Alstom ferme ses portes : comment sauver l’industrie française ?


Le Figaro vient de nous informer  que le constructeur ferroviaire Alstom vient de décider de fermer son usine de Belfort (la où ont été construites notamment des rames des TGV) et de licencier presque toutes (400 sur 480) les personnes y employées.

La raison est, bien évidemment, la pénurie de commandes. En leur absence, Alstom n’a rien à produire pour quiconque.

C’est de même pour toute entreprise : on arrêt la production quant on n’a plus de commandes.

Mais demandons-nous : pourquoi le carnet de commandes d’Alstom est-il vide ? Et pourquoi l’Etat français ne peut-il pas lancer un plan de sauvetage de ce fleuron de l’industrie ferroviaire française ? Malheureusement, nous ne trouvons pas la réponse à ceux questions dans la presse : ni dans Le Figaro, ni dans Le Monde. C’est uniquement ici que nous la découvrons.

Les commandes à gagner sont hors l’Europe

La raison de cette pénurie de commandes est simple : la demande pour des trains et des rames de tramway ou de métro (et pour tous autres produits et services) est trop faible en Europe. Ce qui résulte de la politique folle d’austerité menée depuis plusieurs années par plusieurs pays européens.

Mais la plupart d’eux ne l’ont pas mise on oeuvre de sa propre volonté. Ils l’appliquent sur les ordres de Bruxelles et de Berlin. C’est l’Union européenne qui leur a ordonnée de le faire, sous la peine d’amendes colossales. Ainsi ont-ils dû arrêter tout programme de travaux publiques, réduire drastiquement leurs dépenses et vendre des fleurons de leur industrie, même dans des secteurs d’importance stratégique.

Ainsi la conjuncture économique est déprimée dans l’Union européenne, et notamment dans la zone euro. En 2015, le Portugal et l’Allemagne affichaient un taux de croissance de 1,5 % ; la Belgique,  1,4 % ; la France; 1,1 % ; l’Italie, à peine 0,8 % ; la Finlande, 0,4 % ; la Grèce, 0,2 %.

Seules l’Irlande et l’Espagne ont réussi à redémarrer leurs économies avec des taux de croissance de 7,8 % et de 3,5 %, respectivement. Mais le chômage y reste toujours important, notamment en Espagne. N’oublions aussi pas que le partenaire commercial de loin le plus important de l’Irlande sont les Etats-Unis, suivis par le Royaume-Uni qui n’appartient pas à la zone euro et qui est en train de se libérer des griffes de l’UE. Ceux deux pays reçoivent, à eux seuls, 37 % des exportations irlandaises.

Globalement, l’importance économique de l’ensemble de l’UE diminue vite. En 1973, les 28 pays qui appartiennent aujourd’hui à l’UE répresentaient ensemble 37 % du PIB global ; aujourd’hui, ils ne répresent que 17 %, un chiffre qui diminuera encore davantage dans l’avenir. Ce n’est donc pas en Europe où il faut chercher des commandes. [1]

A la conquête du monde !

Si l’on est chef d’une entreprise et l’on veut gagner des commandes pour elle, il faut les chercher ailleurs, hors l’Europe. Autrement dit, il faut se lancer à la conquête du monde !

Mais, bien évidemment, il existent aujourd’hui beaucoup de barrières aux exportations françaises aux marchés extérieurs. Il existe aussi plusieurs acteurs économiques malhonnêtes qui pratiquent une concurrence déloyale.

D’où le rôle important de l’Etat français. Il doit :

  • d’un côté négocier, avec les gouvernments d’autres pays, l’ouverture de leurs marchés (ou l’obtention de leurs commandes publiques) pour des entreprises françaises comme Alstom ; et
  • d’autre côté, protéger le marché et l’industrie françaises contre toute concurrence déloyale (notamment celle des Etats-Unis).

L’Union européenne nous l’interdit

Mais tant que la France reste membre d’Union européenne centralisée et féderalisée, elle ne peut jamais réaliser ces objectifs et verra un jour la disparition de son industrie. C’est parce que :

  • L’UE interdit à ses membres de négocier et de conclure des accords commerciaux séparés avec d’autres pays du monde. Elle entend négocier en leur nom, mais elle n’a aucun accord important avec quelconque des grandes économies émergentes : ni avec la Chine, ni avec l’Inde, l’Indonesie, le Vietnam, la Turquie, ou les pays latino-américains. Elle n’a pas d’accords commerciaux importants avec des pays industrialisés comme l’Australie (accord gélé en raison d’une dispute sur les tomates italiennes) ou le Japon.
  • L’UE interdit également à ses membres, au nom d’ultralibéralisme illimité, toute forme d’aide publique aux entreprises (subventions, plans de sauvetage…). Elle leur octroie parfois des exceptions et des dérogations, mais très rarement.

Il y a plusieurs grands pays qui ont des besoins énormes en matière de transports ferroviaires, notamment l’Inde, la Russie, le Vietnam, l’Iran, la Turquie… Ces deux premiers pays sont notamment des marches potentiels très rentables pour toute l’industrie française, y compris les constructeurs de trains.

Malheureusement, comme déjà prévu, l’UE est incapable de négocier aucun accord commercial avec ces pays, ou avec quelconque pays émergent. Pire encore, l’UE – sur l’ordre de ses maîtres américains – a entraîne la France dans une guerre de sanctions économiques avec la Russie. En conséquence de quoi Alstom a raté l’occassion de gagner le contrât pour construire la ligne à grande vitesse Moscou-Kazan et d’y fournir des rames TGV (ainsi que beaucoup d’autres commandes potentielles en Russie). C’est la China Railway Corporation qui a emporté cette méga-commande.

(En même temps, le gigant pétrolier américain Exxon fait toujours des affaires importants en Russie, tout comme le miliardaire présidentiable américain Donald Trump.)

Parce que, comme l’explique François Asselineau :

La politique des « sanctions » imposées par Washington répond à la tactique du billard à 3 bandes. Ces « sanctions » ne visent ni l’Iran, ni la Russie, elles visent les pays européens.

Elles ont pour objectif l’affaiblissement stratégique de l’industrie et de l’agriculture européennes, et notamment française, pour mieux les avaler dans le prochain Grand Marché transatlantique.

