Zbigniew Mazurak's Blog

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Le vrai visage de Michel Rocard (ancien premier ministre PS)

Posted by zbigniewmazurak on August 3, 2015


Il a quelques années, l’ancien Premier ministre PS (1988-1991), Michel Rocard, un élève fidèle de François Mitterrand, a écrit (avec l’ancien ministre de la Défense PS Alain Richard) un article dans lequel il appait au désarmement nucléaire de la France et mentait que la dissuasion nucléaire avait perdu sa pertinence (cqui qui est une mensonge totale vu les vastes arsenaux et programmes nucléaires et missiliers de la Russie, les USA, la Chine, le Pakistan, la Corée du Nord, et les autres puissances atomiques).

Je viens de trouver d’autres propos de Michel Rocard qui prouvent d’une manière indiscutable qu’il est un traître de la France.

Plus précisement, dans un débat avec Alain Juppe sur l’entrée possible de la Turquie dans l’UE (à laquelle Michel Rocard est favorable et Alain Juppe oppose), Le Figaro a posé la question suivante à l’ex-Premier ministre PS:

C’est une deception pour vous, Michel Rocard, que les Etats-nations subsistent en Europe?

à laquelle Michel Rocard a donné la réponse suivante:

Oui, car les Etats-nations, c’est la guerre, François Mitterrand l’a dit au Bundestag ou il a été approuvé.

Voici ces propos scandaleux : Michel Rocard veut la disparition totale des états-nations de l’Europe – y compris de la France. Non seulement est-il opposé à la force de dissuasion nucléaire française, il est opposé à l’existence même de l’Etat français !

Il prétend que “les états-nations, c’est la guerre”, mais c’est une mensonge, parce que des guerres n’éclatent pas quand des états-nations existent côté à côté et respectent mutuellement ses droits.

Des guerres commencent quand un état cherche à imposer  sa volonte et sa domination sur d’autres états – voisins ou lointains – tout comme le cherchait à faire l’Allemagne en 1914 et 1939, les USA envers l’Irak en 2003, les voisins arabes d’Israel envers l’état hebreu en 1967 et 1973, l’Israel lui-même envers les Palestiniens (il refuse toujours à consentir à la création de leur propre état-nation), ou encore la Russie envers l’Ukraine en 2014.

Aujourd’hui, les USA cherchent à imposer leur domination sur beaucoup d’autres pays du monde, y compris les pays européens.

Michel Rocard nous ment aussi qu’une Europe fédérale, ou les états-nations ont disparu et les gouvernements des régions européennes n’ont pas de droit de veto, serait capable de faire le contrepoids aux USA, à la Russie, et à la Chine:

Le Figaro : Une Europe des Etats ne peut donc pas être un acteur politique de poids sur la scène internationale ?

M. R. : Sa chance est eaucoup plus faible que si elle etait fédérale. Le rêve des pères fondateurs était que l’Europe puisse se conduire comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine grace à une diplomatie unifiée.

C’est aussi un mensonge totale. L’Union Européenne ne peut jamais fare le contrepoids aux USA, pour une raison simple : parce que toute la prétendue “construction européenne” est, et a ete depuis le debut, une création américaine. C’est les USA qui ont conceptualisé, mis on oeuvre, et dirigé depuis les années 1950 la soi-disante “integration européenne. Quand aux soi-disants “pères fondanteurs” de l’Europe, ils étaient tous parmi les atlanticistes et les américanophiles les plus ardents de l’Europe. L’un d’eux, Jean Monnet, était même “malade de souci de servir avant tout les Américains”, comme l’a dit le général de Gaulle.

Vous avez-vous demande, mes chères Lectrices et chers Lecteurs, pourquoi les USA ont TOUJOURS ardemment soutenu l’intégration europeenne ? Et pourquoi les partisans les plus ardents de l’Europe fédérale – y compris les soi-disants “pères fondateurs” – étaient et sont aujourd’hui parmi les américanophiles et atlanticistes les plus farouches en Europe ? Et pourquoi le traité de Lisbonne – le soi-disant Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne – assujetti militairement l’UE envers l’OTAN ?

Sommes-nous censés croire que les USA ont, depuis le début, soutenu un projet de construction d’un bloc qui y ferait le contrepoids ? Non, les USA n’auraient jamais soutenu quelquechose comme ça.

Les USA soutiennent depuis le début la soi-disante “construction européenne” parce qu’ils savent bien que c’est l’un des deux mécanismes de l’assujettissement complet de l’Europe envers le Washington (l’autre mécanisme étant, bien entendu, l’OTAN).

Le général de Gaulle le comprenait parfaitement ; il nous en avait averti lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962 où il avait denoncé la construction européenne comme une tentative d’effacement des états-nations d’Europe par un “fédérateur non européen”, lequel ne pouvait être que les USA.

Il est intéressant à noter que, immédiatement après cette conférence de presse, les députes et ministres MRP (eurofédéralistes, atlanticistes et américanophiles) ont quitté le gouvernement et la majorité de l’époque sûr-le-champ.

Michel Rocard lamenté dans le même débat au Figaro que

L’Europe fédérale, telle que nous, démocrates-chrétiens et socialistes, la voulions, c’est-à-dire capable de parler d’une seule voix en matière diplomatique et militaire, est morte.

Bien entendu que l’Europe federale – dans laquelle les états-nations n’existent pas – a toujours été le rêve des socialistes et des démocrates-chrétiens ! Et ajoutons : une Europe fédérale complètement assujettie aux USA, ceci est le rêve des démocrates-chrétiens et des socialistes depuis les années 50, les années de Jean Monnet (malade de souci de servir avant tout les Américains) et de Robert Schuman !

C’est dans ce contexte que Michel Rocard prône le désarmement unilateral nucléaire de la France.

La France sans sa propre force de dissuasion serait un pays exposé (comme tous les autres pays européens a l’exception du Royaume-Uni) à la menace nucléaire et missilière russe et incapable de se défendre contre telle menace. Sans sa propre force de dissuasion nucléaire, la France serait donc contrainte à se placer sous la tutelle de Washington pour être protégée par le parapluie atomique américain. Elle serait un larbin des USA, tout comme elle était sous la IVème République (dans laquelle Robert Schuman était 10 fois ministre des affaires étrangères).

La France sans sa propre force de dissuasion serait donc totalement dépendante des USA pour sa securité – et donc complètement assujettie a Washington.

Par contre, la France possedant sa propre force de dissuasion est aujourd’hui une puissance indépendante, un pays qui peut agir d’une manière indépendante de toute puissance étrangère, y compris les USA… ce qui déplait, bien entendu, à Michel Rocard.

Voila donc le vrai visage de Michel Rocard : c’est un traître qui hait la France et veut l’effacer de la carte de l’Europe. Non seulement il souhaite le désarmement unilatéral de la France, il souhaite la disparition de l’état français lui-même!

 

 

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The Nuclear Deal With Iran: Worth Less Than Nothing

Posted by zbigniewmazurak on July 15, 2015


Originally published by this author at http://www.conservativedailynews.com.

Yesterday, diplomats representing the US, the UK, France, Russia, China, and Germany concluded an agreement with Iran concerning that country’s illegal nuclear program. Those diplomats and their governments hail the deal as a historic achievement. Barack Obama will no doubt claim that this agreement will “permanently block” a pathway to nuclear weaponry for Iran.

Such optimistic assessments are not warranted, however. The agreement has many huge loopholes, each of which, by itself, leaves a pathway for Iran to obtain a nuclear weapon. Taken together, these loopholes – apparently the results of numerous concessions by the West – leave the way to nuclear powerdom widely open for Teheran.

Specifically, the agreement with Iran (whose full text is available here):

