Comment trouver 850 millions d’euros d’économies à la Défense SANS toucher aux équipements


La veille de la fête nationale du 14 juillet, le Ministère des Comptes Publics, soutenu la le président de la République, a annoncé un plan de coupes budgétaires dans tous les ministères. Celui des Armées sera le plus fortement touché de tous les ministères, car il devra porter, à lui seul, 20 % du fardeau de tous les économies exigées. En chiffres absolus, le montant du rabot budgétaire qu’il subira sera aussi de très loin le plus douleureux : 850 millions d’euros.

Ces réductions budgétaires sont totalement idiotiques, injustes et mettent en péril la sécurité nationale de la France. Cela étant dit, vu que le président de la République lui-même soutient le rabot que Bercy entend opérer, il faudra trouver ces économies de 850 M d’euros quelque part. Et il faut éviter à tout prix de toucher aux programmes d’équipements, ce que l’on fait d’habitude quand Bercy rogne le budget des Armées. Au lieu de cela, il faut trouver des économies ailleurs.

Je recommande donc au Ministère des Armées de :

  1. Vendre tous les A319 et la moitié des Falcon de l’Armée de l’Air (AdlA).
  2. Réduire le coût annuel des vols des avions des VIP de 6.8M EUR a 3.4M EUR.
  3. Fermer et vendre les bases aériennes de Velizy-Villacoublay (78) et de Dijon (21), rouvrir la base aérienne de Taverny (95) et y faire démenager tous les unités de ces 2 premières bases. La BA de Taverny devrait aussi devenir à nouveau une base des Forces Aériennes Stratégiques.
  4. Fermer la base aérienne de Cazaux, qui est située trop près de Bordeaux, et faire démenager toutes ses unités au Mont de Marsan, Pau, Perpignan, Bergerac, Nîmes, Avignon, ou Rodez.
  5. Mettre fin à l’Opération Sentinelle. La sécurité de la métropole devrait être assurée par les seules forces de l’ordre.
  6. Mettre fin aux OPEX au Mali et en RCA, ainsi que toutes les autres OPEX sauf celles contre l’EI (Daech).
  7. Réduire nettement le nombre des généraux et admiraux dans l’armée et les grades associées avec des différentes postes dans l’armée. Par exemple, les chefs des quatres services militaires devraient avoir seulement 4 étoiles, pas 5. Le rang du général d’armée, général d’armée aérienne, ou amiral devrait être reservé seulement au CEMA et à certains officiers français servant dans les commandements de l’OTAN. Les rangs de 4 étoiles devraient être reservés seulement aux chefs des quatre services militaires, l’Amiral Commandant de la Force Océanique Stratégique (ALFOST), et le commandant des Forces Aériennes Stratégiques. Il faut aussi réduire le nombre d’autres officiers.
  8. Supprimer la DGRIS, le Bureau des Officiers Généraux, le CAJ, etc.
  9. Vendre tous les 254 chevaux de l’armée française, chacun pour au moins 500 000 euros, ainsi que les costumes/uniformes de la cavalerie de la Garde Républicaine. La vente des chevaux toute seule produiserait 127 millions d’euros de recettes exceptionnelles.
  10. Supprimer la cavalerie de la Garde Républicaine et réduire son infanterie à un seul battalion.
  11. Supprimer le service de patrimoine des armées et céder ses fonctions, biens, et personnel au Ministère de la Culture.
  12. Joindre tous les programmes des helicoptères des Armées et faire de sorte qu’elles soient toutes sous le contrôle de l’AdlA. Eviter toute duplication de programmes d’équipements.
  13. Vendre l’Hôtel de Brienne, l’Hôtel de la Marine, les bâtiments des états-majors de l’Armée de Terre et de l’Armée de l’Air, la base aérienne de Velizy, celle de Creil, et le Château de Vincennes. Il ne faut pas utiliser l’Hôtel de la Marine comme un musée; Paris en a déjà assez. (http://www.opex360.com/2014/01/12/nouveau-changement-de-cap-pour-lhotel-de-la-marine/)
  14. Réduire fortement (de 75%) le nombre et les renumerations des conseillers au Ministère.