En vertu de l’inféodation totale de l’UE envers Washington, l’UE est non seulement incapable d’ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises européennes, elle nous mène dans des guerres commerciales non-voulues, inutiles et économiquement désastreuses.

Construction-européenne-et-retrait-de-lOTAN

Conclusion : La seule solution, c’est de sortir au plus vite de l’UE

Tant que la France reste un membre de l’Union européenne, elle ne pourra jamais redresser son situation économique.

Bruxelles lui impose une politique économique imbécile : une austerité qui étouffe l’ensemble de l’économie, une monnaie complètement inadaptée à ses besoins économiques, l’interdiction de toute aide aux fleurons de l’industrie française et une montagne de directives et de réglementations qui exigent un comportement économique irrationnel (p.e. l’exigence que 15 % de l’éléctricite en France soit produit des sources dites renouvelables comme l’éolien ou le solaire).

En même temps, Bruxelles est complètement incapable d’ouvrir les marchés non-européens aux exportations françaises, faute de quoi l’économie héxagonale reste stagnante, avec chômage en masse et la disparition du tissu industriel tricolore.

Et en même temps, le Royaume-Uni, qui vient de décider, le 23 juin, de rétablir sa souveraineté, a déjà trouvé plusieurs pays souhaitant conclure des traités commerciaux avec lui, dont au premier rang le Canada et l’Australie qui lui prêteront aussi des négociateurs experimentés.

Tout au contraire de la propagande européiste, c’est l’enferment d’un pays dans l’UE qui représent l’isolationnisme et le le repli sur soi. Le Brexit, par contre, permettra à Londres de s’engager plus activement – d’une manière souveraine – dans les affaires mondiales.

Il n’y a qu’une seule solution pour rétablir la santé économique, sauver le tissu industriel, et retrouver la position mondiale de la France : c’est de sortir de l’UE au plus vite.

[1] A l’exception des pays non-membres de la zone euro qui n’appliquent pas la folle politique d’austerité voulue par Bruxelles et Berlin. Les villes de l’Europe orientale devront bientôt renouveler leur matériel roulant de transports en commun. Ainsi Budapest devra-t-elle remplacer les vieilles rames soviétiques qui roulent sur la ligne 3 de son métro, tandis que Cracovie à lancé un appel aux offres de 50 rames de tramway modernes.

Que faut-il faire pour contrer efficacement la menace terroriste ?


La France a de nouveau été frappée, probablement par le terrorisme islamique, avec 84 morts et plusieurs blessés. Cela fait partie d’une série des attentants survenus sur le territoire depuis 2012.

Aujourd’hui, il est temps de faire une analyse lucide des évenements survenus et d’en tirer des conclusions – je le souligne, lentement et lucidement, sans hâte. C’est pourquoi que j’ai attendu jusqu’aujourd’hui.

Alors, qu’est-ce qui s’est exactement passe ?

En mars 2012, puis en janvier et novembre 2015, des musulmans issus des millieux d’immigres en France et en Belgique (agglomeration parisienne, Molenbeek), tous connus aux services de renseignement français et a la police française, ont utilisé des armes à feu pour tuer des dizaines de civils innocents. On ignore encore si l’immigré tunisien qui a tué 84 personnes à Nice était lui aussi un terroriste islamiste ou tout simplement un homme fol.

Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces attentats étaient soit des immigrés, soit des fils des immigrés d’origine maghrébine et de confession musulmane, inspirés par de nombreuses mosquées et écoles coraniques à s’engager dans une guerre contre l’Occident.

Bien qu’ils aient été très bien connus aux services de renseignement et la police français, ils n’ont pas nullement été empêchés de commettre leurs atrocités.

Il faut mentionner ici que avant et surtout après l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, des mesures très libérticides, et notamment des lois de renseignement modélés sur le Patriot Act américain, ont été adoptés par une large majorité du Parlement. Ces mesures ont donné des pouvoirs d’espionnage sans précédent, presque illimités, hors tout contrôle judiciaire, aux services de renseignement. Qui plus est, depuis novembre 2015, la France est en état d’urgence.

Tout cela a pourtant complètement échoué de déjouer les attentats survenus en 2015 et 2016.

Force est donc de constater que :

  • Pour le moment, nous ne savons pas encore, et nous n’avons aucune preuve, que l’auteur de la tragédie du 14 juillet ait été un terroriste islamique. (Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dit qu’il ne s’agit pas d’un attentat terroriste ici.) Il n’aurait pas été un homme réligieux et n’aurait pas partagé de vues islamo-terroristes de l’EI. Il parait qu’il était tout simplement fou.
  • L’auteur de la tuerie survenue a Nice était, dans ce cas-là, un immigré d’origine tunesienne, âgé de 31 ans, donc il n’avait vraiment pas grande-chose, ou peut-être meme rien, avec l’Etat Islamique et la guerre en Syrie.
  • Toutes les mesures libérticides adoptées depuis 2012, et surtout depuis janvier 2015, ont complètement et spectaculairement échoué d’empêcher de pires attentants de survenir. A peine quelques mois après que la loi renseignement, dite “loi Patriot a la francaise”, avait été voteée, des terroristes islamistes ont commis les attentants du 13 novembre 2015, faisant plus de 130 morts. On dénombre donc plus de 210 morts depuis la mise en oeuvre de cette loi néfaste. Toutes les promesses des politiciens UMPS que ces lois de surenchère aillent empêcher des attaques pires que ceux du janvier 2015 se sont révélées mensongères. Ces mesures libérticides n’ont absolument rien fait pour améliorer notre sécurité.
  • Par conséquent, tout peuple qui cédera ses libértés dans le vain espoir de gagner plus de sécurité sera tristement deçu. Il perdra ses libértés sans rien gagner en matière de sécurité. Tout comme l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin, nous a avertis il y a deux siècles.
  • Ces mesures libérticides, et les nouvelles réactions de surenchère sécuritaire folle des politiciens fran_ais, notamment ceux des Républicains, démontrent a quel point la classe politique française, et surtout celle issue de l’ “establishment” (UMPS), est stupide et incapable d’une analyse lucide des faits avérés. Eric Ciotti et François Fillon se sont notamment “distingués” dans leur aveuglement aux faits et dans leur surenchère sécuritaire.
  • Il est aussi complètement inexplicable pourquoi l’un des sites touristiques les plus populaires de Nice, sa promenade la plus prominente, n’avait pas été suffisament sécurisée pour la soiree du 14 juillet. Mais je ne vais pas automatiquement blâmer le gouvernement actuel. Il faut des enquêters impartiels pour tout analyser et d’éventuellement monter de doigt des coupables.
  • Neuf jours avant la Fête Nationale, la commission d’enquête sur les attentats du 13 novembre avait préconisé des reformes importantes de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement. Elle n’a reçu aucune reaction de la part du gouvernement. (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/05/01016-20160705ARTFIG00028-terrorisme-les-propositions-chocs-de-la-commission-fenech.php)