  1. Does not cover, in any way whatsoever, Iran’s burgeoning arsenal of ballistic missiles, the longest-ranged of which have a range of 2,500 kms, enough to reach southeastern Europe (and more than enough to hit Israel). As the Bulletin of the Atomic Scientists says, “Iran’s missile program is now the largest in the Middle East. It has the largest number of missiles and the most diverse missile array in the region, with both liquid-and solid-fuel propellant systems  (the latter of which offer improvements in safety and life-span and increase the speed with which missiles can be readied for launch). Its arsenal consists of short-range and intermediate-range ballistic missiles and cruise missiles. One of the ballistic missiles, Sejjil, has a range of 2,500 kilometers.”
  2. Does not cover, in any way whatsoever, reentry vehicles for nuclear warheads (on which Iran is currently working). Reentry vehicles, in layman’s terms, are essentially “buses” that carry nuclear warheads through most of a ballistic missile’s flight – from the ascent phase, throughout the midcourse phase when they traverse Outer Space, and during the terminal phase, when they’re crucial to allowing the warheads to survive reentry into the Earth’s atmosphere. The agreement, as stated above, does not inhibit Iran in any way whatsoever from working on such vehicles.
  3. Does not cover, in any way whatsoever, the military site at Parchin (19 miles southeast of Tehran), where most of the work on Iran’s nuclear weapons programme to date has been carried out.
  4. Allows Iran to continue operating the Bushehr nuclear reactor built by the Russians. If the Iranians reprocess the spent fuel from that reactor (they can build  a reprocessing facility cheaply), extract plutonium from it, and upgrade it to weapons grade (all of which can be done cheaply), they can produce enough fissile material for a few nuclear warheads within weeks, and enough for several dozens of warheads within a year, as Henry Sokolski points out.
  5. Allows Iran to retain over 19,000 nuclear centrifuges (machines used for enriching uranium), including 5,060 operational ones – far more than enough to produce enough enriched uranium for a nuclear warhead. Both Pakistan and North Korea produced enough such fissile materials with fewer centrifuges (Pakistan with only 3,000).
  6. In addition, “Western powers will also work with Iran to help it install and operate more advanced centrifuges, according to those apprised of the deal”,  WFB’s Adam Kredo reports.
  7. Allows Iran to continue operating the Arak heavy water reactor, which can (and will) be used to produce plutonium – fissile material for nuclear weapons. The reactor is supposed to be modified in a way that will allegedly make it unable to produce weapons-grade plutonium, but this cannot be done verifiably (if at all). Moreover, even if it were, civilian-grade plutonium can also be used to produce a nuclear bomb, even without being enriched to weapons-grade, as the US demonstrated during the 1970s.
  8. Does not obligate Iran to close the underground Fordow nuclear site, where over 1,000 centrifuges will remain, ostensibly in “storage.” What’s more, the West is obligated by the deal to help the Iranians install new centrifuges at that facility.
  9. Provides for lifting the arms embargo on Iran and the missile-related sanctions on Iran in 5 and 8 years, respectively.
  10. Allows Iran to reject IAEA inspectors’ requests to visit Iranian nuclear facilities. Any such request can be denied by Iran under the agreement. This makes the agreement completely unverifiable. As the American Thinker rightly notes, “There will be controlled access to Iran’s facilities, with the IAEA having to seek permission for any inspections. Again, this is not some minor point of contention. This is the guts of the deal and the Iranians are contradicting the president’s understanding of the agreement.”
  11. Stipulates that if Iran is caught cheating, sanctions would not snap back until 65 days later, a woefully tardive response.

Sources for the agreement’s terms: here and here.

For a map of the range of Iran’s ballistic missiles, see the map below from Indian Defense News (source here):

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In short, this is a sham agreement. It is unverifiable, contains no meaningful punishment for Iran in case it violates the deal, and allows Iran to retain enough capacity to produce sufficient fissile material – both uranium and plutonium – for nuclear weapons. And it does not even touch Iran’s burgeoning ballistic missile program or its warhead reentry vehicles.

This is not a good deal from the West’s standpoint. This is an awful deal. It’s a shameful capitulation to Iran.

Therefore, Washington Post columnist Charles Krauthammer was right when he wrote that “Obama will get his legacy. Kerry will get his Nobel Prize. And Iran will get the bomb.”

Under this agreement, the path for Iran to obtanining nuclear weapons will be wide open.

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La dissuasion nucléaire : contre les mensonges

Posted by zbigniewmazurak on July 10, 2015


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Le nouveau numéro du journal Revue Défense Nationale (le N° 782 – ÉTÉ 2015) est paru. Le sujet central de ce numéro est la force de dissuasion nucléaire française. Une trentaine d’articles a été publiée à cette occassion dans ce numéro.

La plupart des articles est solidement fondée sur une base d’une recherche honnête. Ils expliquent les menaces à la securité de la France aujourd’hui et pourquoi la France a toujours besoin de sa force de dissuasion ; et pourquoi elle ne peut en aucun cas dépendre des Etats-Unis pour sa securité.

Malheureusement, la rédaction de la RDN a decidé – pour des raisons d’équilibre des vues – de publier aussi des articles écrits par des farouches opposants à la dissuasion nucl »aire ; des articles mensongères qui ne propagent que des mythes et des mensonges.

Parmi eux sont les articles de Bernard Norlain et Jean-Marie Collin. Le premier appelle au désarmement nucléaire global, une utopie complétement irréaliste et impossible tant les bombes atomiques sont les armes les plus puissantes au monde. Le deuxième – qui se dit un „expert” sur les questions de la défense – est même plus irréaliste : il appelle la France à se désarmer unilateralement (Risque nucléaire militaire ou désarmement nucléaire ?).

Concretement, Jean-Marie Collin pretend que :

« Une démarche volontariste de désarmement nucléaire conduite par la France pourrait être bénéfique en contribuant à diminuer les tensions actuelles, notamment entre Moscou et Washington. La discussion doit être lancée pour supprimer les armes nucléaires. »

Ce sont des mensonges totales.

Une démarche volontaire (c’est-à-dire, unilatérale) de désarmement du côté de la France ne ferait RIEN pour reduire les tensions parmi les autres puissances nucleaires du monde, ou entre l’Occident et la Russie generalement. Un tel acte de désarmament nucléaire unilatéral ne ferait aussi RIEN pour stimuler un désarmament nucléaire mondial. C’est pour deux raisons :

  • La force de dissuasion nucléaire française n’est pas du tout la source des tensions entre la Russie et l’Occident. Ce n’est pas ce qui a provoqu » ces tensions. Les vraies raisons de cette nouvelle guerre froide entre Moscou et l’Occident sont :
  • D’un côté, la détérmination de la Russie de rétablir sa dominance historique sur les pays de l’est européen, et particulierement sur les autres républiques de l’ex-URSS, une détérmination qui a déjà méné la Russie à envahir 2 parmi ses voisins (Georgie, Ukraine) et de menacer d’autres pays de l’ex-Pacte de Varsovie (notamment la Pologne et la Roumanie) ; et
  • D’autre cote, l’expansion de l’OTAN menée, et le deploiement du bouclier anti-missiles aux pays de l’est-européen planifié, par les USA, ce que la Russie considère (non sans raison) comme des gestes hostiles, voire comme un encerclement d’elle. C’est encore pire parce que la Russie se sent aussi menacée par des pays musulmans à ses frontières de sud et par la Chine à son sud-est.
  • Un désarmement unilateral de la France ne ferait RIEN pour réduire les tensions parmi la Russie et l’Occident ou stimuler un meilleur comportement (et encore moins un désarmament nucléaire) de la part de Moscou ou Washington. Même si la France se désarmait completement, la Russie et les USA retiendraient de vastes arsenaux nucléaires et conventionnels hors tout contrôle de la France ou d’autres pays, et les deux superpuissances continueraient à mener la politique militaire qui leur plait, sans aucun regard sur l’avis de la France.
  • En fait, la France sans l’arme nucleaire peserait beaucoup MOINS qu’aujourd’hui et tout le monde se ficherait de son avis. Encore pire, une France sans l’arme nucléaire serait une France privée totalement de sa seule défense contre une attaque nucléaire, et donc totalement dépendante des USA.
  • Encore pire, un désarmament nucléaire de la France aurait l’effet d’encourager la Russie d’amplifier ses menaces envers l’Occident et d’augmenter encore plus son arsenal nucléaire (deja le plus grand au monde, sauf celui des USA) et conventionnel. Une France sans sa force de dissuasion serait une cible et une victime potentielle d’aggression beaucoup plus facile, et donc beaucoup plus attractive pour la Russie (et tout autre aggresseur). En plus, un geste de désarmement unilateral par la France ne ferait RIEN pour stimuler un désarmement nucléaire mondial ou des deux grands; au contraire, les autres puissances atomiques prendraient vite avantage de la faiblesse militaire de la France.
  • La France sans l’arme nucleaire ne peserait presque rien au monde et serait totalement dependante des deux grands, toujours exposee a leur chantage nucleaire. Rappelons-nous de ce qui s’est passe en 1956, pendant l’operation a Suez: les Etats-Unis avaient demande une fin immediate a cette operation, et l’Union Sovietique avait menace la France d’une attaque nucleaire si Paris persistait. L’armee francaise a donc du se retirer de l’Egypte sous le chantage atomique sovietique. Ceci ne doit plus se passer jamais.

Quand aux propos de J.-M. Collin que La discussion doit être lancée pour supprimer les armes nucléaires – des propos aussi exprimés par Bernard Norlain dans son propre article dans le même numéro – c’est aussi totalement irréaliste et infantile. Soyons clairs: il n’y a AUCUNE chance du desarmement nucleaire global tant que l’arme atomique est l’arme la plus puissante au monde – et encore moins quand elle est aussi attractive a beaucoup de pays qu’aujourd’hui. Dans l’avenir previsible, AUCUNE autre puissance atomique ne se desarmera pas – ni les USA, ni le Royaume-Uni, ni la Chine, ni la Russie, ni l’Inde, ni le Pakistan, ni l’Israel, ni la Coree du Nord – et il est presque certain que le club nucleaire sera rejoint par des nouveaux membres, notamment l’Iran et – s’il y reussi – l’Arabie Saoudite et les autres petromonarchies du Golfe arabo-persique.

Comment naif et utopiste doit-on etre pour croire que ces pays vont rendre ses armes nucleaires? C’est totalement irrealiste et utopique. C’est dangereusement naif.

La planète ne marche pas dans la direction d’un monde sans l’arme nucléaire, mais au contraire dans la direction de PLUS d’armes nucléaires et PLUS d’états en dotés. Il n’y a AUCUNE chance du désarmement nucléaire mondial.