  15. Permettre aux annonceurs (donneurs des publicités) d’afficher leurs réclames aux côtés du Balardgone, dans les ascenseurs des bâtiments du ministère, aux murs autour des bâtiments du ministère (y compris autour des Invalides), à l’arrière des sièges dans les bus et les fourgons du ministère, sur les sites web du ministère et des armées, et aux palissades autour de l’Hôtel de Brienne et de la base militaire de Lyon.
  16. Faire payer à l’heure la facture pour tous les vols presidentiels et ministeriels par tous les institutions de l’Etat et réduire leur cout de 50%, ce qui permettrait, par exemple, à l’AdlA d’acheter de nouveaux missiles.
  17. Appliquer la methode Lean Six Sigma dans l’ensemble du ministère.
  18. Retirer les soldats français des DOM-TOM, sauf la Guyenne.
  19. Supprimer la 2ème section.
  20. Réduire le budget de la DGSE et la joindre avec la Direction du Renseignement Militaire.
  21. Supprimer le poste du major-général des armées; le CEMA devrait diriger personellement l’EMA, et les sous-chefs de l’EMA devraient lui être subordonnés directement.
  22. Vendre tous les ouvrages d’art exposés dans le Musée de la Marine à Paris et certains exposés à l’Hotel de Brienne et aux Invalides (comme p.e. les portraits des maréchaux de Napoleon).
  23. Reformer les brigades de l’armée de terre selon le modèle proposé par le colonel américain Douglas MacGregor, ce qui augmenterait nettement leur puissance et économiserait à la fois de l’argent. (http://www.scribd.com/doc/288311708/MacGregor-s-Recon-Strike-Group-Presentation)
  24. Imprimer seulement ces documents qui doivent absolument être imprimés.
  25. Completement arrêter toute initiative d’utilisation des “sources renouvelables d’énergie” par le Ministère. (http://www.defensenews.com/story/defense/2016/01/20/eu-kicks-off-green-energy-drive-militaries/79067290/)
  26. Supprimer complètement tous les apanages et privilégies des ancients présidents de la République et premiers ministres (y compris les bureaux, les voitures, etc.) et consacrer 100% des économies résultantes aux renovations des casernes de l’armée. Les bureaux des ex-présidents de la République, à eux seuls, coutent les contribuables 6,7 millions d’Euros par an.
  27. Reduire nettement (d’au moins 50 %) les cabinets du ministre, des chefs d’état-major et des autres dirigeants du ministère.
  28. Réduire le rang des préfets maritimes de la Manche et de l’Atlantique à 2 étoiles (c’est-a-dire, au rang de contre-amiral).
  29. Mettre en oeuvre toutes les propositions de l’IFRAP devoilées ici et ici. L’IFRAP propose (sauf certaines sur l’europeisation de la défense), inter alia, une réduction des effectifs de soutien et administratifs, une externalisation des fonctions de soutien, la vente de l’immobilier de la défense, la fermeture des bases peu utilisées, et une réduction du nombre d’officiers (qui devrait être importante – le nombre d’officiers de l’armée de terre et de l’armée de l’Air a peu diminu depuis 1996, et le nombre d’officiers de la Marine s’est même augmenté!) (http://www.ifrap.org/Bilan-de-15-ans-de-reduction-des-effectifs-au-sein-de-la-Defense,14674.html)

Qui performe mieux – les économies de la zone euro ou celles de dehors ?


Les élites européistes nous assurent que l’euro a été un bénissement pour léconomie française et que sortir de la zone euro serait une folie, voire un “catastrophe” selon Nicolas Baverez du Figaro.

Ces élites utilisent deux arguments principaux pour soutenir leur thèse : d’abord, des prédictions cassandristes de ce qui se passerait (selon elles) avec l’économie française et l’épargne du Français moyen si la France sortait de la zone euroe ; et de l’autre côté, une affirmation que la zone euro fait mieux que les autres pays comparables, notamment les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

La veracité du premier argument ne peut pas être mise à l’épreuve au moins que la France ne sorte de l’eurozone. Par contre, nous pouvons d’ores et déjà vérifier le second argument des européistes, qui se revèle faux (comme d’ailleurs tout ce qu’ils disent).