Vu ce constat de faits, je préconise les mesures suivantes :

A l’interieur :

  1. Il faut impérativement mettre en oeuvre les recommandations de la commission Fenech du 5 juillet. Pour mettre fin aux guerres de budget et de fiefs entre les différents services de renseignement, il faut en joindre la plupart pourqu’il n’y ait qu’un seul service de renseignement intérieur au sein du ministère de l’Interieur et un seul dans les structures du ministère de la Défense.
  2. Il faut doter tous les policiers municipaux et agents de sécurité privé en France de gilets pare-balles et d’armes à feu.
  3. Il faut dégeler tous les crédits budgetaires du Ministère de la Defense actuellement gélés.
  4. Pendant des évenements où des nombres importants de personnes (piétons) sont concentrées dans le même endroit, la circulation routière doit être très restreinte.
  5. Toutes les mosquées et écoles musulmanes pronant de la haîne doivent étre fermées et toute personne en culpable doit être déportée à vie de la France.
  6. La construction de mosquées et la prière dans la rue doivent être complètement interdites.
  7. Toute immigration de personnes d’origine de pays musulmans doit être complètement arrêtée.
  8. Les peines pour tout type d’activite terroriste doivent être nettement durcies et tous prisonniers terroristes doivent être condamnés à reclusion criminelle solitaire.
  9. La peine de mort devrait être rétablie, quitte à sortir de l’Union européenne (ce que la France devrait d’ailleurs faire en tout cas). (http://www.leparisien.fr/politique/le-depute-olivier-dassault-lr-favorable-a-la-peine-de-mort-pour-les-terroristes-25-03-2016-5659917.php)

A l’exterieur, la France devrait :

  1. Invoquer l’article 5 du Traite de l’Atlantique du Nord.
  2. Exiger la participation active de TOUS les pays membres de l’OTAN et de l’UE, même des pays dites “neutraux” comme l’Autriche et la Finlande, dans les opérations de combat contre des terroristes islamiques au Moyen-Orient, en Libye et ailleurs.
  3. Exiger, dans les termes les plus sévères, à l’Arabie Saoudite et les autres pétromonarchies du Golfe persique, de cesser immédiatement leur financement de madrassas et de mosquées propagant des messages de haîne anti-occidentale et de groupes terroristes comme l’EI et le Front al-Nosra.
  4. Soutenir les Kurdes et les démocrates syriens dans leur lutte contre l’EI et pour la libération de la Syrie des mains de cette organisation terroriste.

 

La France devrait quitter l’OTAN


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Il y a 7 ans, la France, sous la direction du président Sarkozy – “Sarko l’Américain” – a réintégré le commandement militaire unifié de l’OTAN, plaçant ainsi ses forces conventionnelles (mais pas celles de dissuasion nucléaire) sous commandement américain.

C’était une erreur majeure à l’époque, et elle le reste aujourd’hui, pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que l’OTAN est en réalité un protectorat américain sur l’Europe qui, comme l’Union européenne (le deuxième côté de cette médaille), menace la souveraineté de ses pays membres et est d’ailleurs incompatible avec le statut (ou au moins l’ambition de la Paris d’être) de puissance mondiale de la France. Ce qui ruine par ailleurs la réputation de la France aux yeux des pays non-alignés.

Ensuite, parce que les forces conventionnelles – et donc les soldats français, ainsi que leurs équipements – sont placés sous commandement étranger.

Enfin, parce que cette mésalliance menace de traîner la France dans des guerres qu’elle n’a jamais voulues, notamment entre la Russie et la Turquie, ou entre la Russie et la Pologne ou les pays baltes.  Des conflits  qui ne sont nullement dans l’intérêt national de la France. Si un de ces pays provoque une conflagaration entre l’OTAN et Moscou, l’Hexagone sera obligé à le défendre et donc de risquer sa propre survie.

Cela ne veut absolument pas dire que la menace russe est fictive ou exagérée, oh certes pas ! Mais c’est précisement pourquoi il est important d’éviter un conflit avec ce pays puissant et dangereux sauf s’il menace la France elle-même ou toute l’Europe.

Certains disent que nous avons besoin des Etats-Unis pour nous protéger contre la Russie et d’autres menaces à notre sécurité.

Mais il est très naïf de croire aux assurances de sécurité américaines. Il est naïf de croire que les Etats-Unis nous couriront au secours et nous défendront, même au péril de leur propre survie, en cas d’une attaque par une puissance hostile.

Les Etats-Unis n’ont jamais le fait pour un pays étranger, même pas pour la Grande Bretagne. Lors de la Première Guerre Mondiale, il a fallu trois ans, la fameuse depèche de Zimmermann, et les paquebots coulés par des sous-marins allemands, qu’ils entrent enfin en guerre. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, il a fallu Pearl Harbor pour qu’ils le font – et ils n’ont libéré l’Europe de l’Ouest qu’en 1944. Et dans tous les deux cas, les forces qu’ils ont envoyé en Europe étaient des corps expeditionnaires bien au-dessous les moyens des USA.

Si les Russes, ou quelqu’un d’autre, envahissent l’Europe, les Américains peuvent toujours se cacher derrière le Grand Large – l’Atlantique. Les Britanniques peuvent toujours filer à l’anglaise et se cacher derrière La Manche. Mais les Français, les Allemands, les Polonais, les Italiens, les Tchéques et les autres peuples européens ne peuvent fuir ni se cacher nulle part.

