Comment battre le Daech et les terroristes islamiques en général ?


Vendredi, le 13 novembre, des terroristes islamiques appartenant à, ou commandités par, l’Etat Islamique (Daech) ont frappé la France et tue plus de 120 personnes.

Cela malgré toutes les restrictions des libertés publiques mises en oeuvre après les attentats du janvier.

La question se pose : que faut-il faire maintenant ? Mais avant d’y répondre, il faut d’abord expliquer une autre chose : pourquoi l’EI a-t-il frappé l’Occident et comment l’EI est-il né ? D’ou vient le terrorisme islamique ?

Il faut faire la diagnose correcte avant de faire des prescriptions.

Les causes du terrorisme islamique

Il y a plusieurs causes du terrorisme islamique, plusieurs motivations qui poussent des musulmans à faire du djihad, qui malheureusement renforcent l’une l’autre, notamment:

  • L’idéologie djihadiste – une idéologie de haine envers non-musulmans qui appelle les musulmans à conquêter le monde non-islamique;
  • Le soutien historique (et actuel) de l’Occident pour des dictateurs tyranniques dans plusieurs pays musulmans (notamment en Iran, Irak et Egypte, ainsi qu’aujourd’hui pour les monarchies absolues du Golfe arabe et au gouvernement pakistanien);
  • L’occupation répressive des territoires palestiniens par l’Israel et ses attaques périodiques contre les Palestiniens (et le soutien continu et inconditionnel de Washington pour Tel Aviv);
  • Les interventions des USA au Moyen-Orient et les tortures utilisées par les Americains à Abou Ghraib et à Guantanamo; et
  • Plus généralement, la pauvreté et la tyrannie sous laquelle vivent les résidents de la plupart des pays musulmans.

Dans le cas spécifique de l’Etat Islamique (EI), né en 2006 en Irak en conséquence de l’invasion américaine de ce pays trois ans plus tôt, sa montée en puissance est due d’un grand part au président syrien Bachar el-Assad:

  • D’abord, parce que M. Assad mène, depuis 2011, une guerre génocidaire contre son propre peuple et a déjà tué 250 000 de ses concitoyens, pour la plupart des femmes et des enfants, souvent avec des armes chimiques;
  • D’un autre cote, parce que M. Assad a relâché en 2011 des centaines de terroristes islamiques de ses prisons ; ces terroristes ont ensuite rejoint l’EI ;
  • Enfin, parce que depuis le début de la guerre civile en Syrie (en 2011) M. Assad a attaqué exclusivement les positions de l’opposition syrienne moderée, pas celles de l’EI.

Bien évidemment, l’invasion américaine de l’Irak en 2003 a aussi nettement contribué à cette conflagaration qui est actuellement en train de détruire la région. Les Américains ont déposé le dictateur irakien sounnite Saddam Hussein et ont ensuite organisé des élections remportées par la majorité chiite irakienne (répressée par Saddam) ménée par le politicien chiite revanchiste Nouri al-Maliki. Celui-ci a ensuite commencé une chasse aux sorcières contre les sounnites – une campagne de répression systematique contre la minorité sounnite. Il a aussi expulsé presque tous les sounnites du gouvernement irakien et de ses services secrètes.

Cette répression a provoqué une grande rebelle sounnite contre le gouvernement al-Maliki que l’interessé a essayé d’etouffer par force militaire avec l’aide des Américains. Cette politique a echoué et a méné, en 2006, à la naissance de l’Etat Islamique.

La situation a été un peu calmee en 2007-2008 quand l’extremité de la violence des islamistes a bouleversé les sounnites eux-mêmes, ce qui a permis à l’armée américaine à stabiliser un peu la situation. Mais au lieu de chercher la réconciliation avec les sounnites, al-Maliki a renforcé la répression contre eu, ainsi destabilisant l’Irak a nouveau, ce qui a aidé énormement à la montée en puissance de l’EI. Encore pire, les troupes américaines ont quitté l’Irak en 2011 et en 2014, en face de l’Etat Islamique, l’armée irakienne – bien que dotée de l’équipement américain le plus moderne – a abandonné ses armes et pris la fuite. Ce qui a permis à l’EI de s’emparer d’une bonne partie de l’Irak.

