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Alstom ferme ses portes : comment sauver l’industrie française ?


Le Figaro vient de nous informer  que le constructeur ferroviaire Alstom vient de décider de fermer son usine de Belfort (la où ont été construites notamment des rames des TGV) et de licencier presque toutes (400 sur 480) les personnes y employées.

La raison est, bien évidemment, la pénurie de commandes. En leur absence, Alstom n’a rien à produire pour quiconque.

C’est de même pour toute entreprise : on arrêt la production quant on n’a plus de commandes.

Mais demandons-nous : pourquoi le carnet de commandes d’Alstom est-il vide ? Et pourquoi l’Etat français ne peut-il pas lancer un plan de sauvetage de ce fleuron de l’industrie ferroviaire française ? Malheureusement, nous ne trouvons pas la réponse à ceux questions dans la presse : ni dans Le Figaro, ni dans Le Monde. C’est uniquement ici que nous la découvrons.

Les commandes à gagner sont hors l’Europe

La raison de cette pénurie de commandes est simple : la demande pour des trains et des rames de tramway ou de métro (et pour tous autres produits et services) est trop faible en Europe. Ce qui résulte de la politique folle d’austerité menée depuis plusieurs années par plusieurs pays européens.

Mais la plupart d’eux ne l’ont pas mise on oeuvre de sa propre volonté. Ils l’appliquent sur les ordres de Bruxelles et de Berlin. C’est l’Union européenne qui leur a ordonnée de le faire, sous la peine d’amendes colossales. Ainsi ont-ils dû arrêter tout programme de travaux publiques, réduire drastiquement leurs dépenses et vendre des fleurons de leur industrie, même dans des secteurs d’importance stratégique.

Ainsi la conjuncture économique est déprimée dans l’Union européenne, et notamment dans la zone euro. En 2015, le Portugal et l’Allemagne affichaient un taux de croissance de 1,5 % ; la Belgique,  1,4 % ; la France; 1,1 % ; l’Italie, à peine 0,8 % ; la Finlande, 0,4 % ; la Grèce, 0,2 %.

Seules l’Irlande et l’Espagne ont réussi à redémarrer leurs économies avec des taux de croissance de 7,8 % et de 3,5 %, respectivement. Mais le chômage y reste toujours important, notamment en Espagne. N’oublions aussi pas que le partenaire commercial de loin le plus important de l’Irlande sont les Etats-Unis, suivis par le Royaume-Uni qui n’appartient pas à la zone euro et qui est en train de se libérer des griffes de l’UE. Ceux deux pays reçoivent, à eux seuls, 37 % des exportations irlandaises.

Globalement, l’importance économique de l’ensemble de l’UE diminue vite. En 1973, les 28 pays qui appartiennent aujourd’hui à l’UE répresentaient ensemble 37 % du PIB global ; aujourd’hui, ils ne répresent que 17 %, un chiffre qui diminuera encore davantage dans l’avenir. Ce n’est donc pas en Europe où il faut chercher des commandes. [1]

A la conquête du monde !

Si l’on est chef d’une entreprise et l’on veut gagner des commandes pour elle, il faut les chercher ailleurs, hors l’Europe. Autrement dit, il faut se lancer à la conquête du monde !

Mais, bien évidemment, il existent aujourd’hui beaucoup de barrières aux exportations françaises aux marchés extérieurs. Il existe aussi plusieurs acteurs économiques malhonnêtes qui pratiquent une concurrence déloyale.

D’où le rôle important de l’Etat français. Il doit :

  • d’un côté négocier, avec les gouvernments d’autres pays, l’ouverture de leurs marchés (ou l’obtention de leurs commandes publiques) pour des entreprises françaises comme Alstom ; et
  • d’autre côté, protéger le marché et l’industrie françaises contre toute concurrence déloyale (notamment celle des Etats-Unis).

L’Union européenne nous l’interdit

Mais tant que la France reste membre d’Union européenne centralisée et féderalisée, elle ne peut jamais réaliser ces objectifs et verra un jour la disparition de son industrie. C’est parce que :

  • L’UE interdit à ses membres de négocier et de conclure des accords commerciaux séparés avec d’autres pays du monde. Elle entend négocier en leur nom, mais elle n’a aucun accord important avec quelconque des grandes économies émergentes : ni avec la Chine, ni avec l’Inde, l’Indonesie, le Vietnam, la Turquie, ou les pays latino-américains. Elle n’a pas d’accords commerciaux importants avec des pays industrialisés comme l’Australie (accord gélé en raison d’une dispute sur les tomates italiennes) ou le Japon.
  • L’UE interdit également à ses membres, au nom d’ultralibéralisme illimité, toute forme d’aide publique aux entreprises (subventions, plans de sauvetage…). Elle leur octroie parfois des exceptions et des dérogations, mais très rarement.

Il y a plusieurs grands pays qui ont des besoins énormes en matière de transports ferroviaires, notamment l’Inde, la Russie, le Vietnam, l’Iran, la Turquie… Ces deux premiers pays sont notamment des marches potentiels très rentables pour toute l’industrie française, y compris les constructeurs de trains.

Malheureusement, comme déjà prévu, l’UE est incapable de négocier aucun accord commercial avec ces pays, ou avec quelconque pays émergent. Pire encore, l’UE – sur l’ordre de ses maîtres américains – a entraîne la France dans une guerre de sanctions économiques avec la Russie. En conséquence de quoi Alstom a raté l’occassion de gagner le contrât pour construire la ligne à grande vitesse Moscou-Kazan et d’y fournir des rames TGV (ainsi que beaucoup d’autres commandes potentielles en Russie). C’est la China Railway Corporation qui a emporté cette méga-commande.

(En même temps, le gigant pétrolier américain Exxon fait toujours des affaires importants en Russie, tout comme le miliardaire présidentiable américain Donald Trump.)

Parce que, comme l’explique François Asselineau :

La politique des « sanctions » imposées par Washington répond à la tactique du billard à 3 bandes. Ces « sanctions » ne visent ni l’Iran, ni la Russie, elles visent les pays européens.

Elles ont pour objectif l’affaiblissement stratégique de l’industrie et de l’agriculture européennes, et notamment française, pour mieux les avaler dans le prochain Grand Marché transatlantique.

En vertu de l’inféodation totale de l’UE envers Washington, l’UE est non seulement incapable d’ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises européennes, elle nous mène dans des guerres commerciales non-voulues, inutiles et économiquement désastreuses.