Etant donné, il faut que la France conduisse une politique de défense réaliste et pas fantaste; il faut qu’elle modernise et augmente sa force de dissuasion nucléaire.

Un autre opposant de dissuasion, François Jourdier, préconise une réduction de la force de dissuasion à un niveau « a minima » afin de dégager des « économies » qui, selon lui, pourraient renforcer les forces conventionnelles de la France :

La dissuasion nécessite un vrai débat portant sur sa finalité et les moyens nécessaires. Une approche a minima pourrait se révéler plus pertinente, tout en dégageant des économies à réinvestir dans les programmes conventionnels.

Mais c’est aussi un mensonge. La dissuasion ne represente que 11% du budget total de la Défense et moins d’un quart des dépenses d’équipement dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire en vigeur (2014-2019). La composante aérienne de la force de dissuasion ne coute qu’env. 200 millions d’Euros par an, ce qui est une très petite somme. La supprimation de la composante aérienne – ou même de toute la force de dissuasion – ne ferait donc grande chose pour renforcer les forces conventionnelles de l’armée française.

Il faut aussi noter que la force de dissuasion française est d’ores et déjà au niveau strictement minimal. Il serait suicidal d’aller au-dessous de ce niveau, comme l’ont reconnu les gouvernements successifs de la droite et la gauche. En fait, il faut AUGMENTER l’arsenal atomique francais, vu toutes les menaces nucléaires à la securité de la France.

Il faut aussi noter que la force de dissuasion française a déjà ete fortement réduite – par presque 50% – depuis la fin de la guerre froide. A l’époque, les politiciens avaient promis aux Français qu’en revanche les forces conventionnelles de la France soient renforcées. Mais l’inverse s’est passé : tandis que l’arsenal nucléaire francais a été fortement réduit, les forces conventionnelles ont aussi été affabliées.

Il ne faut pas donc croire en promesses vides qu’une nouvelle réduction de la force de dissuasion permettrait de renforcer les forces conventionnelles. Comme toujours, toutes les deux seraient affaibliées de nouveau.

Il est aussi tout simplement mensongère d’opposer la dissuasion aux forces conventionnelles et prétendre que l’une est financée au détriment de l’autre. C’est faux. La France a besoin de, et le gouvernement devrait financer suffisament, toutes les deux.

La senatrice de Paris Leila Aichi (EELV), quant a elle, pretend que :

La dissuasion nucléaire est considérée comme obsolète et ne répondant plus aux besoins de défense actuels. Un débat citoyen est nécessaire en préconisant une Europe de la défense plus à même de répondre aux défis sécuritaires.

Ce sont aussi des mensonges. La dissuasion nucléaire n’est pas du tout obsolète. Elle est plus pertinente que jamais, parce qu’elle repond au besoin le plus important de défense actuel : le besoin d’une protection fiable contre les menaces étatiques graves (surtout nucléaires, chimiques, biologiques, et conventionnelles majeures) à la securité de la France.

La Russie possède un vaste arsenal atomique d’environ 8 000 têtes, dont plus de 2 000 têtes stratégiques portées par 375 missiles intercontinentaux sol-sol, 231 bombardiers stratégiques (Tu-95, Tu-22M, Tu-160), et 15 sous-marins lanceurs d’engins (SNLE), armes de 16-20 missiles ballistiques chacun. Le reste de l’arsenal atomique du Kremlin peut être porté par une grande variété de vecteurs, y compris des missiles sol-sol de courte et moyenne portée (Iskander et R-500), des sous-marins dotés des missiles de croisière (les classes Oscar II, Akula, Graney, Sierra, et Victor), des bombardiers de moyenne portee Su-34 Fullback[1], des avions d’attaque Sukhoi, des navires de surface, et même des pièces d’artillerie. Tous ces vecteurs sont capables de porter des milliers de têtes nucléaires à la France.

En effet, les sous-marins d’attaque et de croisière russes fonctionnent comme des SNLE – ils portent d’habitude des missiles armés des têtes atomiques et peuvent tirer ses missiles à n’importe quelle cible au monde. Y compris des cibles en France, contre quelle la Russie n’hesitera pas d’utiliser ses armes nucleaires si la France se desarme.

Et la menace nucleaire posee par la Russie n’est pas du tout theoretique. Depuis 2007, la Russie a deja menace 15 fois de cibler ou meme d’utiliser l’arme nucleaire contre les pays de l’est europeen et meme contre des pays neutraux comme la Suede, et meme contre la Danemark – un membre de l’OTAN! Le Kremlin a meme recemment menace la Suede de guerre si celle-ci integre l’OTAN! La Russie a aussi menace generalement tout l’Occident d’utiliser ses armes nucleaires premiere. Ses bombardiers strategiques, avec des missiles nucleaires de croisiere Kh-15 et Kh-55 a bord, testent regulierement le temps de reaction des defenses aeriennes des pays de l’OTAN et du Japon. Le Kremlin a aussi envahi deux de ses voisins, la Georgie et l’Ukraine – cette derniere s’etant desarmee unilateralement en 1994 apres avoir recu des “garanties” du Kremlin de respecter son independance et son integralite territoriale.

Et maintenant, ayant deja illegalement envahi et annexe la Crimee, la Russie menace d’y deployer des armes nucleaires, ainsi qu’a l’arrondissement de Kaliningrad, aux portes de la Pologne et de l’UE.

La Russie est tout simplement un aggresseur arme du plus grand arsenal nucleaire au monde, un arsenal que le Kremlin continue toujours a aggrandir. Il serait totalement suicidal de se desarmer face a cette menace.

Il faut y ajouter la menace réelle de la Corée du Nord, qui possède déjà des missiles intercontinentaux (Taepodong-2 et KN-08) et env. 20 têtes atomiques et est un train de développer des sous-marins lanceurs d’engins, et l’Iran, qui développe des armes atomiques et des missiles ballistiques de longue portée.

La plus grande menace à la securite de la France – de très loin – est celle posée par les arsenaux et programmes nucléaires et missilières de Moscou, Pyongyang, et Téhéran. Et le SEUL moyen qui peut protéger la France et l’Europe contre ces menaces est la dissuasion nucléaire.

Les opposants de la dissuasion nucleaire ont TOTALEMENT tort. Non, la dissuasion n’est pas du tout obsolète. La force de dissuasion française – très loin d’être obsolète – est donc plus pertinente que jamais !

[1] Le Su-34 a un rayon d’action de 3 000 km, auquel il faut ajouter la portee de ses missiles de croisiere (dotes des tetes nucleaires) Kh-55, qui possedent aussi une portee de 3 000 km. Cette portee nominale peut etre encore augmentee un peu si le Su-34 vole vite et haut.

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F-35 Test Pilot Confirms: F-35 Is Useless In Dogfights, Can’t Beat the F-16

Posted by zbigniewmazurak on July 1, 2015


This author, along with several others, has been warning for a long time that the F-35 “Joint Strike Fighter” is decidedly inferior even to legacy aircraft, let alone to the latest Russian and Chinese jets and air defense systems.

This conclusion has been drawn from several publicly-known facts, including the F-35’s limited stealthiness, poor weapons payload, limited range and endurance, poor situational awareness, and lack of maneuverability (i.e. sluggishness).

But until this year, any debate about the F-35’s performance and capabilities was purely academic. It could have been conducted only based on paper data and the laws of physics.

That debate is no longer academic.

It has now been established, through realistic testing, that the F-35 is indeed so sluggish, so unmaneuverable, and offers such poor situational awareness to its pilot, that it’s hopelessly outmatched in a dogfight (i.e. close range combat) – even by the legacy aircraft it’s intended to replace. In fact, those “legacy aircraft” can run circles around it.

It has now been publicly released that in January of this year, an F-35 engaged in a simulated dogfight against an F-16 Block 40. To make matters harder for the F-16, it was burdened with two heavy fuel tanks, while the F-35 flew without any external stores, thus impairing the F-16’s maneuverability and increasing the F-35’s odds of victory.

Yet, the F-16 trashed the F-35. It proved far more maneuverable, and it repeatedly sneaked upon the F-35 without the latter’s pilot being aware, because his helmet is so big that he can’t move his head freely in the F-35’s small, cramped cockpit.

WarIsBoring‘s David Axe narrates (emphasis mine):

The fateful test took place on Jan. 14, 2015, apparently within the Sea Test Range over the Pacific Ocean near Edwards Air Force Base in California. The single-seat F-35A with the designation “AF-02” — one of the older JSFs in the Air Force — took off alongside a two-seat F-16D Block 40, one of the types of planes the F-35 is supposed to replace.

The two jets would be playing the roles of opposing fighters in a pretend air battle, which the Air Force organized specifically to test out the F-35’s prowess as a close-range dogfighter in an air-to-air tangle involving high “angles of attack,” or AoA, and “aggressive stick/pedal inputs.”

In other words, the F-35 pilot would fly his jet hard, turning and maneuvering in order to “shoot down” the F-16, whose pilot would be doing his own best to evade and kill the F-35.

“The evaluation focused on the overall effectiveness of the aircraft in performing various specified maneuvers in a dynamic environment,” the F-35 tester wrote. “This consisted of traditional Basic Fighter Maneuvers in offensive, defensive and neutral setups at altitudes ranging from 10,000 to 30,000 feet.”