Que ne faut-il pas faire ?

Dans l’Occident, il y a ceux qui prônent une alliance avec la Russie de Vladimir Poutine, l’Iran des mollahs et le régime de Bachar el-Assad pour combattre l’EI. Parmi les partisans d’une telle solution sont des politiciens de la droite et de la gauche française, notamment Nicolas Sarkozy, François Fillon, Christian Estrosi, Pierre Lellouche (considéré le meilleur “expert” des Républicains sur les affaires étrangères) et Marine Le Pen.

Toutefois, ils ont complètement tort. Une alliance avec le régime d’Assad et avec ses mecènes russe et iranien serait la pire faute que l’Occident puisse commettre, pour des raisons déjà expliquées ci-dessus. D’abord parce que le dictateur génocidaire syrien, ayant tué avec prémeditation un quart d’un million de ses compatriots, est la meilleure affiche de récrutement pour l’EI – il est une énorme obstacle, pas une aide, à la victoire sur Daech. Ensuite parce que il est un pantin de la Russie et de l’Iran. En le sauvant, nous aiderons donc Moscou et Téhéran à faire du Moyen Orient leur zone d’influence exclusive.

N’oublions pas que – comme indiqué ci-dessus – l’une des causes principales du terrorisme au monde est le soutien historique aux dictateurs de certains pays du Moyen Orient, notamment Saddam Hussein et le dernier Shah de l’Iran. (En fait, l’Occident soutient toujours les monarchies absolues de la Péninsule Arabe.) Il ne faut pas commettre la même faute encore, dans ce cas avec Assad. Particulièrement pas maintenant, apres que Assad a déjà exterminé 250 000 de ses compatriotes et s’est donc fait valoir la haine de la grande plupart de ses compatriotes.

En ce qui concerne l’Iran et la Russie, ces pays constituent eux-mêmes des menaces très serieuses à la sécurité de l’Europe entiere en raison de leurs programmes nucléaires et missiliers. En particulier, la Russie, avec son vaste arsenal atomique (7 500 tetes) et ses menaces fréquentes d’utilisation de l’arme ultime contre des pays européens, menace la sécurité et la paix de tout le monde occidental. Or, les russophiles comme MM. Sarkozy, Fillon, Estrosi et Lellouche vont permettre a la Russie de creer du Moyen-Orient sa zone d’influence exclusive.

Que fait-il faire ?

Pour vaincre l’EI et résoudre – plus ou moins – la crise syrienne, il faut tirer des leçons de la diagnose ci-dessus et donc:

  • Continuer de bombarder l’EI de l’air.
  • Augmenter nettement l’approvisionnement en armes de l’opposition syrienne moderée et des Kourdes (ceux derniers se sont révélés comme une force militaire très efficace contre l’EI).
  • Contraindre Bachar el-Assad à quitter le pouvoir ou le renverser et convaincre l’opinion publique syrienne qu’il y a une alternative anti-Assad à l’EI.
  • Aider à trouver une réconciliation parmi les groupes divers de la societé syrienne pour faciliter la transition de la Syrie vers un avenir démocratique post-Assad.

Il y a 2 500 ans, le stratège chinois Sun Tzu a écrit que “en guerre, la façon de gagner est d’éviter ce qui est fort et attaquer ce qui est faible.” La force militaire de l’EI – ses armes et le fanatisme de ses militants – sont leur point le plus fort. La plus grande faiblesse de Daech est sa brutalité, voire sa barbarité, envers les populations conquises. C’est sa terreur utilisée contre les populations assujeties.

Il faut donc “attaquer” cette faiblesse de l’EI en montrant aux Syriens – et à tous les peuples actuellement gouvernés par la dictature de l’EI – qu’ils ont une chance d’un avenir de sécurité, de liberté et de paix. Mais l’Occident aura la capabilité à le faire – dans ce cas, la crédibilité morale – seulement s’il se distance complètement du régime d’Assad et exigera son départ ou le renversera.