Seule la France peut assurer sa propre sécurité – et cela passe uniquement par des investissements importants dans son armée, y compris (mais pas seulement) dans la force de dissuasion nucléaire. C’est la responsabilité de la France et d’elle seule.

De la même manière, les autres pays européens ne pourront jamais assurer leur propre sécurité qu’en augmentant leurs budgets de défense et leurs achats des armements et des capacités militaires modernes, nécessaires pour mener et gagner les guerres du XXIe siècle. L’Europe de la Défense (que l’OTAN empêche d’ailleurs) et la mutualisation des moyens ne sont guère une solution.  Si on mutualise les moyens, très faibles actuellement, de tous les pays européens, le résultat sera toujours une somme très faible et absolument insuffisante pour assurer la sécurité de l’Europe.

Seuls nous-mêmes pouvons le faire, et cela uniquement en dotant notre armée des moyens suffisants. Il n’y a et il n’y aura jamais aucune autre solution.

Commentaire sur le réferendum sur le Brexit


Jeudi, le peuple britannique a solennellement voté en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Au grand contraire de la plupart des autres obsérvateurs, je ne suis guère surpris par ce résultat.

Depuis plusieurs décennies, les élites européennes ont construit – contre la volonté profonde des peuples européens – un super-état fédéral européen, profondement anti-démocratique, géré par des bureaucrates et des politiciens non-élus qui ne sont responsables devant les peuples gouvernés. Un super-état dans lequel les pays-membres ont perdu la plupart de leur souveraineté et dans lequel les élites en veulent leur confisquer les derniers vestiges.

A chaque occasion où les électeurs ont voté contre leurs projets – comme la Constitution européenne – ils ont bafoué la volonté des électeurs au lieu de l’obéir.

Les peuples européens leur avaient envoyé assez d’avertissements au fil des années : le “non” à la Constitution européenne en 2005, le non irlandais au traité de Lisbonne en 2008, la victoire de plusieurs partis eurosceptiques (notamment en Royaume-Uni et en France) dans les élections au Parlement européen en 2014, le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par le peuple néerlandais en 2016… Il y avait assez d’avertissements que les peuples européens n’approuvaient PAS la centralisation de l’UE et la suppression des derniers vestiges de leur souveraineté.

Mais les élites européistes n’ont guère écouté. Au contraire, ils ont continué comme si rien n’en était. Ils ont resuscité et fait voter, par voie parlementaire*, la Constitution europeenne sous le nom du Traité de Lisbonne. Quand l’Irlande l’a rejeté, ils l’ont fait voter de nouveau pour qu’elle donne le résultat désiré.  Après la crise financière de 2008-2009, ils ont mis en oeuvre une “union fiscale” et ont imposé une politique d’austerité qui n’a rien fait pour améliorer la situation des pays méditerranéens.

En 2014, après des élections au Parlement européen gagnées dans plusieurs pays (notamment la France et la GB) par des partis eurosceptiques, ils ont nommé Jean-Claude Juncker, un archi-eurofédéraliste et politicien rejeté dans son propre pays, au poste du Président de la Commission européenne. En 2015, en réponse a la crise de réfugiés, ils ont exigé à tous les pays européens d’accepter de réfugiés sous peine de sanction ; le président du Parlement européen, M. Martin Schultz, a même averti a cette occasion que cette solution serait imposée aux pays-membres “par force” (“mit Macht”)  si nécessaire.

Enfin, en 2016, Angela Merkel, ayant illégalement usurpé le rôle de réprésentatrice de toute l’UE, a accordé la supprimation du régime de visas pour des Turcs souhaitant entrer dans le territoire de l’UE et a acceléré le processus de l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

Les peuples européens ont donc envoye beaucoup d’avertissements aux bureaucrates bruxellois et aux dirigeants des pays européens qu’ils ne voulaient plus de l’Europe ; qu’ils ne souhaitaient guère qu’une politique uniformiste européenne leur soit imposée par Bruxelles.

Mais les elites européistes ont été aveugles et sourdes. Elles n’écoutaient guère les peuples européens. Ils continuaient (et souhaitent toujours continuer) a avancer la construction du super-état fédéral europeen contre le gré des citoyens européens. Il suffit d’ecouter ce que dit M. Juncker ou lire ce que proposent maintenant pour l’Europe Nicolas Sarkozy, Alain Juppe et François Fillon : même plus de cessions de souveraineté par les pays-membres au profit des bureaucrates non-élus bruxellois et pas de référendum sur cette question ; ils jugent les simples Européens trop stupides pour décider la question.

Il n’est donc guère surprenant que les Britanniques ont décidé qu’ils ne souhaitent plus appartenir a (et être gouvernés par) une telle Union européenne.

Et desormais, le divorce entre les peuples européens et les élites européistes est consommé et irrémédiable.

Au moment de la ratification du traité de Lisbonne par les parlements européens, le soi-disant “projet européen” a perdu toute légimité démocratique.

Parce que les elites européistes ont bafoué la volonté des électeurs européens, ces derniers se sentent complètement exclus du processus de prise de décisions. Ils sont gouvernés par une bureaucracie bruxelloise qui ne prend guère en compte leur opinion.

Comme l’explique Ambrose Evans-Pritchard, l’un des journalistes britanniques les plus respectes :

Angry reproaches are flying in all directions, but let us not forget that the root cause of this unhappy divorce is the conduct of the EU elites themselves. It is they who have pushed Utopian ventures, and mismanaged the consequences disastrously. It is they who have laid siege to the historic nation states, and who fatally crossed the line of democratic legitimacy with the Lisbon Treaty. This was bound to come to a head, and now it has.

Traduction française :

Des accusations furieuses volent dans toutes les directions, mais n’oublions pas que la cause fondamentale de ce divorce triste est le comportement des elites européennes elles-mêmes. Ce sont elles qui ont fait avancer des projets utopiques et en ont traité les conséquences d’une façon désastreuse. C’est elles qui ont assiégé les états-nations historiques et qui ont fatalement franchi la ligne de légitimité démocratique avec le Traité de Lisbonne. Cela devait inéluctablement finir, et maintenant, c’est le cas.