At top and above — F-35s and F-16s. Air Force photos

The F-35 was flying “clean,” with no weapons in its bomb bay or under its wings and fuselage. The F-16, by contrast, was hauling two bulky underwing drop tanks, putting the older jet at an aerodynamic disadvantage.

But the JSF’s advantage didn’t actually help in the end. The stealth fighter proved too sluggish to reliably defeat the F-16, even with the F-16 lugging extra fuel tanks. “Even with the limited F-16 target configuration, the F-35A remained at a distinct energy disadvantage for every engagement,” the pilot reported.

The defeated flier’s five-page report is a damning litany of aerodynamic complaints targeting the cumbersome JSF.

“Insufficient pitch rate.” “Energy deficit to the bandit would increase over time.” “The flying qualities in the blended region (20–26 degrees AoA) were not intuitive or favorable.”

The F-35 jockey tried to target the F-16 with the stealth jet’s 25-millimeter cannon, but the smaller F-16 easily dodged. “Instead of catching the bandit off-guard by rapidly pull aft to achieve lead, the nose rate was slow, allowing him to easily time his jink prior to a gun solution,” the JSF pilot complained.

And when the pilot of the F-16 turned the tables on the F-35, maneuvering to put the stealth plane in his own gunsight, the JSF jockey found he couldn’t maneuver out of the way, owing to a “lack of nose rate.”

(…)

And to add insult to injury, the JSF flier discovered he couldn’t even comfortably move his head inside the radar-evading jet’s cramped cockpit. “The helmet was too large for the space inside the canopy to adequately see behind the aircraft.” That allowed the F-16 to sneak up on him.

In the end, the F-35 — the only new fighter jet that America and most of its allies are developing — is demonstrably inferior in a dogfight with the F-16, which the U.S. Air Force first acquired in the late 1970s.

The test pilot explained that he has also flown 1980s-vintage F-15E fighter-bombers and found the F-35 to be “substantially inferior” to the older plane when it comes to managing energy in a close battle.

None of this is any secret to those of us who are knowledgeable about military aircraft and the F-35 program. These issues have been publicly known since at least 2008, when Dr John Stillion and Scott Perdue – both veteran military pilots – released their damning report on the F-35, which, they complained, “Can’t Climb, Can’t Turn, Can’t Run.”

Sadly, the Pentagon and 8 allied defense departments/ministries completely ignored their warning and proceeded full speed ahead with the development and procurement of the F-35, while also killing the only 5th generation stealthy alternative to it available to the US – the much better (and now also cheaper) F-22 Raptor.

Now the US and eight of its allies are stuck with a useless, hyperexpensive jet that is decisively inferior even to legacy aircraft – including those it is designed to replace – to say nothing of modern Russian and Chinese fighters like the Su-27/30/33/35/J-11/15/16 Flanker/Sinoflanker family, the J-10 Vigorous Dragon, the PAK FA, the J-20, and the J-31. The USAF itself has recognized that the F-35 stands no chance of surviving combat against the latest Russian and Chinese fighters and is now developing a sixth-generation fighter.

But that aircraft will not be available for purchase until at least two decades from now. Yet, the US and its allies need new fighters to replace their worn-out aircraft now.

Luckily, there are several options available. The most cost-effective, from both a military and a fiscal standpoint, is the procurement of European Generation 4+ fighters – the Rafale, the Typhoon, or the Gripen.

Obviously, the US will not procure a foreign fighter, but other F-35 program participant countries should not slavishly follow Washington’s diktats. They are under no obligation to do so.

Procuring the Rafale, the Typhoon, or the Gripen would cost-effectively equip their air forces with a modern, capable fighter and allow them to protect their countries for decades to come, at an affordable cost to taxpayers. This is especially true of the Rafale.

Moreover, the Rafale’s manufacturer, Dassault Aviation, offers the best economic benefits (including offsets) to countries now shopping for fighters. For Canada, for instance, it has pledged a full transfer of technology and of intellectual property, and would probably build jets for the RCAF in Canada itself.

There is absolutely no reason for America’s F-35 partner nations to remain involved in that completely failed and utterly unaffordable program. These nations should bail out of that program ASAP.

A Dassault Rafale fighter taking off. Photo credit: Dassault Aviation/S. Randé

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Obama’s Appeasement of Iran: Idiocy or Treason?

Posted by zbigniewmazurak on June 29, 2015


As everyone knows, Barack Obama has been pushing to get a nuclear deal signed between the P5+1 group (US, Russia, China, France, Britain, Germany) and Iran by June 30th, ostensibly in order to regulate that country’s nuclear program. Obama claims that the agreement will “forever foreclose” Iran’s path to a nuclear weapon and that, if Iran cheats, the US will have at least a year to stop the Iranian nuclear program by military means. He has also claimed that Iran had “frozen” its nuclear enrichment activity for the duration of the negotiations.

Evidence has now emerged that Obama was, as always, dead wrong.

During the last 18 months of negotiations, Iran has actually INCREASED its enriched uranium stockpile by 20%. The preliminary agreement signed in Lausanne, Switzerland, in March, obligates the Iranians – as will the final agreement expected to be signed on June 30th in Vienna – to dismantle 96% of their existing enriched uranium stockpile. But rather than dismantle it, or at least freeze their enrichment program, the Iranians have dramatically INCREASED their enriched uranium stockpile – by as much as 20%!

Not only that, but the Iranian Supreme Leader, Ali Khamenei, has categorically ruled out any Western inspections of any Iranian military installations!

Not only that, but the accord’s few restrictions on the Iranian nuclear program would expire after 15 years, and it contains NO restrictions whatsoever on the Islamic Republic’s ballistic missiles, nor would it obligate Tehran to stop supporting terrorist organizations.

Still worse, the Obama administration has dropped its previous demand that Iran reveal the entire scope of its past nuclear weapons work, which means the West will not know how far the Iranians have advanced already.

With Iran rejecting those inspections, and with such blatant Iranian cheating, how can one trust any agreement signed by Iran? One cannot. An agreement with Iran would not be worth the paper it would be printed on.

Yet, the NY Slimes and Obama administration officials are still deluding themselves – and the NYT’s readers – that Iran is a trustworthy partner and that the increased enriched uranium stockpile is a “problem” for Iranians which they will have to “solve.” They don’t realize at all that the Iranians consider their enriched uranium stockpile to be a great asset (for future nuclear weapon production), not a problem.

Iran is not negotiating in good faith. It is does not want to end its international isolation. It wants to develop nuclear weapons – and is apparently ready to do so at any cost, including crippling economic sanctions and international isolation.

It should be underlined that the only Western country to have taken a firm stance on the Iranian nuclear program (although that stance is not firm enough) is France, which has bravely and steadfastly resisted American pressure to agree to a Munich-style accord that would legalize Iran’s nuclear program without providing for any meaningful inspections or any strict limitations on that program.

That being the case, it is no wonder that the Arab monarchies of the Persian Gulf are increasingly looking towards France, rather than the US, as their primary military partner and arms vendor. Qatar has already ordered 24 Rafale jets, and the UAE are expected to follow suit later this year. Paris is also negotiating arms sales with Riyadh. Already, $12 bn worth of military and civilian sales have been concluded recently by French FM Laurent Fabius and the Saudi Defense Minister.

This confirms what I’ve recently said: being a poodle of Washington does not pay off. It’s far better to rely on France.

Further reading:

http://www.nytimes.com/2015/06/02/world/middleeast/irans-nuclear-stockpile-grows-complicating-negotiations.html?_r=2

http://www.nytimes.com/2015/05/28/world/middleeast/france-rejects-iran-leaders-ban-on-unlimited-nuclear-inspections.html

http://foreignpolicy.com/2015/03/30/how-france-became-an-iran-hawk/

http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/25/01003-20150325ARTFIG00431-tensions-franco-americaines-sur-le-nucleaire-iranien.php

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The Battle of Waterloo 200 years ago: The French Defeat That Did Not Have To Be

Posted by zbigniewmazurak on June 18, 2015


Today is the 200th anniversary of the Battle of Waterloo, won by an Anglo-Dutch-German coalition against Napoleonic France. Although this is hailed by many Francophobes to this day as a military masterpiece by Field Marshal Wellesley, the Duke of Wellington, this battle could’ve been won by the French if they only hadn’t made a number of mistakes that proved fatal.

The first was made by Marshal Michel Ney at the Battle of Quatre-Bras. On June 16th, he attacked the avant-garde of Wellington’s Coalition army. Wellington suffered losses and was forced to retreat to Waterloo hills; he was unable to defeat Ney alone. But he was nonetheless able to withdraw his army to Waterloo safely, and Ney made a fatal mistake during that battle.

It was being waged at the same time that the main part of Napoleon’s army was fighting the Prussians at Ligny. At one point, Napoleon sent a messenger to General D’Enlon, ordering him to bring corps as a reinforcement to Ligny. D’Enlon set out immediately for Ligny, but Ney, upon hearing of this, fell into anger and ordered D’Enlon to return to Quatre-Bras. As a result, D’Enlon’s corps wasted all day without firing a shot. His corps would’ve been used to crush either Wellington (at Quatre-Bras) or von Bluecher’s Prussians (at Ligny). As a result of Ney’s insubordination to Napoleon, it was not used at either battlesite.