Les deux indicateurs macroéconomiques les plus utlisés pour mésurer la santé d’une économie sont le taux de chômage et la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB). Mésurons donc tous les pays membres de l’UE et certains de nos compétiteurs par ce biais.

Liste des pays membres de l’UE et de nos compétiteurs principaux par taux du chômage (ZE signifie un pays membre de la zone euro) :

  1. Grèce : 24,6% (ZE)
  2. Espagne : 19,7% (ZE)
  3. Croatie : 15,8%
  4. Chypre : 11,8% (ZE)
  5.  Slovénie : 11,6% (ZE)
  6. Italie : 11,4% (ZE)
  7. Portugal : 11,3% (ZE)
  8. Slovaquie : 9,8% (ZE)
  9. France : 9,7% (ZE)
  10. Pologne et Lettonie (ZE) ex aequo : 9,6%

12. Finlande : 9,1% (ZE)

13. Bulgarie : 8,9%

14. Belgique : 8,4% (ZE)

15. Lithuanie : 8,2% (ZE)

16. Irlande : 8% (ZE)

Canada : 7,1%

17.  Suède : 6,9%

18. Luxembourg (ZE) : 6,7%

19. Roumanie : 6,7 %

20. Hongrie : 6,6 %

21. Estonie (ZE) : 6,5 %

22. Pays-Bas (ZE) : 6,2 %

23. Autriche (ZE) : 6,1 %

Australie : 5,8 %

24. République Tchèque : 5,6 %

25. Royaume-Uni et NZ : 5,1 %

Norvège : 4,8 %

Etats-Unis : 4,7 %

26. Allemagne (ZE) : 4,3 %

27. Danemark : 4,2 %

Suisse : 3,4%

Japon : 3,2 %

Islande : 2,7 %

Source : CIA World Factbook, 2016.

Parmi les onze premiers pays sur la liste (donc les onze pays avec le taux de chômage le plus élevé), tous sauf la Croatie et la Pologne appartiennent à la zone euro. Ces deux derniers pays sont des pays post-communistes qui n’ont pas encore achevé leur transofrmation en économies de marché dans le sens occidental.

D’ailleurs, tous les pays membres de la zone euro sauf l’Allemagne (qui est le seul pays à avoir profité de la création de l’euro) ont un taux de chômage plus élevé que ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Suisse, du Japon, de l’Islande et de l’Australie.

Force est donc de constater que l’euro a eu un effet désastreux sur l’emploi en Europe (sauf en Allemagne).

Passons maintenant au sujet de la croissaince du PIB. Voici la liste des pays européens, et de nos compétiteurs principaux, par taux de croissance du PIB en 2016 selon la CIA World Factbook (2016)  :

Inde : 7,6 %

Chine : 6,5 %

  1. Roumanie : 5 %
  2. Islande et Irlande (ZE) ex aequo : 4,9 % (note : l’Islande n’appartient pas à l’UE)
  3. Malte (ZE) : 4,1 %
  4. Suède : 3,6 %
  5. Luxembourg (ZE) : 3,5 %
  6. Slovaquie (ZE) : 3,4 %
  7. Pologne et Espagne (ZE) ex aequo : 3,1 %
  8. Bulgarie : 3,0 %

Australie : 2,9 %

Nouvelle-Zelande : 2,8 %

9. Chypre (ZE) : 2,8 %

10. Lithuanie (ZE) : 2,6 %

11. Rép. Tchèque : 2,5 %

12. Lettonie (ZE) : 2,5 %

13. Slovénie (ZE) : 2,3 %

14. Hongrie : 2,0 %

Moyenne UE : 1,9 %

15. Royaume-Uni : 1,8 % (2 % selon l’ONS britannique)

16. Allemagne et Pays-Bas ex aequo (ZE) : 1,7 %

Etats-Unis : 1,6 %

17. Estonie (ZE) : 1,5%

18. Danemark et Portugal (ZE) ex aequo : 1,0 %

20. Finlande (ZE) : 0,9 %

21. Italie (ZE) : 0,8 %

22. Grèce (ZE) : 0,1 %

On costate donc que le meilleur performant est la Roumanie, un pays qui a naturellement choisi de rester en dehors de la zone euro. Viennent ensuite l’Islande (qui n’appartient même pas à l’UE) et l’Irlande, un paradis fiscal, suivies par la Suède (en dehors de la zone euro) et deux autres paradis fiscaux : la Malte et le Luxembourg.