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Conclusion : La seule solution, c’est de sortir au plus vite de l’UE

Tant que la France reste un membre de l’Union européenne, elle ne pourra jamais redresser son situation économique.

Bruxelles lui impose une politique économique imbécile : une austerité qui étouffe l’ensemble de l’économie, une monnaie complètement inadaptée à ses besoins économiques, l’interdiction de toute aide aux fleurons de l’industrie française et une montagne de directives et de réglementations qui exigent un comportement économique irrationnel (p.e. l’exigence que 15 % de l’éléctricite en France soit produit des sources dites renouvelables comme l’éolien ou le solaire).

En même temps, Bruxelles est complètement incapable d’ouvrir les marchés non-européens aux exportations françaises, faute de quoi l’économie héxagonale reste stagnante, avec chômage en masse et la disparition du tissu industriel tricolore.

Et en même temps, le Royaume-Uni, qui vient de décider, le 23 juin, de rétablir sa souveraineté, a déjà trouvé plusieurs pays souhaitant conclure des traités commerciaux avec lui, dont au premier rang le Canada et l’Australie qui lui prêteront aussi des négociateurs experimentés.

Tout au contraire de la propagande européiste, c’est l’enferment d’un pays dans l’UE qui représent l’isolationnisme et le le repli sur soi. Le Brexit, par contre, permettra à Londres de s’engager plus activement – d’une manière souveraine – dans les affaires mondiales.

Il n’y a qu’une seule solution pour rétablir la santé économique, sauver le tissu industriel, et retrouver la position mondiale de la France : c’est de sortir de l’UE au plus vite.

[1] A l’exception des pays non-membres de la zone euro qui n’appliquent pas la folle politique d’austerité voulue par Bruxelles et Berlin. Les villes de l’Europe orientale devront bientôt renouveler leur matériel roulant de transports en commun. Ainsi Budapest devra-t-elle remplacer les vieilles rames soviétiques qui roulent sur la ligne 3 de son métro, tandis que Cracovie à lancé un appel aux offres de 50 rames de tramway modernes.

Il y a 54 ans jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que l’UE est une arnaque


Aujourd’hui est un anniversaire historique. Il y a exactement 54 ans, jour pour jour, Charles de Gaulle nous a avertis que la construction européenne – appelée aujourd’hui « l’Union européenne » – est une arnaque.

Il y a exactement 54 ans, il nous a avertis que la « Communauté européenne » est une construction américaine, conceptualisé et mise en oeuvre par les Etats-Unis dont le vrai but est d’assujettir les pays du Vieux Continent à Washington.

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L’UE et l’OTAN sont deux faces de la même médaille : la domination américaine sur l’Europe. Crédit photo : l’Union populaire républicaine.

Il a lancé ces propos lors de sa conférence de presse à l’Elysée. La vidéo de cette partie de ladite conférence de presse peut être visionne ici :

Voici en la transcription fournie par l’Union Populaire Républicaine sur son site de réseau mondial :

« Je voudrais parler plus spécialement de l’objection de l’intégration.

On nous l’oppose en nous disant : « Fondons ensemble les six États dans quelque chose de supranational, dans une entité supranationale. Et ainsi tout sera très simple et très pratique. »

Cette entité supranationale, on ne la propose pas parce qu’elle n’existe pas. Il n’y a pas de fédérateur, aujourd’hui – en Europe ! -, qui ait la force le, le crédit et l’attrait suffisants.

Alors on se rabat sur une espèce hybride et on dit : « eh bien tout au moins que les sixÉtats acceptent, s’engagent, à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité. »

En même temps, on dit : Il y a déjà six parlements européens, – six parlements nationaux plus exactement -, une assemblée parlementaire européenne, il y a même une assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt aux bords où elle fut laissée.

Eh bien, malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d’« européen » et qui fera la loi aux six États !

Ce sont des idées qui peuvent peut-être charmer quelques esprits mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement, quand bien même on aurait six signatures au bas d’un papier.

Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d’autres ?

Est-ce que le peuple français, le peuple allemand le peuple italien, le peuple hollandais, , le peuple belge, le peuple luxembourgeois, sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, des lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ?

Mais, ce n’est pas vrai. Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité puisse contraindre – une majorité étrangère ! -, puisse contraindre des nations récalcitrantes.

Il est vrai que dans cette « Europe intégrée » comme on dit, ben il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Ça simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui auraient une politique, faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six États, on s’abstiendrait d’en faire.

Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors, et qui – lui – en aurait une.

Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Et ça ne serait pas « l’Europe intégrée », ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu, avec je le répète un fédérateur. »

Remarquons que l’impact de cette déclaration a été tel que les ministres européistes (MRP) du gouvernement Pompidou ont démissionné sur le champ, ainsi laissant le général de Gaulle sans majorité dans l’Assemblée nationale.

Dans un entretien privé avec Alain Peyrefitte – l’un de ses plus proches collaborateurs qui avait participé à la négociations des traités de Rome créant les Communautés européennes – Charles de Gaulle a confirmé explicitement son avertissement :

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. »

Source : Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Fayard,  Paris 1997, tome 2, p. 217.

Plus tard, au conseil des ministres le 19 juin 1963, Charles de Gaulle a ainsi résumé le but et la mécanique de la construction européenne et de l’OTAN :

« Le tout, pour que les États-Unis puissent mieux gouverner  l’Europe. Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie. Ceux  qui ont renoncé à la France depuis longtemps, cherchent une situation  qui noie la France dans des systèmes politiques où la France  n’existerait pas.

C’est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de « l’intégration européenne ». Ils se ruent pour faire entrer la  Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu’il n’y aura pas d’intégration si  l’Angleterre est dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct est que  la France disparaisse.

– Ibid., p. 229-230.

Ce que le général de Gaulle a dit a plus récemment été prouvé par des documents rendus publiques depuis 2000 par le gouvernement américain. Le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard (qui travaille pour le quotidien sérieux britannique The Daily Telegraph) les a analysés pour ses lecteurs et a confirmé ce que nous avait revelé en 1962 le général de Gaulle : l’Union européenne a toujours été un projet américain, pas européen.

En effet, dans ces documents – accessibles aujourd’hui par tout le monde des les archives du gouvernement américain – ce dernier admet que c’est lui qui a créé la soi-disante « construction européenne » et le mouvement politique qui l’anime.

