la francaise”, avait été voteée, des terroristes islamistes ont commis les attentants du 13 novembre 2015, faisant plus de 130 morts. On dénombre donc plus de 210 morts depuis la mise en oeuvre de cette loi néfaste. Toutes les promesses des politiciens UMPS que ces lois de surenchère aillent empêcher des attaques pires que ceux du janvier 2015 se sont révélées mensongères. Ces mesures libérticides n’ont absolument rien fait pour améliorer notre sécurité.
  • Par conséquent, tout peuple qui cédera ses libértés dans le vain espoir de gagner plus de sécurité sera tristement deçu. Il perdra ses libértés sans rien gagner en matière de sécurité. Tout comme l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin, nous a avertis il y a deux siècles.
  • Ces mesures libérticides, et les nouvelles réactions de surenchère sécuritaire folle des politiciens fran_ais, notamment ceux des Républicains, démontrent a quel point la classe politique française, et surtout celle issue de l’ “establishment” (UMPS), est stupide et incapable d’une analyse lucide des faits avérés. Eric Ciotti et François Fillon se sont notamment “distingués” dans leur aveuglement aux faits et dans leur surenchère sécuritaire.
  • Il est aussi complètement inexplicable pourquoi l’un des sites touristiques les plus populaires de Nice, sa promenade la plus prominente, n’avait pas été suffisament sécurisée pour la soiree du 14 juillet. Mais je ne vais pas automatiquement blâmer le gouvernement actuel. Il faut des enquêters impartiels pour tout analyser et d’éventuellement monter de doigt des coupables.
  • Neuf jours avant la Fête Nationale, la commission d’enquête sur les attentats du 13 novembre avait préconisé des reformes importantes de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement. Elle n’a reçu aucune reaction de la part du gouvernement. (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/05/01016-20160705ARTFIG00028-terrorisme-les-propositions-chocs-de-la-commission-fenech.php)

Vu ce constat de faits, je préconise les mesures suivantes :

A l’interieur :

  1. Il faut impérativement mettre en oeuvre les recommandations de la commission Fenech du 5 juillet. Pour mettre fin aux guerres de budget et de fiefs entre les différents services de renseignement, il faut en joindre la plupart pourqu’il n’y ait qu’un seul service de renseignement intérieur au sein du ministère de l’Interieur et un seul dans les structures du ministère de la Défense.
  2. Il faut doter tous les policiers municipaux et agents de sécurité privé en France de gilets pare-balles et d’armes à feu.
  3. Il faut dégeler tous les crédits budgetaires du Ministère de la Defense actuellement gélés.
  4. Pendant des évenements où des nombres importants de personnes (piétons) sont concentrées dans le même endroit, la circulation routière doit être très restreinte.
  5. Toutes les mosquées et écoles musulmanes pronant de la haîne doivent étre fermées et toute personne en culpable doit être déportée à vie de la France.
  6. La construction de mosquées et la prière dans la rue doivent être complètement interdites.
  7. Toute immigration de personnes d’origine de pays musulmans doit être complètement arrêtée.
  8. Les peines pour tout type d’activite terroriste doivent être nettement durcies et tous prisonniers terroristes doivent être condamnés à reclusion criminelle solitaire.
  9. La peine de mort devrait être rétablie, quitte à sortir de l’Union européenne (ce que la France devrait d’ailleurs faire en tout cas). (http://www.leparisien.fr/politique/le-depute-olivier-dassault-lr-favorable-a-la-peine-de-mort-pour-les-terroristes-25-03-2016-5659917.php)

A l’exterieur, la France devrait :

  1. Invoquer l’article 5 du Traite de l’Atlantique du Nord.
  2. Exiger la participation active de TOUS les pays membres de l’OTAN et de l’UE, même des pays dites “neutraux” comme l’Autriche et la Finlande, dans les opérations de combat contre des terroristes islamiques au Moyen-Orient, en Libye et ailleurs.
  3. Exiger, dans les termes les plus sévères, à l’Arabie Saoudite et les autres pétromonarchies du Golfe persique, de cesser immédiatement leur financement de madrassas et de mosquées propagant des messages de haîne anti-occidentale et de groupes terroristes comme l’EI et le Front al-Nosra.
  4. Soutenir les Kurdes et les démocrates syriens dans leur lutte contre l’EI et pour la libération de la Syrie des mains de cette organisation terroriste.