Une alliance avec Assad discréditerait l’Occident complètement – en le démontrant comme hypocritique – et détruirait toute chance de victoire sur l’EI. Une alliance de l’Occident avec Assad ne laisserait au peuple syrien aucune possibilité de renverser ce dictateur sauf le soutien pour l’EI – et c’est ce que les Syriens choisiront si la seule alternative est le régime d’Assad.

Globalement, dans la lutte contre le terrorisme islamique, il ne suffit pas de le frapper la ou les djihadistes ont des bases. Il faut d’abord eliminer les causes premieres du terrorisme islamique. C’est-a-dire, tous les pays du Moyen Orient devraient commencer une transition democratique, vers un avenir sans dictatures, vers une forme du gouvernement qui conviendra le plus a ces pays mais qui respectera aussi les droits d’homme – pour tous leurs citoyens. Le Moyen Orient ne peut plus être gouverné par des dictateurs ou par des fanatiques religieux. C’est un récipe pour produire plus d’extremisme islamique et donc plus de terrorisme. Une telle transition sera sans doute très difficile, mais elle est nécessaire.

Il faudra donc progressivement abandonner les alliances/amitiés que l’Occident entretient actuellement avec les monarchies petrolières de la Péninsule Arabe. Il faut les contraindre (ainsi que contraindre la Turquie) à cesser leur double jeu et couper tous leurs liens avec tout groupe islamique. Il faut qu’ils cessent de soutenir la propagation de toute idéologie islamiste/djihadiste dans l’Occident.

Il faut aussi renforcer certains dispositifs de sécurité à l’Occident. Par exemple, il faut priver les djihadistes (au moins les binationaux) de leur nationalité occidentale, déporter ce qui ne l’ont pas, arrêter l’accueil des “réfugiés” syriens, fermer tous les sites et chaines YouTube djihadistes, armer les polices municipales et les services de sûreté de la RATP et la SNCF et équiper tous les transports en commun de vidéoprotection. Il est aussi possible d’installer des détecteurs de métaille/d’explosifs aux portes du métro, du RER et des certains quais ferroviaires.

Mais ce sont des mesures qui peuvent seulement adoucir le problème, pas le résoudre.

Surtout, il ne faut absolument pas rendre les libertés qui ont fait de l’Occident la meilleure civilisation au monde. Il faut, en fait, abroger les dispositifs et lois répressifs qui ont été adoptées depuis le 11 septembre 2011 et particulièrement depuis les attentats du janvier 2015. Ces dispositifs n’ont fait et ne feront RIEN pour nous protéger contre le terrorisme. En fait, ils ont déjà complètement et incontestablement échoué, comme les attentants du 13 novembre 2015 démontrent.

Rendre nos libertés et créer un état policier, cela donnerait aux terroristes islamiques la victoire même qu’ils cherchent.

 

What is the F-35 Good For? Answer: Nothing. It’s Totally Useless.


The RealClearDefense website has published an interesting article on the Israeli Air Force – arguably the best in the world. It worries that the IAF, its pilots’ skills notwithstanding, may lose its technological edge, because the F-35 cannot defeat modern Russian fighters, especially those equipped with infrared search and tracking systems:

“If the F-35 cannot hold its own against fourth-generation fighters, which are increasingly equipped with infrared sensors that can detect stealth aircraft, it will be limited to ground-attack missions and require escorts to carry-out operations in contested airspace. The former head of the USAF’s Air Combat Command admitted last year that the F-35 was not built as an air-superiority fighter and needs the USAF’s existing stealth fighter, the F-22, to protect against enemy aircraft.

This shortfall represents a major problem for Israel, which cannot acquire the F-22. Congress banned its export and production ended in 2011. Israel will therefore have to continue to rely on its existing fourth-generation fighters to retain competitive air-to-air capability – which undermines a core reason Israel invested in the F-35.”