Au lieu d’une stratégie de « divise et gère » (divide et impera), les USA ont décidé de fondre ensemble les pays ouest-européens (puis, apres la chute de l’empire soviétique, également les pays de l’est européen) dans une construction supranationale contrôlée par eux et gerée par des politiciens et des institutions qui se mettent à la botte des Américains : Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, Wolfgang Schauble (qui soutenait l’agression américaine contre l’Irak en 2003), Sarko l’Américain…

Cette stratégie a marché parfaitement jusqu’ici parce que l’Union européenne est aujourd’hui inféodée aux Etats-Unis. Voici quelques preuves exemplaires :

  • L’UE et ses pays membres n’ont fait rien d’efficace pour contrer l’espionnage massif américain contre les pays et institutions européens. Bien au contraire, cet espionnage américain est toléré.
  • L’UE est au point d’ouvrir le marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA dans le cadre du traité TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement).
  • L’UE n’avait non plus pris d’action contre les sanctions américains contre l’Iran lorsque celles-ci étaient en vigueur. Ces sanctions  – illégales dans le cadre du droit international – prétendaient de dicter aux sociétés européennes (p. e. dans l’industrie automobile) les règles de commerce – ou de refus de commerce – avec l’Iran. En raison de ces sanctions, les compagnies automobiles européennes avaient dû cesser de vendre des voitures en Iran. “Le président Obama a donné l’ordre de cesser l’activité en Iran.” Cette “ordre” illégal du président Obama a coûté cher à l’industrie automobile française, mais l’UE n’a rien fait pour contrer ce régime illégal de sanctions américain – qui était en vigueur jusqu’au janvier 2016, c’est-à-dire l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.
  • L’UE n’a non plus fait rien contre les sanctions injustes imposées récemment par les USA contre des banques françaises, notamment BNP Paribas.
  • L’UE vient d’abolir l’exigence des visas pour les citoyens turcs et a accélére le processus de l’admission de la Turquie dans les rangs de l’Union – un objectif stratégique clé des Américains – lorsque la Turquie est une démocratie répressive et néo-islamique et lorsqu’elle soutient sécrètement l’Etat islamique.
  • Sous la pression des USA, la France a dû spolier des pièces importants de son patrimoine – notamment la section d’énergie d’Alstom – aux sociétés américaines.
  • L’UE a aussi abouti à la dominance culturelle et linguistique américaine en Europe. Une grande majorité des documents internes de l’UE sont originellement rédigés en anglais, pas en français ou en allemand, et la grande majorité de nouvelles chansons des artistes européens sont aujourd’hui rédigées et chantées en anglais et pas dans leur langue maternelle. Nous descendons dans l’abîme de la sous-culture vulgaire américaine.
  • La langue française devient une langue de moins en moins populaire, lorsque les autres langues européennes deviennent des langues rares en France… au grand profit de l’anglais, bien sûr. Tous les jeunes Européens apprennent ce dernier mais peu d’eux apprennent également le français. En effet, l’enseignement du français est en chute libre dans le Vieux Continent… et en forte croissance dans tous les autres continents du monde.
  • Sous la pression des USA et de leurs pantins à Bruxelles, la France a aussi dû voter la loi Fioraso qui autorise l’utilisation de la langue anglaise, au lieu du français, pour les cours et la soutenance des thèses aux universités françaises.
  • L’UE est maintenant en train d’imposer du libéralisme économique à l’américaine à la France contre le gré de son propre peuple.
  • Depuis l’introduction de l’Euro, la competitivité de l’économie française et le pouvoir d’achat des Français ont souffert et la proportion des reserves de devise mondiales qui est dénominée en dollars américains a crû. Affaiblie légèrement par la crise financière mondiale, elle a retabli sa préeminence. Actuellement, 87% de reserves de devises mondiales sont dénominées en dollars. En revanche, part de l’Euro a diminué depuis 2009 à 23%. Comme l’a observé Jeffrey Frankel, le statut de dollar n’est guère menacé par l’Euro. En effet, celui-ci est aujourd’hui moins utilisé comme la monnaie de devises que les monnaies européennes nationales (notamment la Deutsche Mark) qu’il a remplacées. (Cf. le graphe ci-dessous.)
  • Enfin, il n’est pas par hasard que tous les politiciens européistes sont également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont également des critiques fierces du comportement des USA. Il n’est pas non plus par hasard que les USA ont toujours soutenu le processus d’intégration europénne et l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.

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Comme le démontre ce graphe, la position du dollar comme la monnaie de réserve préférée du monde n’a guère été menacé par l’Euro. Ayant légèrement augmenté lors de la guerre en Iran et au début de la crise mondiale, elle a diminué depuis lors. Sa part est maintenant moindre que celle des monnaies nationales européennes dans les années 1990. Photo crédit : Wikimedia Commons.

On nous ment souvent que l’UE est un “multiplicateur” de l’influence mondiale de la France ou encore qu’elle est la seule force européenne qui peut efficacement contrer les USA. Mais en réalité, l’UE ne peut aucunement contrer l’hégémonie américaine ou accroître le rayonnement mondial de la France tout simplement parce que elle est – et a toujours été – une construction conçue et contrôlée par les USA, tout comme nous l’a réveillé il y a 54 ans le général de Gaulle et comme vient de le confirmer M. Evans-Pritchard.

Qui plus est, comme nous avons observé au fil des 25-30 dernières années, plus étroite devient l’intégration européenne, plus s’effondre l’influence de la France – en Europe et dans le monde entier.

D’ailleurs, demandons-nous : si l’UE est vraiment une force qui puisse s’opposer aux USA et multiplier l’influence française dans le monde, pourquoi les USA ont-ils toujours soutenu la construction européenne, son élargissement, et l’appartenance du Royaume-Uni à celle-ci ? Pourquoi le président Obama, le sécretaire d’Etat américain John Kerry, et plusieurs anciens sécretaires à la défense, sécretaires de l’Etat, et chefs de renseignement américains ont appelé le Royaume-Uni à rester dans l’UE ? Pourquoi cinq anciens sécretaires généraux de l’OTAN ont fait le même appel ? Et pourquoi tous les politiciens européistes sont – et ont toujours été également les atlanticistes les plus farouches, lorsque les euroscéptiques sont aussi parmi les critiques les plus durs de la politique étrangère et militaire des USA ?

Parce que les prétensions des européistes que l’UE peut servir de contrepoids aux USA est un mensonge éhonté.

Conclusions

S’il avait toujours veçu et avait toujours été au pouvoir, le général de Gaulle aurait immédiatement été accusé d’ « anti-américanisme primaire » par les Léa Salamé de ce monde.