Vient ensuite un petit pays – la Slovaquie – suivie par la Pologne (en dehors de l’eurozone) et l’Espagne, cette dernière profitant d’un influx umportant de touristes (ce que le soussigné a vu personellement pendant ses vacances d’été en Espagne en 2016).

L’Espagne est d’aileurs le seul “grand” pays membre de la zone euro dont la croissance du PIB reste en dehors de la moyenne de l’UE, car tous les autres membres de l’eurozone qui font mieux que la moyenne sont des petits pays : le Chypre, la Lithuanie, la Lettonie et la Slovénie, donc des pays complètement incomparables à l’Espagne et encore moins à la France.

Ce qui est le plus remarquable, c’est que les concurrents principaux de l’UE (sauf le Japon et, en 2016, les Etats-Unis) ont performé mieux que la moyenne de l’UE – en encore mieux que la moyenne de la zone euro ! Ainsi l’Australie, la Nouvelle-Zelande et la Grande-Bretagne ont-elles vu une coissance du PIB de 2,9%, de 2,8% et de 2% respectivement, alors que la moyenne de l’UE était de 1,9%. Et remarquons que juste un an auparavant, en 2015, celle des Etats-Unis était de 2,5 %, beaucoup mieux donc que la moyenne de l’UE.

Tous les pays membres de l’UE qui ont conservé leur monnaie nationale ont également fait beaucoup mieux que la moyenne de l’UE, sauf le Danemark.

Par contre, TOUS les “grands” pays membres de la zone euro sauf l’Espagne ont performé pire que cela, avec une croissance lente : l’Allemagne, la France, l’Italie…

Plus largement, sur le long terme, depuis la création de l’euro, les pays qui l’ont adoptée ont connu la croissance économique et sur l’emploi de tous les pays industrialisés du monde. Ils ont connu la croissance économique la plus lente et les taux de chômage de très loin les plus élevés dans tout le monde développé. Comme le démontre dans cette vidéo un ancien responsable de la Banque Centrale Européenne Vincent Brousseau :

Conclusion

Force est de constater que les déclarations des élites européistes – dont des journalistes du Figaro – sont toujours démenties par les faits.

Parmi les pays industrialisés, les meilleurs performants économiques sont généralement ceux qui restent en dehors de l’UE ou ne sont même pas situés en Europe. Viennent ensuite les pays membres de l’UE qui ont conservé leurs monnaies nationales ainsi que plusisuers paradis fiscaux et quelques autres petits pays, comme les pays baltes ou encore la Slovaquie.

Les “grands” pays membres de la zone euro, y compris la France, sont les pires performants, avec une croissance économique en berne (sauf le cas particulier de l’Espagne) et avec du chômage de masse.

Loin d’être une zone de prosperité comme la présentent les européistes, l’UE – et notamment la zone euro – est la lanterne rouge de la croissance économique et de la création d’emplois.

La France ne pourra jamais renouer avec une croissance durable et avec le plein emploi si elle ne sort pas de la zone euro dans le plus bréf délai possible.

The EU at 60 : What Is The Way Forward ?


Today is the 60th anniversary of the signing of the Treaty of Rome creating the European Economic Community, the antecendent of today’s European Union. Today, it is more clear than ever that the EU is not working and needs radical change.

It is evidently incapable of resolving its own problems, not to mention helping solve the world’s. And it is increasingly divided and facing rising euroscepticism, most notably in its founding states, especially in France and the Netherlands.

The root causes of the problem

This is hardly surprising to lucid analysts such as this writer. The reason why is because the EU is founded on a completely flawed foundation. It is governed, for the most part, by unelected, unaccountable Commissioners and bureaucrats, and not by its member states’ elected governments. Worse still, its bureaucrats and commissars have the nerve to lecture some of the EU’s member states, most recently the UK and Poland, on democracy and the rule of law.