It’s clear that the truth of the F-35’s inability to beat modern air superiority fighters is finally being recognized by important media outlets. However, this truth poses a deadly question for the F-35: what is it good for? What is it useful for?

As has been stated, it cannot beat modern competitor fighters and would need F-22 to escort it. So it’s completely unfit for air superiority missions (Pentagon and LM spin notwithstanding).

But it’s completely unfit for counterinsurgency missions. It is too expensive, too overbuilt, and the CTOL variant needs very long runways, limiting possible choices of deployment sites.

So the F-35 is completely unsuited for both high-end and low-end warfare. Not capable of defeating advanced fighters and air defense systems, too expensive and overbuilt for counterinsurgency warfare.

The idea of having it escorted by F-22 is ridiculously stupid. The F-22 will already be busy enough. Any weapon system requiring protective escorts will be a huge liability rather than an asset.

Memo to the Pentagon: Kill. The. F-35. Program. Now.

Not next year. Now.

New START treaty: An Utter Failure


The State Department has released the newest (September 2015) data on U.S. and Russian strategic weapon inventories disclosed under the New START treaty.

And boy, is the data troubling!

Since the last disclosure (in July 2015, based on March 2015 numbers), Russia has significantly INCREASED its arsenal of deployed strategic nuclear warheads (i.e. ones aimed at the United States) from 1,582 then to 1,648 today, a hike of 66 warheads. Likewise, its fleet of deployed strategic warhead delivery vehicles (i.e. missiles and aircraft carrying those warheads) has grown from 515 then to 526 now. This does not count Russia’s fleet of 151 Tu-22M strategic bombers (not counted under New START) that are capable of carrying 10 nuclear-tipped cruise missiles each.

As Pavel Podvig explains on his blog:

“The increase of 66 deployed warheads and nine launchers is most likely due to the deployment of Bulava missiles on the Alexander Nevskiy submarine that was completed in April 2015. Also, some older missiles were probably withdrawn from service.”

This is because, as I’ve pointed out in numerous publications, including my forthcoming book on nuclear deterrence, Russia is replacing older, single- and four-warhead missiles with new ones carrying up to 10-12 warheads. The Bulava submarine-launched ballistic missile carries up to 10 warheads, as do new Russian Yars and Yars-M ICBMs.

By contrast, the US has unilaterally cut its inventory of deployed strategic warheads and launchers. It currently deploys 1,538 strategic warheads (1,597 in March) and 762 delivery systems (785 in March). This means the US is essentially unilaterally disarming itself while Russia is rapidly building up its strategic nuclear arsenal. In other words, the US is slowly committing national suicide.

This also means that the US is strictly complying with the New START treaty and has already gone below the limit of 1,550 warheads authorized by that accord, while Russia is ignoring the pact and is growing up, rather than cutting or even freezing the growth of, its strategic deployed nuclear stockpile. This is consistent with the United States’ record of rigorously complying with arms control treaties and with Russia’s record of systematically violating them.

All of this means that the pro-arms-control community – including the Arms Control Association, the Center for Arms Control and Nonproliferation, the Ploughshares Fund, et al., as well as the Obama Administration – were dead wrong when they extolled the New START treaty’s supposed virtues.

They claimed the treaty would keep check on Russia’s nuclear arsenal and even lead to cuts in it while promoting strategic stability and transparency. But the treaty has utterly failed to do so. Instead, it has led to a deep, unilateral cut in America’s nuclear arsenal while allowing Russia to embark on the largest strategic nuclear buildup since the Cold War. It has allowed Russia to significantly increase its strategic nuclear arsenal – and if recent experience is any indication, Russia’s nuclear arsenal will grow in the future still further.

Nor has the treaty led to greater strategic stability and transparency. On the contrary, Russia’s strategic nuclear buildup, coupled with America’s unilateral disarmament, are gravely undermining strategic stability – between the two countries as well as globally. And Russia’s transparency on nuclear matters, especially regarding its strategic missiles, has only declined since New START’s ratification.

Yet, these organizations still falsely claim that New START  is “doing its job”. But what is New START’s “job”? What is the treaty’s purpose?