Or, le journaliste célèbre britannique Ambrose Evans-Pritchard – qui est plutôt sympathique aux USA – vient de confirmer l’analyse de Charles de Gaulle, comme le soutiennent des documents déclassifiées du gouvernement américain lui-même : la construction européenne a toujours été un projet américain. Elle constitue, en effet, des griffes dans lesquelles les USA souhaitent etouffer la France et les autres pays européens pour les assujettir.

En conséquence, au lieu de servir de “contrepoids” aux USA et freiner leur puissance et arrogance, elle a servi d’outil pour étendre leur domination sur l’Europe, jusqu’aux portes de la Russie. Et maintenant cet outil d’influence américaine qui est l’UE, est au point d’ouvrir les portes du marché européen à la concurrence totalement déloyale des USA.

Force est donc de constater que les européistes ont menti – comme toujours.

Ce n’est pas comme ça qu’on abaissera le taux de chômage


Depuis la fin de l’année dernière, François Hollande et son gouvernement multiplient desespèrement des mesures étatiques et étatistes censées relancer l’emploi : la formation de 500 000 chômeurs, une “prime à l’embauche” qui coûtera 1 Md d’Euros en 2016, des projets d’infrastructure, un “prolongement d’un an du dispositif de suramortissement des investissements en entreprises” (400 millions d’Euros par an), le fonds de financement de la soi-disante “transition énergétique” (300 millions d’euros), la hausse de 1,2% du point d’indice des fonctionnaires (600 millions d’euros) …

Comme l’a constaté Le Figaro, “à l’approche de 2017, François Hollande multiplie les cadeaux” et les coûts de ces mesures dépassent les 4 milliards d’euros en 2016.

Mais c’est exactement la mauvaise piste a prendre si l’on veut stimuler l’emploi et réduire sérieusement le taux de chômage !

Pourquoi ?

Parce que, tout simplement, toute dépense de l’Etat entraîne inéluctablement de l’imposition – sa seule force de financement. Chaque hausse de dépenses de l’Etat entraîne inévitablement une hausse d’impôts. Or, c’est exactement l’imposition et la réglementation excessives et coûteuses qui tuent l’emploi et la croissance économique.

Ceux qui créent des emplois et de la richesse (et donc la croissance économique), ce sont les entrepreneurs et, indirectement, les ménages (par consomption). Or, plus d’impôts il y a, moins d’argent ils ont pour investir, acheter, créer des usines, embaucher, consommer ou épargner – et ainsi, moins ils construisent, moins ils embauchent, moins ils consomment…

Et ainsi, moins de produits sont vendus et moins de chômeurs sont embauchés.

C’est aussi simple que ça !

Parce que, afin de pouvoir embaucher quelqu’un, augmenter leur production, ou acheter des biens ou des services, les entreprises doivent avoir assez de l’argent. Pareillement les ménages pour pouvoir consommer ou épargner.

Moins d’argent l’Etat leur laisse dans leurs caisses ou portefeuilles, moins d’argent ils ont pour construire, embaucher, produire, acheter et épargner. C’est aussi simple que ça !

Au lieu de ce que veut faire M. Hollande et son gouvernement, il faut faire le contraire : annuler ses “cadeaux électoraux” et réduire nettement les dépenses de l’Etat (notamment son coût de fonctionnement et le nombre de fonctionnaires) et les impôts. Il faut aussi assouplir nettement les réglementations pesant sur l’économie, notamment le Code du Travail.

Si nous voulons vraiment créer des emplois, réduire le taux de chômage et redemarrer la croissance économique, il faut regarder comment l’ont fait ce qui ont réussi à le faire : l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Grande Bretagne.

Tous ces pays l’ont fait en réduisant nettement ses dépenses étatiques, les impôts et les charges sociaux pesant sur l’emploi et en assouplissant leurs Codes du Travail. Ainsi, l’Allemagne et la Grande Bretagne ont ramené le taux de chômage à 5%. Même l’Italie a crée, en seule année 2015, plus de 200 000 emplois.

Il faut prendre modèle sur les meilleurs au lieu de repéter les erreurs historiques des gouvernements français successifs.

 

Pourquoi l’euro est voué à l’échec


L’ancien gouverneur de la banque d’Angleterre, Lord Mervyn King, vient de faire paraître son livre intitulé « La fin de l’alchimie : l’argent, les banques et l’avenir de l’économie mondiale ». Dans cet ouvrage capital, il avertit que « la zone euro est vouée à l’échec et va aller de crise en crise jusqu’à ce qu’elle ne soit démantélée ».

Il affirme que l’éclat de la zone euro est inéluctable et qu’il faut donc la démantéler d’une manière ordonnée au lieu d’attendre son éclat inévitable et ensuite faire face au chaos qui en sera la conséquence.

Le lord King poursuit :

« Le contre-argument – que la sortie de la zone euro pourrait conduire au chaos, à la chute du niveau de vie et à l’incertitude quant à la survie de l’union monétaire – a un poids réel. Mais quitter la zone euro peut être le seul moyen de tracer l’itinéraire de retour à la croissance économique et au plein emploi. Les avantages à long terme l’emportent sur les coûts à court terme. (…) Les pays hors euro ne sont pas partie prenante à ce choix, mais ils peuvent encourager l’Allemagne, et le reste de la zone euro, à y faire face. »

Mais pourquoi exactement l’euro est-il voué à l’échec ?

Parce que la monnaie unique européenne est exactement ca – la monnaie unique de plus de 20 économies totalement différentes dont les besoins sont complètement incompatibles.

L’euro – une monnaie très chère – ne sert que les besoins de l’Allemagne et de l’Autriche – deux pays industrialisés. En comparaison avec le niveau de compétitivité, d’industrialisation et de la richesse par habitant de l’Allemagne, l’euro est sous-evalué – ce qui permet à ce pays d’accumuler de vastes excédents commerciaux et de voire son économie croître… aux dépens des pays méditerranéens et du Portugal. Ces derniers se sont (a l’exception partielle de la France) point aussi riches, aussi industrialisés, ou aussi compétitives que l’Allemagne. L’euro est donc beaucoup surevalué pour leurs économies.