Bref, les elites européistes – à Bruxelles et dans les partis politiques européens de “mainstream”, dont l’UMPS français – doivent enfin comprendre que les électeurs européens ne veulent PLUS d’Europe; qu’ils ne souhaitent PAS davantage d’intégration et de pertes de souveraineté; qu’ils ne veulent point être gouvernés par un super-état fédéral européen.

Par conséquence, il faut une décentralisation profonde de l’UE, dont les compétences doivent être strictement limitées au fonctionnement du Marché Commun, l’assurance des quatres libertés fondamentales, le commerce exterieur, l’énergie, les relations avec le reste du monde et les transports pan-européens. Tout le reste doit être le domain exclusif des pays-membres, de leurs régions et de leurs collectivités locales.

Si les elites européennes choisissent cette fois-ci, comme d’habitude, d’ignorer l’opinion publique, la Grande Bretagne ne sera guère le dernier pays à quitter l’UE – et toute la “construction européenne” s’effondra dans quelques années.

 

 

 

USAF Chief of Staff explains why America needs the new cruise missile


Among the key elements of the modernization of the U.S. nuclear deterrent is a new stealthy cruise missile, called the Long Range Stand-Off Weapon, or LRSO for short. This missile is intended to allow nonstealthy B-52 bombers to launch a nuclear retaliation (should it become necessary) on America’s adversaries using nuclear-tipped cruise missiles. The B-52 itself, lacking low-observable shapes and easily detectable by radar, is totally unsurvivable inside enemy-controlled airspace and would therefore have to stand off outside the range of enemy air defenses.

The Democrats, who have never met a weapon system they didn’t like, have, in recent years, been trying their best to kill that program. They claim that it’s unnecessary because it supposedly duplicates the next-generation stealthy bomber, the B-21, currently being developed by Northrop Grumman.

But the USAF Chief of Staff, Gen. Mark Welsh III, who is responsible for two of the three legs of America’s nuclear triad, has recently explained in simple language why the US military needs the LRSO to keep the air leg of the triad credible:

“ALCM is already twenty years past its design life and very, very difficult to maintain. We just can’t keep maintaining this fleet of missiles for any period of time. So once ALCM dies on the vine, let’s say 10 years from now, 15 years from now, we are just beginning to field the B-21 [bomber] and we have a whole bunch of B-52s that are now going to have to fly over a target with a gravity bomb.”

As the Chief explains, the current nuclear-tipped missiles the USAF has are already 20 years past their intended service lives, are very difficult and costly to maintain, and cannot remain in service much longer. They will have to be retired within the next 10-15 years at the latest.

But within the next 10-15 years, B-21 bombers will only begin to enter service in limited numbers, because at the start of President Obama’s first term, in 2009, then-Defense Secretary Robert Gates delayed this crucial next-generation bomber by 2 years. This despite the fact that the need for the said aircraft had already been well-known and proven and despite the fact that the 2006 Quadrennial Defense Review had already identified that requirement (which was subsequently re-validated by the 2010 and 2014 QDRs).

Also, 10-15 years from now, the USAF’s current, small (20-strong) fleet of B-2 Spirit stealthy bombers will be in its 30s and its stealth technology (which is 1980s vintage) might be obsolete, meaning that the B-2 may lose its ability to defeat advanced enemy air defense systems – certainly those fielded by Russia and China, America’s two most dangerous potential foes.

Similarly, the Air Force Association, a nationwide group of retired Airmen, has defended the LRSO by explaining that:

“Funding its replacement, LRSO, is particularly important given the advanced air defenses of our adversaries. Without a sustained bomber stand-off capability enabled by a modern cruise missile, the bomber leg of the triad will be increasingly at risk.”

So if the new cruise missile, the LRSO, is delayed, the consequences 10 years from now will be that:

  • the current cruise missile, the ALCM, will have to be retired due to old age and cost of maintenance;
  • the B-2 may well lose its ability to penetrate sophisticated enemy air defenses;
  • the B-52 and the non-nuclear B-1 will be of no help, because they won’t have a new nuclear-tipped cruise missile to carry, and they have such huge radar signatures that they cannot enter enemy-controlled airspace; and
  • as a result, the airborne leg of the U.S. nuclear triad will completely lose its credibility, undermining that of the entire triad and therefore the credibility of America’s extended deterrence guarantees to over 30 allies and friends – some of whom may then decide to develop nuclear weapons of their own.

Nuclear disarmament advocates fantasize that America’s unilateral cancellation of this new cruise missile would inspire other countries to do the same or to agree on a global ban on such weapons.

This argument is utterly laughable. Unilateral disarmament has never inspired any non-Western country to reciprocate. On the contrary, whenever the West has given up on such or such weapon system, Russia, China, North Korea, and others have NEVER reciprocated. NEVER. Not even once.

To give but one example: when the Obama administration withdrew nuclear-tipped TLAM-A cruise missiles from US Navy submarines, the Russians did not reciprocate. They still keep nuclear-armed cruise missiles on their attack submarines (SSNs) and cruise missile launcher subs (SSGNs), which is essentially a  second fleet of nuclear-armed submarines outside the scope of any arms control treaty.

Not only that, but Russia is in violation of EVERY arms control agreement it is a party to: the Biological and Chemical Weapons Convention, the INF Treaty, the New START Treaty, the Budapest Memorandum… the list goes on. Ditto North Korea. India, Pakistan and Israel – all of whom field nuclear-tipped cruise missiles – are not party to any arms control treaties whatsoever.

There is zero reason to believe Russia, or anyone else for that matter, would reciprocate America’s unilateral actions.

On the other hand, a moderate Democrat, Sen. Joe Donnelly of Indiana, has proposed that USAF nuclear deterrence programs be linked to the Navy’s to save money, increase collaboration, and promote jointness:

“Sen. Joe Donnelly, D-Ind., asked whether the Air Force planned to collaborate with the Navy, which is currently modernizing its own nuclear assets.

“I think it’s a historic opportunity to leverage research and development, common parts and lessons learned from the Navy’s recent Trident modernization program, which can reduce risk, enhance savings—which are critical—and field an extremely capable follow-on in Minuteman III.”

There are similarities between how the Navy and Air Force are approaching their nuclear modernization programs, said Goldfein.

“GBSD, one of the aspects of that is that it’s an enterprise approach. So as we field that weapon system, it’s actually not just the missile, it’s the missile, it’s the launcher, it’s the command and control,” he said. “The Navy does the same thing when they look at the submarine force.””