If it is to make the U.S. cut its strategic nuclear arsenal unilaterally, New START is doing that job superbly.

However, if its purpose is, or was, to reduce or at least freeze the Russian nuclear arsenal and to promote strategic stability and nuclear transparency on Russia’s part, the treaty has utterly failed to fulfill any of these purpose. It is an utter, unqualified failure.

Contrary to the pro-arms-control community’s and the Obama Administration’s claims that the treaty – and nuclear arsenal cuts more broadly – advance US national interests, the contrary is true. New START, and cuts in America’s nuclear deterrent more arsenal, only undermine U.S. national interests and national security by undermining its deterring power while allowing America’s potential adversaries to build up their arsenals – and thus their ability to threaten the U.S. and its allies.

No accord is a better example of this than New START.

Making matters worse, the treaty:

  • Does not count Russia’s 151 Tu-22M strategic bombers as strategic, and therefore doesn’t limit this bomber fleet (and the nuclear weapons deployed on it) at all. Yet, the Tu-22M is clearly a strategic, intercontinental bomber. Even without aerial refueling, it can hit targets on the West Coast if flown from Chukotka. With air refueling, it can hit any targets anywhere in the US (or the world, for that matter).
  • Does not prohibit Russia from developing rail-based ICBMs – which Russia is doing right now.
  • Does not limit Russia’s nuclear-tipped submarine-launched cruise missiles (SLCMs). (The U.S. has no such missiles, only conventional ones. The nuclear-armed ones were withdrawn from service in 2010 by the Obama administration as part of the administration’s unilateral disarmament policy.)
  • Does not at all limit Russia’s tactical nuclear arsenal, which is 10 times greater than that of the U.S.

The New START treaty is, by any objective yardstick, an utter failure and a grave threat to U.S. national security.

What The U.S. Government Should Do

Congress should:

  • Fully fund, and where appropriate, increase funding for, U.S. nuclear arsenal modernization – the missiles, the submarines, the bombers, the warheads, and the facilities.
  • Require the USAF to make the Long Range Strike Bomber ready for, and certified for, nuclear missions as soon as the said bomber type enters service.
  • Completely cut off funding for New START implementation until Russia: a) starts significantly reducing its deployed strategic arsenal; and b) resumes compliance with the INF Treaty.
  • Impose the heaviest economic sanctions possible on Russia if it doesn’t comply with the above, and if it still doesn’t comply, permanently prohibit implementation of the New START treaty.

The Executive Branch should:

  • Impose the heaviest economic sanctions possible on Russia if it doesn’t comply with the above, and if it still doesn’t comply, abrogate the New START and INF Treaties.
  • If Russia does comply, renegotiate new START si that it will cover Russia’s 151 Tu-22M bombers, limit nuclear-tipped SLCMs, prohibit the deployment of multiple warheads on ICBMs, and prohibit the development of rail-based ICBMs. Counting the Tu-22M bombers would increase the number of deployed strategic Russian delivery systems from 526 to 787, and the total number of delivery systems from 890 to 1,041, requiring Russia to dismantle 241 such systems (e.g. all Tu-22Ms and a further 90 delivery systems).

 

L’Egypte achete les Mistral : preuve que les partisans pro-russes ont eu tort


Le gouvernement français vient d’annoncer que le gouvernement de l’Egypte a commandé les deux navires BPC de la classe Mistral originalement construits pour la marine russe.

Cette annonce preuve que les partisans pro-russes, qui réclamaient la livraison de ces 2 navires à la Russie, avaiaent totalement tort.

Rappelons que les partisans de la livraison à la Russie prétendaient que la France n’aurait pu trouver un client pour ces bâtiments si elle ne les avait pas livré à la marine russe; et que, en tout cas, on n’aurait même pas pu les vendre à un autre client parce qu’ils ont été construits aux standards russes et avec de l’équipement russe.

Ils prétendaient aussi que la France aurait perdu toute crédibilité en tant que fournisseur d’armement si elle n’avait pas livré ces 2 navires à la Russie; qu’aucun pays n’aurait voulu acheter de l’armement à la France.