Ce dont les pays méditerranéens (y compris la France) et le Portugal ont besoin, c’est une politique monetaire expansionniste : des taux d’intérêt beaucoup moins élevés, des niveaux de reserves obligatoires des banques moins élevés, des ventes plus importantes des fonds (titres) de la Trésorerie, de l’imprimé plus important de la monnaie…

C’est l’inverse exact de ce que fait la Banque Centrale Européenne qui, dominée par les Allemands, applique depuis le début de l’euro une politique monetaire restrictive dogmatique.

Tant que la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grece persistent à rester dans la zone euro, il persisteront dans la crise et pourraient même tomber complètement dans l’abîme.

Mais ne comptez pas sur les politicards européistes français de vous le dire. Ces menteurs professionnels vivant à vos dépens n’en ont aucune intention. Ils vous meprisent et haissent la France elle-même. Leur intention est de la complètement assujettir envers l’UE (et donc envers l’Allemagne). Leur instinct, comme le disait le général de Gaulle, est que la France disparaisse.

Ils ne prendront jamais les paroles de Lord King en compte, comme ils n’ont pas écouté les avertissements de nombreux économistes (y compris d’une bonne demi-douzaine de Prix Nobel en économie) que l’euro est voué à l’échec.

Il faut donc les remplacer avec des personnages politiques qui prioritiseront toujours l’intérêt national de la France et le bien-être des Français au lieu de s’agenouiller devant le faux dieu européen.

Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire et sauver la France.

 

Comment sauver les éleveurs français


Les éleveurs français – et particulièrement, la fillière porcine – sont en crise aujourd’hui, faute de commandes suffissantes. Comment les sauver?

Tout simplement en leur trouvant des nouveaux marchés.

Et heureusement pour les éleveurs français, il y a deux VASTES marchés qui ne sont pas toujours suffissament desservis et qui ont de VASTES besoin pour de la viande – particulièrement pour le porc: la Chine et l’Inde, les deux pays les plus peuplés au monde.

La Chine en particulier a un vaste besoin du porc, parce que c’est la nourriture élementaire pour les 1,3 mds de Chinois (avec le riz), et parce que le cochon est un animal sacré dans l’Empire du Millieu. 60% de la consomption de la viande par les Chinois consiste en porc. Ce qui est en plus, la demande pour le porc en Chine va bondir dans les années à venir, malgre la crise économique actuelle de la Chine. (Tout simplement, les 1,3 mds de Chinois doivent manger quelquechose.) Depuis 2007, les importations chinoises du porc ont bondi, en average, de 150% par an.

Vous trouverez plus de details ici, ici, ici, ici, ici et ici (en anglais).

Heureusement, la Chine a complètement ouvert son marche de porc aux éleveurs français (voir ici). Il ne leur reste donc qu’offrir leur viande porcine en Chine aux clients chinois!

Comment redémarrer l’économie française et créer des emplois


L’économie française est en stagnation, et le chomage ne recule qu’occasionellement. En effet, la France est maintenant le seul pays de l’Union européenne, à l’exception de la Grèce, qui n’a pas éprouvé un redemarrage de croissance économique.

Pourquoi? Parce que tous les autres pays de l’UE, sauf la Grèce, ont adopté des réformes – parfois très doloureuses – pour réduire l’ingérence nocive de l’état dans l’économie et pour rendre la liberté d’entreprendre, de travailler, de gagner, et de créer des emplois aux entrepreneurs.

La France devra faire pareil.

Soyons clairs: la France n’est pas en crise parce que l’Etat ne fait pas assez. La France est en pleine crise économique parce que l’Etat fait beaucoup TROP sur l’économie!

La France est en pleine crise parce que l’Etat français confisque plus de moitie des revenus – gagnés par un dur travail – des entrepreneurs et des salaries français et leur a confisqué complètement la liberté d’entreprendre. La fiscalité et le coût de travail sont beaucoup trop élevés, les réglementations auxquelles toutes les entreprises doivent obeir sont trop volumineuses et trop complexes, et la loi restreint beaucoup trop la liberté d’entreprendre.

On peut redemarrer l’économie seulement en rendant aux Français – et particulièrement aux entrepreneurs français – la liberté d’entreprendre, de travailler, et de gagner de l’argent. Tout comme l’ont fait le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Australie, et le Canada.

Et ne nous decevons pas: des demi-mesures proposées par certains politiciens, comme un “pacte de responsabilité” ou un “assouplissement des 35 heures” sans les abroger, ne feront rien pour redemarrer la croissance et la création des emplois.

Certaines mesures peuvent etre adoptees tres vite, en legiferant par ordonance, si le Parlement y habilite le Gouvernement. Notamment, il faut faire le suivant par ordonance ou par action administrative:

  1. Abroger la limitation du temps hebdomadaire de travail à 35 heures et l’interdiction sur le travail dominical et permettre à tous les magasins d’ouvrir leurs portes n’importe quand. C’est les patrons qui devraint decider sur le temps du travail. Toutefois, leurs employes devraient être rénumerés pour les heures sup’ et le travail dominical.
  2. Supprimer la RTT.
  3. Faire rouler le métro parisien et le RER 24h/24h, sauf le temps d’inspections de surête.
  4. Faciliter le licenciement, notamment en permettant aux patrons de liciencier immédiatement tout employé qui pratique l’absenteisme ou performe mal ses devoirs ou qui parle publiquement mal de son employer ou sa compagnie. Il faut que les patrons puissent licencier un employe pour n’importe quelle raison.
  5. Ouvrir la Tour Eiffel 24h/24.
  6. Ouvrir le Tombeau de Napoleon, le Musée de l’Armée, les Catacombes de Paris, la Cité des Sciences et de l’Industrie, le Grand Palais, le Petit Palais, le Musée National d’Art Moderne de Paris, le Panthéon, la Cathédrale de Notre Dame (y compris ses tours), le Musée du Quai Branly, et le MuCEM de Marseille toute l’année et élargir leurs horaires jusqu’a 21 heures chaque jour.
  7. Durcir la loi sur le service minimum et interdire des grèves aux controleurs du trafic aérien et dans tous les transports en commun qui desservent les aéroports.
  8. Faire une formation dans les metiers tres a la recherche par les employers – par exemple, celui du boulanger/patissier – pour des chomeurs. Organiser la formation des conducteurs professionels, des boulangers, et des patissiers, pour que plus de chomeurs pourraient trouver un travail comme des conducteurs.
  9. Priver les chomeurs qui refusent 2 offres d’embauchement consecutives des allocations sociales.
  10. Reserver toute aide sociale aux citoyens français et leurs enfants.
  11. Permettre à Areva de construire des réacteurs nucléaires en Arabie Saoudite.
  12. Conditionner les prestations sociales aux chomeurs sur la participation des interessés dans un programme de formation professionelle, ce qui leur donnera des compétences dont les employeurs ont besoin.
  13. Designer des voies réservées aux bus et au covoiturage sur les rues et routes très embouteillées partout en France, surtout dans la région Ile-de-France. (Les embouteillages coutent au moins 4 Mds d’Euros par an a l’economie francaise.)
  14. Autoriser l’exploitation du petrole et du gaz de schiste.
  15. Signer un accord sur les livraisons du petrole et du gaz pas chers en France de Venezuela, des pays arabes du Golfe persique et des USA. Commencer la construction des terminaux de LNG pour recevoir le gaz venezuelien et iranien.
  16. Signer des documents pour connecter la France aux gazoducs Trans-Adriatique et Trans-Anatolien et faire en sorte que le l’Iran soit connecté a ces gazoducs et fournisse du gaz a l’Europe a travers d’eux.
  17. Octroyer une AOC aux vins de l’Ile de France, du Grand Ardeche et du Pays d’Oc, ainsi qu’a Millegrand, l’Heritage de Carillan, Louis Lacourt et tous les vins produits par Gerard Depardieu.
  18. Faciliter, d’une manière importante, l’obtention du permis de construire et du permis de conduire. Eliminer toutes les questions-pièges et toutes les questions rélatives à l’écologie de l’examen de code de la route. Quand au permis de construire, une décision devrait être faite dans un delai de 14 jours maximum.
  19. Faciliter, d’une manière importante, la creation de nouvelles entreprises. Toute obstacle legislative ou reglementaire oneureuse doit etre supprimee.
  20. Faire en sorte que l’instriction officielle d’une nouvelle entreprise en France prenne au plus 18 minutes et soit completement informatisee, comme en Estonie.
  21. Charger le ministere de l’economie de proposer chaque mois des reglementations et de paperasse a eliminer.

Mais pour mettre en oeuvre certaines autres mesures – les reformes les plus profondes – il faudra travailler profondement, reecrire la loi de noveau, et la faire voter en Parlement en tant que loi ordinaire. Notamment, il faut:

  1. Abroger le Code du Travail en vigeur et le remplacer par un nouveau Code qui n’excédera pas 70 pages et sera très simple.
  2. Accourcir les congés payés de 5 à 4 semaines.
  3. Supprimer la Fête du Travail, l’Ascension, et la Pentecôte comme des jours feriés.
  4. Réduire, d’une manière importante, les dépenses de l’Etat, les impôts, et les charges sociales, et supprimer complètement l’ISF sans remplacement. Réduire l’impôt sur les societés de 33.3% à 15% pour les PME et 25% pour les grandes entreprises; exonérer les plus petits entreprises (de moins de 50 employés) de cet impôt et des charges sociaux complètement. Augmenter, d’une maniere importante, le CICE (credit d’impot pour la competitivite et l’emploi). En revanche, augmenter l’age de rétraite à 68 ans.
  5. Simplifier radicalement le code fiscal.
  6. Pour les personnes physiques, reduire et simplifier radicalement l’IR avec trois taux de l’IR: 5,5%, 15% et 45%. Augmenter le seuil de rabattement fiscal par part.
  7. Réformer le système d’éducation en France, notamment en: a) donnant à tous les éleves les compétences nécessaires pour reussir dans la vie; b) le réorientant vers l’éducation professionelle (l’apprentisage des vrais métiers) et y orienter bcp plus d’enfants, au lieu des etudes supérieures; c) enseignant au moins deux langues étrangères (y compris toujours l’espagnol, le portugais, le hindi, l’allemand, ou le chinois) a TOUS les eleves (la 2ème langue “trangère dès la 7ème au plus tard) pour qu’ils obtiennent des compétences exigées par la plupart des employeurs et puissent faire des affaires avec tout le monde. Il faut aussi apprendre l’utilisation au niveau avance du pack Microsoft Office et du systeme SAP, et au niveau au moins elementaire de la langue HTML, aux enfants. Dans l’avenir, le monde deviendra de plus en plus computerise, donc ce sont des competences tres utiles.
  8. Ordonner au Ministere de l’Economie, des Finances et de l’Industrie d’abroger toutes les reglementations (ou recommander au Parlement l’abrogation de tous les lois) qui empechent les affaires des entrepreneurs sans donner aucune vrai protection aux salaires ou qui pesent trop lourd sur les entreprises.
  9. Obtenir un accord permettant des voyages sans visas entre la Chine et l’UE, ainsi que des accords qui ouvriront le marché chinois, indien, méxicaine, et brésilien, sans limitations, à tous les produits français.
  10. Pour reduire radicalement la facture energetique de la France et reduire les embouteillages (qui coutent des milliards d’Euros a l’economie francaise chaque annee), initaliser l’isolation thermique de tous les logements en France, promouvoir le chauffage avec l’energie provenant de la biomasse, et faire le covoiturage obligatoire sur tous les axes routiers importants en France.
  11. Abaisser d’une maniere importante, la TVA sur les restaurants, les souvenirs touristiques/aux musées, et les billets des transports en commun; supprimer complètement la TVA sur l’électricité, la taxe Chirac, et la taxe de sejour aux hotels.
  12. Obliger toute entreprise d’au moins 1 000 salariés d’offrir une crèche aux enfants de leurs salariés.
  13. Supprimer la redevance audiovisuelle et privatiser France Televisions.
  14. Augmenter le Credit Impot Recherche.
  15. Mettre en oeuvre toutes les reformes preconisees par le FMI, y compris l’elimination de toutes reglementations inutiles, une reduction importante du nombre de fonctionnaires et une hausse de l’age legal de retraite. (http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/10/31/20002-20151031ARTFIG00041-le-fmi-critique-la-regulation-excessive-de-la-france.php)
  16. Faciliter, d’une maniere importante, le teletravail.