 

Commentaire sur le réferendum sur le Brexit


Jeudi, le peuple britannique a solennellement voté en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Au grand contraire de la plupart des autres obsérvateurs, je ne suis guère surpris par ce résultat.

Depuis plusieurs décennies, les élites européennes ont construit – contre la volonté profonde des peuples européens – un super-état fédéral européen, profondement anti-démocratique, géré par des bureaucrates et des politiciens non-élus qui ne sont responsables devant les peuples gouvernés. Un super-état dans lequel les pays-membres ont perdu la plupart de leur souveraineté et dans lequel les élites en veulent leur confisquer les derniers vestiges.

A chaque occasion où les électeurs ont voté contre leurs projets – comme la Constitution européenne – ils ont bafoué la volonté des électeurs au lieu de l’obéir.

Les peuples européens leur avaient envoyé assez d’avertissements au fil des années : le “non” à la Constitution européenne en 2005, le non irlandais au traité de Lisbonne en 2008, la victoire de plusieurs partis eurosceptiques (notamment en Royaume-Uni et en France) dans les élections au Parlement européen en 2014, le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par le peuple néerlandais en 2016… Il y avait assez d’avertissements que les peuples européens n’approuvaient PAS la centralisation de l’UE et la suppression des derniers vestiges de leur souveraineté.

Mais les élites européistes n’ont guère écouté. Au contraire, ils ont continué comme si rien n’en était. Ils ont resuscité et fait voter, par voie parlementaire*, la Constitution europeenne sous le nom du Traité de Lisbonne. Quand l’Irlande l’a rejeté, ils l’ont fait voter de nouveau pour qu’elle donne le résultat désiré.  Après la crise financière de 2008-2009, ils ont mis en oeuvre une “union fiscale” et ont imposé une politique d’austerité qui n’a rien fait pour améliorer la situation des pays méditerranéens.

En 2014, après des élections au Parlement européen gagnées dans plusieurs pays (notamment la France et la GB) par des partis eurosceptiques, ils ont nommé Jean-Claude Juncker, un archi-eurofédéraliste et politicien rejeté dans son propre pays, au poste du Président de la Commission européenne. En 2015, en réponse a la crise de réfugiés, ils ont exigé à tous les pays européens d’accepter de réfugiés sous peine de sanction ; le président du Parlement européen, M. Martin Schultz, a même averti a cette occasion que cette solution serait imposée aux pays-membres “par force” (“mit Macht”)  si nécessaire.

Enfin, en 2016, Angela Merkel, ayant illégalement usurpé le rôle de réprésentatrice de toute l’UE, a accordé la supprimation du régime de visas pour des Turcs souhaitant entrer dans le territoire de l’UE et a acceléré le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

Les peuples européens ont donc envoye beaucoup d’avertissements aux bureaucrates bruxellois et aux dirigeants des pays européens qu’ils ne voulaient plus de l’Europe ; qu’ils ne souhaitaient guère qu’une politique uniformiste européenne leur soit imposée par Bruxelles.

Mais les elites européistes ont été aveugles et sourdes. Elles n’écoutaient guère les peuples européens. Ils continuaient (et souhaitent toujours continuer) a avancer la construction du super-état fédéral europeen contre le gré des citoyens européens. Il suffit d’ecouter ce que dit M. Juncker ou lire ce que proposent maintenant pour l’Europe Nicolas Sarkozy, Alain Juppe et François Fillon : même plus de cessions de souveraineté par les pays-membres au profit des bureaucrates non-élus bruxellois et pas de référendum sur cette question ; ils jugent les simples Européens trop stupides pour décider la question.