The second mistake was made personally by Napoleon himself. At Waterloo, 200 years ago, he attacked Wellington’s Anglo-Dutch army frontally, headfirst, trying to break its rectangular formation. But although French troops assaulted Anglo-Dutch troops with admirable bravery, without the slightest fear of death, they couldn’t break the Coalition army’s formation. British and Dutch rectangles – placed on the Waterloo hills – withstood every single assault the French launched at them, even though Coalition troops were tired, exhausted after the march from Quatre-Bras (conducted in heavy rain), and hungry. In addition, every French attack was met with heavy artillery fire and ferocious counterattacks by the Anglo-Dutch cavalry. At one point, at a place called La Haye Sainte, some British formations did break down for a moment, but Wellington – always carefully monitoring the events and reacting to them quickly – plugged the gap with reserve troops.

At Waterloo, Napoleon made the same fatal mistake that defeated generals throughout history had made: he attacked the enemy frontally, headfirst, instead of trying to swing at his flank or strike his rear – which is how Napoleon won all of his great victories, by the way, from Rivoli in 1797 to Jena in 1806.

The French army’s third mistake – and a well-known one – was not to spike the Coalition army’s guns upon taking its artillery positions. As a result, after the French were driven back from British lines, the Coalition army was able to use its guns again.

Finally, the fourth fatal mistake was the one made by Marshal Emmanuel de Grouchy: he let Prussian Field Marshal von Bluecher fool him by fighting only one corps of the Prussian army at Wavre – which von Bluecher used as a bait – while the other three corps marched under the Prussian Field Marshal’s command to Waterloo. They arrived there at about 9PM, striking the French army’s right flank and routing it completely.

Wellington’s entire operational plan for the battle of Waterloo was simple: to resist all French onslaughts until the Prussians would arrive – and he believed the Prussians WOULD eventually come to his aid. He was proven right.

The Waterloo campaign needs to be studied carefully in military academies throughout the world as an example of what not to do.

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Comment debarrasser la France de la domination américaine et renforcer la position de la France au monde

Posted by zbigniewmazurak on June 16, 2015


Sous la présidence de François Hollande, la France est devenue un larbin de Washington, tout comme elle l’était sous la IVème République. En effet, Washington continue à reserrer sa domination sur le continent européen (en utilisant tous les moyens possibles, surtout la soi-disante “construction européenne” dont laquelle il est le “fédérateur non-européen”) et d’autres régions du monde. Cette domination des USA nuit gravement à la securité et les interêts nationaux de la France.

Comment debarrasser la France de cette hégémonie américaine?

Il faut utiliser la même stratégie que celle utilisée Francois Ier pour libérer la France de l’étau habsburgien dans le XVIème siècle et celle mise en oeuvre par le général de Gaulle pour deserrer la domination américaine sur l’Europe occidentale dans le XXème siècle : une politique d’alliances alternatives. Il faut augmenter la puissance économique et militaire de la France et a la fois chercher des allies alternatives qui pourraient faire les contrepoids contre l’hegemonie américaine.

Ce deuxieme enjeu strategique est le focus de ce dossier.

Pour contrer la superpuissance américaine, il faut nouer des alliances avec les pays (ou blocs des pays) qui pourraient faire les contrepoids contre les USA, notamment avec la Chine, l’Inde, la Turquie, les pays arabes du Golfe arabo-persique (qui sont devenus tres méfiants de Washington), et les pays de l’Amerique Latine (surtout le Méxique et le Brésil).

francechinecommerce

Infographie par LCI/TF1, 2014.

Pour nouer une alliance stratégique avec la Chine et ouvrir le gigantesque marché chinois, il faut :

  • La France devrait reconnaitre publiquement les Iles Diaoyu/Senkaku, Spratly, et Paracelsus comme territoire chinois et partie intégrale de la Chine, soutenir diplomatiquement (notamment en Conseil de Sécurité de l’ONU) les efforts de la Chine de s’en emparer, interdir le Dalai Lama de venir en France, soutenir la Chine contre les manifestants hongkongais, offrir des visas Schengen valables pour 10 ans aux citoyens chinois, et ordonner aux avions civils français d’obeir au contrôle aérien chinois dans la zone d’identification aérienne chinoise autour des Iles Diaoyu, si la Chine ouvre son marché, sans limitations et sans aucun tarif, à TOUS les produits français dans TOUS les secteurs de l’économie, si les compagnies aériennes chinoises achètent EXCLUSIVEMENT d’avions d’Airbus, si la Chine achète EXCLUSIVEMENT des reacteurs nucléaires d’Areva (et pas d’autres) et EXCLUSIVEMENT des avions Airbus, si elle permettra aux investisseurs étrangers d’acheter des participations dans des aéroports chinois, et si les elites chinoises achètent des voitures françaises et pas d’autres. Il faut que la Chine ouvre son marché à TOUS les produits francais, pas seulement le porc et le vin. (http://www.wantchinatimes.com/news-subclass-cnt.aspx?cid=1101&MainCatID=11&id=20150309000110)
  • La France devrait vendre à la Chine la mine d’uran à Fanay pour exploitation, et de la terre cultivable actuellement non utilisée pour la cultivation du vin aux vignards et milliardaires chinois.
  • La France devrait commencer l’exploitation de ses réserves de manganium sous-maritimes (sous la mer) autour de Tahiti et de la Reunion et exporter le manganium à la Chine (mais aussi aux autres marchés émergents, comme l’Inde et la Corée du Sud).
  • L’Etat français devrait negocier la vente de ses actifs en PSA Peugeot Citroen et Renault au constructeur chinois Dongfeng pour le prix le plus haut possible, et la vente de ses nombreux châteaux et hôteaux particuliers aux millionnaires chinois.
  • La Chine devrait créer beaucoup plus des Zones Economiques Franco-Chinoises partout en France, surtout en régions les plus touchées par le chômage (la Languedoc-Roussillon, la région PACA, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Champagne-Ardennes, les départements de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne etc.).
  • La France devrait augmenter, de manière significative, sa production agroalimentaire, afin d’exporter plus de nourriture au marché chinois.
  • La France devrait faire signer un accord de voyage sans visa à l’Union Européenne et la Chine.
  • La France devrait augmenter le tempo de l’exploitation des ressources de nickel à la Nouvelle Caledonie si les marchés émergents en ont besoin.
  • Quand le budget français est met en équilibre, la France devrait vendre toutes ses ressources minérales sous-maritimes à la Chine afin de se désendetter.
  • Il faut créer un agence qui fera une promotion constante des produits français dans le monde, particulierement en Chine. Il faut notamment promouvoir les voitures, boissons alcooliques, et les autres produits de luxe français.
  • Garantir que les touristes chinois pourront recevoir une visa francaise en 24 heures, afin d’attirer plus de touristes chinois en France et afin qu’ils achete plus en France. (http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/20130830trib000782407/le-voyageur-chinois-nouvelle-vache-a-lait-d-aeroports-de-paris.html)
  • Coopérer avec la Chine et les autres pays du groupe BRICS dans le sens de dédollarisation du monde; cesser immédiatement d’utiliser le dollar dans les transactions internationales, sauf celles conduités avec les USA eux-mêmes.
  • Acceder à l’accord d’échange libre proposé par la Chine.
  • Signer avec la Chine un accord de non-espionage (no spy agreement) et de défense mutuelle en espace cyber.
  • Garantir mutuellement l’utilisation des constellations de satellites de navigation Galileo et Beidou par les forces de missiles des deux nations.
  • Signer avec la Chine un accord qui permettrait au CEA des achats d’uran de haut et de bas enrichement, et de pluton, à la Chine, si besoin.
  • Mettre en ouvre des exercises annuelles jointes des armées aériennes française et chinoise, notamment dans le domaine du combat aérien, afin que l’AdlA puisse pratiquer des maneuvres du combat aérien avec des pilotes chinois des J-7, J-10, J-11/15/16, Su-27/30, et J-31.
  • Signer un accord qui permettra à l’AdlA française d’utiliser le vaste espace aérien chinois pour l’entrainement de ses pilotes et pour des exercises.
  • Acheter des avions discrets J-20 ou J-31 à la Chine dans l’avenir, ou même mieux, les developper ensemble avec la Chine.
  • Proposer a la Chine de fournir des engins spatiaux Ariane pour la base lunaire planifiée par la Chine si Pekin donne a la France l’accès à cette base, une fois construite.
  • Faire abroger l’embargo sur la vente d’armes à la Chine par l’UE.