Réponse aux mensonges des députés russophiles


http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/03/31001-20150803ARTFIG00227-mistral-8-raisons-de-lever-les-sanctions-contre-la-russie.php

Il y a quelques jours, des députés russophiles (notamment Thierry Mariani, Nicolas Dupont-Aignan, et Patrick Balkany, le maire de la commune la plus endettée en France) ont publié dans Le Figaro un article mensongère qui prétend de donner 8 raisons pour supprimer les sanctions de l’UE contre la Russie et livrer deux navires Mistral à ce pays. Ici, je repondrai à leurs mensonges:

  1. “Pour l’industrie française. Ne pas livrer les Mistral serait une aberration commerciale. Des centaines d’ouvriers, d’ingénieurs, de commerciaux, nos diplomates, le ministère de la Défense ont travaillé pendant plusieurs années pour que ce contrat soit réalisé. Ce contrat doit être honoré, si la France ne livrait pas les Mistral elle devrait rembourser la Russie. Sommes-nous prêts à perdre 1,2 milliard d’euro? Les navires sont équipés de telle façon que seule la Marine russe peut utiliser les systèmes de navigation et d’armes, vendre à un autre pays serait insoutenable. “

Mais la non-livraison des Mistral ne menace pas du tout les emplois à DCNS et STX, pour deux raisons: d’abord, ces bâtiments ont déjà été construits, donc il n’y a plus de travail à faire sur eux; et deuxièmement, ces deux societés ont déjà un carnet de commandes plein. En plus, il y a déjà plusieurs pays – surtout l’Egypte et l’Arabie Saoudite – qui sont très, très interesses par ces navires.

En fait, la decision de ne pas livrer les Mistrals sera très bénéfique pour l’industrie française, parce qu’elle donnera a la France la credibilité nécessaire pour gagner des contrâts de la marine australienne, canadienne, polonaise, et des autres. En seule Australie, DCNS est en lice pour le contrât de siècle (qui vaudra jusqu’à 30 Mds d’Euros) pour 12 sous-marins pour la marine royale australienne. Pour la marine polonaise, la DCNS est aussi en lice pour la construction des sous-marins (le contrât vaudra 1.8 Mds d’Euros) et des corvettes. Enfin, pour le Canada, la DCNS et STX pourrait vendre une licence de construction des Mistral pour la marine royale canadienne.

Hors du sector navale, la France est en lice pour des commandes pour ses chasseurs Rafale, notamment au Canada, en Belgique, en Finlande, en Danemark, et en Pologne. Sauf la Finlande, tous ces pays sont membres de l’OTAN, et sont tous – comme la Finlande – menacés par la Russie. Si la France avait livré les Mistral a la Russie, elle n’aurait eu aucune crédibilité dans les yeux de ces pays.

Ces contrâts vaudront plusieurs fois plus que le maigre contrât pour 2 Mistral pour la Russie, dont la valeur est seulement 1,2 Mds d’Euros. En comparaison, la valeur de la seule commande des 50 helicoptères Caracal par la Pologne est 2,5 Mds d’Euros. Faites donc les maths.

2) “Pour la réputation de la France. La France doit sauvegarder sa crédibilité en tant que fournisseur d’armement.”

Quant a la reputation de la France, c’est la livraison des Mistrals a la Russie – un pays aggresseur – qui serait vraiment nuisible a la reputation de l’Hexagone. Tout le monde civilise (y compris tous les allies et amis de la France) avait pressure la France a ne pas livrer ces batiments. Si la France avait livre les Mistral à la Russie, elle aurait livré des navires de guerre à un pays aggresseur qui a illégalement envahi un autre pays et annexé une partie de son territoire – en violation de la Charte des Nations Unies et du Protocole de Budapest. Paris aurait donc reçu une condamnation universelle (et bien meritée). Tout le monde civilisé aurait reproché à la France : “Comment pouvez-vous fournir d’armes àun aggresseur ?”

La non-livraison des Mistral ne nuit pas à la réputation et la crédibilité de la France dans les yeux d’aucun pays… à l’exception de la Russie elle-même.

Ce n’est guère le premier cas où la France a annulé la livraison des armes (ou même des navires de guerre) à un pays qui a envahi un de ses voisins. En 1967, la France avait mis un embargo sur les livraisons d’armes à l’Israel suite à son attaque contre ses voisins dans la Guerre des Six Jours. En consequence, elle a refusé la livraison de corvettes a l’Israel. Cette décision du Général de Gaulle n’a guère nuit à la crédibilité de la France.

3) “Pour la grandeur de la France. La France doit, conformément à son héritage diplomatique, être une puissance d’équilibre. La France doit permettre et garantir le dialogue entre les Etats-Unis, l’Allemagne, la Pologne et la Russie. La France ne doit subir les diktats de ses voisins mais défendre ses intérêts et la paix en Europe.”

Armer un aggresseur, ca ne sert pas du tout à augmenter la grandeur de la France. Une telle politique serait, en fait, très NOCIVE aux interêts et à la grandeur de la France – et à la cause de la paix en Europe, qui est aujourd’hui menacée par la Russie. En refusant la livraison des Mistral, la France n’a pas subi des diktats, elle a decidé en faveur de sa crédibilité dans les yeux de tous ses vrais partenaires et alliés européens et occidentaux.

4) “Pour sauver nos emplois. Les sanctions sanctionnent d’abord la France et l’Europe, en janvier dernier les Etats-Unis ont signé un contrat d’1 milliard en janvier pour importer des moteurs de fusée RD 181 et la société Bell américaine assemblera, cette année, des hélicoptères Bell en Russie. Une récente étude publiée par le Figaro indique que l’Europe pourrait perdre 2 millions d’emplois en raison des sanctions et 100 milliards d’euros de richesses produites. Les exportations françaises ont diminué de 35% au premier trimestre 2015, par rapport au premier trimestre 2014.”

Cette “étude” est une complète mensonge produite par des russophiles qui souhaitent une politique d’apaisement envers l’aggresseur russe. Quant à l’importation des moteurs de fusée RD-181 par les Etats-Unis, c’est une conséquence (n.b. très nuisible a l’independance stratégique des USA) sur la technologie russe – dont les USA veulent se débarrasser.

5) “Pour défendre nos intérêts. Les intérêts français en Russie sont considérables. Nous sommes le deuxième partenaire commercial européen de la Russie, nous exportons des biens à forte valeur ajoutée et avons noué des coopérations industrielles stratégiques avec la partie russe, dans le domaine aéronautique, du nucléaire et du spatial.”

Les intérêts français en Russie sont marginaux. Les exportations annuelles de la France avant les sanctions n’excedaient jamais 2 Mds d’Euros. La Russie n’est pas interessée aux biens français; elle importe presque tout dont elle a besoin de l’Allemagne, de très loin son premier partenaire commercial européen. La coopération industrielle avec Moscou  dans le domaine aéronautique, du nucléaire et du spatial est aussi marginale – et n’est en aucun cas comparable avec celle avec les pays européens ou même les USA (quelles composantes la Russie contribue-t-elle aux avions Airbus, par exemple?).