Il n’est donc guère surprenant que les Britanniques ont décidé qu’ils ne souhaitent plus appartenir a (et être gouvernés par) une telle Union européenne.

Et desormais, le divorce entre les peuples européens et les élites européistes est consommé et irrémédiable.

Au moment de la ratification du traité de Lisbonne par les parlements européens, le soi-disant “projet européen” a perdu toute légimité démocratique.

Parce que les elites européistes ont bafoué la volonté des électeurs européens, ces derniers se sentent complètement exclus du processus de prise de décisions. Ils sont gouvernés par une bureaucracie bruxelloise qui ne prend guère en compte leur opinion.

Comme l’explique Ambrose Evans-Pritchard, l’un des journalistes britanniques les plus respectes :

Angry reproaches are flying in all directions, but let us not forget that the root cause of this unhappy divorce is the conduct of the EU elites themselves. It is they who have pushed Utopian ventures, and mismanaged the consequences disastrously. It is they who have laid siege to the historic nation states, and who fatally crossed the line of democratic legitimacy with the Lisbon Treaty. This was bound to come to a head, and now it has.

Traduction française :

Des accusations furieuses volent dans toutes les directions, mais n’oublions pas que la cause fondamentale de ce divorce triste est le comportement des elites européennes elles-mêmes. Ce sont elles qui ont fait avancer des projets utopiques et en ont traité les conséquences d’une façon désastreuse. C’est elles qui ont assiégé les états-nations historiques et qui ont fatalement franchi la ligne de légitimité démocratique avec le Traité de Lisbonne. Cela devait inéluctablement finir, et maintenant, c’est le cas.

Bref, les elites européistes – à Bruxelles et dans les partis politiques européens de “mainstream”, dont l’UMPS français – doivent enfin comprendre que les électeurs européens ne veulent PLUS d’Europe; qu’ils ne souhaitent PAS davantage d’intégration et de pertes de souveraineté; qu’ils ne veulent point être gouvernés par un super-état fédéral européen.

Par conséquence, il faut une décentralisation profonde de l’UE, dont les compétences doivent être strictement limitées au fonctionnement du Marché Commun, l’assurance des quatres libertés fondamentales, le commerce exterieur, l’énergie, les relations avec le reste du monde et les transports pan-européens. Tout le reste doit être le domain exclusif des pays-membres, de leurs régions et de leurs collectivités locales.

Si les elites européennes choisissent cette fois-ci, comme d’habitude, d’ignorer l’opinion publique, la Grande Bretagne ne sera guère le dernier pays à quitter l’UE – et toute la “construction européenne” s’effondra dans quelques années.

 

 

 

USAF Chief of Staff explains why America needs the new cruise missile


Among the key elements of the modernization of the U.S. nuclear deterrent is a new stealthy cruise missile, called the Long Range Stand-Off Weapon, or LRSO for short. This missile is intended to allow nonstealthy B-52 bombers to launch a nuclear retaliation (should it become necessary) on America’s adversaries using nuclear-tipped cruise missiles. The B-52 itself, lacking low-observable shapes and easily detectable by radar, is totally unsurvivable inside enemy-controlled airspace and would therefore have to stand off outside the range of enemy air defenses.

The Democrats, who have never met a weapon system they didn’t like, have, in recent years, been trying their best to kill that program. They claim that it’s unnecessary because it supposedly duplicates the next-generation stealthy bomber, the B-21, currently being developed by Northrop Grumman.