Afin de nouer une veritable amitie avec les pays de l’Amerique Latine, il faut :

  • Offrir un asile et une transportation securisée à Julian Assange et Edward Snowden;
  • Présenter des excuses au président bolivien Evo Morales pour le deni injustifié de l’entrée a l’espace aérien francais a son avion en 2013;
  • Pénaliser lourdement toute compagnie qui collabore avec les services sécrets américains ou britanniques ou qui espionne sur les Francais;
  • Offrir aux armées latinoaméricaines de l’équipement francais moderne, notamment au Brésil qui aura besoin de remplacer son porte-avions Sao Paulo et les avions de son groupe aeronaval;
  • Faire enseigner l’espagnol et le portugais à beaucoup plus des éleves français au lieu du focus singulaire sur l’allemand;
  • Décerner la Légion d’Honneur à l’ex-président brésilien Luis Inacio Lula da Silva et aux joeurs de foot Ronaldinho, Thiago Silva, et David Luiz;
  • Acheter quelques avions d’entrainement et d’attaque bresiliens Super Tucano sous licence si le Bresil achete des avions Rafale et des helicopteres francais pour son porte-avions Sao Paulo. Les Super Tucano seraient tres utiles contre les terroristes en Afrique et on Myen Orient, beaucoup plus efficaces que tout drone;
  • Ouvrir plus de consulats au Brésil et au Méxique; et
  • Faciliter l’obtention des visas touristiques et visas d’étudiant par les touristes et étudiants latinoaméricains; ou mieux encore, faire signer un accord permettant des voyages touristiques sans visa entre l’UE et le Brésil.
  • Soutenir la candidature de Brasilia au siege permanent au Conseil de Securite de l’ONU.

Pour nouer une alliance stratégique avec l’Inde et ouvrir le gigantesque marche indien, il faut:

  • Reconnaitre publiquement toutes les pretensions territoriales de l’Inde, notamment en Cachemire;
  • Offrir a New Delhi la construction des sous-marins nucleaires, des fregates FREDA et FREMM, et des BPC de la classe Mistral, in situ en Inde;
  • Donner des cadeaux personnels au Premier Ministre Narendra Modi;
  • Offrir a l’Inde des systemes de defense anti-aerienne et anti-missiles de courte, moyenne, et longue portee, y compris Aster-15 et Aster-30;
  • Developper des armes hypersoniques a l’Inde; et
  • Soutenir la candidature de l’Inde au siege permanent au Conseil de Securite de l’ONU.

Enfin, pour approfondir l’amitie et la cooperation avec tous ces pays, il faut aussi:

  • Inviter leurs soldats a defiler a Paris le 14 juillet prochain; et
  • Admettre quelques de leurs officiers ou officiers prospective a l’ESM de Saint-Cyr, l’Ecole de l’Air, et l’Ecole de la Marine.

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Two China threat deniers leave the Obama administration

Posted by zbigniewmazurak on June 15, 2015


Two highly-ranking officials responsible for handling East Asian affairs left the Obama administration a few days ago. These two officials were reputed to be China threat deniers – blind about the Chinese government’s intentions towards the US and its allies, desperate to please Beijing, and determined to hide from the public the scale of the Chinese military buildup. The officials in question are Paul Heer, former national intelligence officer for East Asia, and Evan Medeiros, a “senior China specialist for the White House.”

For many years, China realists – including this author – have been working hard to reveal the true nature of China’s military buildup and its bellicose intentions towards the US and its allies. We have been toiling hard for several years now to obtain, and share with the public, the facts about Chinese military capabilities and intentions, rather than China threat deniers’ spin and wishful thinking.

Have you ever wondered, Dear Readers, why the Pentagon, the State Department, and the intelligence community have been dramatically downplaying the Chinese military threat for the last decade, especially under the Obama administration?

It was because many highly-ranking administration officials – up to and including then-SECDEF Robert M. Gates, then-SECSTATE Hillary R. Clinton, and these two officials – Paul Heer and Evan Medeiros – blinded by their naivete towards China – were determined to play down and hide China’s military capabilities and aggressive designs from the public.

That is why the US military and the State Department have been very late and very slow to respond to China’s huge military buildup. This is why key weapon platforms, including the F-22 Raptor, that would’ve effectively countered China’s military capabilities, were killed. This is why report after report from US government agencies – as well as administration officials’ rhetoric – was dramatically downplaying China’s military capabilities and offensive designs. This is why the US federal government was completely surprised – time after time – by China’s new weapon platforms, tests, and military capabilities.

But now that these officials have left the administration, the policy is slowly changing, as is the rhetoric. As Bill Gertz reports:

“The Obama administration appears to be in the early phase of a policy shift on China. Tougher rhetoric and policies, most recently demonstrated by remarks in Asia from Defense Secretary Ashton Carter, coincide with the departures of two key officials long known for advocating more conciliatory policies toward Beijing.

Paul Heer, who for years held the influential post of national intelligence officer for East Asia, retired recently, a spokesman for the Office of the Director of National Intelligence said. From his position as the most senior intelligence official on China, Mr. Heer was known for a steadfast bias that sought to play down the various threats posed by China in favor of more conciliatory views. His influence also is said to have extended to personnel appointments within the CIA’s analytical section, which critics say resulted in “groupthink” on China.

A second major personnel change was the departure last week of the White House’s senior China specialist, Evan Medeiros, who left after a reported dispute with White House National Security Adviser Susan E. Rice. Ms. Rice has a reputation as a prickly manager known for swearing profusely at subordinates. Mr. Medeiros was regarded by critics as among the most pro-China policymakers in the White House’s highly centralized foreign policy and national security power structure.

Congressional Republicans have said Mr. Medeiros was behind the White House decision several years ago to deny sales of advanced U.S. F-16 jet fighters to Taiwan to bolster its flagging air forces.

Mr. Medeiros, in academic writings before his White House posting, has asserted that the Chinese military posed little or no threat and that Beijing’s policies are generally benign.”

One should not celebrate too jubilantly yet, but this may be the first step in the right direction.

Also in the last few days, following China’s test of its WU-14 hypersonic strike weapon, some commentators have repeated the usual ballyhoo that the missile designed to carry it – the DF-41 ICBM – is only “in development” and not deployed yet, whereas it has already been deployed; and that the Chinese would have a heck of a time sinking an American aircraft carrier, even with anti-ship missiles, because the Chinese would need to detect the carrier, keep tracking it, guide the missiles towards it, correct the guidance midcourse because the carrier is moving, and then, overwhelm the carrier group’s defenses.

But detecting American aircraft carriers – the largest ships in the world – is extremely easy, especially with the Over-the-Horizon radars China has, and guiding missiles towards it won’t be difficult, either, using those radars, as well as satellites… not to mention Sunburn or Sizzler hypersonic anti-ship cruise missiles, which can be carried by Chinese surface ships, submarines, aircraft, and coastal platforms.

Visit this site regularly, Dear Readers, for more updates on China’s military buildup.

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Contre les mensonges de Christophe-Alexandre Paillard

Posted by zbigniewmazurak on May 28, 2015


Je suis maintenant en train de lire le livre Les nouvelles guerres économiques par Christophe-Alexandre Paillard. Ce livre traite de beaucoup de sujets divers, y compris la question si la France est encore une puissance mondiale.

La réponse de cet auteur, qui est evidemment un fataliste, est non : selon lui, la France ne fait pas et ne peut pas faire le poids sur la scène internationale:

“La France se trouve donc dans l’obligation la encore de fonder les bases de sa puissance au sein d’une intégration européenne renforcée (euro, marché unique) et a du mal a justifier ses specifités aupres de ses partenaires.” (Les nouvelles guerres économiques, Editions Ophrys, Paris 2011, p. 152)

Selon M. Paillard, la seule façon de laquelle la France peut peser sur la scène mondiale et contrer (s’opposer effectivement à) la puissance des Etats-Unis est de se fondre (s’autodissoudre) dans un état supranational européen. C’est-à-dire, seulement un France complétement fondée, dissoute, et disparue dans un état fédéral européen peut influencer le monde et contrer l’hyperpuissance américaine crainté par l’ex-ministre des affaires étrangères Hubert Vedrine. En plus, selon M. Paillard, l’Union Européenne est un instrument très utile de parer la puissance des USA:

“L’Union européenne est un moyen d’accroître sa puissance pour la France, bien que cette position montre aussi qu’elle a reduit ses ambitions en tant que Etat-nation souverain. Pour la France, l’Europe est aussi un moyen d’équilibrer la puissance américaine apres avoir été l’instrument de lutte contre l’expansionisme sovietique et de faire face à la concurrence des puissances emergentes.”

D’ailleurs, M. Paillard pretend que le general de Gaulle avait mis en oeuvre la construction europeenne et en était en faveur:

“Depuis 1951 et la signature du traite CECA, la France s’est engagee sur la voie de la construction européenne, d’abord dans un but de reconciliation avec l’Allemagne, puis, dans un objectif d’unification politique du continent europeen, comme le suggerait l’expression du general de Gaulle <<L’Europe de l’Atlantique a l’Oural>>.”

Ce sont tout simplement des mensonges, et je vous démontrerai pourquoi.