 

And whenever European citizens vote against the European project – as French and Dutch voters did in 2005, and as the Irish people did in 2008 – European elites declare those democratic decisions to be utterly null and void.

The European Commission’s current President, Jean-Claude Juncker, personifies this unbrindled arrogance and utter contempt of democracy and of voters. Shortly before the French referendum on the EU’s Constitution in 2005, he arrogantly declared :

If it’s a Yes, we will say ‘on we go’, and if it’s a ‘No’, we will say, ‘we continue’.

On issue after issue, the EU has made law by decree (‘directive’ in Eurospeak) and has tried to force uniform one-size-fits-all solutions on all of its member states (especially those unfortunate enough to be in the Eurozone). The predictable result, of course, has been that these “solutions” have failed to solve any problem. ‘One size fits all’ has become ‘no size fits any’.

Let us be clear: any structure built on a faulty foundation is doomed to collapse.

The same will happen to the EU – unless it is profoundly reformed.

The right path forward

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General de Gaulle at a press conference in the Elysee Palace. Photo credit : l’Union Populaire Republicaine.

And today, more than ever, it is clear that this reform means studying and carefully following General de Gaulle’s wise advice. In other words, the EU needs to be reformed in line with Gaullist principles. To wit:

1) It needs to be democratic and decentralised, that is, it should be governed by the duly elected governments and parliaments of its Member States, not by unelected, unaccountable commissioners and bureaucrats. The vast majority of the EU’s powers must be returned to the member states; the EU’s competences should be restricted to a handful of topics of strategic, pan-European importance : defence, security, foreign trade, pan-European transport and energy networks, space exploration, scientific cooperation, and the Common Agricultural Policy. All other issues should be the exclusive concern of the Member States and their regional and local governments.

2) It needs to be fully independent from the United States and from any other external power in all domains : political, military, economic, monetary, commercial, and technological. It should be an independent bloc in its own right which will counterweight, at the same time, both the US and Russia (as well as China). To that end, its member states should strive to coordinate their foreign policy closely and to speak with one voice to the extent possible, although no uniformity should be imposed.

By rebuilding the EU along these lines, we can ensure its long-term survival, prosperity, and security and finally give it democratic legitimacy.

On the other hand, if European elites try to continue to force European “integration” down the throats of skeptical electorates, at the expense of EU member states’ sovereignty, this will only lead, in the long term, to the EU’s collapse. The peoples of Europe are already fed up with forced “integration” and have already begun to fight back against their elites’ attempt to deprive them of their sovereignty.

European elites would be wise to keep these facts in mind.

How I’ve Been Right Before… A Look At The Past 8 Years


I am the greatest; I said that before I even knew I was.

– Muhammad Ali

The year 2016 is drawing to a close. Today, we all think about the year that has gone by and about all that’s happened in our lives and in the world during the last 366 days. But today, on the last day of this year, I’d like to offer a different approach : a look back at the last eight years and how my analyses, factual statements, warnings, and policy blueprints have proven right, time and again.

To cite but a few examples :