But the USAF Chief of Staff, Gen. Mark Welsh III, who is responsible for two of the three legs of America’s nuclear triad, has recently explained in simple language why the US military needs the LRSO to keep the air leg of the triad credible:

“ALCM is already twenty years past its design life and very, very difficult to maintain. We just can’t keep maintaining this fleet of missiles for any period of time. So once ALCM dies on the vine, let’s say 10 years from now, 15 years from now, we are just beginning to field the B-21 [bomber] and we have a whole bunch of B-52s that are now going to have to fly over a target with a gravity bomb.”

As the Chief explains, the current nuclear-tipped missiles the USAF has are already 20 years past their intended service lives, are very difficult and costly to maintain, and cannot remain in service much longer. They will have to be retired within the next 10-15 years at the latest.

But within the next 10-15 years, B-21 bombers will only begin to enter service in limited numbers, because at the start of President Obama’s first term, in 2009, then-Defense Secretary Robert Gates delayed this crucial next-generation bomber by 2 years. This despite the fact that the need for the said aircraft had already been well-known and proven and despite the fact that the 2006 Quadrennial Defense Review had already identified that requirement (which was subsequently re-validated by the 2010 and 2014 QDRs).

Also, 10-15 years from now, the USAF’s current, small (20-strong) fleet of B-2 Spirit stealthy bombers will be in its 30s and its stealth technology (which is 1980s vintage) might be obsolete, meaning that the B-2 may lose its ability to defeat advanced enemy air defense systems – certainly those fielded by Russia and China, America’s two most dangerous potential foes.

Similarly, the Air Force Association, a nationwide group of retired Airmen, has defended the LRSO by explaining that:

“Funding its replacement, LRSO, is particularly important given the advanced air defenses of our adversaries. Without a sustained bomber stand-off capability enabled by a modern cruise missile, the bomber leg of the triad will be increasingly at risk.”

So if the new cruise missile, the LRSO, is delayed, the consequences 10 years from now will be that:

  • the current cruise missile, the ALCM, will have to be retired due to old age and cost of maintenance;
  • the B-2 may well lose its ability to penetrate sophisticated enemy air defenses;
  • the B-52 and the non-nuclear B-1 will be of no help, because they won’t have a new nuclear-tipped cruise missile to carry, and they have such huge radar signatures that they cannot enter enemy-controlled airspace; and
  • as a result, the airborne leg of the U.S. nuclear triad will completely lose its credibility, undermining that of the entire triad and therefore the credibility of America’s extended deterrence guarantees to over 30 allies and friends – some of whom may then decide to develop nuclear weapons of their own.

Nuclear disarmament advocates fantasize that America’s unilateral cancellation of this new cruise missile would inspire other countries to do the same or to agree on a global ban on such weapons.

This argument is utterly laughable. Unilateral disarmament has never inspired any non-Western country to reciprocate. On the contrary, whenever the West has given up on such or such weapon system, Russia, China, North Korea, and others have NEVER reciprocated. NEVER. Not even once.

To give but one example: when the Obama administration withdrew nuclear-tipped TLAM-A cruise missiles from US Navy submarines, the Russians did not reciprocate. They still keep nuclear-armed cruise missiles on their attack submarines (SSNs) and cruise missile launcher subs (SSGNs), which is essentially a  second fleet of nuclear-armed submarines outside the scope of any arms control treaty.

Not only that, but Russia is in violation of EVERY arms control agreement it is a party to: the Biological and Chemical Weapons Convention, the INF Treaty, the New START Treaty, the Budapest Memorandum… the list goes on. Ditto North Korea. India, Pakistan and Israel – all of whom field nuclear-tipped cruise missiles – are not party to any arms control treaties whatsoever.

There is zero reason to believe Russia, or anyone else for that matter, would reciprocate America’s unilateral actions.

On the other hand, a moderate Democrat, Sen. Joe Donnelly of Indiana, has proposed that USAF nuclear deterrence programs be linked to the Navy’s to save money, increase collaboration, and promote jointness:

“Sen. Joe Donnelly, D-Ind., asked whether the Air Force planned to collaborate with the Navy, which is currently modernizing its own nuclear assets.

