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Qui performe mieux – les économies de la zone euro ou celles de dehors ?


Les élites européistes nous assurent que l’euro a été un bénissement pour léconomie française et que sortir de la zone euro serait une folie, voire un “catastrophe” selon Nicolas Baverez du Figaro.

Ces élites utilisent deux arguments principaux pour soutenir leur thèse : d’abord, des prédictions cassandristes de ce qui se passerait (selon elles) avec l’économie française et l’épargne du Français moyen si la France sortait de la zone euroe ; et de l’autre côté, une affirmation que la zone euro fait mieux que les autres pays comparables, notamment les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

La veracité du premier argument ne peut pas être mise à l’épreuve au moins que la France ne sorte de l’eurozone. Par contre, nous pouvons d’ores et déjà vérifier le second argument des européistes, qui se revèle faux (comme d’ailleurs tout ce qu’ils disent).

Les deux indicateurs macroéconomiques les plus utlisés pour mésurer la santé d’une économie sont le taux de chômage et la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB). Mésurons donc tous les pays membres de l’UE et certains de nos compétiteurs par ce biais.

Liste des pays membres de l’UE et de nos compétiteurs principaux par taux du chômage (ZE signifie un pays membre de la zone euro) :

  1. Grèce : 24,6% (ZE)
  2. Espagne : 19,7% (ZE)
  3. Croatie : 15,8%
  4. Chypre : 11,8% (ZE)
  5.  Slovénie : 11,6% (ZE)
  6. Italie : 11,4% (ZE)
  7. Portugal : 11,3% (ZE)
  8. Slovaquie : 9,8% (ZE)
  9. France : 9,7% (ZE)
  10. Pologne et Lettonie (ZE) ex aequo : 9,6%

12. Finlande : 9,1% (ZE)

13. Bulgarie : 8,9%

14. Belgique : 8,4% (ZE)

15. Lithuanie : 8,2% (ZE)

16. Irlande : 8% (ZE)

Canada : 7,1%

17.  Suède : 6,9%

18. Luxembourg (ZE) : 6,7%

19. Roumanie : 6,7 %

20. Hongrie : 6,6 %

21. Estonie (ZE) : 6,5 %

22. Pays-Bas (ZE) : 6,2 %

23. Autriche (ZE) : 6,1 %

Australie : 5,8 %

24. République Tchèque : 5,6 %

25. Royaume-Uni et NZ : 5,1 %

Norvège : 4,8 %

Etats-Unis : 4,7 %

26. Allemagne (ZE) : 4,3 %

27. Danemark : 4,2 %

Suisse : 3,4%

Japon : 3,2 %

Islande : 2,7 %

Source : CIA World Factbook, 2016.

Parmi les onze premiers pays sur la liste (donc les onze pays avec le taux de chômage le plus élevé), tous sauf la Croatie et la Pologne appartiennent à la zone euro. Ces deux derniers pays sont des pays post-communistes qui n’ont pas encore achevé leur transofrmation en économies de marché dans le sens occidental.

D’ailleurs, tous les pays membres de la zone euro sauf l’Allemagne (qui est le seul pays à avoir profité de la création de l’euro) ont un taux de chômage plus élevé que ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Suisse, du Japon, de l’Islande et de l’Australie.

Force est donc de constater que l’euro a eu un effet désastreux sur l’emploi en Europe (sauf en Allemagne).

Passons maintenant au sujet de la croissaince du PIB. Voici la liste des pays européens, et de nos compétiteurs principaux, par taux de croissance du PIB en 2016 selon la CIA World Factbook (2016)  :

Inde : 7,6 %

Chine : 6,5 %

  1. Roumanie : 5 %
  2. Islande et Irlande (ZE) ex aequo : 4,9 % (note : l’Islande n’appartient pas à l’UE)
  3. Malte (ZE) : 4,1 %
  4. Suède : 3,6 %
  5. Luxembourg (ZE) : 3,5 %
  6. Slovaquie (ZE) : 3,4 %
  7. Pologne et Espagne (ZE) ex aequo : 3,1 %
  8. Bulgarie : 3,0 %