Les évenements ont prouvé qu’ils ont eu totalement tort. L’Egypte n’a pas hesité à acheter ces 2 navires, et d’autres pays, notamment l’Inde, sont interessés à un achat des navires de ce type. Et la France a toute la chance de gagner plus de contrâts d’achats d’armement.

Comment sauver les éleveurs français


Les éleveurs français – et particulièrement, la fillière porcine – sont en crise aujourd’hui, faute de commandes suffissantes. Comment les sauver?

Tout simplement en leur trouvant des nouveaux marchés.

Et heureusement pour les éleveurs français, il y a deux VASTES marchés qui ne sont pas toujours suffissament desservis et qui ont de VASTES besoin pour de la viande – particulièrement pour le porc: la Chine et l’Inde, les deux pays les plus peuplés au monde.

La Chine en particulier a un vaste besoin du porc, parce que c’est la nourriture élementaire pour les 1,3 mds de Chinois (avec le riz), et parce que le cochon est un animal sacré dans l’Empire du Millieu. 60% de la consomption de la viande par les Chinois consiste en porc. Ce qui est en plus, la demande pour le porc en Chine va bondir dans les années à venir, malgre la crise économique actuelle de la Chine. (Tout simplement, les 1,3 mds de Chinois doivent manger quelquechose.) Depuis 2007, les importations chinoises du porc ont bondi, en average, de 150% par an.

Vous trouverez plus de details ici, ici, ici, ici, ici et ici (en anglais).

Heureusement, la Chine a complètement ouvert son marche de porc aux éleveurs français (voir ici). Il ne leur reste donc qu’offrir leur viande porcine en Chine aux clients chinois!

The Bundeswehr and other European militaries are in disarray


As everyone knows, since 1989, all almost European countries have been dramatically cutting their defense budgets and military capabilities, choosing to depend on the US for their security instead. They are doing so even now, as Russia continues its aggression against Europe further and further west.

25 years of American pleas to Europe to stop its defense cuts and rebuild its military capabilities have fallen on deaf ears.

Even worse, some Europeans pretend that even with these deep cuts, European militaries are still highly capable. That is only partially true and only for the UK and France. The militaries of all other European countries are a joke, and none is a bigger (and sadder) joke than the Bundeswehr – the German military. As the National Interest reports:

As of October 2014, only 42 of 109 Eurofighters were in flying condition, the rest grounded by lack of spare parts. At the same time, Germany reportedly halved annual flying hours for air crews, fearing that the fuselage would become unstable.

And further:

Embarrassing news in recent months about repeated equipment failures, grounded helicopters and units scrounging for equipment in order to deploy seem to have provoked a somber reassessment of the importance of military readiness among the German political and media elites.

A seemingly endless string of bad news started in September 2014, when it became publicly known that none of the German navy’s twenty-two Sea Lynx anti-submarine warfare helicopters were operational. Only days later, a 1960s-vintage Luftwaffe Transall cargo aircraft broke down in Turkey during a mission to deliver German weapon shipments to Kurdish Peshmerga fighters in Iraq. A similar incident stranded another German Transall en route to Senegal during a mission to support relief workers combating the Ebola virus in West Africa.
But that was just the tip of the iceberg. An official Bundeswehr report on the “Material readiness of the Armed Services” revealed serious readiness challenges with almost every major weapon system in the German inventory. Out of the German army’s thirty-one Tiger attack helicopters, only ten were operational while only eight out of thirty-three NH-90 transport helicopters were ready for duty. Meanwhile, the Luftwaffe could only deploy forty-two of its 109 Eurofighter Typhoon multirole fighters and only twenty-four of the fifty-six remaining Transalls were available at any given time.

These problems were further compounded by the fact that desperately needed replacement systems were delivered years behind schedule, considerably over budget and with only limited capabilities. The Luftwaffe, for example, has only received one out of the fifty-three new A-400M transport planes it has on order to replace the ageing Transall fleet. But the A400 has only just reached initial operational capability (IOC). It’s not yet able to drop paratroopers nor can it be send on international deployments since it is lacking a missile defense system.