“I think it’s a historic opportunity to leverage research and development, common parts and lessons learned from the Navy’s recent Trident modernization program, which can reduce risk, enhance savings—which are critical—and field an extremely capable follow-on in Minuteman III.”

There are similarities between how the Navy and Air Force are approaching their nuclear modernization programs, said Goldfein.

“GBSD, one of the aspects of that is that it’s an enterprise approach. So as we field that weapon system, it’s actually not just the missile, it’s the missile, it’s the launcher, it’s the command and control,” he said. “The Navy does the same thing when they look at the submarine force.””

That, unlike what most of his party colleagues have proposed, is a very good idea.

Stop fantasymongering about a world without nuclear weapons


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President Obama has just visited the Hiroshima Memorial and has made another impassioned plea for “a world without nuclear weapons.” On this occassion, pacifist organizations all across the Western world have made similar, and equally impassioned, calls for nuclear weapons to be “banished” from this planet. As usual, they claim that such a world would be more peaceful, more secure, and is realistically achievable.

But on all three counts, they are dead wrong.

A utopian fantasy

First and foremost, a world without nuclear weapons is nothing but a childish fantasy. Ever since 1945, the world has been going in exactly the opposite direction : more atomic weapons and more nuclear-armed states in it.

And although the three Western nuclear powers: the US, the UK and France – have significantly cut their arsenals since the end of the Cold War, that example has not been followed by anyone.

Russia did reduce its own stockpile markedly after the Cold War’s end, but only because it couldn’t afford to maintain the vast arsenal she had inherited from the USSR. Thus, the US succeeded convicing Mikhail Gorbachev, the last Soviet leader, to agree to deep cuts in the two superpowers’ arsenals. Gorbachev needed arms control agreements even more so than the US did. He needed them to quickly end the arms race so that he could focus on badly needed reforms at home. For the same reasons, Russia’s first democratically-elected president, Boris Yeltsin, continued that policy. Yeltsin’s Russia simply could not afford to maintain the USSR’s vast arsenal or to start a new arms race with the US.

But since Vladimir Putin has come to power and revived Russia’s might, Moscow has begun steadily rebuilding its nuclear muscle. Since 2013, Russia’s nuclear stockpile has been growing non-stop and is poised to grow even further, to as many as 3,000 deployed strategic warheads (on top of Russia’s thousands of tactical warheads) by 2020.

Russia’s Nuclear Increases Are No “Temporary Fluctuations”

The recent increases in Russia’s deployed strategic arsenal are not “temporary fluctuations” as pacifist groups (such as the Arms Control Association and the FAS) falsely claim. These are consecutive steps of a large-scale buildup that has been ongoing ever since the New START arms control treaty between the US and Russia was signed in 2010. And since September 2013, i.e. for almost three years now, Russia has been adding warheads at a rapid pace.

Over the last 3 years, since September 2013, Russia has increased her deployed strategic nuclear arsenal from 1,400 to 1,735 warheads – an increase of 335 warheads in less than 3 years! (See the graph below based on State Department data).

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Number of deployed strategic warheads possessed by Russia from September 2013 to September 2015. Data provided by Russia to the US State Department and published on the said Department’s website. In just two years, from September 2013 to September 2015, Russia has increased the number of strategic warheads deployed on intercontinental delivery systems (bombers, ICBMs, ballistic missile subs) by 248, from 1,400 to 1,648. By April 2016, she had increased this deployed arsenal even further, to 1,735 warheads.

 

The New START treaty was supposed (and was advertised as an accord that would) prevent a new nuclear buildup by the Kremlin. But, as I warned when it was signed, it has spectacularly failed to do so.

Many Countries Are Growing Their Arsenals

Outside the West and Russia, all other nuclear powers are steadily growing, not shrinking, their arsenals: China, North Korea, India, Pakistan, and Israel. China, in particular, has increased its nuclear arsenal from just 250-300 warheads in the 1980s to at least 1,600, and perhaps as 3,000, today.