1.    Dire que la France ne fait pas et ne peut pas faire le poids sur la scène internationale est mensongère

Malgre toutes ses problèmes – et la politique des majorités récentes UMP et PS qui les a aggravés et qui affaiblit la France chaque jour – la France reste une puissance disposant des capabilités mondiales. Comme même M. Paillard a admis dans son livre, la France est une puissance nucléaire, l’un de seulement 5 membres permanents du Conseil de Securite de l’ONU, et dispose d’un réseau diplomatique vaste, comparable à celui des USA, la Russie, et la Chine. Il faut y ajouter le fait que :

•    La France est, parmi les 190 pays du monde, la 6ème puissance économique, juste derrière le Royaume-Uni (la cinquième, que la France pourrait facilement dépasser avec des réformes économomiques simples) ;
•    Au contraire de la vaste majorité des pays du monde, elle dispose des compagnies dans tous les secteurs de l’économie moderne, y compris l’aéronautique, le nucléaire, le naval, l’automobile, le missilier, le spatial, etc.) et ne depend des autres pays pour rien ;
•    Elle est le seul pays du monde dont la langue est parlée sur tous les continents du monde sauf l’Australie et est à la tête de la deuxieme plus grande organisation mondiale après l’ONU – la Francophonie, qui comprend 57 pays membres et observateurs de tous les continents du monde sauf l’Australie ;
•    Son arsenal nucléaire est le 4eme plus grand au monde et au contraire de la Chine (qui détient le troisième arsenal le plus grand), ses sous-marins lanceurs d’engins ont fait des patrouilles d’une manière constante depuis 1972 ;
•    Elle est aussi l’un des pays du monde les plus forts militairement, avec une armée qui, malgré tous les coups et affaiblissements lui faits par présidents Sarkozy et Hollande, reste l’une des plus puissantes et capables, d’une manière globale, au monde (sur un envergure globale, ses capabilités sont comparables à celles de la Russie et dépassent celles de tout autre pays sauf les USA – parce qu’être capable de conquêter ses voisins, c’est une chose, mais projeter de la force militaire aux continents et régions distants, c’est une autre chose – la France est aujourd’hui le seul serieux partenaire militaire des USA, le Royaume-Uni s’étant retrenché et effectivement retiré de la scène mondiale) ;
•    Elle possede aussi une culture admirée partout au monde et est l’une des destinations preferées des étudiants étrangers, européens et non-européens ; en effet, il en attire le troisième plus grand nombre au monde, depassée seulement par les USA et le Royaume-Uni.

Pensons donc ca quel point la France serait puissante si ses dirigeants étaient capables de mettre en œuvre des réformes économiques serieuses qui redémarraient enfin son économie et permettraient plus d’investissements dans son armée !

2.    Loin d’etre un moyen d’accroitre sa puissance, l’Union europenne est un instrument qui sert les USA a renforcer leur domination sur l’Europe, contraindre la France, et l’effacer de la carte du monde

L’Union européenne n’accroit la puissance de la France en rien, elle la diminue. Elle limite dramatiquement la liberté d’action de la France et la fait obeir aux diktats de Washington (comme par exemple sur la question de sanctions contre la Chine et la Russie, les OGM, l’accord de libre-échange entre l’UE et les USA, etc). En effet, l’UE est, de très loin, la plus grande menace à l’indépendendance, la securité, la puissance, et le bien-être de la France.

Ce n’est pas par hasard. L’Union européenne marche toujours comme ça. Son principe d’opération – son modus operandi – n’est pas la « subsidiarité «  prétendue, mais au contraire, l’imposition des diktats sur les états-membres de l’Union par des bureaucrates non-elus à Bruxelles.

Ces diktakts sont souvent transmis à Bruxelles par Washington… et ce n’est pas par hasard. Toute la « construction européenne » est, en effet, une invention américaine concue exactement dans le but de contraindre la liberté d’action des états européens, de les fondre dans une construction supranationale, et donc de les assujettir complement à Washington. Voila les vrais buts de la construction européenne. Voila pourquoi la France ne peut plus, par exemple, vendre des navires de guerre aux acheteurs qui sont prêts à les payer – parce que Washington y est opposé, et l’Union européenne execute les diktats de Washington. Voila aussi pourquoi l’Union européenne est sur le point de signer un traité de « libre-échange » qui ouvrira complètement les portes du Marché Unique Européen aux compagnies américaines, généreusement soutenues par son gouvernement fédéral.

Le général de Gaulle – le sujet du troisième mensonge de M. Paillard – l’avait compris avant tout le monde. Lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962, le général de Gaulle a averti contre la construction européenne, le plan de fondre les états souverains de l’Europe dans une telle construction supranationale, et le « fédérateur non-européen » qui était le moteur de cette construction et qui ne pouvait être autre que les USA.

Il faut répéter : le général de Gaulle avait compris avant tout le monde que l’UE était une arnaque, un schème conçu pour assujettir la France et les autres pays des Six aux USA, et que son origine était a Washington – et il nous en a averti en mai 1962, il y a 53 ans.

Passons donc enfin à la troisième mensonge de M. Paillard : que l’Homme du 18 juin était en faveur de la construction européenne.

3.    Le général de Gaulle n’était jamais en faveur de la construction européenne

Les eurofanatiques qui cherchent à dissoudre la France dans un état supranational européen font beaucoup de bruit autour des propos du Fondateur de la Vème République, comme « L’Europe de l’Atlantique à l’Oural », du traite de l’Elysée, et des autres propos et actions du président de Gaulle tirés de leur contexte historique. Pour contrer ces mensonges, rappelons donc quelques faits.

S’il est vrai que l’Homme du 18 juin n’avait initialement denoncé les traites CECA-CEE-EUROATOM, c’est simplement parce que, jusqu’à la ratification des Accords d’Evian, le Fondateur de la Cinquième République était trop occupé avec les problèmes graves lui laissés par les gouvernements incompétents de la Quatrième République : une économie stagnante, une inflation rapide, la nécessité de réformer profondement les institutions de l’Etat, et surtout, la guerre d’Algérie qui menait la France tout droit à guerre civile en métropole. Régler ces questions, et surtout celle de la guerre algérienne, était la priorité numéro un du général de Gaulle. Et pour y réussir, il avait besoin d’une majorité parlementaire, ce qui necessitait la participation des centristes pro-européens et atlantistes du MRP (le soutient du PS et des communistes étant exclu). Donc jusqu’à la fin de la guerre algérienne, le Fondateur de la Cinquième République gardait un profil bas sur ce sujet.

Mais une fois la question algérienne, la réforme économique et monetaire, et la mise en œuvre des institutions républicaines reformées reglées, l’Homme du 18 juin s’est heurté frontalement à la prétendue construction européenne. Lors de sa fameuse conférence de presse du 15 mai 1962, l’Homme du 18 juin avait averti contre

  • la construction européenne,
  • le plan de fondre les états souverains de l’Europe dans une telle construction supranationale, et
  • le « fédérateur non-europeen » qui était le moteur de cette construction et qui ne pouvait être autre que les USA. Le général de Gaulle avait compris et averti que le but de la construction européenne était d’effacer la France et les autres pays du Six afin de les subjuger et subordonner envers les Etats-Unis.

Les ministres du MRP étaient si agacés par cette révélation qu’ils ont quitté le gouvernement sur-le-champ.

Au début de 1963, lors d’un entretien avec son ministre et confidant Alain Peyrefitte, le général de Gaulle a dit :

« Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. »

Pour la période de deux années suivantes, 1962-1964, le général de Gaulle essayait d’utiliser la construction européenne contre son inventeur – Washington – afin de libérer la France de la domination américaine. Le but de l’Homme du 18 juin était d’établir un bloc des états européens souverains – mené bien sûr par la France, qui était de très loin le pays le plus puissant des Six – qui serait un contrebloc, un contrepoids d’une sorte, pour les USA et le bloc sovietique – et serait inseré entre les deux. Dans le projet de l’Homme du 18 juin, si les autres pays du Six avaient coupé leurs liens de subordination envers les USA, ils auraient recherché un autre protecteur contre la menace sovietique, et ce ne pouvait autre que la France, le seul pays occidental disposant d’une force de dissuasion nucleaire indépendante des USA. Comme l’a dit le général de Gaulle lui-même :

« Dans cette Europe, en réalité, nous tiendrons les rênes parce que nous aurons la bombe. »

Cette stratégie – que l’Homme du 18 juin cachait sous des slogans comme « une Europe européenne » ou « une Europe indépendante » – aurait eu une chance de réussir… mais seulement si les autres membres de la CEE – l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, et les pays du Benelux – avaient consenti a joindre les forces avec la France, devenir ses partenaires dans ce projet, accepter la protection militaire française, et se libérer des diktats de Washington.

C’était une tâche très difficile, et le Fondateur de la France Libre le comprenait parfaitement. Il s’est même plaint en 1963 que « la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper [des Américains.] » Les Italiens, les Néerlandais, et les Belges avaient vite deçu l’Homme du 18 juin, donc il a dû se tourner vers l’Allemagne de l’Ouest, la plus grande puissance économique des Six. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour tirer la RFA vers la France et la séparer des USA. Il croyait que son projet était près de fruition au moment de la signature du fameux Traité de l’Elysée par lui-même et le chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer le 22 janvier 1963.

Les Americains étaient, en effet, très inquiets par ce traité qui, dans sa forme originale, ne mentionnait nulle part ni les USA, ni l’OTAN, ni la Grande Bretagne, ni le GATT. Ils ont donc pressionné fortement (et avec succès) le gouvernement Adenauer pour rédiger ce traite. Juste avant sa ratification, le Bundestag y a introduit des mentions explicitées :

•    Des USA et d’une integration militaire étroite dans le cadre de l’OTAN ;
•    De la Grande Bretagne et la certitude du Bundestag qu’elle deviendrait, un jour, un membre de la CEE ; et
•    De l’échange-libre entre l’Europe et les USA dans le cadre du GATT.