The German government has recently decided to increase its defense budget modestly, by 8 bn EUR, but this will barely begin, by a baby step, to restore some of the Bundeswehr’s lost capabilities. It’s too little, too late. It’s nowhere near what’s needed, as the Bundeswehr’s top military and civilian officials agree:

Outgoing German army chief of staff Gen. Bruno Kasdorf has remarked that the military needs an additional  €20 billion in funding until 2025 to complete its modernization efforts. Other voices in Berlin concur, the new parliamentary ombudsman for the armed forces, Hans-Peter Bartel, has demanded that the Bundeswehr move away from “hollow structures” and “restore the capability for collective defense.” This would cost additional “billions over the next years.”

The situation in most European militaries is the same. For example, Spain spends less than 1% of GDP. Sweden’s military has shrunk dramatically since 1989, has only bare-bones defenses along the Swedish coast, and when Russian nuclear-armed bombers intruded into Swedish airspace a few years ago, the Flygvapnet had NO fighters ready to intercept them!

Even France and Britain – Europe’s most capable military players – have significantly weakened their militaries. Britain will not recover her lost carrier capability until the 2020s, her fighter and warship fleets are woefully inadequate (and are set to shrink still further), and sometimes only one of its 7 attack submarines is ready for duty. Nor does Britain have military maritime patrol aircraft capable of detecting submarines.

France’s military uses, for the most part, aging, worn-out equipment which will be replaced with smaller quantities of modern gear. Her helicopter fleets have low rates of readiness. Her navy has only one aircraft carrier. Her army has only 200 heavy tanks (the British Army has just slightly more – 254). The French military is also suffering from inadequate tanker and airlift aircraft fleets.

The inadequacies of the French and British militaries were exposed brutally during the air campaign against Libya, in 2011, when both militaries quickly ran out of precision munitions (even though the US military was doing most of the fighting), forcing the US to make up for this shortage. In addition, the RAF had too few combat pilots and had to use instructors from its flight school.

This is utterly unacceptable. If Europe wants to be secure and does not want to be dependent on the US, European countries must start seriously investing in defense now. Not next year, not 6 months from now, but now. This goes especially for France and Britain.

This is all the more important because American taxpayers and the American political class are growing more and more impatient with Europe’s unwillingness to seriously invest in its defense. Eventually, the US will withdraw its security umbrella from Europe. And when that happens, European countries must have first-rate defenses of their own.

Russia Is In Talks to Sell Pakistan Su-35 Fighters and Hind-E attack helos


Russia’s Deputy Foreign Affairs Minister, Syergey Ryabkov, has confirmed to a state-owned media outlet that Russia is in talks with Pakistan to sell it some of its most advanced weapons: Su-35 fighters and Hind-E attack helos.

Speaking to Sputnik News, Ryabkov said:

“I do not think that the contracts under discussion will cause jealousy on the part of any of the two sides.” [i.e. Pakistan and India – ZM]

This shows, once again, that Russia cannot be trusted – even by its longtime friends and partners. India would be well-advised to completely ditch any notion that Russia is a reliable arms supplier and start dramatically reducing, not increasing, its dependence on imported weapons from Russia.

This is all the more important because:

  1. The Su-35, a full redevelopment of the Su-27 and a fully digital fighter, is far superior to the IAF’s Su-30MKI and to all other fighters operated by the IAF.
  2. Pakistan has already ordered dozens of modern, highly maneuverable, long-ranged JF-17 fighters and is reportedly in talks with China to buy the also very maneuverable, nimble, well-armed J-10 Sinocanard. These aircraft are also superior to every fighter operated by the IAF.

If New Delhi wishes to win future wars against Pakistan, its military needs to gain air superiority – and that can be done only if it acquires modern, highly-maneuverable fighters such as Rafales or Typhoons. Buying more heavy Su-30s will not do.

Analyse des affaires militaires et géopolitiques

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