6) “Pour l’amitié franco-russe. Sans la Russie l’Europe serait mutilée, tourner le dos à la Russie est une erreur historique et stratégique majeure. La crise ukrainienne risque d’affaiblir durablement les relations entre la France et la Russie, nous devons l’éviter. La France et la Russie s’inspirent l’une, l’autre depuis au moins trois siècles. (…) Au plus fort de la guerre, le général de Gaulle qui affirmait que «pour la France et la Russie, être unies, c’est être fortes, être désunies, c’est être en danger», avait constitué l’escadrille Normandie-Niemen.”

Ce sont aussi des mensonges. La France et la Russie ne se sont jamais inspirés l’une de l’autre. Il y a trois siècles, dans les années 1700, lorsque toutes les autres cours européennes s’exprimaient en français et imitaient Versailles, la Russie fut un pays isolé, toujours très tardif à se reformer. Pendant les guerres de Revolution et les guerres napoleoniennes, la Russie fût un ennemi de la France (c’est elle qui a reinstauré la monarchie des Bourbon). Elle le fût aussi pendant la Guerre de la Crimée. Ce n’est qu’en 1892 qu’elle est devenue un allié de la France – mais après la révolution bolchevique, le Kremlin a confisqué les biens industriels français en Russie.

La Russie a toujours été un pays fermé aux idées occidentales et aux réformes à la occidentale. C’est un pays asiatique, bien que une partie de son territoire se trouve géographiquement en Europe.

La France et la Russie soviétique ont combattu le nazisme ensemble, c’est vrai – mais ce n’était qu’une alliance temporaire, une alliance tactique, dictée par la Seconde Guerre Mondiale.

Pendant les crises de la Guerre Froide, comme la crise de missiles au Cuba, le général de Gaulle avait soutenu les USA, non la Russie soviétique, bien qu’il ait cherché a débarrasser la France de la domination américaine. Parce que, quoi qu’il en soit, les USA sont (et ont toujours été) un allié de la France, au contraire de la Russie.

7) “Pour la paix en Europe. Pour mettre un terme aux tensions actuelles et à ce jeu inutile de sanctions et de contre-sanctions, choisissons une sortie de crise ambitieuse sans attendre. L’unique solution est de relancer la coopération entre l’Ukraine, la Russie et les autres pays européens. L’erreur du partenariat européen établi avec la Géorgie et la Moldavie, l’Union européenne l’a répétée avec l’Ukraine. Plutôt que de prévoir un partenariat européen unique et inconditionnel avec ces pays, il fallait prévoir un partenariat européen et russe. Le continent européen ne doit pas être un champ de bataille ou chacun des pays dispose de son pré carré. Nous devons construire une grande Europe: la France et la Russie doivent être les initiateurs et les porteurs de ce projet positif pour l’Europe.”

C’est totalement irréaliste. Une grande Europe? Un partenariat avec la Russie? Moscou n’est pas interessée à un “partenariat” avec l’Europe mais à une domination sur le continent (et surtout sur l’Europe de l’est).

Les dix députés disent que “le continent européen ne doit pas être un champ de bataille ou chacun des pays dispose de son pré carré”, mais ils veulent en realité le contraire exact : une division de l’Europe a la Yalta en zones d’influence! Et bien evidemment, dans un tel projet, les pays de l’Est européen se trouveraient sous la domination de la Russie. Ils disent que le partenariat de l’UE avec la Georgie, la Moldavie, et l’Ukraine etait une “erreur” mais qu’il faut nouer un tel partenariat avec la Russie !

En ce qui concerne la paix, c’est la Russie qui la menace – pas l’UE ou les USA. C’est la Russie qui a illégalement envahi deux de ses voisins (la Géorgie et l’Ukraine) et annexé des parts de leurs territoires. C’est la Russie qui a illégalement developpé et deployé des missiles sol-sol de moyenne portée en violation du Traité INF. C’est Moscou qui est en train d’augmenter, d’une manière importante, son arsenal atomique, et c’est Moscou qui a menacé de le cibler ou même l’utiliser contre les pays de l’est européen, la Suède, et la Danemark. Ce n’est pas l’Ukraine, la France, ou les USA. C’est donc la Russie qui menace la paix d’Europe – et du monde entier.

“8) Pour le développement de l’Ukraine.”

Mais il est impossible pour un pays de redresser son economie lors qu’il subit une invasion d’un aggresseur et lorsqu’une part importante de son territoire est occupee. Les deputes russophiles disent en plus dans ce paragraphe:

“Deux exigences doivent être respectées: la fédéralisation de l’Ukraine et sa neutralité.”

Ce sont des exigences russes. Si ces députés sont vraiment des “Français Libres”, pourquoi est-ce qu’ils exigent le respect des exigences d’un autre pays – et en plus, un aggresseur?

Ils ne demandent pas que la souveraineté, l’indépendence, et l’intégralité territoriale de l’Ukraine – violées par la Russie – soient respectées.

Ces mensonges demontrent que ces deputes ne sont pas de “Français Libres” mais des traîtres et des propagandistes pro-russes.

Enfin, il faut répondre à la suggestion implicite de leur propos que le Général de Gaulle aurait livré les Mistrals à la Russie.

C’est faux. L’Homme du 18 juin voulait la coopération de la Russie (alors soviétique) pour contrer la domination des USA sur l’Europe occidentale dans les années 60. Mais il comprenait parfaitement (et même mieux que certains présidents et sécretaires d’Etat des USA) que la Russie soviétique était une menace à l’Occident.

Le Fondateur de la France libre n’hesitait pas à lancer un pied-de-nez aux Soviétiques en septembre 1967, à Varsovie, en parlant d’une “Europe de l’Atlantique à l’Oural” pour réclamer la liberté des peuples de l’est européen et la dissolution des deux grands blocs.

Parce que le Fondateur de la Cinquième République était, avant tout, un défenseur ardent de la liberté des peuples et des pays de disposer d’eux-mêmes. Il réclamait cette liberté pour la France (bien evidemment) et pour les autres pays du monde. Et il a fait de la France un modèle pour tous les pays du monde à imiter.

Non, le général de Gaulle n’aurait jamais livré des navires de la classe Mistral à une Russie aggressive, tout comme il n’avait pas soutenu la Russie soviétique dans la crise de Cuba.