That, unlike what most of his party colleagues have proposed, is a very good idea.

Stop fantasymongering about a world without nuclear weapons


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President Obama has just visited the Hiroshima Memorial and has made another impassioned plea for “a world without nuclear weapons.” On this occassion, pacifist organizations all across the Western world have made similar, and equally impassioned, calls for nuclear weapons to be “banished” from this planet. As usual, they claim that such a world would be more peaceful, more secure, and is realistically achievable.

But on all three counts, they are dead wrong.

A utopian fantasy

First and foremost, a world without nuclear weapons is nothing but a childish fantasy. Ever since 1945, the world has been going in exactly the opposite direction : more atomic weapons and more nuclear-armed states in it.

And although the three Western nuclear powers: the US, the UK and France – have significantly cut their arsenals since the end of the Cold War, that example has not been followed by anyone.

Russia did reduce its own stockpile markedly after the Cold War’s end, but only because it couldn’t afford to maintain the vast arsenal she had inherited from the USSR. Thus, the US succeeded convicing Mikhail Gorbachev, the last Soviet leader, to agree to deep cuts in the two superpowers’ arsenals. Gorbachev needed arms control agreements even more so than the US did. He needed them to quickly end the arms race so that he could focus on badly needed reforms at home. For the same reasons, Russia’s first democratically-elected president, Boris Yeltsin, continued that policy. Yeltsin’s Russia simply could not afford to maintain the USSR’s vast arsenal or to start a new arms race with the US.

But since Vladimir Putin has come to power and revived Russia’s might, Moscow has begun steadily rebuilding its nuclear muscle. Since 2013, Russia’s nuclear stockpile has been growing non-stop and is poised to grow even further, to as many as 3,000 deployed strategic warheads (on top of Russia’s thousands of tactical warheads) by 2020.

Russia’s Nuclear Increases Are No “Temporary Fluctuations”

The recent increases in Russia’s deployed strategic arsenal are not “temporary fluctuations” as pacifist groups (such as the Arms Control Association and the FAS) falsely claim. These are consecutive steps of a large-scale buildup that has been ongoing ever since the New START arms control treaty between the US and Russia was signed in 2010. And since September 2013, i.e. for almost three years now, Russia has been adding warheads at a rapid pace.

Over the last 3 years, since September 2013, Russia has increased her deployed strategic nuclear arsenal from 1,400 to 1,735 warheads – an increase of 335 warheads in less than 3 years! (See the graph below based on State Department data).

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Number of deployed strategic warheads possessed by Russia from September 2013 to September 2015. Data provided by Russia to the US State Department and published on the said Department’s website. In just two years, from September 2013 to September 2015, Russia has increased the number of strategic warheads deployed on intercontinental delivery systems (bombers, ICBMs, ballistic missile subs) by 248, from 1,400 to 1,648. By April 2016, she had increased this deployed arsenal even further, to 1,735 warheads.

 

The New START treaty was supposed (and was advertised as an accord that would) prevent a new nuclear buildup by the Kremlin. But, as I warned when it was signed, it has spectacularly failed to do so.

Many Countries Are Growing Their Arsenals

Outside the West and Russia, all other nuclear powers are steadily growing, not shrinking, their arsenals: China, North Korea, India, Pakistan, and Israel. China, in particular, has increased its nuclear arsenal from just 250-300 warheads in the 1980s to at least 1,600, and perhaps as 3,000, today.

And now, Iran and, reportedly, also Turkey are developing atomic weapons. Given Iran’s desire to build them and the 2015 VP5+1 agreement’s failure to put meaningful brakes on Iran’s nuclear and missile programme, it is virtually certain that Iran and, concurrently, its longtime rival Saudi Arabia will acquire nuclear weapons at some point.

No amount of  “international pressure”, not even the harshest sanctions, will deter these countries from developing nuclear arms or Russia, China, North Korea, India, Pakistan and Israel. These countries, having acquired these weapons, will not renounce them under any circumstances – Israel hasn’t even admitted to having them and has conducted its nuclear programme in absolute opacity.

North Korea is a case in profile. That regime is subject to the most stringest sanctions regime ever devised, one that was reinforced with fresh sanctions just several months ago after its fourth nuclear test. Yet, none of that has stopped Pyongyang from continuing to build up its atomic arsenal (Chinese analysts predict it will number 100 warheads by 2020) and developing ever more effective ballistic missiles – ground- and sea-launched.

In short, while the West continues to daydream about “a world without nuclear weapons”, the rest of the world is steadily building up their arsenals.

We, Westerners, will ignore this reality at our lonely peril. If we continue to indulge in the “world without nuclear weapons” fantasy, it will be the source of our own undoing.

A Non-Nuclear World Would Be More Belligerent

Secondly, there is zero evidence that a world without atomic weapons would be more peaceful and secure than the present one – even assuming for a moment that such a world is even possible, which it isn’t.

Let us not forget that all the deadliest, most destructive wars in history occurred before nuclear weapons were invented : the 100 Years War, the 30 Years War, the Napoleonic Wars, the U.S. Civil War, colonial wars, and the two World Wars.

These conflicts occurred even though, in most cases, there were already established mechanisms for resolving international disputes. What’s more, in the run-up to World War II, the West also indulged in “global disarmament” fantasies, disarmed itself unilaterally, and tried to simply appease evil, imperialist dictators sch as Hitler and Mussolini.

What’s more, before WW2, left- and right-wing parties alike supported unilateral disarmament in the naive hope that “leading by example” would somehow induce Germany, Italy, Japan and the Soviet Union to follow that “moral example.”

The result was World War 2, by far the deadliest, most destructive, bloodiest conflict humanity has ever seen, with a death toll of at least 60 million people – the equivalent of nuking a large part of China, the US, or most major Russian cities – or of nuking all of France, all of Italy, or the entire United Kingdom.

Nuclear Weapons Have Kept The Peace

But since the advent of nuclear weapons, humanity has been much more prudent about war. There have been no more wars between the great powers. Instead, wars have been fought between:

  • A major power and a weaker state;
  • Multiple weaker states;
  • Nation-states against insurgents or terrorist groups;
  • Various factions in civil wars.