Le général de Gaulle était agacé par tout cela. Les Allemands viennent de vider le Traité de l’Elysée de toute sa substance ! L’exclusion totale de toute mention des USA, de la Grande-Bretagne, de l’OTAN, et du GATT, et le coupage de tous les liens de subordination de l’Europe envers les USA, en était l’essence et le but primordial ! Or, les Allemands viennent de réintroduire tout cela dans le Traite de l’Elysee !

Le général de Gaulle se sentait (justement) trahi par les Allemands : « les Allemands se conduisent mal. Ils se mettent complètement à la botte des Américains. Ils trahissent l’esprit du traité franco-allemand. Et ils trahissent l’Europe », a-t-il dit. Tout comme il avait précédemment observé, « la difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. »

Donc, la stratégie entière du Fondateur de la Cinquième République concernant la construction européenne a donc totalement echoué. Les autres pays de la CEE ne voulaient pas s’emanciper des USA.

Il a donc dû changer complétement sa strategie. Au lieu de perdre plus de temps avec les « partenaires » européens de la France, il a commencé une grandiose stratégie mondiale d’alliances alternatives dont le but était de noyer des liens avec toute puissance non-ouest-européenne qui pourrait servire à un contrepoids aux USA. Cette stratégie etait modelée sur les alliances du roi François Ier avec Soleiman le Grand (le sultan turc dans la plupart du XVIème siecle) et les princes protéstants de l’Allemagne pour contrer l’empereur saint-romain germanique Charles Quint.

La première étape dans ce sens était la reconnaissance diplomatique, le 27 janvier 1964, de la République Populaire de Chine, qui stupéfia tout le monde. La France a donc desobéit aux USA, qui exigaient que tout le monde reconnaisse le régime nationaliste de Chiang kai-shek. En reconnaissant la Chine de Mao, le général de Gaulle a envoyé un message clair aux USA, aux “partenaires” européens de la France, et à tous les pays du monde que la France était suffisament puissante et determinée de conduire une politique étrangère indépendante et chercher des alliances alternatives – même si les autres pays de la CEE étaient contents de rester des larbins de Washington.

C’était suivi par un voyage du général de Gaulle en Mexique en mars 1964 et à l’Amerique du Sud en octobre 1964; par le boycott des réunions des institutions et conseils européens par les répresentants français jusqu’au Compromis de Luxembourg pour arreter les atteintes de la CEE contre la souveraineté de la France; la vente des stocks français du dollar et l’achat d’or; le retrait total de la France du commandement integré de l’OTAN en 1966; les voyages de l’Homme du 18 juin en URSS et Pologne; son fameux discours a Phnom Penh (Cambodge) lors duquel il a averti les Américains contre leur enlisement vietnamien; et son aussi fameux discours à Montréal où il a exclamé “Vive le Quebec libre!”

Certains déclarent que l’Homme du 18 juin était en faveur de l’intégration européenne parce qu’il a parlé de “l’Europe de l’Atlantique à l’Oural.” Mais ils ont tort. Ce n’était pas du tout une déclaration de foi dans la construction européenne, mais – comme l’explique l’Union Populaire Républicaine – un pied-de-nez aux Sovietiques pour réclamer la liberte des nations de l’est-européen et la dissolution des deux grands blocs.

Parce que l’Homme du 18 juin était aussi mefiant des Sovietiques que des Américains. Il était absolument contre la domination des USA et de l’URSS sur le monde et leur division de la planète entre eux-même dans deux grands blocs. En plus, il se souvenait toujours que les Russes, comme les Américains et les Britanniques, ne l’avaient jamais invité aux conférences de Téhéran, Yalta, et Potsdam.

Conclusions

Il est totalement mensongère de dire – comme l’a écrit M. Paillard – que l’Union européenne est un moyen d’accroître l’influence mondiale de la France et que notre pays n’a aucun choix que se fondre dans un état supranational européen. Il est de même mensongère de dire que le général de Gaulle en était en faveur. Il faut completement rejeter les mensonges de M. Paillard.

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Why the Rafale Is Likely To Win More Export Orders & The Typhoon Is Not

Posted by zbigniewmazurak on May 24, 2015


As the Paris Air Show approaches, the press is marvelling at France’s success in winning three export orders for its Dassault Rafale fighter this year and speculating whether this French jet or its competitors will be selected by more foreign customers in the years ahead.

The first new opportunities will be in Saudi Arabia, which is looking to buy 48 or more fighter jets, and its satellite state Bahrain, which will shop for about a squadron’s worth (i.e. 12) of aircraft. The UAE will also be shopping for fighters – around 60.

Afterwards, Malaysia, Indonesia, Denmark, Belgium, Finland, and Poland will be looking for fighter jets to buy, as they need to replace their old, obsolete fleets of previous-generation aircraft.

Analysts and journalists are praising the French government’s active, close involvement in the bids – which is what probably tipped the scales in Dassault’s favor – but some are still deluding themselves that the Typhoon, manufactured by Dassault’s rival Eurofighter, can somehow outcompete the Rafale. DefenseNews reports:

“Justin Bronk, an air power analyst at the RUSI think tank in London, has published a report looking at Typhoon’s potential to meet Europe’s air power requirements, which concludes the jet is already the best air superiority fighter outside of the F-22 Raptor but is outclassed for the moment by the more mature Rafale in the air-to-ground role.

“In the Eurofighter, the European states have the most formidable non-stealth air-superiority platform in the world,” Bronk said.

With the entry into service of Storm Shadow and Brimstone II missiles, on contract to the UK Royal Air Force in 2018, and with an active electronically scanned array radar in development, Typhoon capabilities “should surpass that of the Rafale in many respects,” he said.”https://zbigniewmazurak.wordpress.com/wp-admin/post-new.php

This utter nonsense, evidently written by a person who doesn’t have a clue what he’s talking about.

The fact is that the Rafale is superior to the Typhoon in both the air-to-air and air-to-ground role. The Rafale, not the Typhoon, is the best Western air superiority fighter after the F-22 Raptor.

With regard to air-to-air combat, the Rafale clearly outclasses the Typhoon as it accelerates and climbs faster, is lighter and more maneuverable, can carry more ordnance, carries better weapons (e.g. the MBDA MICA IR far outranges the IRIS-T, at 50+ kms vs the IRIS-T’s 25 kms), is cheaper to buy and fly, has highway basing capability, and requires less maintenance than the Typhoon – and far less so than the F-22. Moreover, the Rafale already has an active electronically-scanned array radar, while the Typhoon does not and will not for years to come.

If that were not enough, the Rafale is carrier-capable, while the Typhoon is not and will never be, as it is too heavy and was EXPLICITLY designed not to be carrier-capable.

Adding Storm Shadow and Brimstone II missiles and equipping the Typhoon with an AESA will change nothing. This will just barely bring the Typhoon up to par with the Rafale in some respects – several years from now (by which time the Rafale will have likely been upgraded further). France already uses the Storm Shadow missile under the name of SCALP EG; the Brimstone II changes nothing; and equipping the Typhoon with a radar will barely bring it up to par with the Rafale on that score.

Contrary to what Mr Bronk says, the Typhoon does not, and will not, exceed the Rafale in capability on any score whatsoever.

This fact, coupled with Britain’s strong support for the Obama administration’s capitulation to Iran, its growing isolationism (and thus isolation in the world), and its retreat from the world stage, will only undermine any export prospects the Typhoon might still enjoy.

For – as France has learned – it is not enough to produce a good or even outstanding fighter to win export orders for it; one has to establish very friendly relations – indeed, strategic partnerships – with prospective customers, and maintain these friendly ties for many years.

French leaders have done so. British leaders have not. And considering their insular thinking, their myopic preoccupation with domestic affairs, and their growing isolationist tendencies, they aren’t likely to learn that lesson anytime soon.

Indeed, the Cameron years have been a time of a stunning loss of influence in the world by Britain. And the worst part of it is that the Tory Cabinet is pleased with itself and doesn’t realize anything bad has happened. But years ago, the Daily Telegraph expressed that worry openly in its pages.

This is, in particular, a defeat for the UK: it, along with West Germany and Italy, forced France to leave the Eurofighter program in 1984 because they didn’t want to develop a carrier-capable fighter (while France wanted it). Now, as my fellow blogger Picard says, France has a fighter that has not only arrived sooner, but is carrier-capable and better, in most respects, than the Typhoon – while the UK is stuck buying crappy F-35s for its carriers (which will be STOVL and not CATOBAR).

But British analysts are hardly the only ones who have manifested unwarranted optimism recently. Saab executives have also done so (though this is not surprising – they have to display optimism publicly).

Saab estimates it can win orders for up to 200 aircraft in the years ahead. But the only countries likely to order the Saab Gripen are poor countries that cannot afford more expensive (and more capable) aircraft like the Rafale and the Typhoon and/or do not face any significant threats – such as Brazil. The Latin American country ordered 36 Gripens in 2013, but as even Richard Aboulafia of the Teal Group admits, Brazil doesn’t face any real threats at this moment – all of its neighbors are either economic basket cases or military weaklings.

http://www.defensenews.com/story/defense/air-space/air-force/2015/05/23/france-rafale-uk-eurofighter-gripen-paris-air-show-political-government-dassault-gulf-saab/27582313/

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