  1. I warned the public many times that the Obama administration’s myopic, singular focus on “counterinsurgency” wars and neglect of preparedness of conventional warfare would significantly weaken the US military and leave it ill-prepared for the threats posed by peer competitors (hostile states), such as Russia and China. These warnings have proven exactly right, as more and more policymakers and US military leaders have admitted, although belatedly. China and Russia have, by now, closed the gap with the US by most measures of US military power and have some weapon types and capabilities that the US simply doesn’t even have. Worse still, they are ahead of America in the development of the next generation of cutting edge military hardware, such as hypersonic arms, microwave and electromagnetic weapons, stealthy AIP submarines, unmanned submarines, and so forth.
  2. I warned that the New START treaty was essentially about disarming America unilaterally, while Russia would not uphold its part of the deal and would only grow its nuclear arsenal (as Russian officials had overtly pledged at the time of its ratification). Arms control afficionados refused to believe this (and still do – they are still in denial about Russia’s massive nuclear buildup, which they insist is merely a “temporary fluctuation”), and so did the Obama administration. But since 2011, Russia has built its strategic deployed nuclear arsenal up to 1 796 warheads and is still growing it, while the US has unilaterally cut its own to just 1 367 warheads. If Russian leaders mean what they say, the Russian nuclear arsenal will grow considerably further in the years ahead – for example, they say they’ll add 50 Tu-160 strategic bombers to the Russian Air Force’s inventory.
  3. In general, I warned that unilateral disarmament measures by the West would utterly fail to encourage others, like Russia, China, and North Korea, to follow suit. I was right : Moscow and Beijing have greatly increased their arsenals, while North Korea has mastered the art of warhead miniaturization, constructed a reliable atmospheric reentry vehicle, and built an ICBM which, when tested and perfected, will be able to deliver nuclear warheads to the Continental US.
  4. I warned that a retreat by the US to ‘noninterventionism’ (which is an euphemism for ‘isolationism’) would only lead to a reduction of US influence in the world in favor of other, hostile state powers. And indeed, America’s reluctance to use force in Syria and its general withdrawal from the Middle East has only paved the way for Russia to step in and become the kingmaker in the region.
  5. I warned that the UK would be committing economic suicide if it decided to withdraw from the European Union because, among other reasons : a) the EU’s Single Market is still far more important than any other to British exports; b) other trade partners would not make up for its importance until decades from now. And indeed, major non-EU countries are in no hurry to sign any trade agreements with Britain; some of them even outline unrelated-to-trade conditions of such deals (e.g. India wants Britain to accept many more of its students). As for China, the NYT has calculated that Britain’s trade with it would have to grow by at least 10% each year for the next 15 years in order to replace the vast EU export market. Only 3% of Britain’s exports go to China; 44% still go to the EU. China’s top priority right now is opening the EU’s vast SIngle Market to its products wider, by obtaining the status of a market economy from the European Commission; making trade arrangements with a mid-sized country like the UK is a mere afterthought for Beijing. Making matters worse, since the Brexit referendum on June 23rd, the British pound has fallen to its lowest value in 31 years. Everything the Brits import became much more expensive as a result, and they make less for everything they sell. It’s essentially as if every Brit got a pay cut.

I could go on and on, but these examples sufficiently illustrates who, over the last eight years, has demonstrated expertise on defense and geopolitical issues, and who has turned out to be totally unqualified to pontificate about them.

This blog is far and away the best, most reliable non-partisan website about defense issues anywhere on the Net, bar none.

Happy New Year 2017, and let’s hope it will bring about positive changes for world security !

This Blog Is Not Going Anywhere


Faithful Readers,

My less-than-frequent posting pattern may have worried some of you that I’ve abandoned, or intend to abandon, this blog. Rest assured that I have no intention of ever doing that. Let me explain why I’ve been posting less often than I used to.

I am currently devoting lots of time to studying French and German, because I need to certify my skills in those languages. France is Europe’s only major military power besides the UK and Germany is Europe’s biggest economic powerhouse, so I need to reach a broader audience and, in the future, do business in both countries. In order for that to be possible, though, I need to certify my French and German skills.

On January 26th, I will take the DALF certificate examination at a very high level, which requires me to use virtually all of my free time to either attend French lessons or to study at home.  In addition, I am also taking German lessons and studying that language at home as well.

Once I have obtained the DALF C1 certificate, I will be able to post most frequently. And with a new administration coming into office next January, there will be no shortage of topics to write about!

In early 2017, I will :

  • Explain why the DOD needs to restart F-22 Raptor production.
  • Compare America’s legacy fighters to the Sukhoi Su-30 Flanker family as well as the PAK FA, the J-20 and the J-31.
  • Explain why the F-35 program is utterly useless.
  • And write on other defense issues as well.

See you soon on this website !

Best regards,

Zbigniew Mazurak

Les conséquences de la victoire de Trump pour la France et l’Europe


Les éléctions américaines portent aussi des conséquences très importantes pour la France et toute l’Europe. Car M. Trump va rétirer au Vieux Continent la protection militaire dont ce dernier jouit dans le cadre de l’OTAN. Même la dissolution de l’Alliance elle-même ne peut pas être exclue.