Australie : 2,9 %

Nouvelle-Zelande : 2,8 %

9. Chypre (ZE) : 2,8 %

10. Lithuanie (ZE) : 2,6 %

11. Rép. Tchèque : 2,5 %

12. Lettonie (ZE) : 2,5 %

13. Slovénie (ZE) : 2,3 %

14. Hongrie : 2,0 %

Moyenne UE : 1,9 %

15. Royaume-Uni : 1,8 % (2 % selon l’ONS britannique)

16. Allemagne et Pays-Bas ex aequo (ZE) : 1,7 %

Etats-Unis : 1,6 %

17. Estonie (ZE) : 1,5%

18. Danemark et Portugal (ZE) ex aequo : 1,0 %

20. Finlande (ZE) : 0,9 %

21. Italie (ZE) : 0,8 %

22. Grèce (ZE) : 0,1 %

On costate donc que le meilleur performant est la Roumanie, un pays qui a naturellement choisi de rester en dehors de la zone euro. Viennent ensuite l’Islande (qui n’appartient même pas à l’UE) et l’Irlande, un paradis fiscal, suivies par la Suède (en dehors de la zone euro) et deux autres paradis fiscaux : la Malte et le Luxembourg.

Vient ensuite un petit pays – la Slovaquie – suivie par la Pologne (en dehors de l’eurozone) et l’Espagne, cette dernière profitant d’un influx umportant de touristes (ce que le soussigné a vu personellement pendant ses vacances d’été en Espagne en 2016).

L’Espagne est d’aileurs le seul “grand” pays membre de la zone euro dont la croissance du PIB reste en dehors de la moyenne de l’UE, car tous les autres membres de l’eurozone qui font mieux que la moyenne sont des petits pays : le Chypre, la Lithuanie, la Lettonie et la Slovénie, donc des pays complètement incomparables à l’Espagne et encore moins à la France.

Ce qui est le plus remarquable, c’est que les concurrents principaux de l’UE (sauf le Japon et, en 2016, les Etats-Unis) ont performé mieux que la moyenne de l’UE – en encore mieux que la moyenne de la zone euro ! Ainsi l’Australie, la Nouvelle-Zelande et la Grande-Bretagne ont-elles vu une coissance du PIB de 2,9%, de 2,8% et de 2% respectivement, alors que la moyenne de l’UE était de 1,9%. Et remarquons que juste un an auparavant, en 2015, celle des Etats-Unis était de 2,5 %, beaucoup mieux donc que la moyenne de l’UE.

Tous les pays membres de l’UE qui ont conservé leur monnaie nationale ont également fait beaucoup mieux que la moyenne de l’UE, sauf le Danemark.

Par contre, TOUS les “grands” pays membres de la zone euro sauf l’Espagne ont performé pire que cela, avec une croissance lente : l’Allemagne, la France, l’Italie…

Plus largement, sur le long terme, depuis la création de l’euro, les pays qui l’ont adoptée ont connu la croissance économique et sur l’emploi de tous les pays industrialisés du monde. Ils ont connu la croissance économique la plus lente et les taux de chômage de très loin les plus élevés dans tout le monde développé. Comme le démontre dans cette vidéo un ancien responsable de la Banque Centrale Européenne Vincent Brousseau :

Conclusion

Force est de constater que les déclarations des élites européistes – dont des journalistes du Figaro – sont toujours démenties par les faits.

Parmi les pays industrialisés, les meilleurs performants économiques sont généralement ceux qui restent en dehors de l’UE ou ne sont même pas situés en Europe. Viennent ensuite les pays membres de l’UE qui ont conservé leurs monnaies nationales ainsi que plusisuers paradis fiscaux et quelques autres petits pays, comme les pays baltes ou encore la Slovaquie.

Les “grands” pays membres de la zone euro, y compris la France, sont les pires performants, avec une croissance économique en berne (sauf le cas particulier de l’Espagne) et avec du chômage de masse.

Loin d’être une zone de prosperité comme la présentent les européistes, l’UE – et notamment la zone euro – est la lanterne rouge de la croissance économique et de la création d’emplois.

La France ne pourra jamais renouer avec une croissance durable et avec le plein emploi si elle ne sort pas de la zone euro dans le plus bréf délai possible.