As deadly, destructive, and brutal as these wars have been, they do not even approach the death, destruction and human suffering that was the result of wars between major powers and especially of the two World Wars.

And it is exclusively nuclear weapons that have spared us from this dastardly fate. Precisely because of their unmatched destructive power, they have taught even the most seemingly irrational actors, such as North Korea, to refrain from making war (as opposed to merely threatening it). They have taught mankind, in a manner no other weapons have or could have done, that there is a red line it should not cross.

Without nuclear weapons, the consequences of war, even between major powers, would not be as terrifying, and therefore, the risk of such a  conflagaration would be much greater.

A world without nuclear weapons would therefore be much less secure and peaceful than it currently is.

But that is an academic discussion, because, as stated at the beginning, there is zero chance of such a world ever existing again. The nuclear genie has been unleashed from the bottle – and he will never return there. It is time for the West – and especially for President Obama and all candidates vying to succeed him – to come to terms with this reality.

Originally published at ConservativeDailyNews.

Il y a 54 ans jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que l’UE est une arnaque


Aujourd’hui est un anniversaire historique. Il y a exactement 54 ans, jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que la construction européenne – appelée aujourd’hui « l’Union européenne » – est une arnaque.

Il y a exactement 54 ans, il nous a avertis que la « Communauté européenne » est une construction américaine, conceptualisé et mise en oeuvre par les Etats-Unis dont le vrai but est d’assujettir les pays du Vieux Continent à Washington.

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L’UE et l’OTAN sont deux faces de la même médaille : la domination américaine sur l’Europe. Crédit photo : l’Union populaire républicaine.

Il a lancé ces propos lors de sa conférence de presse à l’Elysée. La vidéo de cette partie de ladite conférence de presse peut être visionne ici :

Voici en la transcription fournie par l’Union Populaire Républicaine sur son site de réseau mondial :

« Je voudrais parler plus spécialement de l’objection de l’intégration.

On nous l’oppose en nous disant : « Fondons ensemble les six États dans quelque chose de supranational, dans une entité supranationale. Et ainsi tout sera très simple et très pratique. »

Cette entité supranationale, on ne la propose pas parce qu’elle n’existe pas. Il n’y a pas de fédérateur, aujourd’hui – en Europe ! -, qui ait la force le, le crédit et l’attrait suffisants.

Alors on se rabat sur une espèce hybride et on dit : « eh bien tout au moins que les sixÉtats acceptent, s’engagent, à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité. »

En même temps, on dit : Il y a déjà six parlements européens, – six parlements nationaux plus exactement -, une assemblée parlementaire européenne, il y a même une assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt aux bords où elle fut laissée.

Eh bien, malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d’« européen » et qui fera la loi aux six États !

Ce sont des idées qui peuvent peut-être charmer quelques esprits mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement, quand bien même on aurait six signatures au bas d’un papier.

Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d’autres ?

Est-ce que le peuple français, le peuple allemand le peuple italien, le peuple hollandais, , le peuple belge, le peuple luxembourgeois, sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, des lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ?

Mais, ce n’est pas vrai. Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité puisse contraindre – une majorité étrangère ! -, puisse contraindre des nations récalcitrantes.

Il est vrai que dans cette « Europe intégrée » comme on dit, ben il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Ça simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui auraient une politique, faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.

Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors, et qui – lui – en aurait une.

Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Et ça ne serait pas « l’Europe intégrée », ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu, avec je le répète un fédérateur. »

Remarquons que l’impact de cette déclaration a été tel que les ministres européistes (MRP) du gouvernement Pompidou ont démissionné sur le champ, ainsi laissant le général de Gaulle sans majorité dans l’Assemblée nationale.

Dans un entretien privé avec Alain Peyrefitte – l’un de ses plus proches collaborateurs qui avait participé à la négociations des traités de Rome créant les Communautés européennes – Charles de Gaulle a confirmé explicitement son avertissement :

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. »

Source : Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Fayard,  Paris 1997, tome 2, p. 217.

Plus tard, au conseil des ministres le 19 juin 1963, Charles de Gaulle a ainsi résumé le but et la mécanique de la construction européenne et de l’OTAN :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux  qui ont renoncé à la France depuis longtemps, cherchent une situation  qui noie la France dans des systèmes politiques où la France  n’existerait pas.

C’est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de « l’intégration européenne ». Ils se ruent pour faire entrer la  Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu’il n’y aura pas d’intégration si  l’Angleterre est dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct est que  la France disparaisse.

– Ibid., p. 229-230.

Ce que le général de Gaulle a dit a plus récemment été prouvé par des documents rendus publiques depuis 2000 par le gouvernement américain. Le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard (qui travaille pour le quotidien sérieux britannique The Daily Telegraph) les a analysés pour ses lecteurs et a confirmé ce que nous avait revelé en 1962 le général de Gaulle : l’Union européenne a toujours été un projet américain, pas européen.

En effet, dans ces documents – accessibles aujourd’hui par tout le monde des les archives du gouvernement américain – ce dernier admet que c’est lui qui a créé la soi-disante « construction européenne » et le mouvement politique qui l’anime.

Au lieu d’une stratégie de « divise et gère » (divide et impera), les USA ont décidé de fondre ensemble les pays ouest-européens (puis, apres la chute de l’empire soviétique, également les pays de l’est européen) dans une construction supranationale contrôlée par eux et gerée par des politiciens et des institutions qui se mettent à la botte des Américains : Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, Wolfgang Schauble (qui soutenait l’agression américaine contre l’Irak en 2003), Sarko l’Américain…

Cette stratégie a marché parfaitement jusqu’ici parce que l’Union européenne est aujourd’hui inféodée aux Etats-Unis. Voici quelques preuves exemplaires :