Cela veut dire que l’Europe ne peut plus compter sur les Etats-Unis pour sa protection militaire. Par conséquent, elle doit savoir assurer sa propre sécurité. Et pour cela, trois mesures sont s’imposent :
1) Une augmentation des budgets militaires de TOUS les pays européens, quitte à diminuer nettement les dépenses sociales ;
2) Un réinvestissement, par les pays européens, dans les équipements et capacités militaires modernes – terrestres, aériennes et navales – et, dans le cas de la France et du Royaume-Uni, le renouvèlement de leurs forces de dissuasion nucléaire, car l’Europe ne jouira plus du parapluie atomique américain.
3) Enfin, les pays européens doivent devenir plus solidaires en matière de la défense. Cela veut dire qu’ils doivent créer un marche commun européen d’armements et cesser d’acheter américain ; mutualiser, à mesure où c’est pratiquable, leurs moyens ; et créer un Schengen militaire en Europe pour que les troupes d’un pays européen puissent passer librement à travers le territoire d’un autre.

Les Etats-Unis vont bientôt revenir à l’isolationnisme ou, au mieux, abandonner leurs alliés faibles. On ne peut plus compter sur eux. Dès maintenant, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devrons donc faire un effort important en matière de la défense – coûte que coûte.

Why Donald Trump Won


The world has woken up to shocking news : Donald Trump, a complete outsider, has won the US Presidential election, thus becoming America’s 45th President and Commander-in-Chief.

He did this despite being savagely attacked not just by the Democrats, but also by a large party of his own party, the mainstream media, and the leaders of many foreign nations. He did this in face of accusations of lying, ignorance, sexism, sexual harassment of women, and every other personal attack imaginable.

How did he pull that off ?

Of course, in large part, this is because of the low moral quality (to put it mildly) of his Democratic rival, Hillary Clinton, and the many scandals she’s been involved in. The fact that she used a private email service while being Secretary of State, which recklessly endangered national security, and the FBI’s investigation of the matter, did certainly play a part.

But it was not enough to sway the public opinion against her and in Mr Trump’s favor.

The main reason why the real estate mogul won is because he represents the forgotten America – the tens of millions of average Americans whom the US Federal Government, both major parties, the media, the banks, and indeed, the entire Washington establishment abandoned long ago. People who feel betrayed by the fact that:

  • In economic policy, Washington subsidizes the “locusts” – people who do not work and live at taxpayers’ expense and who are now almost 50 million in number – while suffocating those who do work with taxes and, despite these punitive taxes, driving America deep into debt ($19.8 trillion as of the time of this writing, according to this debt block). Ordinary Americans are also outraged at one-sided “free trade deals” which have brought the manufacturing industry to its knees while allowing multinational companies to outsource untold millions of jobs out of the US and to Third World countries where they can employ people at slave wages.
  • On immigration, Washington has opened America’s borders widely to over 14 million illegal immigrants (20 mn by some counts) and to chain immigration while doing nothing noteworthy to secure the border. (Hillary Clinton had promised an amnesty to all illegal aliens.)
  • On foreign policy, Washington has kept America in conflict with one nation or another for over 70 years now, involved America in several useless wars that cost thousands of lives and trillions of dollars for no benefit whatsoever, and, at the same time, allowed dozens of America’s weak allies and protectorates to free-ride on the backs of the US troops who protect them while cutting their own defense budgets. Who pays the bill for protecting these countries ? American taxpayers, of course. And they, not those allies, will pay the bill – in money and in blood – if those “allies” bog America down in some irrelevant dispute over some uninhabited rocks or islands, or over whether Ukraine or Russia has the rightful title to the Crimea.

THIS is the real reason why Mr Trump won against all odds, despite 95% of bets being on Hillary Clinton winning the election. THIS is the source of ordinary Americans’ discontent in which Mr Trump tapped skillfully in key swing states such as Florida, Pennsylvania, Ohio, North Carolina, and New Hampshire.

As CNN has belatedly acknowledged after the fact, this is “a historic victory for outsiders that represents a stunning repudiation of Washington’s political establishment.”