And now, Iran and, reportedly, also Turkey are developing atomic weapons. Given Iran’s desire to build them and the 2015 VP5+1 agreement’s failure to put meaningful brakes on Iran’s nuclear and missile programme, it is virtually certain that Iran and, concurrently, its longtime rival Saudi Arabia will acquire nuclear weapons at some point.

No amount of  “international pressure”, not even the harshest sanctions, will deter these countries from developing nuclear arms or Russia, China, North Korea, India, Pakistan and Israel. These countries, having acquired these weapons, will not renounce them under any circumstances – Israel hasn’t even admitted to having them and has conducted its nuclear programme in absolute opacity.

North Korea is a case in profile. That regime is subject to the most stringest sanctions regime ever devised, one that was reinforced with fresh sanctions just several months ago after its fourth nuclear test. Yet, none of that has stopped Pyongyang from continuing to build up its atomic arsenal (Chinese analysts predict it will number 100 warheads by 2020) and developing ever more effective ballistic missiles – ground- and sea-launched.

In short, while the West continues to daydream about “a world without nuclear weapons”, the rest of the world is steadily building up their arsenals.

We, Westerners, will ignore this reality at our lonely peril. If we continue to indulge in the “world without nuclear weapons” fantasy, it will be the source of our own undoing.

A Non-Nuclear World Would Be More Belligerent

Secondly, there is zero evidence that a world without atomic weapons would be more peaceful and secure than the present one – even assuming for a moment that such a world is even possible, which it isn’t.

Let us not forget that all the deadliest, most destructive wars in history occurred before nuclear weapons were invented : the 100 Years War, the 30 Years War, the Napoleonic Wars, the U.S. Civil War, colonial wars, and the two World Wars.

These conflicts occurred even though, in most cases, there were already established mechanisms for resolving international disputes. What’s more, in the run-up to World War II, the West also indulged in “global disarmament” fantasies, disarmed itself unilaterally, and tried to simply appease evil, imperialist dictators sch as Hitler and Mussolini.

What’s more, before WW2, left- and right-wing parties alike supported unilateral disarmament in the naive hope that “leading by example” would somehow induce Germany, Italy, Japan and the Soviet Union to follow that “moral example.”

The result was World War 2, by far the deadliest, most destructive, bloodiest conflict humanity has ever seen, with a death toll of at least 60 million people – the equivalent of nuking a large part of China, the US, or most major Russian cities – or of nuking all of France, all of Italy, or the entire United Kingdom.

Nuclear Weapons Have Kept The Peace

But since the advent of nuclear weapons, humanity has been much more prudent about war. There have been no more wars between the great powers. Instead, wars have been fought between:

  • A major power and a weaker state;
  • Multiple weaker states;
  • Nation-states against insurgents or terrorist groups;
  • Various factions in civil wars.

As deadly, destructive, and brutal as these wars have been, they do not even approach the death, destruction and human suffering that was the result of wars between major powers and especially of the two World Wars.

And it is exclusively nuclear weapons that have spared us from this dastardly fate. Precisely because of their unmatched destructive power, they have taught even the most seemingly irrational actors, such as North Korea, to refrain from making war (as opposed to merely threatening it). They have taught mankind, in a manner no other weapons have or could have done, that there is a red line it should not cross.

Without nuclear weapons, the consequences of war, even between major powers, would not be as terrifying, and therefore, the risk of such a  conflagaration would be much greater.

A world without nuclear weapons would therefore be much less secure and peaceful than it currently is.

But that is an academic discussion, because, as stated at the beginning, there is zero chance of such a world ever existing again. The nuclear genie has been unleashed from the bottle – and he will never return there. It is time for the West – and especially for President Obama and all candidates vying to succeed him – to come to terms with this reality.

Originally published at ConservativeDailyNews.