  • L’UE et ses pays membres n’ont fait rien d’efficace pour contrer l’espionnage massif américain contre les pays et institutions européens. Bien au contraire, cet espionnage américain est toléré.
  • L’UE est au point d’ouvrir le marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA dans le cadre du traité TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement).
  • L’UE n’avait non plus pris d’action contre les sanctions américains contre l’Iran lorsque celles-ci étaient en vigueur. Ces sanctions  – illégales dans le cadre du droit international – prétendaient de dicter aux sociétés européennes (p. e. dans l’industrie automobile) les règles de commerce – ou de refus de commerce – avec l’Iran. En raison de ces sanctions, les compagnies automobiles européennes avaient dû cesser de vendre des voitures en Iran. “Le président Obama a donné l’ordre de cesser l’activité en Iran.” Cette “ordre” illégal du président Obama a coûté cher à l’industrie automobile française, mais l’UE n’a rien fait pour contrer ce régime illégal de sanctions américain – qui était en vigueur jusqu’au janvier 2016, c’est-à-dire l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.
  • L’UE n’a non plus fait rien contre les sanctions injustes imposées récemment par les USA contre des banques françaises, notamment BNP Paribas.
  • L’UE vient d’abolir l’exigence des visas pour les citoyens turcs et a accélére le processus de l’admission de la Turquie dans les rangs de l’Union – un objectif stratégique clé des Américains – lorsque la Turquie est une démocratie répressive et néo-islamique et lorsqu’elle soutient sécrètement l’Etat islamique.
  • Sous la pression des USA, la France a dû spolier des pièces importants de son patrimoine – notamment la section d’énergie d’Alstom – aux sociétés américaines.
  • L’UE a aussi abouti à la dominance culturelle et linguistique américaine en Europe. Une grande majorité des documents internes de l’UE sont originellement rédigés en anglais, pas en français ou en allemand, et la grande majorité de nouvelles chansons des artistes européens sont aujourd’hui rédigées et chantées en anglais et pas dans leur langue maternelle. Nous descendons dans l’abîme de la sous-culture vulgaire américaine.
  • La langue française devient une langue de moins en moins populaire, lorsque les autres langues européennes deviennent des langues rares en France… au grand profit de l’anglais, bien sûr. Tous les jeunes Européens apprennent ce dernier mais peu d’eux apprennent également le français. En effet, l’enseignement du français est en chute libre dans le Vieux Continent… et en forte croissance dans tous les autres continents du monde.
  • Sous la pression des USA et de leurs pantins à Bruxelles, la France a aussi dû voter la loi Fioraso qui autorise l’utilisation de la langue anglaise, au lieu du français, pour les cours et la soutenance des thèses aux universités françaises.
  • L’UE est maintenant en train d’imposer du libéralisme économique à l’américaine à la France contre le gré de son propre peuple.
  • Depuis l’introduction de l’Euro, la competitivité de l’économie française et le pouvoir d’achat des Français ont souffert et la proportion des reserves de devise mondiales qui est dénominée en dollars américains a crû. Affaiblie légèrement par la crise financière mondiale, elle a retabli sa préeminence. Actuellement, 87% de reserves de devises mondiales sont dénominées en dollars. En revanche, part de l’Euro a diminué depuis 2009 à 23%. Comme l’a observé Jeffrey Frankel, le statut de dollar n’est guère menacé par l’Euro. En effet, celui-ci est aujourd’hui moins utilisé comme la monnaie de devises que les monnaies européennes nationales (notamment la Deutsche Mark) qu’il a remplacées. (Cf. le graphe ci-dessous.)
  • Enfin, il n’est pas par hasard que tous les politiciens européistes sont également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont également des critiques fierces du comportement des USA. Il n’est pas non plus par hasard que les USA ont toujours soutenu le processus d’intégration europénne et l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.

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Comme le démontre ce graphe, la position du dollar comme la monnaie de réserve préférée du monde n’a guère été menacé par l’Euro. Ayant légèrement augmenté lors de la guerre en Iran et au début de la crise mondiale, elle a diminué depuis lors. Sa part est maintenant moindre que celle des monnaies nationales européennes dans les années 1990. Photo crédit : Wikimedia Commons.

On nous ment souvent que l’UE est un “multiplicateur” de l’influence mondiale de la France ou encore qu’elle est la seule force européenne qui peut efficacement contrer les USA. Mais en réalité, l’UE ne peut aucunement contrer l’hégémonie américaine ou accroître le rayonnement mondial de la France tout simplement parce que elle est – et a toujours été – une construction conçue et contrôlée par les USA, tout comme nous l’a réveillé il y a 54 ans le général de Gaulle et comme vient de le confirmer M. Evans-Pritchard.

Qui plus est, comme nous avons observé au fil des 25-30 dernières années, plus étroite devient l’intégration européenne, plus s’effondre l’influence de la France – en Europe et dans le monde entier.

D’ailleurs, demandons-nous : si l’UE est vraiment une force qui puisse s’opposer aux USA et multiplier l’influence française dans le monde, pourquoi les USA ont-ils toujours soutenu la construction européenne, son élargissement, et l’appartenance du Royaume-Uni à celle-ci ? Pourquoi le président Obama, le sécretaire d’Etat américain John Kerry, et plusieurs anciens sécretaires à la défense, sécretaires de l’Etat, et chefs de renseignement américains ont appelé le Royaume-Uni à rester dans l’UE ? Pourquoi cinq anciens sécretaires généraux de l’OTAN ont fait le même appel ? Et pourquoi tous les politiciens européistes sont – et ont toujours été également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont aussi parmi les critiques les plus durs de la politique étrangère et militaire des USA ?

Parce que les prétensions des européistes que l’UE peut servir de contrepoids aux USA est un mensonge éhonté.

Conclusions

S’il avait toujours veçu et avait toujours été au pouvoir, le général de Gaulle aurait immédiatement été accusé d’ « anti-américanisme primaire » par les Léa Salamé de ce monde.

Or, le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard – qui est plutôt sympathique aux USA – vient de confirmer l’analyse de Charles de Gaulle, comme le soutiennent des documents déclassifiées du gouvernement américain lui-même : la construction européenne a toujours été un projet américain. Elle constitue, en effet, des griffes dans lesquelles les USA souhaitent etouffer la France et les autres pays européens pour les assujettir.

En conséquence, au lieu de servir de “contrepoids” aux USA et freiner leur puissance et arrogance, elle a servi d’outil pour étendre leur domination sur l’Europe, jusqu’aux portes de la Russie. Et maintenant cet outil d’influence américaine qui est l’UE, est au point d’ouvrir les portes du marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA.

Force est donc de constater que les européistes ont menti – comme toujours.